L’an dernier en Europe, deux fois plus d’entreprises ont fait défaut sur leur dette qu’en 2011. Huit sociétés notées ont connu un incident de ce type, contre quatre l’année précédente, selon la dernière étude annuelle de Standard & Poor’s qui estime que l’Europe reste une source d’incertitude pour les investisseurs. Au total, l’agence dénombre neuf défaillances, l’entreprise britannique Hibu ayant fait défaut deux fois, en janvier et en octobre. Dans le monde, S&P a recensé 84 défauts l’année dernière, contre 83 en 2010 et 53 en 2011.En Europe, le montant de dette concerné par un défaut a ainsi atteint 19,7 milliards de dollars, contre seulement 5 milliards en 2011, mais 38,7 milliards en 2009. La dégradation de la conjoncture a compliqué la situation des entreprises notées, mais on est encore loin des scores atteints juste après la chute de Lehman Brothers (20 défauts en 2009).Le taux de défaut des entreprises en Europe notées en catégorie spéculative a augmenté, passant de 1,57 % en 2011 à 2,22 % en 2012, mais il reste loin des 7,68 % de 2009 et demeure inférieur aux taux de défaut observés aux Etats-Unis (2,59 %) et dans les pays émergents (2,44 %). Pour l’ensemble des entreprises, le taux de défaut en Europe a augmenté l’an dernier à 0,59%, contre 0,35% en 2011 et 0,18% en 2010 mais 1,42% en 2009.A noter enfin que le poids des émetteurs de dette « high yield » ne cesse d’augmenter, à 31,3% fin 2012 contre 26,4% fin 2011 et 21,9% fin 2010. Et la tendance reste orientée à la hausse. Sur 141 entreprises nouvellement notées, près de 33 % l’ont été en catégorie spéculative.
La Commission européenne a adopté hier un livre vert qui lance une consultation publique d’une durée de trois mois sur la manière d’accroître l’offre de financement à long terme et d’améliorer et de diversifier le système d’intermédiation financière pour l’investissement à long terme en Europe."Les investissements à long terme correspondent à des dépenses qui accroissent la capacité productive de l’économie», indique la Commission dans un communiqué, «et», poursuit-elle, «il peut s’agir d’investissements dans des infrastructures énergétiques, de transport ou de communication, dans des infrastructures industrielles ou de services, dans des technologies liées au changement climatique ou à l'éco-innovation, ou bien d’investissements dans l'éducation ou la recherche et le développement.» L’une des questions majeures est de savoir si la dépendance traditionnellement élevée en Europe à l'égard des banques pour le financement des investissements à long terme peut céder la place à un système plus diversifié accordant un plus grand rôle au financement direct par les marchés de capitaux (c’est-à-dire au financement obligataire) ainsi qu’aux investisseurs institutionnels (par exemple aux fonds de pension) ou à d’autres alternatives. «Les besoins de financement des PME méritent une attention particulière en raison du rôle qu’elles peuvent jouer pour soutenir la croissance à long terme», ajoute Bruxelles, " et il faut qu’elles puissent avoir accès à des crédits bancaires, mais aussi à d’autres sources de financement.» L’aptitude de l’économie à financer l’investissement à long terme dépend de la capacité du système financier à mettre des fonds à la disposition des utilisateurs et projets adéquats, de manière effective et efficiente, par l’intermédiaire de marchés ouverts et concurrentiels. Soit de façon indirecte, notamment via des banques, des assureurs ou des fonds de pension, soit de façon directe, via les marchés financiers.Les réponses à cette consultation doivent permettre à la Commission de dégager des solutions de nature législative ou non législative.
