Selon l"Agefi, la Caisse nationale des Caisses d’Epargne s"apprête à émettre du 23 janvier au 12 février entre 500 et 600 millions de titres subordonnés remboursables (TSR) entre le 23 janvier et le 12 février prochain.
Pour Eric Duval de La Guierce, président du directoire d’Aviva, la gestion alternative, qui ne représente que 1 % des encours du groupe, a joué son rôle d"amortisseur en 2008. Et la qualité de la dette souveraine des grands Etats reste solide, même si l"hypertrophie du déficit US est à surveiller.Newsmanagers : Comment s"est déroulé l"exercice 2008 pour Aviva Investors France ? Eric Duval de La Guierce : En 2008, je pense que notre résultat va baisser de 20 %, essentiellement sous le coup de la baisse de la valeur des actifs. En revanche, et c"est à souligner dans un contexte aussi défavorable, notre collecte a progressé de 3 à 6 %. Le groupe gère 74 milliards d"euros, dont 27 milliards en UC. Dans ce dernier compartiment, majoritairement actions, notre encours est revenu de 27 à 23 milliards d"euros. La gestion alternative a-t-elle pesé sur votre exercice ? - Non. J"attire d"abord votre attention sur le fait que la gestion alternative est marginale pour nous. Elle ne représente qu"environ 1 % de nos encours. Evidemment, elle n"a pas apporté une performance décorrélée des marchés, mais elle limite la casse avec un recul de 17 %, alors que les marchés ont perdu 45 %. C"est un résultat honorable. Quelles décisions de gestion avez-vous prises pour 2009 ? - La plupart de nos grandes décisions d"investissement ont été prises en novembre dernier. Depuis, nous avons renforcé nos positions sur les obligations corporate de bonne signature afin de profiter des spreads. Et, en novembre, toujours, nous avons commencé à être légèrement surpondérés sur les actions car il semble que, vers les 3.000 points, le marché a intégré les baisses de résultat qui seront annoncées durant l"exercice. Les obligations d"Etat représentent une grosse partie de votre portefeuille. Redoutez-vous un krach sur le marché de la dette souveraine ? - Certains estiment que le jour où les investisseurs retrouveront le goût du risque, ils sortiront de cette classe d"actifs et que le compartiment pourrait souffrir. Pour ma part, je ne suis pas inquiet. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans un contexte déflationniste et que les rendements doivent aussi être appréciés à cette aune. A mon avis, la dette souveraine d"Etats comme la France et l"Allemagne ne sont pas menacées. En revanche, aux Etats-Unis, on attend beaucoup d"Obama et la dette se gonfle. S"il y a un problème, c"est là qu"il pourrait éventuellement se poser.
Le Nikkei a perdu 306,49 points (- 3,81%) à 7.745,25 points le vendredi 23 janvier, sous le coup des mauvaises anticipations financières de Sony et de la hausse du yen.En une semaine, la bourse nippone perd 5,89%.
IG Markets, spécialiste des dérivés de type «contracts for difference» ou CFD, a obtenu de la CSSF (Commission de la Surveillance du Secteur Financier) l’autorisation d’opérer à partir du territoire luxembourgeois et ouvre une succursale dans le Grand-Duché.IG Markets Luxembourg vise une clientèle locale et internationale et offre la même gamme de produits et de services qu"en France. Gwénaël Moy, directeur général d"IG Markets France, prend la responsabilité de cette nouvelle structure en qualité de directeur régional tandis qu’Arnaud Poutier, directeur général adjoint d"IG Markets France, est chargé de superviser également les fonctions marketing et vente à l'échelon régional. Une équipe implantée localement assure le suivi opérationnel de l"activité.
Selon Eurekahedge, rapporte la Börsen-Zeitung, l’encours des hedge funds s’est contracté de 21 % l’an dernier à 1,5 billion de dollars, soit légèrement en-dessous de son niveau de fin 2006. Les moins-values ont représenté 185 milliards et les remboursements nets, 198 milliards, dont 67 milliards en décembre (affaire Madoff).
