Patrizia Immobilien AG estime que le montant des capitaux à investir sera l’indicateur que les investisseurs institutionnels devront surveiller au cours des prochains trimestres, ainsi que le révèle l’édition 2018 de l’étude annuelle des marchés européens de l’immobilier commercial « Patrizia Insight ». Selon ce rapport, le désengagement progressif de la Banque centrale européenne (BCE) aura une influence cruciale sur les fonds disponibles pour l’investissement et, in fine, sur les prix des différents marchés, avec un impact majoré pour les profils d’investissements non « Core » ou pour les marchés de niche qui, au cours des dernières années, ont connu de forts afflux de capitaux provenant d’investisseurs en recherche de rendements."Si beaucoup d’investisseurs se sont concentrés jusqu’ici, à juste titre, sur les taux de capitalisation et les taux d’intérêt, nous pensons que le point d’attention des prochains trimestres sera le montant des fonds en recherche d’investissements sur les différents marchés. Nous allons aborder une période durant laquelle nous allons voir un renforcement de l’attention portée aux revenus locatifs, alors que les taux d’intérêt demeureront bas et que la compression des taux de capitalisation restera la norme. Tout cela dans un contexte de considérable amélioration de l'économie mondiale et de perspectives à court terme qui semblent les meilleures depuis longtemps. Nous n’envisageons donc pas de changements majeurs dans la valorisation des actifs de qualité compte tenu des solides fondamentaux économiques. Le principal défi aujourd’hui en Europe est d’obtenir l’accès à des produits adaptés et de disposer de l’expertise requise pour évaluer les revenus potentiels, alors que les stratégies d’investissement dans l’immobilier se sont élargies. Ceux qui seront à même de relever ces défis réussiront leur développement», commente Marcus Cieleback, directeur de la recherche chez Patrizia.L'étude observe que le marché de l’investissement en immobilier commercial a connu une baisse des volumes pour la deuxième année consécutive, le fort appétit pour les investissements dans l’immobilier européen ayant conduit à une réduction de l’offre disponible. Dans ce contexte, les investisseurs doivent être conscients que la recherche de produits d’investissement ne justifie pas de compromis sur la localisation, ni sur la qualité des actifs.Le calendrier et le mode opératoire de la « normalisation » de la politique monétaire restent des «inconnues connues», et la prolongation de la politique monétaire expansionniste en cours devrait poursuivre son soutien à la croissance européenne. En conséquence, si les investisseurs comprennent à la fois les classes d’actif et les implantations, principaux moteurs de l’activité d’investissement en dehors des principaux marchés, la situation des grands centres urbains ne sera pas la seule à s’améliorer.Selon l'étude, investir les fonds disponibles sur des actifs produisant les rendements attendus restera le défi principal de nombreux acteurs institutionnels. La pression sur les prix et les loyers devrait en conséquence se poursuivre, et le rendement global des cinq prochaines années proviendra principalement des revenus locatifs, ce qui aura pour effet de le ramener considérablement en deçà des niveaux observés ces dernières années.
Le gestionnaire d’actifs américain Federated Investors, qui gère environ 400 milliards de dollars d’encours, serait sur le point de conclure le rachat du britannique Hermes Investment Management, rapporte Sky News. Le montant de l’opération s’élèverait à près de 400 millions de livres. De fait, Federated Investors pourrait annoncer d’ici quelques jours l’acquisition d’une participation de contrôle dans Hermes IM, dont les actifs sous gestion s’élèvent à 33 milliards de dollars. Saker Nusseibeh, directeur général de Hermes IM, aurait joué un rôle majeur des ces discussions. Selon Sky News, Old Mutual Asset Management, Eaton Vance et le gestionnaire australien Challenger auraient également démontré des marques d’intérêts pour une reprise de Hermes IM. Mais ce serait finalement Federated Investors qui serait entrés en discussions exclusives avec la société britannique depuis plusieurs semaines.
