La Banque d’Angleterre (BoE) ne devrait pas relever ses taux d’intérêt avant le deuxième trimestre 2016, soit plus tard qu’anticipé jusqu’ici, dans un contexte de faiblesse persistante de l’inflation, suggèrent les conclusions d’une enquête Reuters. Le taux directeur de la banque centrale britannique est ancré depuis début 2009 à un plus bas historique de 0,5% et aucun des 58 économistes interrogés au cours des derniers jours n’anticipe de changement à l’issue de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la BoE, jeudi 5 novembre.
Le chômage a reculé en septembre en France à son plus bas niveau depuis avril et même depuis août 2012 chez les jeunes, selon le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a diminué de 0,7% soit 23.800 personnes, à 3.547.800 au total en métropole. Il s’agit de sa plus forte baisse sur un mois depuis septembre 2007 si l’on excepte le «bug» informatique qui avait perturbé le recensement en août 2013. La baisse du nombre de chômeurs sans aucune activité est forte chez les moins de 25 ans, à -2,6% sur septembre. «La tendance est claire : il s’agit du quatrième mois consécutif de baisse, ce qui porte à 24.700 le recul du nombre de jeunes inscrits depuis fin mai», souligne la ministre du Travail Myriam El Khomri.
Les négociateurs républicains et démocrates au Congrès américain et l’administration Obama sont proches d’un accord sur le relèvement du plafond de la dette et le financement de programmes gouvernementaux à court terme, a appris Reuters lundi de sources parlementaires. Les détails restent à finaliser mais l’accord permettrait d’assurer le financement d’agences fédérales sur une période de deux ans. La hausse des dépenses sur certains programmes, militaires notamment, serait compensée par des économies réalisées ailleurs, selon les sources.
Les avantages fiscaux accordés à des entreprises multinationales par certains Etats de l’Union européenne ont violé les traités communautaires, estime la commission spéciale du Parlement européen sur les pratiques d’évasion fiscale dans un rapport adopté lundi à Strasbourg. Bien que la fiscalité relève de la souveraineté des Etats, ces rescrits fiscaux - ou accords conclus avec les administrations fiscales - permettent à certaines entreprises multinationales d’obtenir une réduction de leur niveau d’imposition dans un pays où elles peuvent dès lors transférer une part importante de leurs profits. Ils «ont faussé la concurrence au sein du marché intérieur», affirme la commission spéciale. Le rapport, qui a été adopté à Strasbourg par 34 voix contre trois et sept abstentions, sera soumis au vote de l’assemblée plénière au mois de novembre.
Directeur du développement, responsable de la multigestion et associé au sein de la société de gestion Matignon Finances, Charbel Frem est avant tout un père de famille attentionné. De Beyrouth à Paris, en passant par Dubaï, itinéraire d'un multigérant atypique.
Créée en 1983 par d’anciens dirigeants d’Investissement Rothschild, la société de gestion Matignon Finances a été reprise en 2011 par une équipe de 5 associés, actionnaires à parts égales, dont Philippe de Cholet a pris la présidence. Elle compte aujourd’hui neuf collaborateurs et gère près de 250 millions d’euros (hors encours conseillés). Une petite structure qui met l’accent sur la flexibilité de sa gestion, des critères de sélection originaux et des investissements atypiques.
Pierre-Olivier Philip, cofondateur de PNG Consulting, dévoile au site H24 Finance ses choix en matière de sélection de fonds, et ses craintes envers la volatilité de certains fonds patrimoniaux.
L’offre abondante et la faible demande ont entretenu la glissade de la plupart des cours des matières premières au troisième trimestre 2015, souligne la Banque mondiale dans un rapport publié le 26 octobre 2015.
Crédit Agricole CIB, HSBC et la Société Générale ont été mandatées par la Ville de Paris pour l’aider à émettre sa première obligation climat. Des réunions avec les investisseurs sont prévues à partir du 3 novembre. Les fonds levés serviront à financer des projets en faveur de la transition énergétique et contre le réchauffement climatique. Paris est noté AA par S&P et Fitch.
