L’Association suisse des banquiers (ASB) a réitéré le 3 septembre son souhait de voir le Conseil fédéral suspendre sa stratégie dite «de l’argent propre». Le secteur veut «fermement» participer à l'élaboration des futurs critères internationaux et en respecter le contenu, a dit son président Patrick Odier."C’est à nous qu’il appartient, dans les années à venir, de prendre nos responsabilités envers nos clients, nos collaborateurs, l'économie, la société et la prochaine génération de banquiers», a estimé Patrick Odier mardi à Zurich à l’occasion de la Journée des banquiers.Les banques ont adapté leur stratégie aux nouvelles conditions-cadre. Selon Patrick Odier, celle-ci s’appuie en priorité sur la conformité fiscale, les normes internationales, la croissance grâce à l’ouverture des marchés et la concurrence loyale.Le souhait de voir le Conseil fédéral suspendre sa stratégie de l’argent propre avait déjà été émis en juin dernier par les banquiers helvétiques. Ce qui implique, aux yeux de Patrick Odier, de miser sur les normes internationales et non sur le «Swiss Finish», la solution suisse allant au-delà des standards internationaux.Le président de l’ASB s’est par ailleurs montré optimiste quant aux perspectives du secteur bancaire. A ce titre, il a cité une conjoncture favorable ainsi que l'émergence et le développement d’autres domaines d’activité comme la gestion d’actifs, le financement commercial et les prestations liées à la devise chinoise.Les statistiques publiées le 3 septembre montrent d’ailleurs que la fuite des capitaux tant redoutée n’a pas eu lieu. Le patrimoine géré par les banques suisses s’inscrivait fin 2012 à 5.565 milliards de francs suisses, en progression de 320 milliards de francs par rapport à l’année précédente et la part des actifs étrangers dans ce total était pratiquement inchangée à un peu plus de 50%.
La directive AIFM qui vise à fournir un cadre réglementaire aux gestionnaires de fonds alternatifs en Europe, a été transposée en droit national au cours de l'été 2013. Dans ce contexte, l’AMF accompagne les acteurs concernés, notamment les sociétés de gestion existantes, en vue de son application, avec la publication, le 3 septembre, de tous les textes relatifs à la directive.Sont ainsi rassemblés les textes européens de référence, les textes français de référence ainsi que des guides d’accompagnement.L’AMF rappelle que le livre IV du règlement général relatifs aux placements collectifs sera modifié dans les prochains mois pour introduire les dispositions sur les fonds d’investissement soumis à la directive AIFM.
La proposition de loi qui vise à protéger les entreprises nationales contre des agresseurs extérieurs est critiquée par les spécialistes du droit boursier. Le texte, examiné cet été en commission de l’Assemblée nationale, devrait être discuté en séance plénière le 18 septembre, rapporte Les Echos. Le gouvernement a engagé une procédure accélérée le 30 août. Les députés du groupe socialiste ont émis cette proposition de loi dans le cadre de la loi Florange à la fin avril. Depuis, le dispositif a été complété par des recommandations de l’Autorité des marchés financiers (AMF) après une consultation en mars dernier. Le texte tend notamment à renforcer les pouvoirs du comité d’entreprise en cas d’offre. Il propose que ce dernier soit informé et consulté en cas d’offre avant que le conseil d’administration de la société cible ne se prononce. Un point très controversé encore en discussion avec le gouvernement.
Le gendarme britannique du secteur financier, la FCA (Financial Conduct Authority), a infligé une amende de 7,2 millions de livres à Aberdeen Asset Management et Aberdeen Fund Management. La FCA reproche au gestionnaire britannique de ne pas avoir clairement identifié et donc protégé en conséquence des capitaux de sa clientèle investis dans des fonds monétaires externes entre septembre 2008 et août 2011.Aberdeen a estimé à tort que ces investissements n'étaient pas soumis aux règles de la FCA, si bien que la documentation des banques n'était pas correcte.La FCA relève toutefois que le gestionnaire a coopéré à l’enquête en acceptant de régler le problème très rapidement si bien qu’il a bénéficié d’une réduction de 30% de l’amende. Sinon, l’amende se serait élevée à plus de 10 millions de livres. Aberdeen a précisé de son côté que les clients concernés étaient des investisseurs institutionnels et qu’aucun d’eux n’a subi de pertes en raison de ses manquements à la réglementation.Les groupes JP Morgan et BlackRock ont déjà été épinglés pour des entorses similaires par la FSA, le prédécesseur de la FCA. BlackRock avait dû s’acquitter d’une amende de 9,5 millions de livres en septembre 2012 tandis que JP Morgan avait écopé en juin 2010 d’une amende record à l'époque de plus de 33 millions de livres.
