Quoi qu’ils fassent, les gestionnaires d’actifs restent soumis aux aléas des marchés. Amundi ne déroge pas à la règle. La société a présenté un résultat net ajusté de 233 millions d’euros, en baisse de 9,5% par rapport aux 258 millions d’euros du deuxième trimestre 2019, mais supérieur aux attentes. Le consensus d’analystes Factset tablait sur un résultat net ajusté de 226 millions d’euros pour le trimestre.
Ces véhicules bénéficieront d’un apport de 6 milliards d’euros que les institutionnels se sont engagés à verser à la suite de la remise au gouvernement du rapport Tibi en 2019.
La Commission des sanctions de l’AMF vient de sanctionner EDF et son ancien PDG, Henri Proglio, à respectivement 5 millions d’euros et 50.000 euros d’amende pour diffusion d’une fausse information sur le projet de construction de la centrale nucléaire d’Hinkley Point au Royaume-Uni. Il leur est reproché d’avoir écrit que les principaux éléments des accords d’octobre 2013 sur le projet «restent inchangés», alors que des changements significatifs étaient intervenus sur le schéma de financement par dette garantie. En revanche, la Commission a suivi son rapporteur et n’a pas retenu le manquement à l’obligation de communiquer dès que possible une information privilégiée. Un désaveu pour le Collège qui avait maintenu sa position en séance et réclamait une sanction de 10 millions d’euros contre EDF.
La société de gestion britannique Invesco a publié jeudi son premier rapport d’une cinquantaine de pages sur le changement climatique, conforme aux exigences du groupe de travail sur la publication d’informations financières relatives au climat (TCFD). Ce type de rapport est amené à devenir une norme internationale au cours des prochains mois, entre autres pour les gestionnaires d’actifs. Dans son étude, le gestionnaire passe en revue ses stratégies de gestion ESG et évalue l’impact d’une partie de ses portefeuilles en matière de volume d’émissions de gaz à effet de serre, de courbe de température, et d’analyse des scénarios climatiques. Le projet pilote d’analyse de scénario climatiqued’Invescodoit lui permettre d’aider les équipes chargées des investissements et des risques à mettre au point des outils d’analyse climatique prospectives. La société de gestion vise ainsi l’intégration des questions ESG, en particulier les préoccupations climatiques, dans tous les produits et solutions d’investissement d’ici à 2023. Trajectoire actuelle de 2,8 degrés Celsius Invesco collabore avec Vivid Economics pour mesurer l’intensité de ses émissions de scope 1 (émissions directes), de scope 2 (émissions indirectes liées aux consommations énergétiques) et de scope 3 (autres émissions indirectes). La firme met en avant le fait que l’intensitécarbone de son panier d’actions représentatif des titres détenus dans ses portefeuilles actions à fin 2019 (GIVZ Equity) soit légèrement moindre que cellede son benchmark (MSCI ACWI10) pour les trois scopes. «Une proportion significative de l’intensité carbone des titres que nous avons en portefeuille provient d’entreprises issues d’un petit nombre de secteurs très polluants, comme l’énergie, les matériaux et les fournisseurs d’énergie. Ces secteurs représentent environ 10% de nos titres en termes de valeur mais leur contribution à l’intensité carbone est plus grande sur les trois scopes», précise cependant Invesco. Ainsi au sein de son panier représentatif d’actions, les entreprises issues des secteurs concernés contribuent à plus de 75% aux émissions de scope 1 et environ 25% de celles de scope 2 et 3. Le gestionnaire d’actifs mentionne également dans son rapport que ses investissements en actions sont actuellement alignés sur une trajectoire de hausse de température de 2,8 degrés Celsius. «Cela place nos émissions nettement au-dessus de la trajectoire 2 degrés des Accords de Paris mais celles-ci sont en phase avec celles de leur benchmark qui suivent actuellement une trajectoire