Rédigée par le tribunal du commerce de Manhattan, la liste des clients ayant investi chez Bernard Madoff a été publiée ce mercredi. Elle comporte notamment les noms des deux commissaires aux comptes indépendants qui travaillaient pour Madoff, Jerome Horowitz and David Friehling. Y figurent aussi les enfants de Bernard Madoff, ainsi que son actuel avocat Ira Sorkin et des personnalités, ainsi que des banques (HSBC, UBS AG, J.P. Morgan Chase Bank, Bank of America Corp., BNP Paribas et Citigroup). Le Wall Street Journal précise que le document ne mentionne pas le montant des investissements pour chaque client.
Selon Bloomberg relayé par Fondsprofessionell, Irving Picard, le liquidateur de Madoff Investment Securities, aurait retrouvé 946,4 millions de dollars en numéraire et en valeurs mobilières. Ces actifs sont déposés auprès de plusieurs banques dont BNY Mellon et JPMorgan, qui sont disposées à transférer les montants concernés. Mais une partie des titres #sauvés# est très illiquide.
Selon le Financial Times, Goldman Sachs tient à rembourser les 10 milliards de dollars qu"il a reçus du Trésor en octobre dernier pour bénéficier d"un allègement des restrictions imposées quant à son capital. Selon son directeur financier David Viniar, ce remboursement serait un ?très bon signal? et assouplirait la pression et la surveillance renforcée auxquelles la banque est actuellement soumise.
Selon une étude consacrée par l’agence de notation munichoise oekom research sur la responsabilité sociale de 22 grandes entreprises cotées des secteurs pharmaceutique et biotechnologique, le numéro un mondial en fonction de critères environnementaux et sociaux est le français Sanofi-Aventis, noté «B», devant le danois Novo Nordisk, qui obtient également un"B», alors que l’anglo-suédois AstraZeneca se classe troisième avec un «B-".oekom research met toutefois aussi en exergue les efforts environnementaux du suisse Novartis, tout en soulignant qu’aucun des groupes étudiés n’a jusqu'à présent produit de stratégie convaincante pour réduire la pollution de l’environnement à tous les stades du cycle de vie des produits. L’agence munichoise distingue aussi l’américain Eli Lilly, qui a promis récemment de publier les montants versés aux médecins. Sanofi-Aventis et GlaxoSmitKline reçoivent un commentaire élogieux pour leur politique visant à rendre leurs médicaments et leurs procédés accessibles aux pays en voie de développement. Les gérants de quelque 75 fonds utilisent actuellement les analyses produites par oekom research, l’agence estimant à 90 milliards d’euros les encours qu’elle influence.
La division Asset & Wealth Management (AWM) de la Deutsche Bank affiche pour le quatrième trimestre 2008 une perte avant impôt 860 millions d’euros contre un bénéfice de 169 millions un an auparavant. Sur l’ensemble de l’an dernier, la perte avant impôt ressort à 525 millions d’euros contre un bénéfice de 913 millions pour 2007.Les «invested assets» représentaient fin décembre 628 milliards d’euros, ce qui représente une contraction de 73 milliards par rapport à fin septembre et de 121 milliards en un an. La chute des marchés a provoqué à elle seule une baisse de 44 milliards d’euros sur le T4 et de 109 milliards pour l’ensemble de l’année. Pour 2008, les remboursements nets ont porté sur 22 milliards d’euros dans la gestion d’actifs alors que la gestion de fortune affichait des rentrées nettes de 10 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires de la division AWM a chuté de 47 % au T4 à 588 millions d’euros et de 25 % à 3,3 milliards pour l’ensemble de l’année. La diminution pour octobre-décembre est due à une baisse des recettes de commissions du fait de la chute des marchés d’actions, du ralentissement de l’activité de la clientèle et de RREEF ainsi que d’amortissements de 164 millions d’euros sur Seed Capital et d’autres investissement. De plus, la banque a versé 92 millions d’euros pour «subventionner» certains fonds monétaires.