Scott Sinclair, dans Investment Week, rapporte que la Financial Conduct Authority (FCA), qui reprendra à partir d’avril une partie des prérogatives de la Financial Services Authority (FSA), a annoncé son intention de modifier certaines des dispositions du règlement Retail Distribution Review (RDR) plus tôt que prévu si elle venait à identifier un non-respect généralisé des règles ou des conséquences dommageables qui n’avaient pas été souhaitées.De son côté, Natalie Holt, dans Fundweb, rapporte que le «business plan 2013/14» de la FCA prévoit une enquête sur les commissions de gestion complexes pour établir dans quelle mesure elles portent préjudice aux consommateurs.La FCA souligne que les commissions de gestion de fonds ont augmenté ces dix dernières années, que des frais «cachés» ont augmenté et que la structure des facturations est devenue plus complexe avec la généralisation des commissions de performance. La FCA est préoccupée par le fait que les sociétés de gestion appliquent des structures de frais plus complexes aux clients retail qu’aux investisseurs institutionnels et que l’impact sur le long terme de petites augmentation des frais annuels est minimisée.
A compter du 6 avril, toutes les rétro commissions et ristournes versées par les gestionnaires d’actifs aux investisseurs seront assujetties à l’impôt sur le revenu, a annoncé l’administration fiscale britannique (HMRC) le 25 mars, rapporte Fundweb. Toutefois, cette décision n’aura pas d’effet rétroactif.
Selon la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) au Luxembourg, l’emploi total dans les banques, les prestataires de services financiers et les sociétés de gestion au Luxembourg est passé entre le 31 décembre 2007 et le 31 décembre 2012 de 40.662 à 44.000 postes. Soit une progression de 8,3 %. Dans le détail, l’emploi a crû de 16,4 % dans les sociétés de gestion en passant de 2.348 à 2.733, et de 21 % dans le secteur des prestataires de services financiers, en progressant de 2.248 à 2.733. En revanche, à 26.537 postes contre 26.140 cinq ans plus tôt, l’emploi a quasi stagné dans les banques (+1,51 % ). L'évolution des chiffres de l’emploi ne correspond pas à une création ou perte nette d’emplois, mais comprend des transferts d’emplois existants du secteur non-financier vers le secteur financier et vice versa, précise la CSSF.Les données peuvent être consultées à l’adresse suivante : http://www.cssf.lu/fr/statistiques/emploi/stats-ann/emploi-total-dans-les-banques-psf-et-societes-de-gestion/
Le 22 mars 2013, à Sydney, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et son homologue australien, l’Australian Securities and Investments Commission (ASIC), ont signé un accord (Memorandum ofUnderstanding, MoU) mis à jour visant à faciliter l’échange d’information et l’assistance mutuelle entre les deux autorités. Cet accord réaffirme les relations de coopération établies de longue date entre l’AMF et l’ASIC et remplace le MoU signé en 1995 par les prédécesseurs des deux régulateurs, respectivement la Commission des Opérations de Bourse et l’Australian Securities Commission.
L’assureur allemand s’apprête à acquérir les activités d’assurance du turc Yapi Kredi Sigorta et à prendre une participation majoritaire dans sa filiale d’assurance-retraite pour 950 millions d’euros, ont déclaré hier à Reuters des sources proches du dossier. L’opération devrait être annoncée dans les prochains jours. Le japonais Dai-ichi Life Insurance et Zurich Insurance étaient aussi sur les rangs pour le rachat de Yapi Kredi Sigorta, une coentreprise entre le groupe turc Koch Holding et la banque italienne UniCredit. «Dai-ichi avait fait une offre sur la partie vie seulement, mais Yapi a décidé que séparer les acticités vie et non-vie serait trop coûteux, aussi bien d’un point de vue opérationnel que fiscal, et ils ont donc préféré céder en bloc à Allianz», a indiqué l’une des sources. Avec une population de 75 millions d’habitants, et une moyenne d'âge de 30 ans, la Turquie offre d’importantes perspectives de développement pour les compagnies d’assurance.
Sa filiale BNP Paribas Fortis va supprimer 150 agences, soit 16% de son dispositif belge, et 1.800 postes (10%), sans départs contraints, d’ici à fin 2015.
Un nombre important de banques chinoises auraient entamé un strict contrôle de la taille de leurs prêts au développement de projets immobiliers afin de se mettre en conformité avec les nouvelles mesures de restriction imposées par les autorités chinoises au secteur, indique le China Securities Journal sans citer de source. Pékin souhaite en effet freiner le risque de bulle immobilière.
