Si la plupart des fonds espagnols ont été sinistrés par la crise financière qui a provoqué une chute des marchés et la fuite des souscripteurs, certains produits orignaux, les «fonds d’auteur», ont d’ores et déjà digéré cette période difficile, constate Cotizalia. C’est le cas du Pegasus de Renta4 (géré par Miguel Jiménez) dont l’encours est passé depuis fin 2007 à aujourd’hui de 14 millions à 160 millions tandis que la valeur liquidative (VL) augmentait de presque 40 %.Chez Bestinver, le Bestinfond de Francisco García Paramés, Álvaro Guzmán et Fernando Bernad a vu sa VL augmenter de 27 % par rapport à 2007, tout comme l’EDM Ahorro géré par Karina Sirkia.Quant au Cartesio X géré par Cayetano Cornet et au BK Kilimanjaro de Vicente López, leur VL est à présent supérieure de respectivement 20 % et 9,2 % à celle de 2007. La situation est bien sûr plus difficile pour les fonds spécialistes des seules actions espagnoles puisque l’ibex a perdu au total plus de 40 %. Et même le BPA Fondo Ibérico Acciones, de Gonzalo Lardiés, affiche une VL inférieure de 21 % à son niveau d’avant la crise.
VAM Funds, la société de gestion de fonds domiciliée au Luxembourg, ouvre sa plate-forme Ucits IV (incluant des services de marketing et d’administration) aux sociétés de gestion retail et institutionnelles, rapporte Investment Europe.La société estime que cela pourrait aider les petites sociétés de gestion à gérer le poids de la réglementation et de l’administration ainsi qu’à élargir leur distribution.
Deux membres de l’équipe marchés émergents de Pictet Asset Management ont quitté la société, révèle Investment Week. Il s’agit de Peter Jarvis, qui co-gérait le portefeuille Pictet Russian Equities et le fonds Pictet Emerging Markets, et d’Isabelle Alexander, qui gérait la partie Amérique latine des fonds marchés émergents mondiaux. Pictet ne prévoit pas de remplacer les deux personnes.
En Chine continentale, la concurrence est de plus en plus vive dans le secteur naissant de la gestion d’actifs. Le pays va bientôt compter plus de 80 sociétés de gestion. Dernière arrivée, Donghai Funds, qui a obtenu le feu vert de l’autorité de tutelle bancaire, la China Banking Regulatory Commission (CBRC) le 19 février dernier, et qui a reçu ensuite son agrément de la China Securities Regulatory Commission (CSRC) pour exercer en tant que société de gestion fin février. La société basée à Shanghai, qui envisage d’avoir en priorité des organismes de placement collectif type mutual fund ainsi que des comptes ségrégés, a trois grands actionnaires, Donghai Securities (45%), Shenzhen Peng Bo Group (30%) et Suzhou Xiangcheng Jiangnan Chemical Fiber Group (25%). Parallèlement, les candidatures se multiplient. Fin février, six sociétés de gestion attendaient le feu vert de la CBRC pour déposer leur demande d’agrément auprès de la CSRC.
La banque privée suisse Julius Baer envisage de doubler son effectif en Asie pour le porter à plus de 1.000 d’ici à 2015, a indiqué le CEO de l'établissement, Boris Collardi, dans un entretien au quotidien chinois South China Morning Post.Julius Baer va notamment recruter des experts en investissement dans la région afin de répondre à la demande de la clientèle fortunée en pleine croissance. Les clients asiatiques recherchent des rendements de 10% à 20%, beaucoup plus élevés que les taux de 3% à 5% attendus en Europe, relève Boris Collardi.
La société de gestion italienne Azimut Holding a dégagé en 2012 un bénéfice consolidé de 160,6 millions d’euros, contre 80,4 millions en 2011. Le chiffre d’affaires consolidé est ressorti à 433,6 millions d’euros, contre 325,7 millions en 2011.A fin 2012, les encours totaux d’Azimut s’élevaient à 19,6 milliards d’euros, dont 17,5 milliards d’euros gérés en interne. Un dividende de 0,55 euro par action sera distribué (0,25 euro en 2011).
