Dans un communiqué, la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) a annoncé vendredi 27 mai avoir été informée par l’Autorité des services et marchés financiers (FSMA), le régulateur belge, de la suspension des actions Dexia (BE0003796134) (et dérivés) de la négociation sur Euronext Bruxelles depuis le 27 mai 2011 (à 10h32) dans l’attente de la publication d’un communiqué de presse, précise le régulateur luxembourgeois. Ce dernier s’en est remis à l’article 9 (3) de la loi du 13 juillet 2007 relative aux marchés d’instruments financiers exigeant la suspension dudit instrument financier de la négociation sur le marché réglementé de la Bourse de Luxembourg jusqu’à ce que le marché ait été dûment informé.
Face aux pressions notamment britanniques dénonçant un certain laxisme de la Commission européenne dans la transposition de la directive sur les exigences en fonds propres des banques, Michel Barnier s’est montré déterminé le 27 mai, soulignant que Bruxelles respectera les équilibres de Bâle III, rapportent Les Echos.«Il y a quelques semaines, certains nous accusaient de mettre en péril le redressement économique en mettant en oeuvre des règles qui seraient tellement dures pour les banques qu’elles freineraient leur financement de l'économie réelle. Aujourd’hui, d’autres semblent nous accuser du contraire en suggérant que l’Europe ne mettrait pas en oeuvre Bâle III correctement et ne tirerait donc pas toutes les leçons de la crise. Les deux critiques sont injustifiées et simplement fausses si l’on s’en tient aux faits», a déclaré Michel Barnier, qui n’entend pas être influencé par ces «différentes pressions» .
Samir Barai, fondateur du gestionnaire de hedge funds Barai Capital Management, et Sonny Nguyen, ancien analyste financier senior chez Nvidia, ont annoncé vendredi qu’ils plaideront coupable dans l’affaire de délits d’initiés des «expert networks», rapporte The Wall Street Journal. Ce sont les septième et huitième prévenus sur 13 inculpés à plaider coupable dans cette affaire.Samir Barai a reconnu avoir obtenu des informations confidentielles et les avoir partagées avec deux gérants de hedge funds, David Longueuil et Noah Freeman, qui plaident coupable également. De plus, il a avoué avoir fait détruire les preuves.
L’Autorité britannique des marchés financiers, la FSA, a annoncé le 27 mai un durcissement de la réglementation relative aux réclamations de la clientèle. La FSA a notamment décidé de supprimer le traitement des réclamations en deux étapes qui permettait aux établissements financiers de les rejeter dans un premier temps.La FSA a par ailleurs lancé une mise en garde concernant deux fonds commercialisés par Connaught Asset Management. Les deux fonds en question, des produits de rendement, ont été présentés comme affichant très peu de risques («very low risk») ou peu de risques («low risk»). Les informations à la clientèle n’expliquent pas non plus que le paiement trimestriel dépend de la performance des investissements au sein des fonds.
Selon Le Financial Times, le groupe BlackRock, premier investisseur sur le marché britannique, a envoyé la semaine dernière une lettre aux principales banques d’investissement pour dénoncer leur comportement « de plus en plus agressif» dans la fixation des commissions des introductions en Bourse.Selon BlackRock, les commissions sont surtout structurées pour maximiser le rendement lors du premier jour de cotation sans trop se soucier de la réussite à long terme de l’opération de cotation.
Le fournisseur de solutions SimCorp a annoncé le 27 mai le lancement d’un portail dédié à la mise en conformité et aux réglementations internationales à l’intention des professionnels de la gestion d’investissements. Avec l’actualisation des normes existantes et l’adoption de nouvelles réglementations en Europe (IFRS 9, Solvabilité II, OPCVM IV et directive AIFM) ainsi que le vote de la loi Dodd-Franck aux Etats-Unis, les sociétés de gestion d’investissements doivent s’assurer qu’elles sont parfaitement prêtes à se conformer aux nouvelles contraintes imposées au secteur, relève SimCorp.Afin d’aider les institutions financières à mesurer plus facilement l’étendue et toutes les implications des différentes réglementations, SimCorp a rassemblé de nombreuses informations sur ce sujet présentes sur un portail dédié. Cette compilation propose entre autres des articles, des séminaires en ligne, des vidéos et des liens vers des sites Web du secteur. « Les obligations réglementaires ne sont pas négociables », souligne dans un communiqué Peter L. Ravn, CEO de SimCorp. « Les sociétés de gestion d’investissements doivent apprendre à s’y conformer sans les considérer comme un fardeau mais plutôt comme un atout à exploiter pour gagner en compétitivité. » SimCorp offre également aux professionnels de la gestion d’investissements la possibilité d’évaluer en ligne l’impact des nouvelles réglementations sur leurs systèmes informatiques. Les résultats de ce test sont communiqués sous la forme d’un rapport personnalisé contenant également des conseils sur les mesures à envisager pour chaque réglementation.