La banque a certes consenti des taux plus élevés que prévu et a émis un montant dans le bas de la fourchette annoncée, selon des investisseurs anonymes cités par le quotidien. Mais JPMorgan a tout de même réalisé hier soir sa toute première émission d’obligations adossées par des créances hypothécaires, en deux tranches totalisant 571 millions de dollars.
L’opposition entre la banque et les collectivités locales s’étend selon le quotidien à «deux nouveaux protagonistes de poids». En l’occurrence, le Conseil général du Rhône et la ville de Saint-Etienne. Le premier, qui évoque notamment un défaut d’information, a voté vendredi une assignation de Dexia Crédit Local pour 5 emprunts d’un montant de près de 355 millions d’euros, la seconde, déjà en contentieux avec Deutsche Bank, s’apprêtant à engager une procédure contentieuse contre Dexia concernant des prêts d’un montant de 61 millions. Ces derniers représenteraient pour la ville une perte potentielle de 46 millions.
Le réseau du groupe bancaire, «fer de lance de la diversification hors de la sphère financière» selon le quotidien qui cite le journal du groupe «L’Est agricole et viticole», va «explorer un nouveau secteur d’activité: la vente d’automobiles». Il s’agit de proposer l’achat d’un véhicule par l’intermédiaire de la filiale spécialisée dans le financement locatif, CM-CIC Bail. De source interne, le projet est actuellement «en phase de test».
Récemment arrivée comme directeur technique et financier à la MNRA, Sylvie Malécot a en charge également le dossier Solvabilité II. Elle nous fait un point sur le degré de préparation du groupe mutualiste à l'approche des prochaines échéances de ce texte.
La filiale belge de BNP Paribas vise une réduction de ses coûts de 300 millions d’euros d’ici 2015. Le réseau sera amputé de 50 agences cette année, puis d’une centaine d’autres dans les deux années suivantes. Il compte actuellement 936 agences. Les effectifs diminueront de 1.800 équivalents temps plein via la mobilité interne et les départs naturels au cours des trois prochaines années.
Le gérant de fonds Schroders a dit lundi qu’il rachèterait son concurrent Cazenove Capital pour 424 millions de livres environ (496 millions d’euros), conformément à sa stratégie de développement de son activité banque privée. Les actionnaires de Cazenove recevront 135 pence par action ordinaire.
La structure de défaisance britannique UK Asset Resolution (UKAR) qui regroupe les créances douteuses de Northern Rock et de Bradfort & Bingley a remboursé quatre milliards de livres (4,67 milliards d’euros) à l’Etat en 2012, aidée en cela par une hausse d’un quart de son bénéfice annuel. L’UKAR doit encore 43,4 milliards de livres à l’Etat. Sa dette était de 48,7 milliards de sterling à sa création en octobre 2010.
Le titre Bankia plongeait de près de 30% lundi en milieu de matinée après que la valeur de l’action a été valorisée à 0,01 euro à la fin de la semaine dernière avant la recapitalisation de 10,7 milliards d’euros de la banque dans le cadre du plan d’aide européen au secteur. Vers 10h40 le titre, qui n’a pas pu être coté pendant plus d’une heure, cédait 28,29% à 0,18 euro après avoir chuté à un moment de 52%.
La perspective du système bancaire français est toujours négative, souligne lundi Moody’s Investors Service, qui estime que les banques resteront confrontées à des conditions d’activité difficiles sur fond de récession en Europe. L’agence de notation prend acte des progrès accomplis par les banques au travers de leurs «plans d’adaptation» qui les ont conduites à céder des actifs et à supprimer plusieurs milliers de postes depuis le début de la crise - mais signale qu’elles sont encore trop dépendantes des financements de marché.