de 3,1 degrés», relate Invesco. Un impact évident sur la valorisation des actions Concernant l’analyse de scénario d’Invesco se basant sur l’hypothèse d’une hausse de température de 1,5 degré par rapport aux niveaux préindustriels, celle-ci révèle d’abord que les impacts cumulés sur la valorisation des actifs seraient négatifs. Invesco a calculé qu’en moyenne, la valorisation de son panier d’actions est plus impactée - dans le mauvais sens du terme - que celle de son panier de dette dans un scénario avec hausse de température limitée à 1,5 degré Celsius. La baisse de valorisation du panier d’actions serait de 4% dans un tel scénario. La société de gestion ajoute que la dette d’entreprise est moins touchée car davantage court-terme et plus sûre. «Par exemple, la maturité médiane de la dette émise par les entreprises de l’indice MSCI ACWI est 2025. Or, les impacts les plus significatifs d’un scénario 1,5 degré Celsius seront plus ressentis après 2025, ce qui suggère que les impacts sur la valorisation de la dette d’entreprise seront probablement minimes. Cependant, de tels impacts sur la valorisation de la dette d’entreprise peuvent s’accroître si les émetteurs de nouvelles obligations ne s’adaptent pas pour réduire leur exposition aux risques de transition climatique et physique», note la firme. Les impacts liés au risque de transition pèseront également davantage sur les portefeuilles que ceux liés au risque physique. Quant aux impacts liés au risque physique chronique, ils seront eux aussi plus importants que ceux résultant du risque physique aigu. Côté produits, Invesco indique travailler à l’augmentation de son offre ESG et climat tout en travaillant à des solutions discrétionnaires sur la décarbonisation de portefeuilles de ses clients. Le gestionnaire explique également être en train de développer des fiches d’information ESG pour ses fonds incluant des indicateurs climat (émissions scope 1,2 et 3, intensité carbone).
Kneip, société spécialisée dans lagestion de données de fonds d’investissement, a nommé Enrique Sacau au poste de directeur général en remplacement de Neil Ward, qui se retire pour s’occuper de sa propre boutique de consulting. Enrique Sacau travaillait précédemment pour la fintech Equiniti, récemment renommée EQ, où il dirigeait l’unité digitale impliquée dans la fourniture de services de données et technologiques. Il a également été managing director pour l’Europe de FNZ, spécialisée dans la gestion de fortune B2B.
Il aura suffi d’un nompour déclencher une bataille de marques entre la société de gestion Exane Asset Management et le cabinet de gestion de patrimoine fraîchement crééCeres Gestion Patrimoniale devant l’Institut national de la propriété industrielle. Selon les informations de NewsManagers, la première avait formé oppositionà l’enregistrement de la marque de la seconde en janvier dernier au motif qu’elle avait déposéla marque verbale Exane Ceres Fund (le nom d’un de ses fonds, ndlr)depuis le 9 janvier 2007 et qu’elle la renouvelait régulièrement pour la conserver. Autrement dit, Exane AM jugeait Ceres Gestion Patrimoniale trop similaire à Exane Ceres Fund en termes de services proposés et de signes. L’INPI a tranché dans ce litige le 24 juillet dernier, autorisant la dénominationCeres Gestion Patrimoniale« à titre de marque pour les services objets de l’opposition sans porter atteinte aux droits antérieurs de l’opposant sur la marque verbale Exane Ceres Fund». Pour le garant de la propriété intellectuelle en France,« malgré l’identité et la similarité d’une partie des services en cause, il n’existe pas de risque de confusion ni d’association entre les deux marques dans l’esprit du consommateur concerné.» Dans sa décision consultée par NewsManagers, l’INPI a notammentestimé que dans la dénomination Exane Ceres Fund,le terme Ceres n’est pas de nature à retenir à lui seul l’attention du consommateur, qui percevra la marque dans son ensemble.