La banque irlandaise doit dévoiler cette semaine un projet d'échange de 2,8 milliards d’euros d’obligations junior contre des actions de la banque, a rapporté Reuters vendredi de source proche du dossier. Bank of Ireland doit lever 5,2 milliards d’euros en capital d’ici la fin juillet d’après le stress test que lui a fait passer la banque centrale en mars. UBS, Deutsche Bank et Credit Suisse conseillent la banque sur ses projets de levée de capitaux.
Selon le Sunday Times, qui cite des sources proches de la banque, Barclays pourrait profiter de la crise que traversent les caisses d'épargne, très touchées par l'éclatement de la bulle immobilière, pour se développer en Espagne, bien qu’elle ne soit pas en discussion sur un dossier précis, et n’envisagerait un achat que si le gouvernement l’assurait contre les pertes sur prêts historiques.
Antonio Fazio a été condamné à quatre ans de prison pour son intervention illégale dans une OPA sur la banque italienne Banca Antonveneta en 2005. Fazio, qui a dirigé la Banque d’Italie de 1993 à 2005, devra aussi s’acquitter d’une amende de 1,5 million d’euros.
Les cessions d’actifs accélérées auront un impact comptable de 3,6 milliards d’euros au deuxième trimestre. La banque espère alléger la pression de Bruxelles.
Dans le cadre d’un entretien, le président de Julius Baer Group, Raymond Baer, a indiqué que le secteur suisse de la finance pourrait être gêné par l’«activisme» dont les autorités helvétiques font preuve depuis le début de la crise. Le dirigeant estime notamment que cela pourrait décourager les établissements des marchés émergents de s’installer en Suisse.
Les banques russes fourbissent leurs armes afin de réaliser des acquisitions en Europe de l’Est et centrale, tirant parti selon le quotidien de la faiblesse persistante de leurs concurrentes occidentales. La plus importante banque russe, Sberbank, lorgne ainsi l’Autriche, tandis que le directeur général de VTB, Andrei Kostin, concède dans un entretien une démarche «opportuniste».
Le numéro un mondial de la gestion d’actifs, et principal investisseur à la Bourse de Londres, a lancé selon le quotidien une attaque à l’encontre des banques de la City quant à la façon dont elles s’occupent des introductions en Bourse. Dans un courrier adressé la semaine dernière à des banques d’investissement de premier plan et signé par deux des principaux dirigeants de BlackRock outre-Manche, Luke Chappell et James Macpherson, le gestionnaire d’actifs se plaint d’une «agressivité croissante» en termes de commissions d’IPO ou de valorisations irréalistes de la part des banques afin d’emporter des mandats. Certains destinataires du courrier seraient disposés à en tenir compte.
Piraeus Bank, quatrième banque grecque, a fait état vendredi d’un bénéfice de deux millions d’euros au premier trimestre après avoir été contrainte de passer des provisions pour pertes plus élevées qu’il y a un an tout en accusant une baisse de ses volumes de prêts. Les provisions pour pertes sur crédits ont augmenté de 28% d’un an sur l’autre pour s’inscrire à 171 millions d’euros, tandis que les dépôts ont diminué de 5%.
Dexia va accélérer son programme de cession d’actifs non stratégiques, avec un impact financier estimé à 3,6 milliards d’euros au deuxième trimestre, a annoncé le groupe franco-belge. La banque va ainsi céder la majeure partie de son portefeuille de produits adossés au marché hypothécaire américain résidentiel. Cet impact négatif lié à la cession sera « partiellement compensé » en 2011 par les performances des métiers commerciaux, qui sont « en ligne » avec les objectifs du groupe, a ajouté l’entreprise franco-belge de services financiers. « Nous nous libérons du poids des activités purement financières héritées du passé (...) Nous deviendrons profitables de manière importante dès le troisième trimestre de cette année », a déclaré Pierre Mariani, président du comité de direction du groupe. Dexia a précisé que la vente des actifs de ce portefeuille, prévue dans le courant de 2011 et au premier semestre de 2012, lui permettra d’abandonner par anticipation « une part substantielle » des garanties d’Etats correspondantes. Il anticipe que son ratio Tier 1 des fonds propres de base se maintiendrait au-dessus de 12% à fin 2011. Dexia va passer une provision estimée à 1,8 milliard d’euros pour ajuster la valeur des actifs garantis de Financial products à la valeur du marché, en vue de cette cession. La cotation de l’action du groupe franco-belge de services financiers suspendue ce matin, a repris à 13h40.