Chypre, l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont trouvé le 25 mars au matin un accord de dernière minute qui impose la fermeture de la deuxième banque du pays contre un plan d’aide de 10 milliards d’euros. Un accord salué en Asie par la Bourse de Tokyo qui a rebondi de 1,69%. Le texte, approuvé par les ministres des Finances de la zone euro réunis à Bruxelles, prévoit de liquider Popular Bank of Cyprus, dite Laïki, et de la séparer en une banque assainie («good bank») et une structure de défaisance («bad bank»). Les dépôts assurés, c’est-à -dire de moins de 100.000 euros, de Laïki seront transférés à Bank of Cyprus , première banque du pays. Dans les deux établissements, les dépôts de plus de 100.000 euros seront gelés et serviront à régler les dettes de Laïki, et à recapitaliser Bank of Cyprus, à travers une conversion des dépôts en participations. Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, qui rassemble les ministres des Finances de la zone euro, a précisé que les seuls dépôts supérieurs à 100.000 euros de Laïki devraient permettre à Chypre de lever 4,2 milliards d’euros, afin de compléter le plan de sauvetage international. Le président de l’Eurogroupe a en outre reconnu que les porteurs d’obligations de Laïki verraient leurs titres anéantis et que ceux de BoC seraient mis à contribution. Un responsable européen a précisé qu’il n’y aurait pas de «taxe», à proprement parler, imposée à l’ensemble des déposants chypriotes, même si la mise à contribution imposée aux comptes supérieurs à 100.000 euros est bien supérieure à ce qui était initialement prévu. Chypre va devenir le cinquième pays de la zone euro à bénéficier d’un plan d’aide international, après la Grèce, l’Irlande, le Portugal, et l’Espagne qui a reçu une aide ciblée de la zone euro pour son secteur bancaire.
Si les règles de rémunérations adoptées par la commission des affaires monétaires du Parlement européen le 21 mars étaient appliquées telles quelles aux gérants de fonds coordonnés, les sociétés de gestion britanniques seraient touchées de manière disproportionnée par les règles limitant les bonus, parce que les primes tendent à y représenter une part plus importante de la rémunération, a estimé Jon Terry, associé de la reward team de PricewaterhouseCoopers (PwC).Pour ce spécialiste, de nombreuses sociétés de gestion britanniques seraient obligées de revoir complètement la manière dont elles rémunèrent leurs gérants de fonds et leur personnel dirigeant, compte tenu de la part importante de la rémunération affectée par les nouvelles règles.En fait, souligne Jan Terry, les gestionnaires d’actifs seront préoccupés par le fait que la commission des affaires monétaires suggère une définition des personnes assujetties aux prescriptions beaucoup plus explicite que celle applicable aux banques ou aux gestionnaires alternatifs. Si le projet était adopté dans sa forme initiale, cela augmenterait de manière significative le nombre de personnes touchées par les nouvelles règles dans le «senior management», ainsi que dans les front, middle et back-offices.
David Parse, un ancien comptable et commissaire aux comptes de la Deutsche Bank aux Etats-Unis, a été condamné vendredi par un juge de New York à 42 mois de prison ferme et 100 millions de dollars d’amende pour sa participation à une affaire de fraude fiscale. L’intéressé avait déjà été condamné en 2011 pour escroquerie postale et obstruction à l’action du fisc américain (IRS), rapporte le Handelsblatt. Il était cette fois reproché à David Parse d’avoir sciemment développé et commercialisé des dispositifs de fraude fiscale, de les avoir promus auprès de la clientèle et d’y avoir au passage gagné 3 millions de dollars.
Selon Mutual Fund Wire, qui relaie Bloomberg, l’US District Judge William Pauley à Manhattan a jugé recevable la plainte déposée par un groupe d’investisseurs dans des mutual funds contre le promoteur Smith Barney Fund Management et Citigroup Global Markets. Les plaignants considèrent avoir été lésés entre le 11 septembre 2000 et le 24 juin 2004 par un système de rétrocessions à la faveur duquel Citigroup a empoché les économies sur les commissions au lieu de les transférer aux investisseurs clients de Smith Barney.
