Blackstone, qui est devenu un mastodonte à Wall Street en servant les institutions et les individus fortunés, cible désormais les investisseurs détenant moins de 5 millions de dollars pour la prochaine étape de sa croissance, rapporte le Wall Street Journal. La société de private equity se lance agressivement dans les produits pour les investisseurs particuliers, pariant qu’elle peut lever autant auprès d’eux sur le long terme qu’elle l’a fait auprès des fonds de pension et autres institutions qui constituent la source principale de ses 371 milliards de dollars d’actifs, indiquent les dirigeants de Blackstone. Ses nouveaux produits visent à attirer des investisseurs avec 1 à 5 millions de dollars en accès direct.
T. Rowe Price a recruté Paul Gallagher dans son équipe de gestion des relations clients basée à Londres, rapporte Investment Europe. Il sera responsable du développement auprès des clients institutionnels et prospects au Royaume-Uni et en Irlande et sera rattaché au responsable Royaume-Uni et Irlande de T. Rowe Price, John Yule. Paul Gallagher vient de State Street Global Markets.
A l’issue du troisième trimestre 2017, les actifs sous gestion de Man Group ont atteint 103,5 milliards de dollars, en hausse de 8% par rapport à fin juin 2017 (95,9 milliards de dollars) et en progression de 28% depuis le début de l’année, a annoncé ce 13 octobre le gestionnaire d’actifs alternatifs britannique. La hausse des encours d’un trimestre sur l’autre a été principalement tirée par des effets de marché et de change positifs à hauteur de 4,2 milliards de dollars. Man Group a également pu compter sur une solide collecte nette de 2,8 milliards de dollars. Dans le détail, au cours du trimestre écoulé, ses fonds alternatifs ont engrangé 1,8 milliard de dollars de flux nets entrants tandis que ses fonds « long only » ont capté 1 milliard de dollars de souscriptions nettes, a précisé la société de gestion.A l’occasion de la publication de ces chiffres d’activités, Man Group a également annoncé sa décision de prendre à son compte les frais liés la recherche externe dans le cadre de l’entrée en vigueur de la directive européen MiFID 2 début janvier 2018. Cette décision s’appliquera « à la majorité de l’activité de Man Group », a précisé la société de gestion. Selon Man Group, cette décision aura « un impact de 10 à 15 millions de dollars sur le bénéfice avant impôt en 2018 ». Un chiffre qui prend en compte « les coûts d’administration précédemment annoncés », ajoute le gestionnaire d’actifs.Enfin, Man Group a annoncé son intention de procéder à un rachat d’actions pouvant aller jusqu’à 100 millions de dollars. La société de gestion entend également « continuer à examiner les éventuelles opportunités d’acquisition ».
Le gestionnaire d’actifs britannique Ashmore Group, spécialiste des marchés émergents, a annoncé, ce 13 octobre, une augmentation de 11% de ses encours au cours du troisième trimestre 2017*. Au 30 septembre 2017, ses actifs sous gestion ressortent ainsi à 65 milliards de dollars contre 58,7 milliards de dollars à fin juin 2017, soit un gain de 6,3 milliards de dollars. Ashmore Group a notamment pu compter sur une solide collecte nette de 4,3 milliards de dollars au cours du trimestre écoulé. La société de gestion a également bénéficié d’un effet de marché positif de l’ordre de 2,3 milliards de dollars.*Ce troisième trimestre de l’année 2017 correspond au premier trimestre de l’exercice fiscal du groupe Ashmore.
Marc Knowles, l’ancien responsable des ETF de BMO Global Asset Management (BMO GAM), a rejoint l’équipe dédiée aux fonds indiciels cotés du cabinet de conseil et d’audit KPMG, rapporte Investment Week. L’intéressé a rejoint KPMG UK en juillet en qualité de responsable des ETF. Il avait quitté BMO GAM en mai dernier après y avoir travaillé pendant deux ans. Avant cela, il avait officié pendant 10 ans chez iShares et avait également travaillé chez Markit.Au sein de KPMG, Marc Knowles rejoint l’équipe de conseil en gestion d’actifs, dirigée par Tim West, responsable du conseil en investissement chez KPMG, afin de développer l’expertise de la société dans le domaine des ETF.