Les valeurs bancaires françaises et européennes sont dopées en Bourse par une information du Financial Times selon laquelle les banques de l’UE pourraient éviter certaines exigences des nouvelles normes prudentielles Bâle 3. Selon un projet de directive européenne, les banques européennes pourraient prendre en compte une partie plus importante que prévu du capital de leurs filiales d’assurance pour atteindre les ratios de solvabilité minimum. A 12h15, l’action Crédit agricole s’envolait de 3,66% à 10,62 euros. Société générale et BNP Paribas s’adjugeaient respectivement 1,59% à 42,405 euros et 1,53% à 53,10 euros. Lloyds gagnait 2,7% à 52,7 pence.
Les exigences en fonds propres de la réglementation Bâle III pourraient être moins sévères que prévu, si l’on en croit le Financial Times. Selon le projet de directive sur les fonds propres qui n’a pas encore officiellement publié, les banques européennes pourraient utiliser les fonds propres de leurs filiales d’assurance dans des proportions supérieures à ce qui était initialement prévu. Les banques françaises Société Générale et BNP Paribas, qui ont des activités d’assurance, seraient particulièrement avantagées par de telles dispositions.Certaines banques pourraient également être autorisées à poursuivre leurs émissions de capital hybride pendant une période plus longue que prévu.
Selon une étude du cabinet de conseil Bain & Company, les cinquante plus grands acteurs européens et américains devront trouver près de 120 milliards d’euros de capitaux supplémentaires d’ici à 2012 s’ils veulent tenir leurs objectifs de croissance dans le nouveau cadre réglementaire Bâle III, rapporte Les Echos. L’étude estime en outre qu’en matière de dépôts stables de long terme, les besoins évoluent entre 700 et 800 milliards d’euros supplémentaires. Bain & Company conclut à une chute de la rentabilité des banques de 25% en moyenne.
Lors de la conférence annuelle de l’International capital market association (ICMA) qui regroupe les professionnels des marchés de capitaux, Steven Maijoor, le président de l’Esma, a rappelé que la transparence sur les marchés était l’une de ses principales préoccupations, rapporte L’Agefi. Une consultation sur la directive AIFM (Alternative Investment Fund Managers) qui encadrera les fonds alternatifs, les fonds de capital-investissement et les fonds immobiliers doit être lancée en juillet avec pour objectif de déterminer les informations supplémentaires utiles, en particulier sur le profil de risque des véhicules, qui doivent être fournies aux investisseurs et aux régulateurs. Par ailleurs Steven Maijoor a enfin appelé à une meilleure coordination des régulateurs et superviseurs au niveau mondial.
Le président de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Daniel Labetoulle, annonce dans un entretien aux «Echos» qu’il abandonne ses fonctions plus tôt que prévu. Son mandat courait normalement jusqu’en 2013. « Je vais avoir soixante-douze ans... La combinaison de mes fonctions à l’AMF, qui sont fort prenantes, avec mes autres activités n'était plus très raisonnable et ne me permettait pas de dégager le temps libre que je souhaite pour mes loisirs et ma vie familiale» , explique Daniel Labetoulle. Son mandat, qui avait débuté en mai 2006, restera notamment marqué par l’affaire EADS.
Sur son site, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a fait paraître, jeudi 26 mai, une actualisation de l’instruction n° 2010-09 du 10 novembre 2010 relative à la certification par le régulateur d’un examen relatif aux connaissances professionnelles de certaines personnes physiques placées sous l’autorité d’un prestataire de services d’investissement ou agissant pour son compte. L’instruction modifiée peut être consultée ci-dessous.
L’Association britannique de la gestion financière (IMA) a indiqué le 26 mai dans un communiqué qu’elle envisageait d’introduire une nouvelle classification de ses fonds.A l’issue d’un examen approfondi de la classification existante, le premier depuis 1998, l’association professionnelle estime que l’architecture générale reste solide mais propose que les trois groupes, «active», «balanced» et «cautious», soient renommés «Managed A», «Managed B» et «Managed C». L’association propose en outre d’ajouter un quatrième groupe, «Managed D», qui regrouperait les fonds dont la gestion est la moins risquée. Cette nouvelle nomenclature vise notamment à souligner que ces fonds sont «gérés», souligne le communiqué, ce qui indique que le gérant dispose d’une certaine latitude qui n’est pas forcément disponible dans tous les secteurs. L’association précise que le secteur «Managed D» fera l’objet d’une consultation spécifique, parallèlement à l’examen du secteur «Absolute Return». L’IMA relève par ailleurs la nécessité de mener des travaux complémentaires sur la comparabilité des fonds qui utilisent l’effet de levier.