Dans le cadre de délits d’initiés à l’occasion du rachat en 2008 de la société Geodis par la SNCF, l’AMF a requis, vendredi, des amendes de 20 millions d’euros contre un gérant, de 1,5 million contre un ex-cadre d’UBS et d’au moins 60.000 euros contre l’ancien cadre de Ricol Lasteyrie, rapporte l’agence Reuters. La Commission des sanctions doit rendre sa décision d’ici quelques semaines, sur ce qui, en l'état, serait la plus forte sanction jamais infligée à une personne physique depuis la création de l’AMF. En substance, le collège de l’Autorité chargé des poursuites reproche à un responsable de salle de marché du Crédit Libanais d’avoir procédé à des achats massifs sur le titre Geodis avant l’annonce du projet d’OPA, sur la base d’une information transmise par un membre de sa famille, alors cadre chez UBS. L’AMF reproche aussi à une troisième personne d’avoir acheté des titres Geodis avec une information privilégiée.
Le Collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a indiqué le 22 mars qu’il avait approuvé, lors de sa séance du 21 décembre 2012, en qualité de règles professionnelles les « Dispositions » du Règlement de déontologie spécifique aux sociétés de gestion de portefeuille de capital-investissement », rédigées par l’Association Française de la Gestion Financière (AFG) et l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC).Lors de sa séance du 5 mars et après avis de l’Association Française des Etablissements de Crédit et des Entreprises d’Investissement (AFECEI), le collège de l’AMF a décidé d’étendre les « Dispositions » de ce Règlement de déontologie à l’ensemble des prestataires de services d’investissement (PSI). Le présent Règlement de déontologie s’articule autour de six chapitres : - la prévention et la gestion des conflits d’intérêts ; - les moyens de la société de gestion et les procédures de contrôle et de suivi ; - l’exercice des droits des actionnaires et la représentation des organes sociaux ; - la relation avec les prestataires ; - la relation avec les clients ou les porteurs de parts ; - la déontologie des collaborateurs et le contrôle des transactions personnelles. Ces dispositions, spécifiques aux sociétés de gestion de portefeuille intervenant dans le capital investissement viennent compléter et adapter les dispositions du Règlement de déontologie des OPCVM et de la gestion individualisée sous mandat qui s’appliquent à la gestion de tout type d’OPC. Ces nouvelles règles professionnelles remplacent les précédentes de 2001.
Elizabeth Todd va rejoindre, en qualité de responsable des affaires juridiques internationales, le bureau de Londres de l’association ICI Global, créée à l’initiative de l’Investment Company Institute (ICI) pour défendre les intérêts des gestionnaires d’actifs à l’international, selon un communiqué publié le 22 mars.Elizabeth Todd travaillait précédemment à l’Autorité des marchés britannique, la FSA, où elle pilotait les travaux sur la directive AIFM au sein de l'équipe dédiée aux fonds d’investissement. Elle est rattachée à Dan Waters, managing director chez ICI Global. Elle devrait prendre ses fonctions le 1er avril.
La banque allemande se prépare à inscrire plus de 300 millions d’euros de charges liées à des infractions présumées aux sanctions imposées par les Etats-Unis à l’Iran, a rapporté Der Spiegel. Deutsche Bank avait annoncé mercredi qu’elle retranchait 600 millions d’euros à son bénéfice imposable de 2012, qui tombe ainsi à 800 millions d’euros, en raison de la facture judiciaire.
La banque suisse négocie avec la Securities and Exchange Commission en vue de mettre un terme à des poursuites concernant la vente d’obligations adossées à des créances hypothécaires qui se sont révélées défaillantes, a révélé le Wall Street Journal. Le montant en jeu s’élève à plus de 748 millions de dollars.
La justice islandaise a annoncé l’inculpation de quinze ex-cadres bancaires pour manipulation boursière dans les temps qui ont précédé l’effondrement du système bancaire de l'île en 2008. Deux anciens directeurs généraux de la Landsbanki sont poursuivis ainsi que quatre anciens employés de cet établissement. Neuf personnes liées à Kaupthing Bank ont été inculpées.