Au quatrième trimestre 2008, l’indice Morningstar 1000 des hedge funds a enregistré une baisse de 10,3 %, malgré une performance de 2,1 % en décembre, de sorte qu’il accuse pour l’ensemble de 2008 une chute de 22,2 %, inférieure de 20 points à celle du MSCI World.Les remboursements nets ont atteint un record en octobre avec 21 milliards de dollars, suivi de sorties de 19,4 milliards pour novembre. Pour l’ensemble de 2008 et sur la base des résultats disponibles au 19 janvier, les remboursements nets se seraient situés à plus de 44 milliards de dollars. Par ailleurs, l’agence indique avoir enregistré l’an dernier un nombre record de sorties de hedge funds et de fonds de hedge funds de sa base de données (qui en compte au total environ 8.400). Au total, ces sorties ont porté sur 1.158 «single-manager funds» et 490 fonds de hedge funds, contre respectivement 434 et 208 en 2007. Les fonds ne sont radiés de la base que si le fonds est liquidé, si le gérant souhaite arrêter de communiqué ses performances ou si le fonds n’a pas communiqué de performances pendant six mois.
Selon La Tribune, citant la Chambre des notaires de Paris et d’Ile-de-France, les prix des logements anciens en Ile-de-France devraient baisser de 5% en 2009 par rapport à 2008. En 2007, les prix ont encore progressé de 4% à 5% dans Paris intra muros, précise le quotidien.
Selon Le Monde, Liliane Bettencourt, héritière du groupe L’Oréal et 17e fortune mondiale, serait à l’origine de la création de LuxAlpha, la sicav luxembourgeoise, liée au scandale Madoff. «Tout débute en 1997-1998. Les responsables de son «Family office» baptisé Clymène, la structure qui gère le patrimoine personnel de Mme Bettencourt sont séduits par les performances des produits Madoff. Ils créent une Sicav, appelée à l'époque Oreades, dont le dépositaire est la banque française BNP Paribas», raconte le quotidien. En 2004, les responsables de Clymène changent, et la Sicav Oreades se transforme en LuxAlpha. La banque suisse UBS devient le nouveau dépositaire.
Pascal Voisin, le directeur général de Natixis AM, ne croit pas à la possibilité d"un krach sur les marchés obligataires en 2009. A l"encontre d"un certain nombre d"économistes et de spécialistes des marchés, estimant que l"excès d"offre de liquidités issu des plans de relance est susceptible de créer de très fortes tensions sur les marchés de taux.Pour le responsable de la société gérant 351 milliards d"euros d"actifs, dont 270 milliards en actifs de taux, #deux facteurs de protection# vont permettre l"ajustement progressif.Le premier est la pente de la courbe des taux, l"écart entre taux longs et taux courts étant actuellement très important. #La pente pousse les investisseurs pouvant se refinancer à taux zéro vers les taux longs#, estime Pascal Voisin. Le responsable rappelle que #les saving loans avaient été sauvés par ce mécanisme# aux Etats-Unis au début des années 90. La Fed avait injecté des liquidités, permettant la restauration de la profitabilité des caisses d"épargne américaines en moins de trois ans. Second facteur : #les investisseurs restent très adverses au risque, à commencer par les compagnies d"assurance vie#. Pour le dirigeant de Natixis AM, il s"agit d"un #changement complet# d"attitude de ces compagnies, qui #vingt ans plus tôt auraient acheté des actions#. Alors qu"elles ont adopté désormais un #comportement pro-cyclique# : plus le marché baisse et plus elles vendent des actions et se renforcent sur les obligations. #Il s"agit d"un facteur technique de soutien très puissant pour le marché obligataire#, estime Pascal Voisin.Compte tenu de cette analyse, #il ne faut pas s"attendre à un retournement rapide de l"obligataire dans les six prochains mois#, affirme Ibrahima Kobar, directeur de la gestion obligataire et CDO de Natixis AM. Les placements obligataires devraient continuer à offrir de la sécurité. Le taux directeur de la BCE #devrait tomber à 1%, voire plus bas# au cours de l"année 2009, #compte tenu du pessimisme sur la croissance#, estime Ibrahima Kobar, alors que le consensus actuel envisage le taux de base à 1,5%.Il pense également que sur l"année les obligations privées fourniront de meilleures performances que les emprunts d"Etat.