Preuve que le développement durable est de plus en plus présent dans les décisions d’investissement, les ministres de l’OCDE et des économies en développement viennent d’adopter de nouveaux Principes directeurs destinés à promouvoir un comportement plus responsable de la part des entreprises multinationales dans les transactions internationales ainsi qu’une seconde série de recommendations visant à limiter l’utilisation des « minerais des conflits », à savoir le commerce illicite des minerais qui finance des conflits armés en Afrique.Les ministres de 42 pays se sont engagés en faveur de nouvelles normes, plus strictes, de comportement des entreprises dans la version actualisée des principes directeurs à l’intention des entreprises multinationales. Il s’agit des 34 pays de l’OCDE plus l’Argentine, le Brésil, l’Egypte, la Lettonie, la Lituanie, le Maroc, le Pérou et la Roumanie, précise un communiqué de l’OCDE. Les Principes directeurs intègrent de nouvelles recommandations concernant la violation des droits de l’homme et la responsabilité des entreprises tout au long de la chaîne d’approvisionnement, ce qui en fait le premier accord intergouvernemental dans ce domaine. Les principes directeurs imposent aux entreprises de respecter les droits de l’homme dans tous les pays avec lesquels elles travaillent. Les entreprises doivent aussi respecter les normes environnementales et les normes de travail, et disposer des processus de contrôle appropriés pour s’en assurer. Un salaire décent, la lutte contre la sollicitation et l’extorsion de pots-de-vin, et la promotion d’une consommation durable, font notamment partie de ces normes.
Selon une enquête réalisée par l’Association suisse des gérants de fortune (ASG) auprès de ses membres, les gérants de fortune indépendants ( GFI) estiment majoritairement qu’ils tirent profit de la crise de confiance à l'égard des banques et que cette situation leur a permis d’acquérir de nouveaux clients, rapporte L’Agefi suisse. Les GFI estiment qu’il faut poursuivre sur la voie de l’autorégulation, mais avec une base légale instituant la nécessité d’une surveillance prudentielle pour tous les gérants indépendants.
La Finra (Financial Industry Regulatory Authority), autorité de régulation américaine, a infligé une amende de 7,5 millions de dollars à Credit Suisse et Merrill Lynch (Bank of America) pour avoir faussé des données relatives à la fiabilité de titres hypothécaires subprime titrisés. Credit Suisse règlera 4,5 millions de dollars, tandis que Merrill Lynch s’acquittera de 3 millions.
Les deux banques irlandaises sont parvenues à un accord de fusion qui doit donner naissance à l’un des deux piliers d’un secteur bancaire irlandais restructuré. La nouvelle entité, dénommée EBS Limited, devrait être en activité à compter du 1er juillet, sous réserve du feu vert des régulateurs. Le ministre des Finances, Michael Noonan, a salué cette annonce comme étant une «étape importante dans la création d’un secteur bancaire revitalisé et redessiné».
Banco Santander Rio SA, la filiale argentine du groupe bancaire espagnol, a déposé hier auprès des régulateurs un projet d’introduction en Bourse sur le sol américain via la cotation primaire et secondaire d’«American depositary shares» (ADS). Le document évoque un chiffre de 100 millions de dollars, mais ce montant, utilisé pour calculer les fees, devrait être révisé et totaliser jusqu’à dix fois plus selon IFR. Chaque ADS représente quatre actions de classe B. Mi-mars, les actionnaires ont autorisé un projet d’émission de 145 millions d’actions classe B, pour une valeur estimée à 450 millions de dollars. La première banque du secteur privé en Argentine entend utiliser les fonds ainsi collectés pour étendre son réseau d’agences et de distributeurs automatiques, gonfler son portefeuille de crédit et financer des acquisitions. Bank of America Merrill Lynch, JPMorgan et sa maison-mère Santander ont souscrit à l’opération.
National Bank of Greece (NBG) a fait état hier d’une hausse, plus marquée que prévu, de 39% de son bénéfice trimestriel, à 157 millions d’euros, la filiale turque Finansbank ayant compensé la faiblesse des activités domestiques. Les analystes interrogés par Reuters avaient tablé en moyenne sur 116 millions.
Lors de son assemblée générale, la banque, détenue à 72% par BPCE, a écarté tout projet de fusion avec BPCE, indiquant que sa priorité était la mise en œuvre de son plan stratégique adopté en septembre 2009 et destiné à redresser ses comptes. Interrogée sur l’avenir de sa filiale d’assurance-crédit Coface, la banque a aussi indiqué qu’aucune «cession imminente» de la Coface n'était prévue, repoussant ainsi à après 2011 un possible retour en Bourse de la filiale.