Crédit Agricole SA a procédé avec succès à la cession, annoncée mardi soir, du solde de sa participation au capital de Bankinter. L’opération portait sur environ 7,6 % du capital ou 66,2 millions d’actions de la banque espagnole, dans le cadre d’une procédure de placement privé accéléré auprès d’investisseurs institutionnels. Le prix a été fixé à 3,39 euros par action Bankinter. Le produit brut de cette cession s’élève à 224 millions d’euros, permettant de dégager une plus-value de 106 millions. Des cessions de titres Bankinter réalisées sur le marché en juillet et août 2013 ont par ailleurs dégagé une plus-value de 37 millions d’euros, rappelle CASA dans un communiqué.
Présenté aujourd’hui, le plan stratégique de Scor pour 2013-2016 s’inscrit dans la continuité du précédent. Baptisée «Optimal Dynamics», la nouvelle feuille de route du réassureur français prévoit un rendement des fonds propres de 1.000 points de base au-dessus du taux sans risque à trois mois et un ratio de solvabilité compris entre 185 et 220 points de base. Scor vise une croissance organique de 7%, avec une hausse plus marquée des primes annuelles en non-vie (+8,5%) qu’en vie (+6%). Après le rachat de Generali US, qui fera de lui le premier réassureur vie aux Etats-Unis lors de sa finalisation en octobre prochain, le groupe ne vise pas de nouvelles acquisitions pour le moment.
La Banque centrale européenne devrait avoir le pouvoir de décider seule de fermer une banque européenne qu’elle ne juge pas viable, a déclaré mercredi Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE. «De mon point de vue, une telle décision devrait être du ressort exclusif du superviseur bancaire, autrement dit la BCE», a-t-il indiqué lors d’une conférence bancaire à Francfort.
Bruxelles a autorisé hier le plan de dissolution de la banque nationalisée Hypo Alpe Adria, mais cette dernière devrait continuer à recevoir des fonds publics autrichiens jusqu’en 2017. La facture, qui s'élève déjà à 4,5 milliards d’euros, pourrait grimper à 9,5 milliards.
Le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici doit présenter ce matin en conseil des ministres un projet de loi destiné à la «simplification et à la sécurisation de la vie des entreprises» qui comprend un volet sur le financement participatif. Outre un statut de «conseiller en financement participatif», le texte propose d’ajouter une exception au monopole bancaire en matière de crédit, au profit du «crowdfunding».
La banque vendra son activité de détail aux Emirats arabes unis, attestant des difficultés rencontrées par les banques étrangères à concurrencer leurs homologues du Golfe, davantage en mesure de s’accommoder d’une réglementation du risque devenue plus pointilleuse sous le régime de Bâle 3. En 2010, Abu Dhabi Commercial Bank, un établissement semi-public, avait racheté la banque de détail locale de RBS.
Le réassureur allemand a racheté des activités de gestion des risques météorologiques pour le secteur énergétique à son concurrent Renaissance Re. Si le montant de la transaction n’a pas été indiqué, des sources internes ont révélé à Reuters que Munich Re serait prêt à débourser plus de 20 millions pour ces activités qui lui permettront de renforcer sa capacité d’assurance dans le secteur des énergies renouvelables.
Foncière des Régions cède à Crédit Agricole Assurances la totalité de sa participation de 7,65% dans Altarea Cogedim pour 115 millions d’euros. Cette cession illustre la stratégie de Foncière des Régions centrée sur le positionnement bureaux / grands comptes et la poursuite de la politique de simplification des structures, indique le communiqué.