Actuellement, les obligations d’entreprise ont la cote auprès des investisseurs en raison des spreads élevés même pour les émetteurs en euros notés #investment grade#. Universal Investment (UI) a donc décidé d’ouvrir cette classe d’actifs aux investisseurs institutionnels en leur proposant des #Spezialfonds# passifs en trois variantes, avec des frais plus bas que des ETF et la possibilité d’adapter individuellement le produit au cahier des charges de chaque client. En moyenne, les frais des ETF d’obligations d’entreprise se paient 20 points de base, et UI #sera nettement moins cher#, précise le porte-parole du gestionnaire, Bernd Obergfell.Les UI Core Corporate Bonds sont disponibles avec trois stratégies. Le processus de réplication est le plus proche de la méthodologie des ETF et reproduit un indice liquide en totalité sous forme d’obligations physiques. Pour la formule #priorité au spread# (Spread-Orientierung), UI utilise le spread de crédit en combinant des CDS sur des indices d’obligations d’entreprise et des obligations physiques comme les jumbo-Pfandbriefe, ce qui permet une diversification raisonnable même pour des volumes restreints. Comme le risque de défaut reste limité et que le produit peut être aisément couvert, cette stratégie convient pour des concepts de produits garantis. Enfin, avec la stratégie de #stratified sampling#, UI réduit le risque par rapport à des indices très larges avec un filtrage progressif et méthodique pour limiter l’univers à 100-150 titres, de sorte que le souscripteur obtient sans utiliser des dérivés un portefeuille d’obligations physiques avec une forte corrélation au benchmark.
Dans une récente étude de Thomson Reuters Lipper, un panel de gérants de hedge funds et de fonds de fonds alternatifs (33 gérants basés dans le monde entier) estime que les stratégies alternatives qui ont le mieux tirées leur épingle du jeu en 2008 sont les stratégies de managed futures, dedicated short-bias, global macro et l’arbitrage d’options. Au sujet des résultats 2008, les gérants interrogés s’attendent à des performances négatives pour l’ensemble du secteur, en accord avec les résultats publiés au titre des neuf premiers mois de l’année, indique le sondage.Pour 2009, les gérants alternatifs du panel ne s’attendent pas à d’importants changements dans l’environnement de leur secteur. Ils prévoient que les stratégies les plus prometteuses pour l’an prochain sont le distressed securities, le global macro, le managed futures et le long/short equity, indique Lipper.
La banque suédoise SEB a annoncé ce jeudi matin une augmentation de capital de 15 milliards de couronnes suédoises et propose de ne pas verser de dividendes au titre de 2008 afin d"améliorer les fonds propres de 19,5 milliards de couronnes.SEB a annoncé un bénéfice d"exploitation au titre du quatrième trimestre 2008 de 4,038 milliards de couronnes suédoises, en hausse de 59 % par rapport au précédent trimestre et en baisse de 12 % sur le dernier trimestre 2007. Le bénéfice net est ressorti à 3,507 milliards de couronnes sur 2008.
Dans un entretien aux Echos, le spécialiste changes de Deutsche Bank Bilal Hafeez s’attend à une progression de l’euro face au dollar dans les prochains mois, tablant sur un euro à 1,50 dollar d’ici à la fin du premier semestre.
David Rubenstein, co-fondateur de Carlyle, a estimé lors du congrès Super Return de Berlin que de nombreux capital-investisseurs pourraient améliorer leur image cette année en évitant de réagir par des licenciements importants aux problèmes économiques rencontrés par les sociétés figurant dans leur portefeuille, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. D’autre part, les sociétés de private equity seront obligées de s’appliquer à elles-mêmes les recettes qu’elles imposent aux entreprises qu’elles contrôlent, à savoir de réduire elles-mêmes leur effectif et de diminuer spectaculairement les rémunérations.
