Le conseil d’administration de Credit Suisse envisageait de limoger son responsable du comité des risques avant une révolte potentiellement embarrassante de ses actionnaires lors de l’assemblée générale de vendredi, selon des sources proches de la situation citées par le Financial Times. Plusieurs grands actionnaires de la banque ont annoncé publiquement qu’ils voteraient contre la réélection d’Andreas Gottschling pour protester contre la double crise Greensill Capital et Archegos Capital qui a coûté beaucoup d’argent à la banque. Le conseil d’administration, qui se réunissait jeudi après midi, s’alarme du niveau de mécontentement des investisseurs. Le FT indique que la décision de ne pas renouveler Andreas Gottschling devait être annoncée jeudi soir le cas échéant.
Invesco a annoncé ce 29 avril avoir été nommé partenaire en solutions d’investissements alternatifs par la société d’assurance et de réassurance britannique CanopiusGroup. La société de gestion fournira une solution personnalisée de stratégies multi-alternatives via sa plateforme de produits alternatifs. Elle accompagnera son nouveau partenaire dans le cadre d’une allocation d’actifs personnalisée, de la mise en œuvre et du suivi des stratégies ainsi que de la surveillance des risques.
Pimco lance le Pimco GIS ESG Income Fund, un fonds axé sur la génération de revenus intégrant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. Le fonds sera géré par une équipe de gérants de portefeuille expérimentés : Joshua Anderson, managing director, Jing Yang, executive vice president, Jelle Brons, executive vice president, Dan Ivascyn, directeur général et managing director, et Alfred Murata, managing director. Le PIMCO GIS ESG Income Fund vient élargir la gamme GIS Income Suite et les solutions ESG de PIMCO. La GIS Income Suite de PIMCO comprend le GIS Income Fund et le GIS Low Duration Income Fund. Les solutions ESG de PIMCO comprennent, entre autres, le GIS Global Bond ESG Fund, le GIS Emerging Markets Bond ESG Fund, et le GIS Climate Bond Fund. Tout comme les autres produits Income Suite, le PIMCO GIS ESG Income Fund adopte une approche globale, multisectorielle et flexible.
Rothschild & Co Asset Management Europe lance R-co Valor 4Change Global Equity, un fonds actions internationales qui place l’ESG au cœur de son processus de gestion. Cogéré par Yoann Ignatiew et Anthony Bailly, R-co Valor 4Change Global Equity se présente comme un fonds « carte blanche ». Autrement dit, les gérants peuvent s’éloigner de l’indice de référence, tant en termes de styles, de géographies que de secteurs. Le fonds construit sa stratégie autour de thèmes internationaux majeurs d’aujourd’hui et de demain. Pour ce fonds, Rothschild & Co Asset Management Europe a sélectionné MSCI ESG Research, lequel a noté le fonds AA. « Deux éléments clés sont au cœur de notre philosophie d’investissement : la transition et l’engagement. Ils nous permettent de privilégier les acteurs qui affichent des objectifs de transition ambitieux et crédibles. Cette approche s’applique sur l’ensemble des thématiques ESG, y compris le pilier social, souvent délaissé », commente Anthony Bailly. Pour le moment, R-co Valor 4Change Global Equity est distribué en France, Belgique, Pays-Bas, Suisse, Espagne, Allemagne, Italie et Luxembourg.
Emmanuel Macron annoncera un calendrier progressif de déconfinement en quatre étapes, du 3 mai au 30 juin, dans une interview à la presse quotidienne régionale jeudi soir. Lundi prochain, 3 mai, marquera la fin de la limitation de déplacement à 10 kilomètres autour de son domicile. Le retour des élèves est prévu dans les collèges et les lycées. Le couvre-feu national actuellement fixé à 19h00 sera décalé à 21h00 le 19 mai, à 23h00 le 9 juin avant d'être levé le 30 juin, annonce notamment Ouest-France. Le 19 mai marquera la réouverture des terrasses avec des tables de six personnes maximum ainsi que des musées, cinémas, théâtres et salles de spectacle avec des jauges limitées. La réouverture des cafés et restaurants avec des tables de six personnes maximum est annoncée pour le 9 juin.