Deux experts de la digitalisation, Stefan Waldhauser et Baki Irmak, qui a travaillé précédemment à la Deutsche Bank, lancent en partenariat avec Universal-Investment le «Digital Leaders Fund». Ce fonds actions internationales devrait se présenter sous la forme d’un portefeuille concentré regroupant des gagnants de la transformation digitale, autrement dit les entreprises qui sont le mieux positionnées dans cette évolution en cours, explique un communiqué. Le fonds investira, comme d’autres fonds proches, dans les start-up digitales et dans les géants du secteur comme Google, Amazon et Facebook, mais également dans des entreprises d’autres secteurs, qui ont acquis des avantages concurrentiels grâce à leur stratégie digitale.Baki Irmak a travaillé pendant de nombreuses années à la Deutsche Bank et chez DWS, entre autres en tant que responsable mondial de l’activité digitale dans la division Asset Management et il également été membre du comité directeur digital de la Deutsche Bank à Londres. Il a quitté la Deutsche Bank en juin 2017. Stefan Waldhauser est un fan de technologies, mathématicien, qui a initialement créé sa propre entreprise, spécialisée dans les logiciels, qu’il a cédée il y a quelques années. Il a aussi développé une expertise dans la gestion actions et gère depuis plusieurs années deux portefeuilles modèles investissables sur la plateforme de «social trading» Wikifolio (*) et il a en charge la stratégie «Digital Transformation» sur la plateforme suisse de gestion d’actifs Investory.Pour leur nouveau fonds, les deux initiateurs distinguent trois catégories de sociétés, les «Digital Transformation Leaders», des entreprises traditionnelles qui affichent un degré élevé de digitalisation et qui se distinguent ainsi de leurs concurrents, les «Digital Business Leaders», des entreprises plutôt jeunes qui transforment leur secteur avec de nouveaux modèles d’affaires digitaux et les «Digital Enablers», des entreprises, qui offrent les technologies et les services nécessaires à la transformation digitale.Les deux initiateurs sont épaulés par la société de gestion Myra Capital pour la gestion du fonds et pour la distribution de la stratégie auprès des investisseurs institutionnels, et par Universal-Investment pour l’administration du fonds. Pour la distribution à un plus large public, une plateforme digitale doit être mise en place. D’ores et déjà disponible en Allemagne, le fonds devrait être distribué sur le marché autrichien dans quelques semaines.(*) Wikifolio, créée en 2012, se présente comme une plateforme européenne spécialisée dans le «social trading», une approche qui utilise les possibilités offertes par les réseaux sociaux pour la gestion de portefeuille.
Le spécialiste du capital-innovation Seventure Partners a annoncé ce 20 mars le lancement d’AVF, fonds de capital-risque innovant destiné à soutenir les entreprises dans les domaines de la santé animale, de l’alimentation et de la nutrition animale. La première clôture d’AVF à 24 millions d’euros est soutenue par Adisseo, spécialisée dans le secteur de l’alimentation animale, précise un communiqué. «Ce nouveau fonds thématique a été créé pour répondre à un besoin très spécifique et croissant du marché: préserver la santé animale, mieux comprendre toute la chaîne de valeur alimentaire ainsi que le développement de technologies pour cultiver et produire de la nourriture d’une meilleure manière. Nous sommes fiers de compter Adisseo parmi les partenaires privilégiés qui partagent notre vision et nous annoncerons nos premiers investissements dans un proche avenir ", commente Isabelle de Crémoux, présidente du directoire de Seventure Partners, citée dans le communiqué.Au niveau mondial, la stratégie d’investissement d’AVF se concentre sur deux segments : la santé animale, l’alimentation et la nutrition, et les technologies numériques au service de l'élevage. Dans le secteur de la santé animale, la digestibilité des aliments, sa valeur nutritionnelle et son potentiel énergétique, ainsi que la traçabilité de toute la chaîne alimentaire animale sont des opportunités majeures, tout comme les défis liés à la limitation de l’empreinte environnementale de l’industrie, souligne le communiqué . Outre le secteur de la santé et de la nutrition animale, le domaine des technologies agricoles numériques a connu une croissance exponentielle, en partie due au changement climatique et à la pénurie de ressources et de biodiversité, ainsi qu'à la pression accrue des consommateurs de plus en plus exigeants. AVF financera également des innovations numériques appliquées à la chaîne de valeur de l'élevage, telles que des outils de sélection et de diagnostic intelligents, de contrôle et de traçabilité. AVF investira principalement dans des sociétés innovantes en Europe, en Amérique du Nord et en Israël, mais sera également ouverte à des propositions d’investissement provenant d’autres pays, y compris en Asie.Seventure Partners, qui investit depuis 1997 dans deux principaux domaines d’activité, les technologies digitales et les sciences de la vie dans toute l’Europe et en Amérique du Nord, gère plus de 690 millions d’euros au 31 décembre 2017.