Thami Kabbaj, chercheur et professeur d"économie à Université Paris-Dauphine, est spécialiste de finance comportementale et ancien trader. Dans un entretien aux Echos, il rappelle que depuis la crise, l"opinion publique voit les traders comme des joueurs de poker, s’amusant avec des millions au détriment des autres. Les affaires Société Générale puis Caisse d'épargne ont selon lui «pointé les défaillances qui existent dans les établissements financiers». Dans les deux cas, «l’aspect humain n’a pas été pris en compte», souligne Thami Kabbaj.
Quelques semaines avant l"arrestation de Bernard Madoff, les gérants d"Optimal, l"entité de gestion alternative du Santander, déclaraient dans une étude aux investisseurs institutionnels qu"ils étaient impressionnés par le market timing impeccable de l"Américain, rapporte le Financial Times. La révélation du contenu de l"étude soulève des doutes sur l"efficacité de la gestion des risques et des due diligences de Santander.
Selon La Tribune, John Thain, l’ancien PDG de Merrill Lynch, va être licencié par Bank of America. Merrill Lynch a perdu 15,3 milliards de dollars au quatrième trimestre et Bank of America 1,79 milliard de dollars, soit sa première perte trimestrielle depuis 1991.
Deux anciens membres de l"équipe de recherche ISR de Citi, Mike Tyrell et Natalie Davis, viennent de créer leur propre boutique de recherche ISR baptisée Sustainable Investor, selon le site spécialisé responsible investor.
The Wall Street Journal rapporte qu’après avoir renégocié son financement avec les banques, Fortress Investment Group remboursera en fin de mois 2,2 milliards de dollars aux investisseurs qui avaient demandé à sortir 3,1 milliards de dollars en fin d’année dernière du hedge fund Drawbridge Global Macro, en perte de 20 %. Le reliquat de 27 % sera remboursé sur les dix-huit prochains mois.
Selon La Tribune, Fortis Banque Belgique - que BNP Paribas doit acquérir ? a indiqué que sa perte sur l’ensemble de l’année 2008 devrait être supérieur à 19 milliards d’euros. Aux 14,1 milliards perdu sur les 9 premiers de l"année, s"ajoute une perte de 4 à 5 milliards au T4.
Selon La Tribune, l’intersyndicale de la filiale française de la Bourse transatlantique a appelé à la grève le 29 janvier afin de protester contre des suppressions d’emplois, une centaine dans l"hexagone.
Fiducée Gestion Privée crée un réseau franchisé spécialisé dans le conseil et la gestion de patrimoine des professionnels de la santé. #Les professionnels de la santé souffrent d"une sursollicitation, et ne sachant que choisir, se tournent le plus souvent vers les groupes mutualistes#, analyse Thierry Borde, président de Fiducée Gestion Privée. Il existe donc selon lui un réel besoin en matière de gestion de patrimoine spécialisée pour cette catégorie professionnelle, qui a des besoins bien spécifiques liés à son statut libéral et peu favorable en matière de retraite. Les conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) qui viendraient rejoindre le réseau en tant que franchisés ont tout à y gagner, estime Thierry Borde. #La spécialisation est le meilleur moyen de développer sa notoriété et donc son activité#, souligne-t-il. Pour mettre en confiance ses prospects, le CGPI bénéficie d"une recommandation de la part de l"association LAMPER, (Association des professions Médicales pour la Prévoyance et la Retraite), qui défend les intérêts des professionnels de la santé dans les domaines de la retraite et de la prévoyance et qui a signé un partenariat avec Fiducée. Pour la franchise, les candidats ciblés par Fiducée Gestion Privée sont les CGPI récemment installés, les salariés d"établissements financiers, les professionnels envisageant une reconversion et présentant les qualités nécessaires à la gestion patrimoniale, et les financiers et professionnels de l"immobilier songeant à changer de métier. L"objectif à cinq ans est de rallier 100 à 120 franchisés.Côté offre, les CGPI pourront proposer une centaine de produits à leurs clients. Si BNP Paribas Assurance et AGF Holding détiennent une partie minoritaire du capital de Fiducée Gestion Privée, le cabinet précise que les fonds de l"offre seront issus des plus importantes sociétés de gestion du secteur, et non uniquement de ces deux groupes. Pour rejoindre le réseau de franchisés, le CGPI devra s"acquitter d"un droit d"enseigne unique de 15.000 euros. Sa redevance annuelle est fixée à 10 % du chiffre d"affaires hors taxes, avec une réduction de 50 % la première année et de 30 % les deux années suivantes.