L’autorité sanitaire américaine, la Food and Drug Administration (FDA), s’est engagée jeudi à interdire les cigarettes mentholées aux Etats-Unis, défendant une mesure qui «sauvera des centaines de milliers de vies». Elle a annoncé qu’elle préparait de nouvelles normes afin d’interdire l’année prochaine l’utilisation du menthol dans les cigarettes et les cigares aromatisés. Les titres des cigarettiers British American Tobacco et Imperial Brands ont clôturé en baisse jeudi à la Bourse de Londres, après cette proposition. British American Tobacco et Imperial Brands tirent environ un quart de leur résultat d’exploitation des cigarettes mentholées, selon Citigroup.
La France a commencé à mettre en oeuvre des mesures visant à accroître la pression sur des responsables libanais afin de les inciter à favoriser une sortie de la crise politique que traverse le pays, a annoncé jeudi Jean-Yves Le Drian, lors d’une visite à Malte. Alors qu’une réflexion est déjà engagée avec l’Union européenne à ce sujet, «nous avons à titre national commencé à mettre en oeuvre des mesures restrictives en matière d’accès au territoire français à l’encontre de personnalités impliquées dans le blocage politique en cours, ou impliquées dans la corruption», a dit le ministre français des Affaires étrangères selon le texte de sa déclaration à La Valette, transmis à la presse.
Selon le Carbon Disclosure Project (CDP), les émissions induites par les portefeuilles d'actifs sont 700 fois plus élevées que les émissions directes des acteurs financiers.
AllianceBernstein est devenu membre fondateur du programme «Corporate Affiliate» de la Columbia Climate School aux Etats-Unis, qui se présente comme la première école dans le monde à se consacrer exclusivement à la lutte contre le changement climatique et les défis qui y sont liés. Dans le cadre de cet accord de trois ans, AB et Columbia s’engageront dans un programme de recherche au croisement de la science du climat et de la gestion d’actifs. Des interactions permanentes entre les gérants d’AllianceBernstein et les experts de Columbia auront lieu sur les questions climatiques fondamentales qui se posent dans le processus d’investissement à travers les portefeuilles, les secteurs, les classes d’actifs et les zones géographiques. Les partenaires collaboreront également à des recherches approfondies à long terme sur les défis les plus importants liés au climat, tels que l’approche de l’objectif «neutralité carbone» et le rôle et l’interaction des différentes acteurs pour atteindre cet objectif dans les 30 prochaines années. L’accord représente la deuxième phase de la collaboration entre Columbia et AB, qui a été lancée en septembre 2019. Au cours de la première phase, les deux partenaires ont co-développé un programme d'études axé sur l’intégration de la science du climat dans la gestion et la construction de portefeuilles.
La société de gestion danoise Capital Four a recruté Jan Hebeler en tant que directeur au sein de l’équipe structuration et origination dette privée. Il sera basé à Stockholm. L’intéressé vient de la banque suédoise SEB où il travaillait au sein de l’équipe finance à effet de levier à Stockholm. Il a aussi travaillé pour Credit Suisse et NP Paribas. Capital Four a récemment levé 1,2 milliard d’euros pour le premier closing d’un fonds de dette privée.
HSBC Asset Management a recruté Bhaven Patel en tant que responsable mondial d’ETF Capital Markets. L’intéressé, qui a rejoint la société le 6 avril, est basé à Londres et rattaché à Carmen Gonzalez-Calatayud, responsable des ETF. Bhaven Patel arrive en provenance de DWS Xtrackers où il était directeur ETF Capital Markets pendant six ans. Il a aussi travaillé chez iShare, Credit Suisse et Morgan Stanley.
Ecofi a annoncé ce 29 avril avoir rejoint Iznes, une plateforme paneuropéenne collaborative d’achat et de vente d’OPC utilisant la technologie Blockchain pour la tenue de registre. La société de gestion a finalisé ce partenariat après des premiers tests concluant sur le fonds BTP Trésorerie, et distribue désormais plusieurs de ses OPC, notamment actions, via cet intermédiaire. Ecofi est la première collaboratrice du système à ne pas en être actionnaire. Parmi les cofondateurs et actionnaires, on retrouve OFI AM, Groupama AM, La Banque Postale AM, Lyxor, Arkéa IS et La Financière de l’échiquier. Deux assureurs, Generali et Apicil, ont par ailleurs pris des participations minoritaires en janvier dernier. La plateforme a notamment réussi ses premières transactions sur parts de fonds utilisant de la monnaie numérique de banque centrale en décembre dernier.