Pour Franklin Templeton, les premiers indices de normalisation sur les marchés financiers, la propension accrue des investisseurs à prendre des risques et la perspectives d’un gonflement massif des nouvelles émissions d’obligations remettent en question la hausse récente des cours, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Joost van Lenders, stratégiste chez Fortis Investments, a d’ailleurs déjà commencé à sous-pondérer les obligations d’Etat dans les portefeuilles diversifiés. Il y a en effet déjà eu selon lui plusieurs signaux d’alerte, avec la disparition du spread entre les bunds et les Treasuries à fin octobre (alors qu’il atteignait 60 points de base début septembre), les difficultés de placement du nouveau bund et l’abaissement des notes sur les emprunts d’Etat grecs et espagnols ainsi que l’augmentation du spread des emprunts d’Etat de la zone euro par rapport aux bunds.
Selon La Tribune, suite à la dégradation de leurs résultats, 4 des 6 principales banques françaises ont été dégradées par Fitch sur la perspective de leur note long terme et de leur note intrinsèque. " L’agence de notation financière a placé sous surveillance négative les notes A+ des Caisses d'Épargne et des Banques Populaires, ainsi que celle de leur filiale commune Natixis» et «elle a, par ailleurs, affecté une perspective négative à celle de Société Générale (AA-) et de BNP Paribas (AA)», indique notamment le quotidien financier.
La filiale irlandaise de HSBC, dépositaire des fonds Thema et Herald USA, a remboursé sans commentaires 6 millions d’euros à des banques chargées de tenir les portefeuilles de parts, indique Das Investment. La Frankfurter Fondsbank a ainsi perçu 1,2 million d’euros. Il s’agit d’argent versé le 10 décembre pour être investi dans les fonds Madoff le 15 décembre, mais l’escroquerie a été découverte le 12 décembre et les virements ont pu être annulés.
Le prestataire zurichois de due diligence en matière d’investissement alternatif SwissAnalytics a annoncé mercredi avoir conclu un partenariat exclusif de distribution de ses produits concernant les hedge funds au travers de la plate-forme BarclayHedge, rapporte Hedgeweek. L’objectif consiste à fournir aux cleints des rapports de due diligence totalement indépendante ainsi que des services de suivi (monitoring) actifs couvrant la palette complète des stratégies de hedge funds dans le monde entier, rapidement et à un coût raisonnable, a indiqué Marc Enzler, CEI de SwissAnalytics.
Selon La Tribune, l'établissement a accusé une chute de 98 % de son bénéfice net, à 3,13 millions de dollars., mais sans exceptionnel, le bénéfice serait ressorti seulement en repli de 28 %., assure la banque.Afin de tamiser les effets de la crise, Lazard a décidé de « redéployer » son personnel vers les activités les plus rémunératrices. Au final, les effectifs de la banque seront ramenés à leur niveau de 2006.
Selon Les Echos, la banque suisse a décidé de faire appel de la décision du tribunal concernant le dossier Oddo & Cie, jugement la condamnant à verser 30.072.217,90 euros à la société française pour la vente de ses actions Luxalpha début novembre, c’est-à-dire avant que n'éclate l’affaire Madoff.
Selon La Tribune, à la demande des 600 investisseurs européens qu’il représente, le cabinet Deminor compte porter plainte contre Luxalpha, Lux Invest et Herald, après avoir eu communication des contrats de dépositaire et de gestion mentionnés dans les prospectus de ces fonds.Deminor cherche à savoir comment UBS et HSBC ont pu transférer à Madoff toutes les fonctions de ces OPCVM, «afin d’avoir la confirmation qu’aucun contrat avec Madoff n’avait été formalisé ou dans le cas contraire pour en connaître la teneur», explique le quotidien.