Petit à petit la rumeur prend forme. Et l’annonce d’un rapprochement du pôle gestion d’actifs de la Société Générale et du Crédit Agricole - hors gestion alternative - se précise : La data room a commencé, confirme-t-on de plusieurs sources et l’on a notamment demandé au Crédit Agricole Asset management (CAAM) de produire tous les contrats afférents à son activité, notamment pour ce qui concerne les asset managers, les dépositaires et le l’aspect juridique de ses OPCVM. A priori le rapprochement des deux structures est logique au moins d’un point de vue financier. En effet, avec la crise de 2008, le PNB des sociétés de gestion, en raccourci le produit des commissions encaissées sur les capitaux gérés, a fondu. Alors que les charges, dont la plus grande partie est constituée par la masse salariale, n’ont pas bougé. D’où un effet de ciseau négatif.#En total de gestion, CAAM affichait 4,3 milliards de commissions (CAAM + Private Banking + assurances) pour 1,8 milliard d’euros de charge en 2007 alors que le périmètre SGAM (+ private banking + Boursorama) totalisait 3,7 milliards de CA pour environ 2,7 milliards d’euros de charges#, indique Christophe J. Nidjam, analyste chez AlphaValue.Toutefois, la fraction d’actifs concernée par le deal serait plus réduite. Pour CAAM, ING estime qu’elle concernera essentiellement la gestion institutionnelle soit environ 1,1 milliard d’euros à mettre au regard de 840 millions de charges. Pour sa part, SGAM apporterait 1,9 milliard d’euros de PNB pour un montant de charge de l’ordre du milliard d’euros.#Brasser les deux sociétés de gestion et fusionner leurs chaînes de production de produits financiers permettrait de diminuer les coûts de production par deux#, estime Alain Tchibozo, analyste financier chez ING.Reste à savoir quel sera le contour du périmètre consolidé par la future structure commune. Ainsi que la valeur et la rentabilité des activités respectives.Si on estime uniquement la gestion pour le compte des institutionnels incluse dans le rapprochement, on obtient environ 200 milliards pour le CA contre environ 300 milliards pour la Société Générale, calcule ING. Sur la base d’une valorisation équivalente à 0,5 % des actifs gérés, SGAM vaudrait donc environ 1,5 milliard et le pôle équivalent du CA de l’ordre du milliard d’euros. Dans un premier temps, les deux enseignes pourraient détenir 50 % de la joint venture, rien n’interdisant à SGAM de vendre ses parts dans un second temps.
Pour le quatrième trimestre 2008, le bénéfice net de Janus Capital Group a chuté de 60 % à 7,8 millions de dollars ou 5 cents par action pour un chiffre d’affaires en baisse de 43 % à 177,1 millions, ce qui est imputable à une contraction des recettes de commissions de même ordre, rapporte The Wall Street Journal. L’encours à fin décembre a chuté de 40 % sur un an et de 23 % sur fin septembre, ce qui a impacté les marges. Janus s’attend que la baisse se poursuive en 2009.
Selon l"Agefi, le cas du rehausseur de crédit CIFG, racheté à Natixis fin 2007 est réglé. Un accord de commutation portant sur 12 milliards de dollars de produits dérivés a été signé et il permettra même aux deux enseignes, en plein rapprochement, d’enregistrer un léger profit en 2008. «Une trentaine de clients dont les actifs étaient garantis par CIFG ont ainsi accepté de renoncer à cette couverture contre une part du capital», explique notamment le quotidien numérique et ajoutant que l"accord concerne 98 % des contreparties (en valeur).