Tocqueville Finance a annoncé ce 29 avril avoir reçu le Label Relance pour son fonds Tocqueville PME. Le véhicule, géré par Pierre Shang et Matthieu Tassy, est investi au minimum à 75% dans des PME et ETI en France et en zone Euro, et dispose de sa propre analyse ESG.
La société de gestion Amplegest a annoncé ce 29 avril avoir obtenu le label Relance pour son fonds Amplegest PME. Gérée par Augustin Bloch-Lainé, cette stratégie est investie en actions françaises de petites et micro capitalisations avec un minimum de 75% en titres d’entreprises éligibles au PEA PME. Elle intègre une notation ESG propriétaire à la sélection des valeurs et à la construction de son portefeuille. Au 23 avril dernier, le fonds comptait 100 millions d’euros d’encours sous gestion.
Manulife Investment Management vient de recruter Bing Liu comme responsable des clients institutionnels pour la Chine, Taïwan et Hong Kong. Basée dans la cité-Etat, elle est rattachée à Peter Kim, le directeur des investisseurs institutionnels pour l’Asie-Pacifique hors Japon. Bing Liu arrive de Macquarie Asset Management, où elle dirigeait la distribution de fonds pour la même région. Elle a auparavant travaillé chez Lombard Odier, Société Générale, et Calyon Corporate & Investment Bank.
Emmanuel Macron annoncera un calendrier progressif de déconfinement en quatre étapes, du 3 mai au 30 juin, dans une interview à la presse quotidienne régionale à paraître ce jeudi soir et déjà partiellement dévoilée sur les sites internet de plusieurs titres. Lundi prochain, 3 mai, marquera la fin de la limitation de déplacement à 10 kilomètres autour de son domicile. Le retour des élèves est prévu dans les collèges et les lycées. Le couvre-feu national actuellement fixé à 19h00 sera décalé à 21h00 le 19 mai, à 23h00 le 9 juin avant d'être levé le 30 juin, annonce notamment Ouest-France. Le 19 mai marquera la réouverture des terrasses avec des tables de six personnes maximum ainsi que des musées, cinémas, théâtres et salles de spectacle avec des jauges limitées. La réouverture des cafés et restaurants avec des tables de six personnes maximum est annoncée pour le 9 juin.
La première « sociétéchèque en blanc» (special purpose acquistion company ou Spac en anglais)sponsorisé par Tikehau Capital, Pegasus Europe, a levé500 millions d’euros au travers d’un placement privé, a indiqué, jeudi 29 avril, la société de gestion française dans un communiqué. Pegasus Europe, lancé en février dernier avec comme co-sponsors Financière Agache, Jean Pierre Mustier et Diego De Giorgi,devient le Spac le plus important en Europe. Il doit établirun partenariat avec une société dans les services financiers opérant dans les secteurs de la gestion d’investissements, de l’assurance et des services financiers diversifiés. Les quatre sponsors du Spac se sont engagés à investir plus de 165 millions d’euros, dont 55 millions d’euros lors de l’introduction en bourse et 100 millions d’euros dans le cadre d’un engagement inconditionnel d’acquisition à terme (Forward Purchase Agreement), explique le communiqué. Tikehau Capital a de son côtéinvesti 25 millions d’euros de son bilan dans le cadre du placement privé et s’est engagé à hauteur de 50 millions d’euros dans le cadre de l’engagement d’acquisition à terme. La société précise que ce dernier montant peut être appelé au moment du rapprochement avec la société sélectionnée.
Amundi a fait état jeudi lors de la présentation de ses résultats trimestriel d’un résultat net ajusté de 309 millions d’euros, en hausse de 50,1% sur un an et de 7,1% par rapport au dernier trimestre 2020. C’est le meilleur résultat trimestriel jamais atteint depuis la cotation de la société en 2015.