Swiss Life Asset Managers a annoncé avoir enregistré une collecte nette de 6,1 milliards d’euros en 2017 pour compte de tiers, dont 2,8 milliards en France (voir aussi NewsManagers du 9 mars). Les encours issus de l’activité pour compte de tiers atteignent désormais 52,5 milliards d’euros, après une progression de 24% au cours de cette période. Swiss Life Asset Managers, la division de gestion d’actifs du Groupe Swiss Life présente en Suisse, en France, au Luxembourg, en Allemagne et au Royaume-Uni totalise désormais 191,1 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dont 52,5 milliards pour compte de tiers (au 31 décembre 2017). La gestion obligataire a drainé près de 2,4 milliards d’euros de flux de souscription nets. Les solutions d’investissement de type « cash-equivalent », obligations indexées, high yield et les stratégies dites de performance absolue, ont été particulièrement plébiscitées par les clients-investisseurs. Au niveau du Groupe, la gestion multi-actifs a contribué à hauteur de 1,15 milliard d’euros à la collecte nette totale avec le succès de notre fonds SLF (F) Prudent, le lancement de notre fonds SLF (L) Multi Asset Risk Premia, contre près de 455 millions pour la gestion actions et 440 millions également pour l’expertise infrastructure equity. De son côté, la gestion monétaire a subi une décollecte de 200 millions d’euros.
Le gestionnaire d’actifs néerlandais Robeco a lancé, le 2 mars 2018, le fonds Robeco QI Global Developed Active Equities, un fonds quantitatif axé sur les actions des pays développés, a appris Citywire Selector. L’objectif du fonds est de surperformer l’indice MSCI World en utilisant un modèle multifactoriel de sélection des valeurs. Ainsi, le fonds est exposé aux facteurs « value », qualité et « momentum ». Concrètement, il surpondère les titres ayant une valorisation attractive, un modèle opérationnel rentable, une forte dynamique en termes de prix et, enfin, des révisions positives de la part des analystes. Le fonds est supervisé par Michael Strating, responsable des actions quantitatives, et le gérant de portefeuille Machiel Zwanenburg.
Dans un entretien à Il Sole – 24 Ore, Cinzia Tagliabue, qui est à la tête d’Amundi en Italie depuis le 1er janvier, confirme que l’Italie devient le centre « multi-asset » du groupe Amundi. « Outre servir l’Italie avec l’intégralité de l’offre Amundi et à coordonner les investissements en Italie du groupe, nous sommes le pôle multi-asset ». Concrètement, « nous avons une équipe spécialisée de 80 personnes, destinée à croître dès que nous augmenterons les mandats institutionnels. Depuis le début de l’année, par exemple, nous en avons récoltés plusieurs auprès des investisseurs institutionnels ». Par ailleurs, après le succès des plans d’épargne individuels italiens PIR, Cinzia Tagliabue indique étudier les Eltif, les fonds européens de long terme, « parce que nous avons les compétences pour réaliser des solutions innovantes, capables de créer un nouveau lien entre investisseurs et économie ».
Le groupe espagnol Qualitas Equity, spécialisé dans l’investissement dans les actifs, vient de créer sa propre société de gestion d’actifs, baptisée Horos Asset Management (Horos AM), rapporte le site spécialisé Funds People. Cette nouvelle structure sera dirigée par José Maria Concejo, une figure bien connue du secteur espagnol de la gestion d’actifs. L’intéressé officiera en tant que président et directeur général de Horos AM, accompagné de Vicente Asuero et Oscar Perez Marcos.Comptant 26 ans d’expérience dans la gestion, José Maria Concejo a notamment travaillé pendant 7 ans chez Allianz Global Investors en tant que directeur de la société pour la péninsule ibérique. Au cours de sa carrière, il a également officié chez J.P. Morgan Asset Management, Beta Capital, MeesPierson, ABN Amro ou encore W4i, à des fonctions commerciales et marketing. Pendant une courte période en 2017, il a aussi été PDG de Metagestion.
La société de gestion française Rouvier Associés, qui a une antenne à Bonn en Allemagne depuis 2012, vient de recruter un chargé de clientèle, Michael Duarte, dont la mission sera de distribuer les principales stratégies d’investissement de Rouvier. L’intéressé a travaillé précédemment chez Tecis, une société spécialisée dans le conseil financier.