Esemplia, la société de gestion dédiée aux marchés émergents mondiaux appartenant à Legg Mason Global Asset Management, a recruté deux personnes, rapporte Fund Web. Il s’agit de Steve Triantafilidis, nommé principal et responsable des investissements, et de Michael Bourke, gérant des stratégies long-only.Le premier travaillait précédemment chez Vontobel Asset Management en tant que managing director et responsable des actions monde. Michael Bourke était chez FPP Asset Management, en tant qu’associé et gérant marchés émergents.
Le néerlandais van Lanschot de Bois-le-Duc (s-Hertogenbosch) affichait fin 2012 un encours de 40,9 milliards d’euros, soit 11 % de plus qu’un an auparavant. Mais si le «private & business banking» (18,7 milliards d’euros contre 19 milliards) a supporté des sorties nettes de 1,9 milliard d’euros, la gestion d’actifs, principalement logée chez Kempen Capital Management, a collecté en net 2,3 milliards d’euros pour atteindre 22,2 milliards d’euros contre 17,7 milliards fin 2011.Van Lanschot précise qu’en raison de 121,7 millions d’euros d’amortissements sur les plus-values et de charges exceptionnelles de 35,7 milliards, l’exercice 2012 se solde par une perte nette de 155,4 millions d’euros contre un bénéfice net de 43,1 millions pour l’année précédente.Le coefficient d’exploitation, en tenant compte des charges exceptionnelles, s’est détérioré à 77,9 % contre 76,5 %.
Le suisse Partners Group Holding a decidé de créer deux postes supplémentaires dans son conseil d’administration et de pratiquer quelques changements dans le chief executive office ainsi que dans l’executive board dans un contexte de très rapide croissance de l’activité.Steffen Meister, CEO depuis 2005, sera proposé à l’assemblée générale du 2 mai comme nouveau membre exécutif du conseil d’administration, président du business development committee et membre des comités risk & audit ainsi que nomination & compensation. Il devrait aussi siéger dans le nouveau comité stratégie ainsi que dans le markets committee, ces deux derniers étant présidés respectivement par Alfred Gantner et Urs Wietlisbach.Le conseil d’administration prévoit aussi de proposer à l’assemblée générale la nomination de Patrick Ward comme administrateur non exécutif et membre du markets committe avec le titre de chairman UK & Middle East. Basé à Londres, il vient de quitter Goldman Stachs Asset Management International, où il a passé 33 ans, en dernier lieu comme advisory director et chairman.La transition sans heurts de la direction opérationnelle se fera avec la nominration au 1er juillet 2014 de Christoph Rubeli et André Frei come co-CEO. Ces deux personnes travaillent depuis respectivement 14 et 12 ans chez Partners Group.Christoph Rubeli, qui est associé de Partners Group, était déjà responsable des investissements directs dans le private equity, activité qu’il continuera d’exercer. André Frei est également associé de Partners Group et responsable du client services business department et chief risk officer.En outre, Reto Schwager, associé, und Raphael Meier, managing director deviendront au 1er juillet co-heads du client services business department.Enfin, Andreas Knecht, general counsel et associé, sera nommé membre de la direction générale à compter du 1er juillet 2013.
Le fonds de pension public norvégien a réalisé en 2012 la deuxième meilleure performance de son histoire avec un rendement de 13,4% grâce au net rebond des marchés boursiers, selon un communiqué publié le 8 mars par la Banque de Norvège.Alimenté par les revenus pétroliers de l’Etat et réinvesti en actions, obligations et dans l’immobilier hors de Norvège, le fonds pesait 3.816 milliards de couronnes, soit quelque 517 milliards d’euros à la fin de l’année, contre 3.312 milliards fin 2011.La progression est essentiellement due à la performance des investissements en actions étrangères, qui représentent 61,2% du portefeuille total et qui ont affiché un rendement de 18,1%. Le rendement des obligations a atteint 6,7% tandis que celui des investissements immobiliers s'élevait à 5,8%. Ces deux secteurs représentent respectivement 38,1% et 0,7% du portefeuille.La valeur comptable du fonds a été érodée de 220 milliards de couronnes du fait du renchérissement de la couronne norvégienne par rapport aux autres devises. Mais ces effets de change n’ont pas d’incidence réelle sur la valeur du fonds appelé à rester investi hors de Norvège. L’examen de l’allocation régionale montre d’ailleurs que le fonds est désormais investi à moins de 47% en Europe contre 53% il y a un an alors que la poche émergente approche les 9%.