Les orientations de la future réforme du Code du travail ne seront pas présentées ce mercredi mais la semaine prochaine, la concertation avec les partenaires sociaux étant toujours en cours, a rapporté lundi Reuters. Le Premier ministre Manuel Valls avait annoncé lundi dernier lors de la conférence sociale que les orientations du futur projet de loi de Myriam El Khomri seraient présentées mercredi.
La croissance va décélérer dans la région Asie de l’Est et Pacifique en 2015 et 2016, selon la Banque mondiale. L’institution a annoncé lundi 26 octobre 2015 avoir abaissé ses prévisions pour l’activité économique, soulignant le risque de net ralentissement en Chine et les conséquences du relèvement des taux d’intérêt attendu aux Etats-Unis.
Credit Suisse n’a pas assez investi par le passé, estime son nouveau patron Tidjane Thiam. La nouvelle stratégie de la banque prévoit, outre des mesures d'économies, des investissements qui doivent la ramener sur la voie de la croissance. «Credit Suisse doit à nouveau croître, tel est mon objectif», a souligné Tidjane Thiam dans un entretien à la Neue Zürcher Zeitung. La restructuration annoncée la semaine dernière prévoit des investissements à hauteur de 1,5 milliard de francs et des économies de 3,5 milliards. «Une entreprise qui ne se développe pas n’a pas d’avenir», ajoute Tidjane Thiam, citant comme exemple l’industrie automobile britannique. «Pendant des décennies, ses dirigeants se sont concentrés sur les mesures d'économies, avec comme résultat la disparition des fournisseurs».
L'émergence de nouvelles plateformes de fonds permettant de trouver plus vite et à un meilleur prix le produit souhaité, la simulation de portefeuille sans un conseiller bancaire, la baisse des coûts... La gestion d’actifs vit selon certains une évolution comparable à l’arrivée d’Uber dans le secteur du transport de personnes, explique Le Temps. Pour le directeur de la Swiss Funds & Asset Management Association (SFAMA), Markus Fuchs, «La tendance à l’ubérisation est claire, même si elle est difficile à quantifier». Tout le monde n’est pas convaincu. «A mon avis, nous assistons moins à une ubérisation de la gestion d’actifs qu’à une low-costisation», explique Mathieu Gilbert, responsable de la gestion quantitative & Overlays au sein d’Edmond de Rothschild Asset Management. L’ubérisation renvoie à une faille réglementaire dont l’utilisation permet de baisser fortement les coûts. «Dans la finance, après les dérives de la banque d’investissement, nous assistons plutôt à une augmentation de la densité réglementaire depuis 2008», poursuit le gérant genevois. «Nous assistons effectivement à une ubérisation de la gestion d’actifs», confirme Philippe Ferreira, directeur auprès de Lyxor Asset Management, à Paris. Pour lui, l’émergence des ETF, ces produits indiciels cotés et à bas coût, pousse les fonds de placement semi-actifs vers la sortie.
Aviva Investors Real Estate France a acquis auprès d’Affine, pour le compte d’entités du groupe Avive, une seconde plateforme logistique construite dans le parc logistique de l’Aube à Buchères, près de Troyes (10), entièrement louée avec un bail longue durée à SOLODI (Société Logistique de Distribution), filiale de Devanlay, licencié mondial de la marque Lacoste pour le textile et la maroquinerie. La plateforme, livrée en avril 2014, occupe 18.770 m², avec un potentiel d’extension à 24.770 m².