Dans un communiqué en date du mercredi 4 février, le gendarme des marchés indique que Thierry Francq est nommé secrétaire général de l"Autorité des marchés financiers à compter du 1er mars 2009. CV : Né en avril 1964, Diplômé de l"École polytechnique et de l"École nationale de statistiques et d"administration économique (ENSAE), Thierry Francq a débuté sa carrière en 1988 au sein de la Direction de la Prévision (ministère de l"Économie, des Finances et de l"Industrie) comme adjoint au chef du Bureau extérieur puis opérations financières. En 1992, il rejoint la Direction du Trésor où il a occupé les fonctions d"adjoint au chef du Bureau financement du logement et, à partir de 1995, de chef du Bureau en charge de la politique de la France vis-à-vis du Fond monétaire international (FMI) et du système financier international et de la préparation des sommets G7. De mars 2000 à mai 2002, il exerce les fonctions de sous-directeur en charge de la régulation des entreprises, des produits et des marchés d"assurances puis, de 2002 à mai 2004, celles de sous- directeur du Service des participations avant d"être nommé Chef du Service du financement de l"économie à la Direction générale du Trésor et de la politique économique (ministère de l"Économie, des Finances et de l"Industrie).
La crise financière n’a pas épargné le premier réassureur du monde, mais Munich Ré affiche encore pour 2008 un bénéfice net de 1,5 milliard d’euros contre 3,9 milliards pour l’année précédente et le dividende va être maintenu inchangé à 5,50 euros par action, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Pour le quatrième trimestre, Munich Ré a passé une dépréciation d’actifs de 400 millions d’euros sur son portefeuille de valeurs mobilières. Le directeur financier Jörg Schneider a indiqué que la poche actions a été réduite à moins de 2 % des 175 milliards d’euros investis, tandis que l’allocation aux obligations d’Etat et aux obligations d’entreprises de la plus haute qualité a été renforcée. Pour éviter toute surprise face aux fortes fluctuations des taux d’intérêt, Munich Ré a aussi passé par anticipation des provisions sur son portefeuille obligataire.
Le bénéfice net de Mapfre s’est accru l’an dernier de 23,2 % à 900,7 millions d’euros grâce à la consolidation des acquisitions de de 2006 et 2007, tandis que son chiffre d’affaires augmentait de 19,1 % à 17,7 milliards, rapporte Cinco Días. Les rentrées nettes des plans d'épargne-retraite ont bondi de 66 % à 566 millions d’euros. L’assureur précise avoir perdu 45,9 millions d’euros sur ses investissements dans Lehman, Fannie Mae et Freddie Mac.
Selon La Tribune, l’AMF réfléchit, comme d’autres régulateurs européens, à un régime permanent pour les ventes à découvert. Pour l’AFG, ce n’est pas cette technique qui consiste à vendre un titre non détenu dans l’espoir de le racheter ensuite à un moindre prix, qu’il faut condamner, mais ses abus. " Si des restrictions devaient toutefois être décidées, un consensus plaide en faveur de régimes harmonisés qui ne constituent pas un patchwork au niveau européen.», complète notamment La Tribune.
Aux termes de l’ordonnance n° 2009-105 (publiée le 31 janvier) relative aux rachats d’actions, aux déclarations de franchissements de seuils et aux déclarations d’intentions, qui entrera en vigueur à compter du 1er août 2009, la France a décidé, sur recommandation de l’AMF, de fixer deux nouveaux franchissements de seuils dans les déclarations d’intentions (15% et 25%), relève l’Agefi. Toutefois, poursuit le quotidien numérique, «l’intégration des produits dérivés dans le calcul des franchissements de seuils n’a pas été aussi complète que le souhaitait le régulateur».