BlackRock souhaite développer son activité multiclasses d’actifs en Allemagne et vient, dans cette perspective, de recruter Peter Reichel, rapporte le site spécialisé private banking magazin.Peter Reichel travaillait précédemment chez Berenberg Bank en qualité de responsable des investissements. Dans ses nouvelles fonctions, Peter Reichel doit faciliter l’accès direct de la plateforme internationale multi-classes d’actifs de BlackRock à la clientèle allemande. Il est rattaché à Stephen Crocombe, responsable Multi Asset de BlackRock pour les régions Europe, Proche-Orient et Afrique (EMEA).
Patrizia Immobilien AG a annoncé ce 13 octobre avoir acquis Sparinvest Property Investors (SPI), l’un des principaux gestionnaires de fonds de fonds immobiliers mondiaux dans le segment des petites et moyennes capitalisations. L’acquisition souligne la stratégie de Patrizia d'élargir son offre de produits destinée à ses clients et augmente dans le même temps la couverture internationale de la société. SPI est un expert mondial des investissements en fonds de fonds, avec environ 1 milliard d’euros d’actifs sous gestion. La société gère actuellement quatre fonds immobiliers totalisant 1,5 milliard d’euros d’engagements de souscription."Cette acquisition est une nouvelle démonstration de notre ambition d’expansion par croissance externe. SPI, avec son très bon track record et son implantation mondiale complémentaire à la nôtre, constitue une cible parfaite pour Patrizia, qui va permettre à nos investisseurs d’accéder à une nouvelle gamme de produits et à de nouveaux marchés. Nous travaillons actuellement sur un certain nombre d’autres cibles, qui créeront encore plus d’opportunités pour nos clients», a déclaré Wolfgang Egger, PDG de Patrizia.Fondée en 2005 par ses directeurs associés en coopération avec Sparinvest, une institution financière danoise, SPI est devenu un acteur majeur du domaine des fonds de fonds immobiliers. Travaillant avec un réseau mondial de partenaires opérationnels de premier plan, les fonds de SPI sont investis en Europe, en Asie ainsi qu’en Amérique. SPI va devenir un membre à part entière du groupe Patrizia. Filiale détenue à 100%, la société conservera une autonomie totale dans les décisions d’investissement de ses fonds. Les fonds de fonds de SPI seront ajoutés à la gamme des produits de Patrizia. «Avec notre réseau paneuropéen et nos plus de 200 investisseurs institutionnels, nous pouvons apporter un potentiel de croissance supplémentaire pour les produits de SPI», a conclu Wolfgang Egger.
Le fonds de dette privée Duemme Fondo per le Imprese 2.0 géré par Duemme Sgr, la société de gestion du groupe Mediobanca, a levé 105 millions d’euros, rapporte Bluerating. La société est donc le premier des acteurs dans la dette privée actifs en Italie à avoir bouclé la collecte d’un deuxième fonds. Lancé en décembre 2015 et réservé aux investisseurs institutionnels, le fonds contribuera à financer les petites et moyennes entreprises domestiques.
Vanguard a nommé Freddie Chen an tant que « head of portfolio review » en Chine, à compter du 9 octobre. A ce poste, il supervisera la stratégie produits de la société de gestion en Chine. Freddie Chen était précédemment managing director au sein de China Asset Management (Hong Kong).
Le groupe américain a décidé de se développer auprès de la clientèle institutionnelle germanophone sur le marché suisse et vient de recruter dans cette perspective Armin Prinz qui, début octobre, a été nommé au poste nouvellement créé de chargé de clientèle à Zurich, notamment en direction des caisses de pension suisses, rapporte le site spécialisé finews. Armin Prinz travaillait précédemment chez Franklin Templeton en Suisse en tant que directeur des ventes, entre autres auprès de la clientèle institutionnelle.
UBP a recruté Adele Yeo en tant que managing director et responsable des conseillers en investissement pour l’Asie du Sud avec effet au 10 octobre, rapporte AsianInvestor. Basée à Singapour, elle vient de Citigroup où elle était directrice vente actions.