Selon La Tribune, le projet de rapprochement des organes centraux des Banques Populaires et des Caisses d'Épargne piétine et faute d’un accord sur les valorisations, les deux mutualistes envisagent un rapprochement a minima, assure le quotidien.
Selon l"Agefi, Bercy vient de mettre en place les modalités fiscales des principaux outils de la finance islamique, telles les sukuks (proches des obligations) et la murabaha (contrat de vente apparenté au crédit-bail) afin d"attirer les investisseurs souhaitant respecter les principes de la charia dans l"hexagone.
Depuis l’automne, les Etats européens ont injecté, selon Les Echos, plus de 110 milliards d’euros dans le capital des banques. Soit la moitié de l’enveloppe débloquée par les Etats pour venir soutenir leurs banques mal en point ou ayant besoin de renforcer leurs fonds propres pour continuer à financer l'économie. Un lourd tribut qui pourrait bien encore s’alourdir si les valeurs bancaires ne parviennent pas à retrouver la confiance des investisseurs.
Afin de renforcer la compétitivité de la place de Paris, les pouvoirs publics ont, à l’occasion de la Loi de Modernisation de l’Economie du 4 août 2008 (LME), réformé les règles applicables aux fonds d’investissement français de private equity. Xavier Comaills et Catherine Charpentier, associés chez Ashurst, analysent les conséquences de ces modifications pour les gestionnaires de fonds.En aménageant les règles applicables aux FCPR Allégés, et en particulier, en autorisant désormais le FCPR à investir dans des fonds constitués en dehors de l’OCDE, la LME pallie un certain nombre de difficultés que les gestionnaires rencontraient notamment à l’occasion de la création de fonds de fonds qui pourront désormais investir dans le monde entier. Mais les véritables avancées de la LME résident dans la création du FCPR Contractuel. Ce FCPR doit en tout état de cause conserver sa vocation première d’investisseur en capital ou en quasi-capital non coté. Il peut en outre détenir des instruments financiers à terme afférents à des titres non cotés, des créances sur des sociétés non cotées dans une limite qui a été fixée par décret, investir en compte courant dans des sociétés dans lesquelles il détient une participation ou encore, détenir des obligations simples et cela, dans les conditions définies avec ses investisseurs. Enfin, il peut emprunter au-delà de 10% de son actif et prendre tous autres engagements hors bilan dans les limites convenues avec ses investisseurs. En matière de structuration de fonds, les apports de la LME sont donc considérables. Les gérants auront donc intérêt à prendre avantage de cette situation pour gérer au mieux les sociétés de leur portefeuille, en particulier afin de résoudre des problématiques de financement que pourraient rencontrer ces sociétés à l’heure de la raréfaction du crédit. Autre avancée intéressante, alors qu’un FCPR Allégé ne peut bloquer les demandes de rachat et de sortie de ses investisseurs au-delà de dix ans, le FCPR Contractuel peut librement convenir des modalités de rachat de parts et instaurer une durée plus longue. Cette capacité peut trouver son intérêt lorsque le FCPR souhaite investir dans des actifs ayant vocation à être détenus à long terme comme cela est le cas pour les fonds d’infrastructure. Ces avancées ne sont pour autant pas totalement satisfaisantes. Aucune disposition spécifique n'étant à ce stade prévue en matière fiscale pour le FCPR Contractuel, le régime de faveur prévu par la loi pour les porteurs résidents de France de parts de FCPR dits «fiscaux», ne sera pas applicable. En conséquence, les personnes physiques seront imposables sur les distributions réalisées par le FCPR, sous déduction, le cas échéant, des crédits d’impôt y attachés. Les entreprises soumises à l’impôt sur les sociétés devront (sauf exception, comme les entreprises exerçant dans le secteur de l’assurance vie ou de capitalisation) intégrer dans leurs résultats imposables au taux de droit commun les écarts de valeurs liquidatives de leurs parts constatés à la clôture de chaque exercice. Cette absence de régime de faveur pour le FCPR Contractuel sera toutefois sans incidence pour les investisseurs non résidents, qui sont en tout état de cause assujettis à l’impôt à raison de leurs investissements dans des FCPR, dans des conditions similaires à celles qui sont applicables en cas de détention directe des actifs sous-jacents. En outre, le FCPR Contractuel ne présente encore pas toute la flexibilité que certains de ses homologues étrangers, luxembourgeois notamment, sont susceptibles d’offrir. Ainsi, les fonds à forte composante de dettes ne pourront pas trouver dans le FCPR Contractuel le véhicule idoine. Toutefois, dans ce cas, ils pourront par exemple se diriger ver l"OPCVM Contractuel dont les règles de fonctionnement ont été récemment entièrement refondues. Dans la perspective d’un surcroît de régulation auquel on peut logiquement s’attendre, il pourrait néanmoins être judicieux de se tourner vers un véhicule dédié français dont la légitimité sera sans doute plus solide que celle de structures offshore. Il incombera donc aux juristes et avocats d'être imaginatifs et de savoir habilement combiner les différents outils qu’offre la loi française pour structurer, au cas par cas, un fonds ad hoc, qui réponde aux besoins spécifiques de ses clients. En définitive, les fonds à la française seront plus que jamais sur-mesure?