Le réassureur allemand a annoncé avoir racheté des activités de gestions des risques météorologiques pour le secteur énergétique à son concurrent Renaissance Re. Si le montant de la transaction n’a pas été indiqué, des sources internes ont révélé à Reuters que Munich Re serait prêt à débourser plus de 20 millions pour ces activités qui lui permettront de renforcer sa capacité d’assurance dans le secteur des énergies renouvelables.
Bank of America a lancé mardi le placement de l'équivalent de 1,5 milliard de dollars (1,14 milliard d’euros) de titres China Construction Bank, mettant un terme à un investissement de huit ans dans la deuxième banque chinoise afin de renforcer son propre bilan. La banque américaine a mis en vente 2 milliards d’actions CCB inscrites à la cote de Hong kong dans une fourchette de prix de 5,63 à 5,81 dollars de Hong Kong, selon un document de présentation de l’opération.
Barclays vendra sa banque de détail aux Emirats arabes unis (EAU), attestant des difficultés rencontrées par les banques étrangères à concurrencer leurs homologues du Golfe, mieux à même de s’accommoder d’une réglementation du risque devenue plus pointilleuse sous le régime de Bâle 3. En 2010, Abu Dhabi Commercial Bank, un établissement semi-public, avait racheté la banque de détail locale de Royal Bank of Scotland pour une centaine de millions de dollars.
Le Comité de Bâle et l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco) ont publié le 2 septembre la version définitive relative au traitement du collatéral pour les dérivés qui ne sont pas soumis à une compensation centralisée.Aux termes du nouveau dispositif, toutes les institutions financières ainsi que toutes les entités non financières systémiques qui réalisent des opérations sur dérivés sans compensation centralisée devront se couvrir en proportion des risques de contrepartie.Suite à deux consultations (juillet 2012 et février 2013) et à une étude d’impact, quelques modifications ont été introduites, notamment des exemptions concernant les contrats de forward ou de swap sur devises réglés physiquement.A noter enfin que le dispositif publié hier devrait être introduit progressivement sur une période de quatre ans courant jusqu'à décembre 2015.
Daniel Godfrey, CEO de l’Investment Management Association (IMA), a annoncé le 2 septembre la création au sein du comité exécutif de deux postes de directeur des affaires de réglementation. Ils sont confiés à Julie Patterson, actuellement director of authorised funds & tax, pour la partie «retail & funds» et à Richard Metcalfe, deputy head of EMEA à l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA), pour la partie «institutional & capital markets».En outre, l’IMA se doit d’un directorat pour le risque, la conformité et les affaires juridiques, qui sera confié à Guy Sears, actuellement director, institutional.Le recrutement d’un COO pour compléter le comité exécutif est par ailleurs en cours.
Le 2 septembre, le Financial Reporting Council (FRC), l’organisme chargé d’élaborer les codes de bonne gouvernance et des meilleures pratiques (corporate governance et strawardship codes) ainsi que les normes britanniques de comptabilité, d’audit et d’actuariat, a nommé Marian Williams codes & strandards director, pour seconder Melanie McLaren, executive director, codes & standards, et Angus Bogle, director of investor engagement, comme adjoint de Mridul Hegde, executive director, strategy.Marian Williams était jusqu’à présent director du pôle financial services assurance de PwC. Quant à Angus Bogle, qui a été co-head of equity chez Fidelity Worldwide Investments de novembre 2007 à décembre 2011, il sera chargé de mettre au point un programme d’engagement commun au FRC et "à la communauté des investisseurs». Il sera également appelé à travailler avec l’équipe codes & standards pour s’assurer que la gouvernance et le reporting soient conformes aux besoins des investisseurs.