Groupama Asset Management, filiale de gestion de l’assureur français Groupama, a indiqué dans un communiqué qu’il venait de dépasser le cap du milliard de dollars (824M€) d’actifs sous gestion en Amérique latine. Ce développement s’est fait essentiellement dans la région andine (Pérou, Chili, Colombie). Pour se développer en Amérique latine, Groupama AM s’appuie sur le tierce-marketeur péruvien Creuza Advisors qui travaille avec un service client à Madrid et les équipes de gestion de la société à Paris. Arnaud Gonet, responsable des ventes de Groupama AM, indique que la société de gestion vise d’autres marchés dont le Mexique et observe un appétit grandissant des investisseurslatino-américains pour l’investissement responsable et ESG.
Moins d’une semaine après sa cotation à la bourse d’Amsterdam, la plateforme espagnole de distribution de fonds Allfunds a officialisé, mercredi 28 avril, le lancement de son offre de gestion déléguée B2B, Allsolutions. La plateforme a reçu le feu vert du régulateur des marchés financiers au Luxembourg CSSF. L’offre d’Allsolutions, qui sera opérationnel en mai, consistera d’abord de 12 fonds couvrant diverses classes d’actifs, dont 7 auront une approche intégrant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance(ESG). Puis 18 autres fonds seront ajoutés dans le courant du troisième trimestre 2021, dont 14ESG, portant le nombre total de stratégies disponibles à 30. Cette nouvelle offre s’adresse en particulier aux banques et gérants de fortune travaillant en architecture ouverte pour la sélection de fonds.
Danske Bank a présenté ce 28 avril ses résultats financiers pour le premier trimestre 2021. On peut notamment noter l’augmentation des encours sous gestion de 3% en trois mois à 722 milliards de couronnes danoises, soit 97 milliards d’euros. Les investisseurs institutionnels représentent désormais 477 milliards de DKK (+3%), contre 295 milliards pour les clients retails (+2%). En dehors des actifs gérés pour le compte du groupe, la masse d’encours représente désormais 602 milliards de DKK (+1%).
Plusieurs sociétés de capital investissement et hedge funds s’opposent à une proposition du président américain Biden visant à mettre fin à l’avantage fiscal dont elles bénéficient, rapporte le Wall Street Journal. Joe Biden a dévoilé une proposition de 1.800 milliards de dollars qui prévoit de nouvelles dépenses pour la garde d’enfants, l'éducation et les congés payés, ainsi que l’extension de certains allégements fiscaux. Pour financer ces dépenses, il augmenterait largement les impôts des Américains les plus fortunés, y compris ceux de Wall Street. Les hedge funds et les sociétés de capital investissement font partie de ceux qui seraient touchés par la proposition du président. Son projet supprimerait les taux réduits sur les plus-values à long terme pour les ménages à hauts revenus, appelés «carried interest». Ces mesures signifieraient que les gestionnaires d’actifs ne seraient plus autorisés à payer un taux inférieur sur une partie importante de leur rémunération. Les lobbyistes du secteur du capital investissement estiment que la proposition pourrait faire plus de mal que de bien. Selon eux, les investissements dans le non-coté ont été bénéfiques à l'économie américaine, notamment en investissant dans les énergies renouvelables et les soins de santé, en créant des emplois et en soutenant les régimes de retraite. Les taxes proposées menaceraient ces investissements, ont-ils avancé.
Michael Fraikin, gérant et responsable mondial de la recherche chez Invesco Quantitative Strategies (IQS), quittera la société en juin, a appris Citywire Deutschland. Tous ses portefeuilles continueront d’être gérés par l’équipe IQS. Expert en gestion quantitative, Michael Fraikin travaillait chez Invesco depuis plus de 24 ans.