Selon une étude de Hedge Fund Research (HFR) relayée par Hedgeweek, 55 % des gérants de hedge funds basés aux Etats-Unis sont déjà enregistré auprès de la SEC en tant que conseillers en investissement, et les sociétés de gestion enregistrées auprès du régulateur gèrent environ 71 % de l’encours de tous les hedge funds basés aux Etats-Unis. D’une manière générale, les gérants de hedge funds enregistrés auprès de la SEC gèrent environ 60 % de l’encours du secteur, estime à 1,4 billion de dollars. De plus, environ les deux tiers des actifs des fonds de hedge funds sont gérés par des sociétés enregistrées auprès de la SEC
Le Comité européen des régulateurs des marchés de valeurs mobilières (CESR) a souhaité attirer l’attention des investisseurs européens sur les actions potentielles qu’ils peuvent engager ou qui peuvent être engagées en leur nom. Tout en soulignant au passage qu’il ne peut pas aider les investisseurs directement.Mais il peut les assister en leur fournissant des informations sur les démarches à accomplir. D’où un document d’une douzaine de pages avec pléthore de renseignements pratiques pour les différentes catégories d’investisseurs. Dans sa présentation liminaire, le CESR insiste tout particulièrement sur le fait que, pour les clients qui avaient investis directement dans Bernard L. Madoff Investment Securities LLC, tous les dossiers doivent être impérativement remis à l’administrateur américain d’ici au 4 mars 2009. Au-delà de cette date, les dossiers seront pris en compte jusqu’au 2 juillet prochain, mais pas forcément avec le même degré de protection, indique le CESR. Après cette date, les dossiers ne seront plus traités. Par ailleurs, le Comité incite vivement les intermédiaires et les gérants de fonds dont certains clients pourraient subir des pertes de ne pas hésiter à communiquer sur les démarches éventuelles qu’ils entreprennent pour recouvrer des fonds pour le compte de ses clients ou sur toutes autres informations sur les démarches qui peuvent être envisagées.
La division Wealth Management de la banque suédoise SEB a vu ses encours sous gestion décliner de 11 % à 1.142 milliards de couronnes en 2008. Le bénéfice d"exploitation du pôle a baissé de 24 % sur un an à 2.011 millions de couronnes. Le revenu d"exploitation recule de 8 % par rapport à l"année dernière à 4.687 millions de couronnes, reflétant la chute des marchés actions. Les dépenses d"exploitation sur l"année ont augmenté de 9 % à 2.659 millions de couronnes, dont 6 % sont liés à l"acquisition de Key Asset Management, une société de fonds de hedge funds basée à Londres. En excluant cette acquisition, les coûts ont augmenté de 3 % en raison de l"expansion des deux métiers du pôle (Private Banking et Institutional Sales) et du développement de produits de gestion alternative, note SEB dans un communiqué. SEB précise avoir continué à croître sur le marché suédois des fonds. Les souscriptions nettes se sont montées à 6,5 milliards de couronnes sur l"année, dans un marché ayant accusé des rachats nets de 17,5 milliards. La gestion alternative a à elle seule attiré des souscriptions nettes de 8,6 milliards de couronnes. Les nouveaux actifs en net sont ressortis à 33 milliards de couronnes, ce qui compense en partie le déclin des marchés actions.
Harry Markopolos, l"homme qui avait alerté les autorités au sujet des activités de Bernard Madoff , a déclaré mercredi qu"il y avait encore une dizaine de fonds nourriciers non identifiés en Europe qui avaient donné leur argent à l"escroc présumé, rapporte le Financial Times. Selon sa propre enquête, Harry Markopolos a recensé 14 fonds nourriciers ; deux seulement ont été nommés publiquement.
L’association Inverco des sociétés de gestion estime que l’encours moyen des 112 fonds d’actions espagnoles a chuté l’an dernier à 24 millions d’euros contre 66 millions pour 117 fonds en 2007 et 86 millions et 115 fonds en 2006. Le nombre de fonds dont les actifs sous gestion ont été inférieurs à la moyenne est ressorti à 77 % en 2008 contre 66 l’année précédente et 79 en 2006.
Les investisseurs espagnols restent prudents, souligne Cinco Días. Selon le sondage de Lipper auprès des 14 plus grandes sociétés de gestion espagnoles, 53,85 % des gérants sous-pondéraient en janvier les actions européennes et l’allocation moyenne aux liquidités se situait à 32,89 %. Actuellement 30,77 % des sondés déclarent surpondérer les obligations et 60,23 % indiquent qu’ils surpondèrent les liquidités.