Man Group a subi des rachats nets de 1,2 milliard de dollars sur les six premiers mois de l’année, en ligne avec les sorties du premier semestre 2019 (1,1 milliard). La décollecte s’est concentrée sur la gestion long-only, qui a vu sortir 2,2 milliards de dollars, tandis que la gestion alternative engrangeait 1 milliard de dollars. En ajoutant à cela un effet marché négatif de 5,4 milliards de dollars et un impact du taux de change négatif de 2,8 milliards de dollars, les encours ont décliné de 8 % à 108,3 milliards de dollars sur six mois.Le bénéfice ajusté avant impôts est en recul de 40 % à 94 millions de dollars. «Le premier semestre 2020 a été difficile pour tout le monde (…). Comme prévu, les rachats ont augmenté au deuxième trimestre, mais je constate avec plaisir que les flux se normalisent alors que nous entamons le second semestre», commente Luke Ellis, directeur général de Man Group. Man Group annonce par ailleurs le lancement prochain d’une stratégie actions asiatiques long-only (hors Japon) qui sera gérée par Andrew Swan, un ancien de BlackRock qui a rejoint la société en tant que responsable des actions asiatiques. D’autres lancements de produits sont prévus.
Schroders a enregistré des souscriptions nettes de 38,1 milliards de livres au premier semestre, malgré la crise du coronavirus. Au premier semestre 2019, la société de gestion avait vu sortir 1,2 milliard de livres. Cette collecte a été portée par les «solutions» qui ont engrangé 42,7 milliards de livres. Cela inclut le reste du mandat de Scottish Widows, pour 29,5 milliards de livres. Les fonds ont en revanche vu sortir 4,8 milliards de livres. Grâce à cette collecte, Schroders parvient à accroître de 5% ses encours sur ce semestre compliqué à 525,8 milliards de livres. En revanche, le bénéfice avant impôts et éléments exceptionnels a décliné de 10 % à 306,2 millions de livres.
Frédéric Janbon,le directeur général de BNP Paribas Asset Management, est en quête de sociétés à acheter, rapporte le Financial Times fund management, qui l’a interrogé. Il cherche idéalement celles qui sont spécialisées dans l’un des cinq domaines identifiés comme cœur de cible: les stratégies haute conviction, les marchés émergents, les solutions multi classes d’actifs, la dette privée et les solutions de liquidité. Il est aussi intéressé par celles qui pourraient élargir la distribution des produits de la société. Des discussions avec des cibles potentielles sont en cours. Par ailleurs, le plan de réduction de 10 % des effectifs en France a été reporté en partie parce qu’il se basait sur des départs volontaires et en partie parce que Frédéric Janbon ne se sentait pas à l’aise avec le licenciement de salariés pendant une pandémie. «Nous nous soucions de nos employés. Dans certains cas où le plan n’est pas volontaire, les discussions que nous devions avoir avec nos employés ne sont pas faciles et je pensais qu’il n’était pas bon de faire cela sur Zoom», explique Frédéric Janbon.
Le groupe de gestion d’actifs italien Azimut, à travers sa filiale américaine Azimut Alternative Capital Partners (AACP), a annoncé l’acquisition d’une participation de 20% au capital de Kennedy Lewis Investment Management et des filiales de la firme. Il s’agit de la première transaction réalisée par AACP, créée en novembre 2019. Kennedy Lewis, fondé en 2017, gère 2,1 milliards de dollars d’encours et compte 28 professionnels répartis sur plusieurs filiales. Le gestionnaire américain se concentre sur des compagnies locales de moyenne taille qui font face à des disruptions séculaires, cycliques ou réglementaires. La transaction contient un mécanisme d’ajustement de prix. Ainsi, Azimut consolidera les encours de Kennedy Lewis sur une base proportionnelle. Environ 90% des bénéfices tirés de la transaction seront reversés par Azimut pour augmenter les encours des fonds de Kennedy Lewis.
L’agence de presse espagnole Europa Press rapporte que BlackRock a initié une position courtede 0,5%sur le groupe financier espagnol Sabadell alors que celui-ci doit présenter ses résultats pour le deuxième trimestre ce vendredi. Sabadell a cédé entièrement sa branche de gestion d’actifs Sabadell AM à Amundi et signé un partenariat stratégique de distributionavec le gestionnaire français en début d’année.