La société de gestion sud-africaine Investec Asset Management vient de créer une succursale à Francfort, renforçant ainsi sa présence sur le marché allemand où son antenne de Francfort n'était jusqu’ici qu’un bureau de représentation, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. L’implantation de Francfort compte deux personnes depuis 2015, Aymeric François et Maik Fechner, assistés depuis octobre 2017 de Franziska Laepple, chargée de clientèle pour le marché allemand mais qui reste basée à Londres.Investec AM dispose désormais de cinq succursales, à Luxembourg, Milan, Stockholm, Zurich et désormais Francfort. Les actifs sous gestion d’Investec AM s'élèvent à environ 114 milliards d’euros, en progression de quelque 40% sur les trois dernières années.
La société de gestion allemande Lupus alpha élargit son offre dédiée aux convertibles avec le lancement d’un deuxième fonds ouvert. Le fonds Lupus alpha Sustainable Convertible Bonds investit dans un portefeuille international diversifié d’obligations convertibles, qui respectent des critères rigoureux en matière de développement durable. Les émetteurs sont ainsi classés selon des critères écologiques, sociaux, éthiques et de gouvernance, précise un communiqué. Le lancement de cette stratégie répond à la demande croissante des investisseurs institutionnels pour ce type de stratégies, relève le communiqué.Le nouveau fonds met en oeuvre la même stratégie d’investissement que le premier fonds de convertibles lancé en février 2017, le Lupus alpha Global Convertible Bonds qui affiche un encours de 55 millions d’euros et qui a dégagé un rendement de 5,6% depuis son lancement pour une volatilité de 3,7%.Pour le choix des titres, les deux gérants du fonds, Marc-Alexander Kniess et Stefan Schaeur, sont assistés par deux spécialistes de la recherche durable, imug et Vigeo Eiris.
La société de gestion britannique J8 Capital Management et l’allemand Universal-Investment lancent un fonds de performance absolue, le UI-J8 Global Absolute Return Ucits Fund. La stratégie investit uniquement sur les marchés obligataires, les marchés de devises et les marchés de matières premières et évite volontairement les marchés actions. Autrement dit, le fonds constitue tout naturellement une stratégie de diversification pour les portefeuilles actions. Le fonds prend également en compte des critères éthiques et sociaux.Le fonds utilise une stratégie de performance absolue de J8 qui a fait ses preuves, indique un communiqué.Le J8 Futures Fund, la stratégie offshore sur laquelle se base le nouveau fonds, a un historique de performance de trois ans. Le fonds a ainsi réalisé une surperformance nette de 17,16% par rapport à l’indice SG-CTA.
La banque privée allemande Berenberg vient de renforcer son équipe de distribution dédiée à l’Asset Management avec le recrutement de Detlef Byallas en qualité de chargé de clientèle, en priorité la clientèle institutionnelle, rapporte le site spécialisé Fondsprofessionell. Detlef Byallas est rattaché à Lars Albert, responsable des ventes pour l’Asset Management. L'équipe de distribution compte désormais 13 collaborateurs et devrait être encore étoffée.Detlef Byallas travaillait précédemment chez Morgan Stanley Investment Management, où il avait en charge les clients institutionnels et intermédiaires en Allemagne et au Luxembourg.
Deutsche Bank a resserré la fourchette indicative de prix pour l’introduction en Bourse de sa filiale de gestion d’actifs DWS, dont la valorisation maximale est désormais de 6,6 milliards d’euros, a appris Reuters auprès d’un teneur de livre. La nouvelle fourchette de 32-33 euros se situe dans la moitié inférieure de la précédente (30-36 euros), laquelle aurait valorisé DWS jusqu'à 7,2 milliards d’euros. Une source a indiqué mardi soir que les livres d’ordres pour l’offre publique de vente (IPO) étaient couverts deux fois et demi. L’offre court jusqu'à jeudi, avec une première cotation en Bourse de Francfort prévue vendredi.
LCM Partners, le gestionnaire d’actifs européen spécialisé dans le crédit alternatif, a annoncé, ce 21 mars, avoir conclu un partenariat stratégique avec la société américaine Brookfield Asset Management afin de développer conjointement les principales activités de gestion d’actifs et de services de crédit de LCM dans le monde. Selon les termes de l’accord, Brookfield AM va acquérir une participation stratégique de 25% dans Link Financial Group, qui comprend LCM Partners et ses sociétés sœurs qui exploitent une plateforme paneuropéenne de services de prêts sous la marque Link Financial. Brookfield AM dispose également d’une option lui permettant d’acquérir une participation supplémentaire de 24,9% au fil du temps. L’opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, pourrait être finalisé au cours du deuxième trimestre, sous réserve d’obtenir les autorisations réglementaires nécessaires.A l’issue de la transaction, Link Financial Group continuera d’opérer de manière indépendante et d’être dirigée par l’équipe en place. Fondé en 1998, Link Financial Group compte aujourd’hui 10 bureaux en Europe et compte environ 700 collaborateurs. Depuis son lancement, la société a acquis plus de 2.500 portefeuilles de prêts auprès de grands groupes bancaires et autres institutions financières.