The allegiance of Natixis and Axa in asset management will not take place. In a letter sent to employees of Axa IM on 12 October and viewed by Agefi, the CEO of the division, Andrea Rossi, has for the first time commented on rumours of a merger which emerged in mid-September, following revelations by the news agency Bloomberg. The rumours “arose in a context of consolidation in the asset management sector, in which the group was approached by several actors interested in planning a potential transaction with us. I wanted to inform you that Thomas Buberi [CEO of the group -ed] continues to view Axa IM as one of its strategic assets.” The director points out that “Axa IM has been constructed on the basis of its position as the core asset manager for the Axa group. With our chairman Christof Kutscher and the total support of the Axa management, we are absolutely convinced that this winning formula is and will continue to be a competitive advantage in the long term for Axa IM.” An article which appears on the website BFM reports that the board of directors at Axa was the side to veto the project by Buberl to sell Axa IM. Denis Duverne, chairman, is reported to have been opposed, as was the former chairman and Ceo of Axa, Henri de Castries, who remains chairman of Mutuelles d’Axa, the largest shareholder in the insurer, with 14% of capital. In the scenario envisaged, Buberl was prepared to sell the majority of captial in Axa IM, according to the website.
A few weeks before the implementation of MiFID 2 in Europe, Yves Perrier, CEO of Amundi, the largest asset management firm in Europe by asset volume, has announced that the cost of research at the group comes in at a total of one basis point on assets under management. “This is one of the lowest levels in the world,” he said at the Global Invest Forum (GIF) 2017, organised by Agefi in Paris. When asked about the consequences of separating costs between trading and research for activities, the director notes that the policy of the asset management firm, which has recently acquired Pioneer in Italy, had for many years been to reduce and control costs. “In a context of low interest rates, we need to reduce costs in order to optimise returns for our clients,” he explains. The asset management firm has maintained a policy of reducing the number of brokers with whom it trades, and relies on “very large” internal research. The use of research is shared, with 60% internal and 40% external research. “I am asking everyone to pay attention, not to be swayed by those who say it is very good not to make the client pay for research,” he adds, stating that a final decision will be taken by Amundi in the next few weeks. The current position of the group is to pass costs on to clients and funds. Perrier also pointed a finger at risk that some businesses already not well covered by research may be even less well-covered under MiFID 2.
The asset & wealth management (AWM) activity of JP Morgan has posted net profits of USD674m in third quarter 2017, up 21% compared with the same period in 2016, and 8% compared with second quarter 2017, JP Morgan has announced at a presentation of its results. Earnings for the activity are up 6% to USD3.2bn, “reflecting higher market levels and solid banking profits driven by higher spreads on deposits,” the US group explains. “Our asset and wealth management activities have delivered solid results, with record profits and assets under management this quarter,” says Jamie Dimon, chairman and CEO of the bank. Assets under management in the unit as of the end of September totalled USD1.9trn, up 10% year over year, reflecting rising markets and positive inflows to money market and long-term products, the bank states. JP Morgan has earned net profits of USD6.73bn between July and September, compared with USD6.29bn in the same period of 2016. Net banking proceeds increased to USD26.2bn in the quarter.
Candriam will announce today the launch of the Candriam Academy, a free online learning platform for socially responsible investment (SRI). “The ‘Candriam Academy’ aims to raise awareness and train financial intermediaries in SRI via an innovative online platform with rich and practical content,” the asset management firm explains. The Academy offers various modules, introducing SRI in more detail. A result of 8/10 is required on each module to complete the course and receive a certificate. The Academy is pending accreditation from the European Financial Planning Association (EFPA), and is seeking other local accreditations. The platform is currently available in English and Italian, and will soon be available in French.
The German asset management industry has posted net inflows of EUR11.1bn in August, according to statistics released by the German association of asset management professionals (BVI). Open funds on sale to retail investors attracted EUR5.8bn in incoming net inflows, while open funds reserved for institutional investors (“Spezialfonds”) took in EUR5.2bn in net subscriptions. Meanwhile, closed funds, both for retail and institutional investors, attracted a more modest EUR100m in net inflows in August. The BVI states that discretionary mandates made net inflows of EUR1bn in August. At the end of the first eight months of 2017, net inflows in the sector totalled EUR107.9bn. Open “Spezialfonds” accounted for the majority of this, with EUR56.9bn in net subscriptions in this period. Open funds for retail investors, for their part, took in a total of EUR48.8bn in incoming net inflows since 2017. Lastly, closed funds for retail and institutional investors had a total of EUR2.2bn in net inflows to the end of August 2017. Discretionary mandates have seen net outflows of EUR10.7bn at the conclusion of the first eight months of 2017. As of the end of August 2017, assets in the sector totalled EUR2.935trn, compared with EUR2.916trn as of the end of July 2017.