L’association chilienne des administrateurs de fonds d’investissement (Acafi) a publié son premier guide de meilleures pratiques pour la valorisation des fonds d’investissement, pour aller au-delà de la réglementation actuelle en vigueur au Chili.Le guide a été rédigé avec l’aide de l’auditeur KPMG.
La société de gestion suédoise Tundra va fusionner ses trois fonds Ucits régionaux sur le Pakistan, le Vietnam et l’Afrique frontière au sein du fonds Tundra Sustainable Frontier Fund le 4 septembre. Elle ne disposera ainsi plus que d’un seul fonds Ucits. La société continuera à fournir une exposition pays, mais seulement par le biais de mandats institutionnels. Le Pakistan, le Vietnam et l’Afrique représentent chacun 20 à 25 % des actifs de Tundra Sustainable Frontier. «En concentrant nos ressources sur un fonds, au lieu de quatre, nous pouvons libérer du temps pour le fonds qui reste et pour développer la société. Tundra détient des licences de gestion discrétionnaire et de gestion AIF et a récemment obtenu une licence de conseil», indique le gestionnaire suédois.
Vanguard fusionne le fonds Vanguard U.S. Value Fund, de 1,1 milliard de dollars d’encours, dans le fonds Vanguard Value Index Fund, qui pèse 77,2 milliards de dollars. Cette fusion s’explique par les recoupements importants des portefeuilles des fonds, la similarité de leurs caractéristiques et la forte corrélation des rendements. La société de gestion américaine va aussi modifier le statut de cinq fonds. Les Vanguard Health Care Fund, Vanguard Energy Fund, Vanguard U.S. Growth Fund, Vanguard Variable Insurance Fund - Growth Portfolio,et Vanguard Variable Insurance Fund - Real Estate Index Portfolio, ne seront plus classés comme des fonds diversifiés. Vanguard va demander l’autorisation des actionnaires pour procéder à tous ces changements.
BlackRock a lancé le 10 juillet un fonds actions «multi-thèmes» dénommé BGF Multi-Theme Equity Fund. Ce fonds, géré par Rafael Iborra,sera investi dans d’autres fonds, notamment des ETF iShares et des fonds de BlackRock. Cinq mégatendances ont été identifiées: l’innovation technologique, la démographie et le changement social, l’urbanisation rapide, le changement climatique et la pénurie des ressources, ainsi que la richesse mondiale émergente.
La société de gestion italienne Anima vient d’obtenir l’agrément de la Banque d’Italie pour sa nouvelle société de gestion alternative, Anima Alternative Sgr, rapporte Bluerating. La nouvelle boutique, entièrement détenue par Anima, a été créée en février 2020. Elle est dédiée aux investissements dans les actifs non cotés. Un fonds de «direct lending» sera lancé d’ici à la fin de l’année.
La société de gestion américaine Wells Fargo Asset Management a soumis un document officiel à la SEC, l’autorité des marchés financiers aux Etats-Unis, pour lancer son premier ETF. L’information a été révélée en premiersur Twitter par Jeff Ptak, responsable mondial de la recherche de fonds chez Morningstar, qui a repéré le document. Dans celui-ci, daté du 27 juillet,Wells Fargo AM indique que «cela concorde avec la volonté de la firme d'étendre et d’améliorer son offre produits pour répondre aux besoins d’investissement de ses clients."Selon le document transmis à la SEC, le premier ETF serait le Wells Fargo Ultra Short Duration Income ETF, géré parAndrew Greenberg,Janat Ibraev etJeffrey Weaver.
Une consultation de la Commission européenne doit aider à fixer les normes techniques de ce texte destiné à mieux différencier les produits durables de ceux à caractère social ou environnemental.