Sept des principales sociétés de gestion ont perdu collectivement plus de 500 milliards de dollars d’actifs au troisième trimestre, alors qu’elles luttent pour faire face aux conséquences du Lundi Noir d’août, rapporte le Financial Times fund management. Les actifs de BlackRock, T Rowe Price, Franklin Templeton et des filiales de gestion de BNY Mellon, JPMorgan, Bank of America Merrill Lynch et State Street ont chuté entre 4 % et 11 % sur les trois mois à fin septembre, faisant partir en fumée 727,7 milliards de dollars de leurs actifs globaux. Cette baisse contraste fortement avec le premier semestre.
Plusieurs institutions omanaises et du Golfe se sont associées avec des banques japonaises pour former un fonds d’investissement de 400 millions de dollars, spécialisé dans l’industrie agro-alimentaire, rapporte L’Agefi, faisant référence à une annonce de leurs responsables à Mascate. Gulf Japan Food Fund sera contrôlé à 37,5% par le State General Reserve Fund (le premier fonds souverain omanais), tandis que l’Oman National Investments Development Co et Gulf Investment Corp (détenu par les six Etats membres du Conseil de coopération du Golfe) détiendront à eux deux 12,5%. Les 50% restant seront détenus par deux banques japonaises, Mizuho et Norinchukin. Le rôle de Gulf Japan Food Fund sera de faciliter les investissements directs des entreprises agro-alimentaires japonaises. Une part de 35% de l’argent devra être investie à Oman, le reste dans les Etats membres du CCG
Audrey Zau a rejoint Rothschild Wealth Management & Trust en tant que responsable de l’Asie du Nord, en remplacement d’Alois Mueller, rapporte FinanciaAsia. L’intéressée était dernièrement responsable de la gestion de fortune pour le Nord de l’Asie chez BHI Investment Advisors. Avant cela, elle a travaillé 15 ans au sein de HSBC en tant que directeur senior. Audrey Zau sera basée à Hong Kong et rattachée à Richard Martin, directeur des opérations de Rothschild Wealth Management & Trust.
Le groupe suédois Nordea a enregistré dans le cadre de ses activités de gestion d’actifs, une collecte nette de 2,8 milliards d’euros au troisième trimestre, selon les résultats communiqués le 23 octobre. Depuis le troisième trimestre 2014, la collecte nette totalise 19,9 milliards d’euros. Les encours s’inscrivaient ainsi à 273,3 milliards d’euros à fin septembre contre 254,5 milliards d’euros au 30 septembre 2014. Depuis le troisième trimestre 2014, 93% des entrées nettes sont allées dans les fonds diversifiés et les fonds obligataires.
Aberdeen Asset Management aurait commencé à sonder des acquéreurs potentiels, alors que la société de gestion lutte pour enrayer la chute de sa rentabilité, du cours de ses actions et de ses encours sous gestion, rapporte le Financial Times. Des sources proches du dossier affirment que Martin Gilbert, le co-fondateur et directeur général d’Aberdeen, a approché de manière informelle un certain nombre de concurrents ces derniers mois. La maison de gestion souffre des turbulences sur les marchés émergents. Selon un expert des fusions acquisitions dans la gestion d’actifs, le groupe peine à retenir ses talents, la chute des actifs ayant un effet négatif sur les bonus. Cela intervient à un moment où Martin Gilbert , âgé de 60 ans, doit trouver un successeur. Un certain nombre de sociétés de gestion britanniques, américaines et asiatiques seraient intéressées par Aberdeen. Des sociétés de private equity pourraient l’être aussi. Enfin, Credit Suisse et Deutsche Bank ont récemment manifesté leur intérêt pour la gestion d’actifs, mais des acquisitions à court terme semblent peu probable, écrit encore le FT.
La société de gestion allemande Flossbach von Storch a annoncé la nomination de Jürgen Meyer au sein de l'équipe de distribution. Dans ses nouvelles fonctions, il aura en charge la distribution auprès des conseillers financiers indépendants. Jürgen Meyer rejoint Flossbach von Storch en provenance d’UBS où il occupait depuis mars 2015 les fonctions de directeur «Global Asset Management».