Selon les calculs d’Ahorro Corporación, les remboursements nets des fonds distribués en Espagne ont représenté 2,7 milliards d’euros en janvier, note Funds People. Sur ce total, environ 2,5 milliards correspondent à des fonds garantis parvenant à échéance, les souscripteurs choisissant de ne pas réinvestir.
La capitalisation boursière de ces sociétés à parfois perdu jusqu'à 70 % en 2008. Du coup, elles licencient à tour de bras pour faire baisser leur point mort. Beaucoup de sociétés de gestion américaines - Franklin Resources, Eaton Vance, Black Rock, Janus Capital group, Alliance Bernstein, Legg Mason? - ont vu leurs titres en bourse, chuter de 40, 50, 70 % l"an dernier."Toutes ces sociétés de gestion sont dans le même bateau», note Greggory Warren, le spécialiste de Morningstar. «Elles sont victimes du déclin ultra rapide du marché et doivent réduire leurs coûts fixes». Du coup, elles essaient de baisser au plus vite les emplois pour diminuer leur point mort. Franklin réduit ses effectifs de 350 personnes, Fidelity Investments supprime 3.000 postes, Legg Mason annonce 200 licenciements. Mais cela ne suffira pas.L"industrie a été violemment secouée par la crise financière mondiale. Il suffit de regarder les statistiques de Robert Lee, l"analyste de la société de Bourse Keefe Bruyette et Woods (KBW), pour mesurer l"ampleur des dégâts. L"indice S&P 500 a déjà chuté de 40,8 % en 2008, le Nasdaq Composite a régressé de 43,1 %, mais l"indice KBW des gérants d"actifs mesurant les performances de leurs titres à, lui, reculé de 63,6 % ! Presque toutes les vedettes du secteur sont touchées. Le classement des 100 plus grosses sociétés de gestion de fonds mutuels réalisé par Morningstar montre que Vanguard, le premier de la liste, a perdu 265 milliards de dollars d"actifs gérés en 2008, Fidelity Investments -373 milliards, Franklin Templeton -110 milliards, Black Rock -27 milliards de dollars?Leurs fonds ont été asséchés par la baisse des cours des actions et obligations et les retraits massifs des investisseurs, déboussolés par la crise. Seules quelques - rares - exceptions ont tiré leur épingle du jeu, tel Federated Investors Inc (FFI) qui a vu ses actifs gérés croître de 18 % l"an dernier. «FFI a attiré de nouveaux investissements vers ses produits monétaires au rythme de 20 milliards de dollars par mois», explique Matt Snowling, l"analyste de la société de Bourse FBR Capital Markets. Logique : les 2.000 clients institutionnels de FFI viennent chercher des actifs (bons du trésor, bons de villes et Etats ultra sûrs, etc.) peu rémunérateurs mais sans risques.La société Fairholme Capital Management (6,68 milliards de dollars à la fin 2007, 7,24 milliards un an plus tard) soigne elle aussi sa différence. Bruce Berkowitz, le fondateur de la société, conseille à ses fans «d"ignorer la foule» pour se concentrer sur une petite vingtaine de valeurs sous évaluées, mal comprises. Sa société affiche malgré tout un retour sur investissement négatif de 29,7 % en 2008. Mais, explique Paul Astyle du service clientèle, «les investisseurs savent que nous sommes bien placés quand l"économie repartira, ils ont la foi». Les clients ont donc apporté de nouveaux billets verts à Fairholme en cours d"année. Pour les autres sociétés, sur la pente descendante, l"heure est de plus en plus à la consolidation au sein même de l"entreprise. Pour Robert Lee, les sociétés Franklin, BlackRock, Affiliated Manager, aux poches bien pleines, sont plutôt acheteuses car elles ont encore beaucoup de liquides dans leur bilan et peu ou pas de dettes. En revanche, Janus, lesté par plus d"un milliard de dollars de dettes, serait vendeur. Ses mauvais paris dans le secteur de la finance l"ont fragilisé.