Andrew Green, who had managed the GAM UK Diversified and GAM Global Diversified funds, has decided to step down from his position as a fund manager at the end of 2017, the asset management firm GAM has announced. Green will continue to manage some mandates, and will advise equity management teams at GAM in the newly-created position of director of international equity strategy. As a result, from January 2018, Chris Morrison and Adrian Gosden will be responsible for co-management of the GAM UK Diversified fund. Gosden, who has 20 years of professional experience, joined GAM in September 2017, while Morrison has been working with Green for seven years. Also from 1 January 2018, Ali Miremadi becomes manager of the GAM Global Diversified fund. Miremadi, who has 23 years of experience in management, joined GAM in 2016 from THS Partners, a private equity firm.
The private bank Notenstein La Roche, a Raiffeisen affiliate, has appointed a new CEO in the person of Patrick Fürer. The appointment will be effective from 23 October. Fürer succeeds Adrian Künzi, who directed the firm for six years, the Swiss bank announced on 11 October. The outgoing board of directors and CEO have reached the shared conclusion that new leadership is needed, a statement says.Fürer had hitherto been chief financial officer (CFO) and chief operating officer (COO) of Notenstein La Roche. The economist by training had previously served in positions including CEO of Morgan Stanley Switzerland.
Royal London Asset Management (RLAM) is extending its product range. The British asset management firm on 12 October announced the launch of two new international equity funds, entitled Royal London Global Equity Select Fund and Royal London Global Equity Diversified Fund. These two vehicles target both institutional and wholesale clients. They are managed by Peter Rutter, head of international equities, assisted by managers Will Kenney and James Clarke. The Royal London Global Equity Select fund will invest in a concentrated portfolio of 25 to 40 international stocks from developed and emerging markets. It will be managed without constraint of indices or benchmark. The objective is to outperform the MSCI World Net Total Return by 2.5% per year over a three-year period. The Royal London Global Equity Diversified fund will invest in a more diversified portfolio of interntional equities, with exposure per country and per sector in line with its benchmark index, the MSCI World Net Total Return. The objective is to outperform the index by 0.5% per year over a three-year period.
Steve Cohen, ancien fondateur de SAC Capital, s’apprête à lancer un nouveau hedge fund en 2018, rapporte le quotidien Les Echos qui reprend une information de Bloomberg. Le gérant, qui pilote actuellement son famille office Point72, ambitionne de collecter entre 2 et 5 milliards de dollars pour ce nouveau véhicule qui viendront s’ajouter aux 11 milliards de dollars que géré déjà Point72. L’investissement minimal sera de 100 millions de dollars et ce hedge fund ciblera en priorité les investisseurs institutionnels.
A l’occasion de son dîner de gala, L’Agefi a remis les prix du Global Invest Forum décerné par les abonnés. Meilleurinvestisseur institutionnel : Philippe Mimran chez EDF Meilleure société de gestion : Tikehau IM Meilleur directeur de la gestion : Pascale Auclair, directrice générale de La Française AM Meilleur gérant : Vincent Chailley, directeur des investissements de H2O Meilleur fournisseur d’ETF : Lyxor ETF Femme manager de l’année : Isabelle Bourcier, responsable de l’activité ETFs et fonds indiciels de Theam BNP Paribas AM
Gavin Baker, l’un des gérants star de Fidelity Investments, a été licencié le mois dernier alors qu’il aurait harcelé sexuellement une employée junior de la société, rapporte le Wall Street Journal, citant l’avocat de la femme et d’autres sources proches du dossier. L’intéressé était l’un des gérants les plus connus de Fidelity. Il avait parié sur des sociétés technologiques comme Uber Technologies et Tesla pendant les huit ans à la tête de son fonds Fidelity OTC Portfolio (16,4 milliards de dollars). Une porte-parole de Gavin Baker a déclaré que ce dernier dément vigoureusement tout allégation supposée de harcèlement sexuel. « Gavin a quitté Fidelity à l’amiable il y a quelques semaines avant de prévoir de se fiancer à sa petite amie de longue date qui est analyste et gérante au sein de la société, parce qu’il pense que sa nouvelle fiancée et lui ne devraient pas travailler dans la même structure (…) », indique la porte-parole dans un communiqué.