Une nouvelle société de gestion indépendante et dédiée à la dette privée fait son apparition en Italie : Zephir Capital Partners SGR. Il s’agit de la première société de gestion à gérer des fonds d’investissement alternatifs ne dépassant pas 500 millions d’euros d’encours et n’ayant pas recours au levier agréée par la Banque d’Italie conformément à la directive AIFM.Zephir vise à lever auprès d’investisseurs professionnels italiens et étrangers un fonds de 300 millions d’euros qui sera placé, sans effet de levier, dans environ 20 opérations de financement en investissant sur un large spectre d’instruments de financement aux entreprises. L’équipe de gestion se compose de Massimo S. Brunelli, qui est président et a été administrateur délégué d’Idea Fimit, directeur financier d’Enel et de Telecom Italia, ainsi que de trois managing partners : Francesco Di Giovanni, Federico Pastura et Romolo W. Rossi.
Pioneer Investments va fusionner deux de ses fonds domiciliés au Luxembourg dans des stratégies uniquement accessibles aux investisseurs italiens, rapporte Citywire. Cela s’explique par le faible niveau d’encours des deux fonds concernés. Le Pioneer CIM Euro Fixed Income fund, géré par Tanguy Le Saout, sera fusionné dans le Pioneer Obbligazionario Euro fund, géré par Cosimo Marasciulo. Le Pioneer CIM Global Equity fund, géré par Marco Pirondini, sera intégré dans le Pioneer Azionario America, piloté par Andrew Acheson.
Pimco refond le système de rémunération pour ses salariés senior, lequel est au cœur de la plainte du co-fondateur Bill Gross contre la société de gestion, rapporte le Financial Times. Des discussions sont en cours concernant un nouveau plan d’intéressement à long terme pour les gérants. La société a déjà introduit un nouveau niveau de transparence interne sur les montants gagnés par les employés senior. « Il n’y aura pas de droits dans cette équipe dirigeante. Nous serons tous payés en vertu de ce que nous apportons à nos clients, et cela sera mesuré par la performance sur le long terme ajusté au risque et le service au client, quelle que soit le produit ou le domaine dans lequel nous travaillons », précise Dan Ivascyn, directeur des investissements de Pimco. Ces nouvelles mesures pourraient être mises en place l’année prochaine.
Après le changement de gouvernance d’OFI Gestion Privée, Tristan de la Fonchais, directeur général adjoint de la Matmut en charge des réseaux commerciaux et services bancaires, désormais à la tête du directoire de la filiale, a indiqué à L’Agefi que l’offre d’OFI Gestion Privée pourrait s’articuler autour des fonds actuellement gérés par OFI Gestion Privée, de ceux d’OFI AM et d’une sélection de produits extérieurs s’appuyant notamment sur des fonds d’actifs réels comme par exemple l’hôtellerie ou l’agriculture. «Afin d’industrialiser le processus, la distribution de l’offre pourrait notamment s’appuyer sur les réseaux des deux mutualistes, ainsi que sur un réseau dédié ou une plate-forme. La validation stratégique, qui pourrait intervenir mi-2016, ouvrirait la voie à une commercialisation début 2017", précise le responsable.
Sur l’ensemble de l’exercice 2014-2015 au 30 septembre 2015, Franklin Resources, le groupe derrière la société de gestion Franklin Templeton, a accusé des rachats nets de 48,8 milliards de dollars, contre seulement 4,6 milliards de dollars sur l’année précédente. A cette décollecte se sont ajoutés 57,9 milliards de dollars d’effet marché négatif et 15,1 milliards de dollars d’effet de change négatif. Dans ce contexte, les encours gérés par le groupe ont chuté de 14 % sur un an à 770,9 milliards de dollars à fin septembre 2015. Le bénéfice net est ainsi ressorti à 2,035 milliards de dollars, en repli de 15 % sur un an.