Amundi a fait état jeudi lors de la présentation de ses résultats trimestriel d’un résultat net ajusté de 309 millions d’euros, en hausse de 50,1% sur un an et de 7,1% par rapport au dernier trimestre 2020. C’est le meilleur résultat trimestriel jamais atteint depuis la cotation de la société en 2015. Le gestionnaire affiche des encours de 1.755 milliards d’euros fin mars 2021, en hausse de 14,9% sur un an et de 1,5% sur le trimestre. Les revenus nets de gestion du groupe se sont élevés à 775 millions d’euros, en hausse de 15,1% par rapport au premier trimestre 2020. Ces revenus comprennent les commissions nettes de gestion, qui ont progressé de 5,1% à 664 millions d’euros, et les commissions de surperformance qui ont été multipliées par 2,6, à 111 millions d’euros. Les charges d’exploitation ont quant à elles augmenté de 13,6% sur un an, à 376 millions d’euros. Cette augmentation s’explique par la hausse des rémunérations variables provisionnées, en lien avec la progression du résultat. Elle s’explique également, pour 12 millions d’euros, par l’effet périmètre par rapport au premier trimestre de 2020, avec l’acquisition de Sabadell et la création d’une nouvelle joint-venture (JV) en Chine avec Bank of China. La collecte nette d’Amundi a été négative sur ce trimestre, à -12,7 milliards d’euros. Cette décollecte est la conséquence de sorties sur le monétaire de 18,6 milliards d’euros. Ces flux sortants ont été en partie compensés par une collecte positive de 9,8 milliards d ‘euros sur les actifs de moyen et de long terme. Amundi affiche aussi 3 milliards d’euros de collecte positive via ses coentreprises, mais elle attend, sur ce segment, une décollecte à venir de 7 milliards d’euros sur des produits à faible marge en Chine pour des raisons réglementaires. «Les initiatives stratégiques lancées en 2020 (partenariat avec Banco Sabadell, joint-venture avec Bank of China, Amundi Technology) commencent à porter leurs fruits. L’acquisition de Lyxor sera un nouveau relais de croissance», a commenté Yves Perrier, le directeur général d’Amundi, dans un communiqué.
L’ex-président et fondateur de la société Amiral Gestion, François Badelon, a rejoint le gestionnaire d’actifs Lonvia Capital, lancé en octobre 2020 par des anciens de Groupama Asset Management et d’Amiral Gestion, rapporte Funds People. François Badelon, qui avait quitté Amiral Gestion en janvier dernieraprès une aventure de 18 ans, intègre la jeune structure en tant que président du comité stratégique et associé. Funds People indique que l’ancien président d’Amiral Gestion a pris une part significative dans le capital de Lonvia Capital et que son rôle se focalisera principalement sur la stratégie de la société, le développement de l’activité et la génération d’idées.
Depuis son départ de l’Union européenne fin décembre 2020, le Royaume-Uni passe en revue les règles européennes appliquées à son marché de capitaux pour les réadapter dans le courant du deuxième semestre 2021 en droit local. Le régulateur Financial Conduct Authority (FCA), qui conduit cette révision avec le Trésor britannique, a ainsi lancé, mercredi 28 avril, une consultation publique sur la version britannique de la directive européenne MiFID, couvrant les aspects de la recherche et des pratiques de meilleure exécution. En guise de mesure phare, la FCA propose que les règles de découplage des frais de recherche et des frais d’exécution ne s’appliquent pas à la recherche sur les PME britanniques dont la capitalisation boursière ne dépasse pas 200 millions de livres sterling (230M€). Le gendarme financier britannique estime que les budgets pour l’achat de recherche actions externe ont décliné de 20 à 30% après l’entrée en vigueur de MiFID II. S’il observe que cette réglementation n’a pas impacté de manière significative la couverture des petites sociétés cotées britanniques, le régulateur dresse un constat alarmant. Quelques 78% des sociétés avec une capitalisation boursière inférieure à 250 millions de livres sterling ne sont pas suivies ou le sont seulement par un analyste. Au total, environ 28% de l’ensemble de la cote britannique (547 titres) ne bénéficie d’aucune couverture de recherche par un analyste. Parmi ces 547 sociétés, 98% d’entre elles présentent une capitalisation boursière de moins de 250 millions de livres sterling. Le volume quotidien d’échanges sur ces titres étant très réduit, il devient difficile pour un fournisseur de recherche de justifier le coût d’un analyste pour s’y intéresser. Une autre alternative considérée par la FCA pour s’attaquer à cette absence de couverture est d’établir une initiative de marché visant à créer un pôle de recherche. Celui-ci serait financé par des contributions des firmes concernées (fournisseurs de recherche, etc) et la recherche serait exécutée avec les fonds récoltés puis partagée entre contributeurs. Obligations, devises et matières premières exemptées aussi La FCA propose également que la version britannique de MiFID ne s’applique pas à la recherche sur les obligations, les devises et les matières premières. Elle rappelle que les transactions sur ces instruments ne sont pas payées via une commission au broker mais que le broker tire son profit des écarts de marché entre l’offre et la demande sur ces actifs (spreads). «L’exemption proposée ne crée pas les mêmes risques d’opacité entre les frais d’exécution et de recherche qui émergent de la recherche actions », précise le régulateur. La FCA reconnaît néanmoins que l’exemption n’augmentera pas nécessairement l’offre et la demande pour ce type de recherche. Cependant, elle permettra au moins à ses fournisseurs et récipiendaires de réaliser quelques économies puisqu’ils ne paieront pas les coûts liés à la réglementation MiFID. Suppression des rapports RTS 27 et 28 Concernant l’exécution des transactions, la FCA propose de supprimer deux éléments de la directive MiFID européenne. Elle vise d’abord l’obligation pour les plateformes de négociation de publier un rapport sur la qualité d’exécution. Ces rapports dits RTS 27 doivent fournir au public et aux entreprises d’investissement des données pertinentes sur la qualité d’exécution qui les aident à définir le meilleur mode d’exécution d’ordres de clients. En outre, le régulateur britannique veut supprimer l’obligation pour les sociétés d’investissement de publier des rapports dits RTS 28. Ces rapports annuels doivent permettre aux clientsd'évaluer la qualité de la politique d’exécution des entreprises d’investissement et d’identifier les cinq premières plates-formes d’exécution en termes de volumes de transactions sur lesquelles elles ont exécuté les ordres de leurs clients au cours de l’année précédente.
La société de gestion allemande DWS a présenté ce 28 avril des résultats financiers en hausse pour le premier trimestre 2020. Le produit bancaire à fin mars s'élève à 634 millions d’euros, en progression de 21% par rapport au premier trimestre de l’année précédente. Le résultat net est lui en hausse de 39%, à 164 millions d’euros. Les encours ont progressé de 28 milliards d’euros, quasi-uniquement portés par l’effet marché, pour atteindre 820 milliards sous gestion. La collecte nette trimestrielle se limite en effet à un petit milliard d’euros. La filiale cotée de Deutsche Bank a profité de l’intérêt des investisseurs pour ses produits passifs (+7,4 milliards), ses fonds actifs (+1,2 milliard), et ses fonds alternatifs (+1 milliard). Mais ces bons chiffres ont été presque complètement effacés par la décollecte sur les produits monétaires, qui ont rendu 8,6 milliards d’euros à leurs porteurs de parts. La société note que les produits ESG ont représenté, à eux seuls, 4 milliards d’euros de collecte nette ces trois derniers mois. Dans le détail, la gestion active a profité du dynamisme des stratégies obligataires, qui ont reçu 971 millions d’euros nets, principalement de la part d’investisseurs institutionnels, et des fonds systématiques, qui ont collecté 647 millions d’euros. La gestion multi-classes d’actifs a, pour sa part, décollecté de 510 millions d’euros, en raison de pertes de mandats institutionnels. La gestion actions est elle quasi-stable, à +94 millions d’euros. La gestion active représente désormais 1,2 milliard d’euros d’encours, hors monétaire, soit une hausse de 56,5% des encours par rapport à fin 2020. Sur la gestion alternative, la collecte s’est principalement orientée sur les stratégies liquides (+651 millions d’euros), tandis que les fonds immobiliers et infrastructures ont reçu 386 millions d’euros. Un mandat de 900 millions d’euros en Suisse La société a par ailleurs annoncé avoir gagné ce trimestre un mandat en gestion passive auprès d’une importante fondation suisse, pour un montant sous gestion d’un milliard de francs suisses (900 millions d’euros). De même, elle a indiqué que le contrat de son directeur général Asoka Woehrmann avait été prolongé jusqu’en 2024, avec une extension de ses responsabilités à la conduite de «l’effort ESG» de la firme.
La société de services d’information et de réglementation aux fonds Fundsquare a annoncé cette semaine avoir noué un partenariat avec la fintech brésilienne Quantum. La filiale de la Bourse du Luxembourg fournira des données financières, qui seront ensuite analysées par la société brésilienne, qui les distribuera ensuite à sa clientèle latino-américaine, composée de gérants d’actifs, de banques, de courtiers, de fonds de pension et de sociétés de capital-investissement.