Lazard Asset Management (Lazard AM) a recruté Loren Katzovitz, un ancien cadre de Guggenheim Partners, afin d’accélérer le développement de son activité de gestion alternative, rapporte Citywire Selector. Basé à New York, l’intéressé est nommé « managing director » et il arrive en provenance de Deimos Asset Management, une plateforme de hegde funds issue de Guggenheim Partners mais dont l’activité a cessé.Au sein de Lazard AM, Loren Katzovitz travaillera sur la plateforme dédiée aux investissements alternatifs et aura pour objectif de développer cette activité à l’échelle mondiale.Loren Katzovitz a débuté sa carrière en 1984 en tant que « vice president » chez Bankers Trust, avant d’occuper plusieurs postes chez Lehman Brothers, Kidder Peabody ou RBC Capital Markets. Il avait rejoint Guggenheim Partners en 2002 en qualité de « president » et « managing partner ».
La société de gestion indépendante Mata Capital, créée en 2015 et spécialisée dans la gestion de fonds immobiliers pour le compte d’investisseurs institutionnels et de particuliers fortunés, devrait afficher un encours sous gestion d’environ 320 millions d’euros à fin 2017 contre 250 millions d’euros au 15 septembre 2017, selon un communiqué publié le 12 octobre.Dans un contexte de marché très concurrentiel, la société a fait le choix de se concentrer uniquement sur deux stratégies d’investissement, une stratégie long terme orientée sur des actifs de commerce offrant un rendement locatif récurrent, et une stratégie « opportuniste » s’orientant sur tous types d’actifs immobiliers, offrant un potentiel de création de valeur significatif, à court ou moyen terme. « En ce qui concerne le long terme, nous nous positionnons sur des actifs de commerce sélectionnés sur la base d’études et d’analyses très rigoureuses – seulement 30 opérations concrétisées sur plus de 800 opportunités. Cette stratégie payante a généré des rendements de plus de 6% depuis deux ans », précise Jean-Baptiste Pracca, co-fondateur de Mata Capital.Mata Capital regroupera en fin d’année plus de 10 professionnels expérimentés dédiés à la performance des fonds sous gestion, avec pour objectif de générer des performances supérieures au marché. « Rentable dès sa première année d’existence, Mata Capital n’a aucune pression pour investir », assure Jean Baptiste Pracca.
A quelques semaines de la mise en place de MIF2 en Europe, Yves Perrier, directeur général d’Amundi, la plus grosse société de gestion européenne par la taille des encours, a indiqué que le coût de la recherche pour le groupe s'établissait à 1 point de base des actifs sous gestion qui sont d’environ 1.300 milliards d’euros, «soit l’un des niveaux les plus bas du monde», a-t-il déclaré à l’occasion du Global Invest Forum (GIF) 2017 organisé par l’Agefi à Paris ces 12 et 13 octobre. Interrogé sur les conséquences de la séparation des coûts entre trading et recherche sur son activité, le dirigeant a rappelé que la politique de la société de gestion, qui vient de racheter Pioneer en Italie, était depuis de nombreuses années à la réduction et à la maîtrise des coûts. «Dans un contexte de taux bas, nous devons réduire les frais afin d’optimiser le rendement pour nos clients», a-t-il expliqué. La société de gestion a ainsi eu pour politique de diminuer le nombre de brokers avec qui elle travaillait et s’est appuyée sur une recherche interne «très importante». L’utilisation de la recherche est partagée à 60% par de la recherche interne et 40% par de la recherche externe. «Je demande à tout le monde de faire attention, de ne pas se laisser impressionner par des gens qui expliquent que c’est très bien de ne pas faire payer la recherche au client» a-t-il ajouté, précisant qu’une décision définitive d’Amundi serait prise dans les semaines qui viennent. La position actuelle du groupe est de répercuter ces coûts à la clientèle et aux fonds. Il a également pointé du doigt le risque qu’une partie des entreprises déjà peu couvertes par la recherche le soient encore moins avec MIF2.