Le gestionnaire d’actifs espagnol Mutuactivos a annoncé la nomination d’Emilio Ortiz en qualité de directeur des investissements. Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé a la responsabilité de la coordination et de la supervision l’ensemble des gestions actions et obligataires de la société, ainsi que l’analyse et la sélection des actifs, tant pour les fonds communs de placement que pour les fonds de pension du groupe. Il est directement rattaché à Luis Ussia, directeur général de Mutuactivos.Emilio Ortiz, qui compte plus de 23 ans d’expérience, arrive en provenance du family office Omega Capital, où il a travaillé au cours des 13 dernières années comme directeur des marchés de capitaux. Auparavant, il a été directeur des actions chez Invercaixa de 2000 à 2005. Avant cela, il a occupé plusieurs postes de gérants chez Principal Financial Group aux Etats-Unis, en Argentine et en Espagne.
La plateforme de distribution d’ETF en marque blanche HANetf vient de nommer Mark Tan au poste de directeur des opérations, rapporte Investment Week. Dans le cadre de ses fonctions, l’intéressé sera responsable de toutes les opérations de gestion au quotidien et de toutes les opérations sur les fonds de la plateforme, et ce afin de répondre aux besoins des gérants de fonds et des investisseurs. Il sera directement rattaché à Nik Bienkowski, co-directeur général de HANetf. Mark Tan, qui compte 10 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, arrive en provenance de Blackfriars Asset Management où il officiait déjà en qualité de directeur des opérations.
Fidelity Investments a vu plus de 2 milliards de dollars partir en fumée dans ses fonds suite à la chute du cours de Facebook, rapporte Financial News. La société de gestion américaine est le deuxième plus gros investisseur du réseau social et l’actionnaire le plus actif. Fidelity Investments contrôlait environ 5 % des actions Facebook au 31 décembre, selon des données de Factset confirmées par la société de gestion. Le cours de Facebook a dégringolé après des accusations selon lesquelles Cambridge Analytica a utilisé des informations collectées pour la campagne présidentielle de Donald Trump. A la fin de la semaine dernière, les actions se négociaient autour de 185 dollars. Lundi, à la clôture des marchés, elles étaient à 172,66 dollars.
Edmond de Rothschild Asset Management a fermé le fonds d’obligations convertibles marchés émergents - Edmond de Rothschild Emerging Convertibles - géré par Kris Deblander depuis son lancement en 2009, a appris Citywire Selector. Le fonds a été fermé le 1er mars en raison d’une rationalisation de la gamme obligataire, selon un porte-parole.
Nouvel épisode dans la guerre des prix sur le marché des ETF. Lyxor a en effet annoncé, ce 21 mars, le lancement d’une nouvelle gamme d’ETF « Core » actions et obligataires afin de faire « face à la demande des investisseurs pour des solutions simples et économiques », peut-on lire sur le site internet de la société de gestion. La particularité de cette gamme est d’afficher des TFE (total des frais sur encours) à partir de 0,04% seulement. Cette nouvelle gamme « Core » comprend 16 fonds (15 fonds sont actuellement autorisés à la commercialisation en France) et recouvre les principaux marchés actions – Monde, Royaume-Uni, Etats-Unis et Japon – ainsi que certains marchés obligataires, principalement les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Afin de construire cette nouvelle offre, Lyxor a lancé quatre nouveaux fonds et a baissé ses frais sur 11 fonds existants, précise le gestionnaire d’actifs. Cette gamme de fonds est domiciliée au Luxembourg. Ces ETF sont cotés sur Deutsche Börse depuis le 21 mars et sur le London Stock Exchange à partir du 22 mars.
