L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a lancé mercredi une consultation jusqu’au 14 août sur les systèmes de rémunération dans l’indsutrie financière. La circulaire, qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2010, «doit contribuer à éviter que les systèmes de rémunération n’incitent à prendre des risques inappropriés pouvant mettre en danger la stabilité des établissements financiers», souligne la Finma dans un communiqué.L’Autorité relève que «contrairement aux normes internationales comparables connues à ce jour, cette circulaire ne sera pas seulement applicable aux échelons supérieurs du management ou aux grandes banques présentant une fonction systémique importante, mais globalement et de manière générale à tous les établissements financiers soumis à la surveillance de la Finma». Parmi les dix principes déclinés, le cinquième stipule notamment que «les rémunérations variables dépendent du succès économique à long terme de l'établissement financier» et le sixième que «l’attribution de la part de rémunération variable doit se faire selon des critères à long terme». Ce qui n’exclut pas toutefois que la valeur des rémunérations différées puisse subir des variations pendant la période de blocage. A côté de l’attention au risque et de l’obligation de raisonner à long terme, le texte de la Finma insiste sur la nécessité d’introduire plus de transparence, tant dans la conception et la mise en œuvre du système de rémunération au sein de l’entreprise que dans la communication vers l’extérieur, avec la publication obligée de la politique de rémunération dans un rapport ad hoc. La Finma précise que le groupe UBS devra toutefois observer des normes plus sévères dès cette année.» Bien que la circulaire « Systèmes de rémunération » entre en vigueur début 2010 seulement, UBS devra déjà respecter ces principes pour l’exercice 2009. Cela correspond à la convention conclue entre le Département fédéral des finances, la Banque nationale suisse et UBS dans le cadre du train de mesures arrêté à l’automne 2008", indique le communiqué. Reste à savoir si la Finma, en prenant les devants sur la problématique des rémunérations, n’est pas en train de s’engager sur la voie de la sur-régulation. C’est en tout cas une critique souvent formulée ces dernières semaines dans les milieux financiers helvétiques qui redoutent une érosion de la compétitivité de la place financière suisse, par ailleurs contrainte de faire des concessions sur le terrain du secret bancaire.