L’équipe de gestion quantitative actions d’Axa Investment Managers (Axa IM), Rosenberg Equities, annonce, ce 12 octobre, qu’elle intègre des techniques de modélisation avancées utilisant spécifiquement les réseaux de neurones dans son approche d’investissement. Le premier exemple de cette intégration est l’inclusion d’un modèle de réseau de neurones à la stratégie Sustainable Equity de la gamme Advanced Factors. «Le nouveau modèle vise à faciliter l’identification des titres sensibles aux changements de prix importants, à atténuer les risques extrêmes et à optimiser le rapport risque/rendement pour les clients», explique un communiqué. Rosenberg Equities est spécialisé dans le domaine de l’investissement quantitatif et utilise l’apprentissage automatique (machine learning) au sein des portefeuilles de ses clients. «Cette évolution améliore encore leur analyse des données et complète le processus d’investissement existant», précise la société de gestion.En outre, Rosenberg Equities cherche actuellement de nouvelles sources de données non structurées pouvant compléter les informations financières traditionnelles sur lesquelles s’appuient historiquement les investisseurs en vue d’offrir des analyses plus approfondies des fondamentaux et du sentiment liés aux entreprises. Par exemple, Rosenberg Equities développe un modèle de «traitement du langage naturel» pour analyser les rapports des sociétés et d’autres sources textuelles dans le but d’offrir de nouvelles perspectives sur le sentiment des investisseurs associés à une entreprise.« Ces évolutions illustrent parfaitement la manière dont nous pouvons utiliser l’intelligence artificielle et les données non structurées pour compléter nos techniques de modélisation actuelles. Elles reflètent notre conviction selon laquelle l’utilisation innovante des technologies et des données permet d’améliorer la qualité de nos analyses et les performances pour nos clients. », commente Heidi Ridley, directeur général d’Axa IM Rosenberg Equities.
Le patron d’UBS Wealth Management Americas, Tom Naratil a indiqué dans un entretien à l’agence Reuters que le groupe allait diminuer de 30% le nombre de stagiaires. Les candidats retenus devront en outre avoir une expérience plus importante qui puisse leur permettre de travailler avec des conseillers expérimentés auprès de la clientèle actuelle et de la prochaine génération de clients. «Le client que nous devons accompagner est le plus riche que nous ayons jamais eu dans notre histoire. Nous pouvons avoir moins de conseillers mais ils doivent être plus expérimentés pour répondre aux besoins de cette clientèle», a souligné Tom Naratil.Au cours des prochaines décennies, plus de 30.000 milliards de dollars devraient être transmis des «baby boomers» à leurs héritiers. Actuellement, les clients dits fortunées (HNW) contrôlent plus du tiers des actifs investissables aux Etats-Unis et plus de 67% d’entre eux ont dépassé la soixantaine.
L’activité Asset & Wealth Management (AWM) de JP Morgan a enregistré un résultat net de 674 millions de dollars pour le troisième trimestre 2017, en hausse de 21% par rapport à la même période de 2016 et de 8% par rapport au deuxième trimestre, a annoncé JP Morgan à l’occasion de la publication de ses résultats. Le chiffre d’affaires de l’activité est en hausse de 6% à 3,2 milliards de dollars, «reflétant des niveaux de marché plus élevés et des résultats bancaires solides portés par des spreads sur les dépôts plus élevés ", explique le groupe américain. «Nos activités de gestion d’actifs et de gestion de patrimoine ont délivré de solides résultats avec un bénéfice net et des actifs sous gestion records ce trimestre» a commenté Jamie Dimon, président et directeur général de la banque.Les actifs sous gestion du pôle s'élèvent à fin septembre à 1.900 milliards de dollars, en progression de 10% sur un an, reflétant la hausse des marchés ainsi qu’une collecte positive dans les produits monétaires et les produits de long terme, indique la banque. JP Morgan a dégagé un bénéfice net de 6,73 milliards de dollars entre juillet et septembre, contre 6,29 milliards de dollars pour la même période de 2016. Le produit net bancaire a augmenté à 26,2 milliards de dollars sur le trimestre.