La Grande-Bretagne, tout comme l’Autriche, a reçu fin août plusieurs millions de francs suite à la régularisation des avoirs de clients britanniques ayant un compte en Suisse. Berne a versé une deuxième tranche de 146,7 millions de livres sterling, soit 211 millions de francs suisses, à Londres.La deuxième tranche à l’Autriche s'élève à 254,7 millions d’euros (313 millions de francs). La première tranche à la Grande-Bretagne a été versée en juillet. Les versements continueront d'être transmis tous les mois jusqu'à la mi-2014, selon un communiqué de l’Administration fédérale des contributions (AFC).Fin août, 6,2 milliards de livres sterling avaient été régularisés, pour 17.005 déclarations de clients britanniques. Les autorités fiscales de Grande-Bretagne ont reçu de la Suisse au total 405 millions de livres sterling.Pour l’Autriche, 4,8 milliards d’euros d’avoirs sont désormais en règle et 671 millions d’euros ont été transmis à Vienne. Au total, 15.662 clients autrichiens ont fait le pas de la régularisation. A partir de mars 2014, Berne transférera également l’impôt à la source retenu sur les revenus de capitaux réalisés après l’entrée en vigueur de l’accord.
La Commission des valeurs chinoise (CSRC) a infligé à Everbright Securities une amende de 523 millions de RMB, soit 85,5 millions de dollars, pour un délit d’initié remontant au 16 août (Newsmanagers du 30 août).La CSRC a également infligé une interdiction temporaire des services de trading pour compte propre, à l’exception des transactions obligataires. En outre, quatre responsables de la société, dont l’ex-président Xu Haoming, et le responsable de l’investissement, Yang Jianbo, ont écopé d’amendes pour un montant cumulé de 2,4 millions de RMB et sont désormais interdits à vie d’exercer dans le secteur financier.
L’Office chinois des changes (State Administration of Foreign Exchange ou SAFE) a annoncé avoir délivré en août de nouveaux contingents QFII pour un total de 1,5 milliard de dollars à une dizaine de maisons. Cela porte le total des autorisations à un record de 46.443 millions de dollars.Il faut remarquer, selon Z-Ben Advisors, que l’Autorité monétaire de Hong-Kong (HKMA) a obtenu dans ce processus un quota supplémentaire de 500 millions de dollars, ce qui porte le total de son contingent à 1,5 milliard de dollars. La HKMA est ainsi le premier opérateur a franchir la barre du milliard de dollars et il est vraisemblable que le SAFE va désormais se focaliser le développement de programme QFII sur les allocateurs de capitaux comme les fonds de pension, les fonds souverains, les autorités monétaires et les fondations plutôt que sur les gestionnaires d’actifs.Parmi les nouveaux bénéficiaires des contingents distribués en août, trois sont de nouvelles adresses : Hall Capital Partners LLC, University of Notre Dame du Lac et Greenwoods Asset Management Hong Kong Limited.
Le ministère fédéral de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection du consommateur (BMELV) a annoncé le 2 septembre la conclusion d’un accord entre experts du secteur financier, associations de consommateurs, BaFin et gouvernement pour simplifier et rendre plus transparent le vocabulaire utilisé pour la présentation des produits financiers.Cela se traduit par la publication d’un glossaire de 15 pages, avec la proscription de 131 expressions, la présentation de 66 définitions standardisées et une liste de 61 concepts qui devront obligatoirement être utilisés dans les documents de présentation des produits au plus tard à partir du 1er décembre 2013.Tous les participants sont convenus en outre que la formulation des passages concernant les commissions de distribution devront être présentés de manière standardisée, ce qui permettra aux investisseurs de comparer plus valablement les différents produits.
Crédit Agricole SA a entamé hier le marketing de titres hybrides tier 2 en dollars dont la valeur serait anéantie si la solvabilité de la banque passait sous 7%. Subtilité de la transaction, CASA émet les titres mais c’est le ratio du groupe, intégrant les caisses à 100%, qui sert de référence.
Alors que la date limite était fixée à ce lundi, la banque grecque a prolongé jusqu’au 9 septembre son plan de départs volontaires, indique le site financier basé à Athènes. Selon un dernier décompte, 2.000 employés se sont manifestés contre un objectif initial de 1.800. Ce report doit donner plus de temps aux salariés pour étudier les conditions.