La branche de gestion de Deutsche Bank,DWS, a collecté 8,7 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre 2020, dont 5 milliards sur la clientèle individuelle et 3,7 milliards sur la clientèle institutionnelle. Les flux positifs ont été observés sur les segments de la gestion passive (+6,5Md€) et de la gestion du cash (6,3Md€). Dans la catégorie des fonds actifs, les investisseurs ont souscrit 1 milliard d’euros dans les produits actions de DWS tandis que les autres classes d’actifs ont décollecté (-4,4Md€ pour l’obligataire, -600M€pour les stratégiesmulti-actifset -200M€ pour les stratégies quantitatives et systématiques). La collecte desproduits alternatifs est restée nulle durant le deuxième trimestre 2020. Néanmoins, la firme a indiqué que cette décollecte dans les stratégies actives multi-actifs et obligataires était liée à des rachats de mandats institutionnels. Aussi la collecte a été tirée en grande partie par les investisseurs européens, exception faite des Allemands, qui ont investi 9,5 milliards d’euros dans les produits de DWS entre avril et juin 2020. Le gestionnaire d’actifs a également constaté que plus de 50% des 6,2 milliards d’euros collectés durant la première moitié de l’année l’ont été dans des fonds répondant aux critèresenvironnementaux, sociaux et de gouvernance. DWS n’a toutefois pas renoué avec son niveau d’encours pré-Covid-19 (745Md€ fin juin 2020 contre 767Md€ en décembre 2019) mais celui-ci a augmenté de 45 milliards d’euros sur le trimestre. Le chiffre d’affairestirédes commissions de gestion et autres revenus récurrentsa baissé de 8% par rapport au premier trimestre 2020 tandis que le revenu net de DWS s'élevait à 122 millions d’euros fin juin. La filialede gestion de Deutsche Bank entend proposer un dividende de 1,67 euro lors de la prochaine assemblée générale prévue le 18 novembre 2020.
Le club d’assureurs réunis autour de la Caisse des dépôts reprend du service pour les fonds «Nov-». Leur réactivation, annoncée en avril et initiée par un nouveau versement de plus de 100 millions d’euros en mai au fonds Nova dédié aux entreprises françaises cotées de l’industrie et des services, se poursuit avec un nouveau fonds Novi, toujours dans le but de relancer l’économie française ébranlée par la pandémie de Covid-19. Ce fonds Noviest constitué de deux parties, l’une destinée au financement de PME et ETI cotées, et l’autre à leurs homologues non cotées. Le premier véhiculea été attribué à la Financière de l’Echiquier, qui avait déjà investi la poche dédiée au coté dudu précédent millésime de 2015que lui avait déléguéTikehau (qui gérait la partie privée). Baptisé «Novi coté 2020", il est doté de 72 millions d’euros et sera piloté avec un biais ISR plus prononcé que Novi 1. Sa souscription reste ouverte à d'éventuels autres institutionnels. Il ciblera des sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à 1 milliard d’euros, - avec au maximum un quart d’entre elles dont la capitalisation est comprise entre 1 et 2 milliards d’euros - et dont le chiffre d’affaires est compris entre 10 et 2.000 millions d’euros. Pour Novi 1, la Financière de l’Echiquier fait état d’une performance depuis la création en 2015 de " +30.9% dividendes réinvestis contre +9.5% pour l’indice de référence (65% Cac small NR + 35% Euronext Growth NR)."Le volet non coté doit encore être attribué. Les investisseurs de ces fonds sont constitués demembres de la Fédération française de l’assurance (FFA) et de la Caisse des dépôts. Ils se sont également engagés à abonder une poche de 600 millions d’euros pour le secteur de la santé et une autre de 150 millions pour le tourisme. L’ERAFP et le FRR devraient se joindre au cercle des investisseurs pour ces derniers thèmes.