Selon La Tribune, après avoir proposé en octobre dernier de permettre légalement le passage d’Euronext vers Alternext, «l’AMF vient de soumettre à consultation, jusqu’au 27 février, les conclusions d’un groupe de travail sur les conditions satisfaisantes de ces transferts (?)».L’AMF estime que les règles d’Euronext relatives aux offres publiques, quasi inexistantes sur Alternext, devraient être maintenues, éventuellement pour une période allant de trois à cinq ans et s"apprête modifier son règlement général en ce sens, précise le quotidien.Par ailleurs, les actionnaires devront être informé d"un transfert dans un délai raisonnable, indique La Tribune.
Selon les Echos, Crédit Agricole SA n’aurait pas l’intention, du moins pour l’instant, de participer à la deuxième tranche du plan de soutien de l’Etat français de 10,5 milliards d’euros. Le véhicule coté des caisses régionales du Crédit Agricole s’estimerait suffisamment capitalisé et solide financièrement. Les banques auront cependant jusqu’au 31 août pour se rendre au guichet de l’Etat. Mais l"opération donne à l’Etat français un levier redoutable pour pousser Caisses d’Epargne et Banques Populaires à accélérer leur rapprochement. Il pourrait en effet choisir d’injecter du capital dans l’entité née de la fusion des Banques Populaires et de l’Ecureuil, plutôt que dans chacun des organes centraux, comme il l’a fait pour la première tranche. Selon toute probabilité, l’argent permettrait de recapitaliser Natixis, l’Etat excluant pour l’instant d’injecter des fonds directement dans la filiale cotée.
BlueBay Asset Management, qui a pourtant mis en place des «gates» l'été dernier, affichait fin décembre un encours de 16,7 milliards de dollars, soit 1,8 % de plus que douze mois plus tôt, mais 18 % de moins que fin septembre, indique The Wall Street Journal. La contraction en octobre-décembre est imputable à des remboursements nets de 800 millions, à une baisse des marchés de 2,8 milliards et à un effet de change négatif de 200 millions.
Le cabinet de conseil allemand Kommalpha, spécialiste du secteur financier et de la gestion d’actifs, annonce jeudi avoir crré une filiale suisse et ouvert un bureau à Zoug le 1er janvier 2009, sous la direction de Remo Leuppi. La nouvelle société démarre avec un portefeuille de clients et va se spécialiser dans le conseil pour l’entrée sur de nouveaux marchés dans le cadre d’activités transnationales, dans les relations publiques et le marketing, l’assistance dans le domaine judiciaire et la gestion de projets.
La façon inhabituelle dont l"affaire Bernard Madoff a fait surface (avec une confession du personnage principal en personne) complique l"enquête de la Securities and Exchange Commission, analyse le WSJ. Le régulateur s"apprête à émettre une deuxième citation à comparaître à un autre associé de Madoff.