Le taux de chômage américain est retombé à 7,7% de la population active en février ce qui correspond à un plus bas depuis fin 2008. Malgré cette embellie, les économistes estiment que la Réserve Fédérale devrait maintenir sa politique monétaire accommodante jusqu'à la fin de l’année.
Des groupes industriels britanniques devraient alerter dès aujourd’hui le chancelier de l’Echiquier, George Osborne, sur la nécessité de consacrer une part nettement plus importante du budget à la relance de l’activité, notamment par des mesures ciblées sur la construction de logements immobiliers, indique le journal. Une pression exercée alors que l’austérité est de plus en plus contestée dans le pays.
Le président chypriote Nicos Anastasiades devrait demander à la Grèce de lui octroyer 2 milliards d’euros d’aides destinées à la recapitalisation de son système bancaire, selon le journal qui cite des sources officielles. «Nous faisons tout notre possible pour sortir Chypre de la crise aussi vite que possible, mais le chemin n’est pas parsemé de roses» a indiqué hier Nicos Anastasiades.
Alors que le budget fédéral tablait initialement sur un transfert de bénéfices d’environ 1,5 milliard d’euros de la part de la Bundesbank pour 2012, le montant des bénéfices annuels de la banque centrale s’élèvera seulement à 643 millions, en raison d’une augmentation des provisions pour risques.
La hausse des coûts salariaux en Chine pourrait entrainer un rebond de l’inflation à une moyenne de 3% sur l’ensemble de l’année 2013, selon le China Securities Journal qui cite Xu Lianzhong et He Xiaoying, deux chercheurs de l’évolution des prix à la Commission de développement et de réforme du pays. La croissance devrait néanmoins également être plus forte cette année qu’en 2012.
Un document du FMI relayé par Der Spiegel incite le gouvernement allemand à promouvoir l’investissement public et privé, dont le faible niveau depuis de nombreuses années menace les perspectives de croissance du PIB à long terme. Il juge par ailleurs les finances publiques allemandes saines.
Le redressement des comptes publics est douloureux mais nécessaire pour que la France conserve la maîtrise de ses finances publiques, déclare le ministre du Budget Jérôme Cahuzac au Journal Du Dimanche. Le gouvernement, qui vient d’abandonner son objectif de réduction du déficit à 3% du PIB cette année, vise 5 milliards d’euros d'économies supplémentaires en 2014 sur le seul périmètre de l’Etat.
Les employés du service public des Länder allemands ont obtenu une hausse de salaire de 5,6%, qui sera échelonnée sur deux ans, ont annoncé samedi les négociateurs à l’issue de discussions marathon entre les représentants des régions et le syndicat VerDi de la fonction publique. Ce dernier réclamait une hausse globale de 6,5% pour les 765.000 employés concernés.
Le gouvernement irlandais s’apprête à publier cette semaine des objectifs trimestriels pour les banques domestiques en matière de restructuration des prêts hypothécaires défaillants. Un représentant du ministère des Finances a indiqué à la RTE que le gouvernement avait la ferme intention que les familles restent dans leurs maisons malgré ces restructurations.
Berlin prévoit d’emprunter moins que prévu sur les marchés en 2014, selon Der Spiegel qui cite des sources gouvernementales. S’appuyant sur une économie solide, l’Allemagne pourra compter sur des revenus fiscaux supplémentaires qui pourraient lui permettre de n’emprunter qu’entre 6 et 8 milliards d’euros, bien moins que les 20,7 milliards prévus jusqu'à présent.