Jupiter a vu ses encours reculer de 8 % à 39,2 milliards de livres au premier semestre, marqué par l’éclatement de la crise du coronavirus. La société de gestion britannique a accusé des rachats de 2 milliards de livres sur les six premiers mois de l’année, contre une décollecte de 1,1 milliard du premier semestre 2019. Les fonds ont subi des sorties à hauteur de 2,7 milliards de livres, notamment ceux investis dans les actions (-1,2 milliard de livres). «Sur le premier semestre, comme pour l’ensemble du secteur de la gestion d’actifs,Jupiter a affronté des conditions de marché difficiles, principalement causées par la pandémie du coronavirus», a commenté Andrew Formica, le directeur général de Jupiter. «Même si nous avons souffert d’une chute importante des encours en raison des rachats et des marchés au premier trimestre de l’année, le deuxième trimestre a vu un retour à une collecte modérée et une reprise partielle des cours des actifs», a-t-il nuancé. La société a enregistré une collecte nette de 300 millions de livres sur le deuxième trimestre. Le bénéfice statutaire avant impôt a reculé de 50 % sur un an glissant à 40,8 millions de livres, tandis que le bénéfice sous-jacent avant impôt était en baisse de 36 % à 56,6 millions. La réduction de la rentabilité s’explique par la diminution de 21,5 millions de livres des frais de gestion nets liée à la baisse des encours. Les résultats n’incluent pas ceux de Merian, dont l’acquisition a été bouclée début juillet. Les encours de cette société étaient de 16,7 milliards de livres au 30 juin, contre 22,4 milliards au 31 décembre 2019. La société a subi des rachats de 4,3 milliards de livres au premier semestre.
Aberdeen Standard Investments (ASI) a lancé un fonds actions émergentes responsables appelé Aberdeen Standard SICAV I - Emerging Markets Sustainable and Responsible (SRI) Investment Equity. Ce nouveau produit sera investi dans les entreprises les mieux notées de leur catégorie sur les critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), ainsi que dans celles qui cherchent à améliorer leurs pratiques ESG et à respecter des normes reconnues en matière de développement durable. En plus d’investir dans les titres les plus respectueux des critères ESG au sein du secteur, le fonds possède une empreinte carbone inférieure à celle de son indice de référence. Dans le cadre du processus de recherche d’ASI, chaque entreprise reçoit une première note de qualité interne et une seconde liée à sa performance ESG, ce qui permet aux gérants de constituer le meilleur portefeuille de sa catégorie. Le nouveau fonds est l’une des deux stratégies d’investissement responsable qui seront lancées en 2020 par l’équipe d’ASI en charge des marchés émergents.
Le groupe financier néerlandais ABN Amro a annoncé vendredi dernier qu’ilva mener une étude sur son passé en marge du mouvement anti-discriminationsBlack Lives Matter. ABN Amro, qui existe depuis trois siècles,veut «faire la lumière» sur son passé est «au courant qu’elle ne peut être fière de certains épisodes de son histoire».La firme se présente néanmoins aujourd’hui comme une compagnie à l’organisation diverse et inclusive. Elle indique également multiplier les efforts pour combattre l’esclavage moderne qui affecte environ 40 millions de personnes dans le monde dont 30.000 aux Pays-Bas.
Rize ETF a recruté Patrik Engström en tant que directeur associé, en charge du développement de l’activité européenne, a appris NewsManagers. Basé à Londres, l’intéressé était jusqu’en marsresponsable des relations avec les sélectionneurs de fondsd’Europe du Nord pour Incisive Media, selon son profil Linked-In. Rize ETF est une société spécialisée dans les ETF thématiques fondée en 2019 à Londres par des anciens de Canvas, la plate-forme d’ETF Securities. Elle a notamment lancé des ETF sur la cybersécurité et sur le cannabis thérapeutique. Ses ETF sont cotés à Londres, à Francfort, à Milan et en Suisse. Ils sont aussi commercialisés en Europe du Nord. La société n’est en revanche pas présente en France.