Le nouveau président de l"Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, a jeudi soutenu les propositions défendues par le Parlement européen pour améliorer le projet de règlement européen en cours de discussion sur les agences de notation. A l"instar des députés européens, Jean-Pierre Jouyet a estimé, à l"occasion de la présentation du rapport 2008 de l"AMF sur les agences de notation, qu"il est essentiel que la supervision «puisse être exercée de manière coordonnée au sein du CESR (Comité européen des régulateurs de marchés) en association avec les régulateurs nationaux». Jean-Pierre Jouyet espère qu"un accord en ce sens sera dégagé d"ici au mois d"avril «ou en avril au plus tard» entre Commission européenne, Conseil et Parlement.Dans cette perspective, le CESR doit être doté des moyens nécessaires à sa mission. Autrement dit, le CESR doit pouvoir abandonner son statut d"association pour devenir un véritable coordonnateur aux pouvoirs étendus, non seulement pour superviser l"application des directives, leur interprétation cohérente mais aussi en matière de sanctions. «Il y a une prise de conscience partagée par l"ensemble des acteurs qui sont déterminés à faire bouger les lignes, tant en France qu"au niveau européen», a déclaré Jean-Pierre Jouyet. «Nous sommes donc à un tournant. L"auto-régulation n"est plus l"alpha et l"oméga des agences de notation», a-t-il insisté. Outre le projet d"encadrement des agences en cours de gestation au niveau européen, Jean-Pierre Jouyet souligne qu"il est plus que souhaitable d"actionner deux autres leviers.Tout d"abord à l"échelle nationale, «il faut faciliter l"émergence de modèles alternatifs de notation», afin de briser le modèle oligopolistique. «Le jeu doit être plus ouvert et favoriser de nouveaux entrants», estime Jean-Pierre Jouyet. Par ailleurs, au niveau international, plusieurs réflexions sont en cours au sein de l"OICV dans la perspective du sommet du G20, en avril prochain à Londres. Ainsi, pour renforcer l"interaction entre les agences de notation et les régulateurs, faut-il créer une instance dédiée au niveau international ? Par ailleurs, un groupe de travail sur les produits structurés a été mis en place à l"initiative de l"AMF qui en assure la présidence. Lors de la prochaine réunion de l"OICV à Washington à la mi-février, «nous proposerons un contrôle plus strict sur les produits structurés mais nous voulons aussi que les gestionnaires financiers qui investissent dans des produits structurés pour le compte des OPCVM renforcent leur dispositif de contrôle», a insisté Jean-Pierre Jouyet.Le rapport annuel présenté hier porte d"ailleurs sur la problématique des financements structurés. Il en ressort notamment que les investisseurs doivent en effet développer leurs diligences propres lorsqu"ils investissent dans des produits structurés. Il s"agit notamment de «confronter davantage les notes des agences avec l"évolution des données de marché, qu"il s"agisse d"indices synthétiques de prix ou de l"évolution des prix des actifs sous-jacents composant ces indices sur le marché secondaire. Rapproché d"indicateurs de liquidité et de sensibilité, les spreads peuvent en effet être utilement décomposés en une fraction liée au risque de défaut intrinsèque des actifs et une autre fraction liée au risque de marché. Une telle approche aboutirait au total à réduire la dépendance des investisseurs vis-à-vis des notations pour les produits structurés, à l"achat comme lors de leur suivi ultérieur», explique le rapport.De leur côté, les agences ont encore du chemin à faire sur la voie de la transparence même si elles ont déjà pris des mesures en ce sens. «L"information demeure néanmoins insuffisante, estime le rapport, au regard de celle disponible sur des marchés plus matures, en l"absence notamment de publication de documents adoptant des formats comparables, ou de distinction plus lisible des risques spécifiques aux instruments émis». En outre, relève le rapport, les méthodologies, malgré certaines améliorations, demeurent pour la plupart des investisseurs «des boîtes noires qui, en l"absence d"informations plus précises sur les éléments d"appréciations spécifiques et les données statistiques sous-jacentes aux notes individuelles, restent d"utilisation difficiles pour la conduite de diligences et la bonne évaluation du risque de crédit par l"ensemble des acteurs».