Franklin Templeton commence à dévoiler sa nouvelle organisation, alors que la société de gestion américaine doit boucler le rachat de Legg Mason le 31 juillet. Le gestionnaire a nommé Julian Ide en qualité de responsable de la distribution pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, un poste nouvellement créé. Il prendra ses fonctions à la fin du mois. Basé à Edimbourg, Julian Ide est issu de Legg Mason. Il est actuellement CEO de Martin Currie, l’une des sociétés de gestion du groupe multi-boutiques qui gère 12 milliards de dollars au 31 mars. Il continuera à exercer ses fonctions de CEO et sera rattaché à Adam Spector, le nouveau head of global advisory services, dont la nomination a aussi été récemment annoncée. Julian Ide avait rejoint Martin Currie en mai 2018 en tant que responsable de la distribution et de la stratégie. Il a aussi été CEO de Source (spécialiste des ETF racheté par Invesco en 2017) et de Old Mutual Global Investors. Le sort de l’équipe française de Legg Mason reste inconnu Détaillant l’organisation par zone géographique, Franklin Templeton annonce aussi que Michel Tulle continuera à superviser les activités de distribution en Europe continentale. Il sera épaulé par Bérengère Blaszczyk, responsable de la distribution France & Benelux, Stefan Bauer, responsable pays pour l’Allemagne, Michele Quinto, responsable pays pour l’Italie, Patrick Lutz, responsable pays pour la Suisse, Javier Villegas, responsable de la distribution pour la péninsule ibérique, et de Mats Eltoft, responsable de la distribution Europe du Nord. Le sort de l’équipe commerciale de Legg Mason France reste inconnu. Dirigée par Doris Bernheim, nommée en octobre 2019 responsable pays France et Benelux, elle se compose aussi de Charlotte Labesse et de Jérémie Ung. Contactées par NewsManagers, les équipes françaises de Franklin Templeton et de Legg Mason n’ont pas été en mesure de nous en dire davantage sur ce sujet. Des responsabilités inchangées à Londres, Francfort et Dublin Par ailleurs, à Londres, Martyn Gilbey continuera à superviser le Royaume-Uni, les îles anglo-normandes, l’Irlande, Malte et Gibraltar. Son équipe de distribution inclura Mark Dunn, responsable duwholesale, Dean Heaney, responsable des institutionnelset Alex Barry, responsable des clients stratégiquesde Legg Mason, qui rejoindra Franklin Templeton. À Francfort, Matthew Williams conservera son poste de responsable des ventes institutionnelles EMEA pour Franklin Templeton. Matt Head, responsable des services aux clients institutionnels EMEA, fera toujours partie de son équipe. À Dublin, Penny Kyle gardera ses responsabilités de managing director, head office chez Legg Mason Investments (Irlande), et au fil du temps, reprendra la responsabilité supplémentaire de responsable produit, marketing & spécialiste des ventespour Franklin Templeton dans la région EMEA. Caroline Baron, responsable des ventes ETF pour la région EMEA et George Szemere, responsable des ventes de produits alternatifs EMEA feront partie de son équipe. Enfin, à Dubai, Sandeep Singh continuera à superviser les activités de distribution en Europe centrale, en Europe de l’Est, au Moyen-Orient et en Afrique (CEEMEA).
Le média Funds People rapporte qu’une trentaine de fonds espagnols ont augmenté leur niveau de risque ces quatre derniers mois. La liste inclut une vingtaine de fonds de Caixabank AM et huit fonds de Santander AM. Ce changement de niveau de risque n’est cependant pas dû à une modification de la politique d’investissement ou de critères dans la sélection des actifs mais à une hausse de la volatilité impactant la valeur nette d’inventaire des fonds concernés.
Le patrimoine des fonds d’investissements étrangers en Espagne a augmentéde 9,6% durant le deuxième trimestre 2020 pour atteindre 193 milliards d’euros fin juin selon les données d’Inverco. L’association des professionnels de la gestion d’actifs en Espagne n’inclut cependant pas les mandats. Les fonds étrangers commercialisés sur le territoire espagnol ont enregistré une collecte nette de 7 milliards d’euros entre début avril et fin juin 2020. Les dix principaux gestionnaires non-hispaniquesactifs en Espagne sont BlackRock, Amundi, JP Morgan,DWS, Morgan Stanley, Pictet, Fidelity, Robeco, Invesco etSchroders.
Bruxelles propose de permettre le couplage de la facturation de l'analyse financière avec les frais de transaction pour les petites capitalisations. Certains gérants doutent de la possibilité d’appliquer la mesure.