Il existe un secteur qui exporte plus qu’il ne vend dans l’Hexagone et dont les ventes à l’étranger ont progressé de près de 7 % l’an dernier ? C’est le champagne. Le champagne et ses bulles à l’export comme en Australie (+23 %) ou au Nigeria (+25 %). Sur un chiffre d’affaires global de 4,9 milliards d’euros, quelque 2,8 milliards sont réalisés sur les marchés extérieurs. Assimilé à un bien de consommation festif, le champagne serait-il en phase avec la croissance synchronisée de l’économie mondiale… ?
Main mise. Commencés respectivement en 2015 et 2016, les achats de titres obligataires publics (PSPP) et d’entreprises (CSPP) de la Banque centrale européenne (BCE) dans le cadre de sa politique d’assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE), ramenés à 30 milliards d’euros par mois depuis le début de l’année, dépassent désormais un montant cumulé de 2.000 milliards d’euros. Ils ne sont plus très loin de l’objectif initial d’un ramassage sur les marchés primaires et secondaires de 2.500 milliards d’euros. Le stock d’obligations d’Etat au bilan de la banque centrale atteignait 1.950 milliards d’euros en janvier dernier. « Les émissions nettes des gouvernements de la zone euro se sont élevées à 395 milliards sur la même période (depuis mars 2015). La BCE a acheté, grosso modo, 5 fois l’émission nette », indiquent dans une note les économistes de La Banque Postale AM (LBPAM). Un calcul similaire pour les obligations d’entreprise (depuis juin 2016) fait ressortir des achats cumulés de la BCE d’un montant de 140 milliards pour « des émissions nettes des entreprises non financières de 125 milliards. Deux chiffres comparables : la BCE a acheté l’équivalent de toute l’offre nette sur la période », précisent les économistes de LBPAM. La proportion du marché de titres souverains détenus par la BCE qui n’achète que des maturités de 2 à 30 ans, est de 25 %. Pour le crédit, la banque centrale a absorbé 13 % du marché, que de l’« investment grade » dans la mesure où elle n’achète pas de « high yield ». La BCE vient de publier une étude sur l’impact négatif éventuel du QE sur la liquidité des marchés obligataires de la zone euro sur la base de trois indicateurs. « Ces indicateurs ne suggèrent aucune détérioration de la liquidité » imputables aux achats de la BCE.
Bye bye. Un accord a été trouvé lundi 19 mars entre le gouvernement britannique et l’Union européenne sur la période de transition post-Brexit (UE). La sortie du bloc UE sera effective le 29 mars 2019 et la période de transition s’achèvera le 31 décembre 2020. Des accords « totaux » sur les droits des expatriés européens qui résideront au Royaume-Uni, le volet financier et l’indemnité que Londres devra acquitter en tant qu’ancien membre ont été trouvés. Le dossier de la frontière irlandaise a fait un pas « décisif », selon Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, pour qui « il reste beaucoup de travail à faire ». L’option dite « backstop » qui prévoit le maintien de l’Irlande du Nord dans l’Espace économique européen (EEE) s’appliquerait en l’absence de meilleure solution : « Nous sommes convenus que la solution ‘backstop’ constitue une partie du texte légale de retrait », a indiqué Michel Barnier.
Naguère, les activistes n’avaient que peu de liberté d’action en Europe. Mais les temps changent. Ce n’est pas parce que ces empêcheurs de « gouverner en rond », entendez entre soi, suscitent davantage la sympathie au sein des managements de sociétés cotées ou de leurs actionnaires de contrôle, mais à cause de leur professionnalisme croissant qui trouve la faille là où leurs devanciers, adeptes des méthodes souvent brutales en vogue outre-Atlantique, se heurtaient au mur de l’establishment du business continental. Plutôt que de lancer un assaut frontal contre une forteresse préparée de longue main, le terrain est mieux analysé, la cible mieux choisie pour ses faiblesses cachées, l’angle d’attaque plus susceptible de susciter la sympathie sur le marché, voire dans l’opinion, enfin le moment plus opportunément saisi pour imposer ses règles du jeu. Car quand les dirigeants d’une entreprise sont contraints de jouer le jeu du trublion, celui-ci a déjà à moitié gagné (lire notre Enquête page 26).
Le dernier excédent commercial de la France date du passage à l’euro fiduciaire. On pouvait l’exprimer en francs. Depuis, le solde des échanges accumule, année après année, les déficits. Il ont fait et continuent de faire couler beaucoup d’encre chez les économistes et les conseilleurs en tous genres qui déplorent, les uns, la chute de la compétitivité, les autres, la perte de substance industrielle de l’économie. Pas grand-chose de concret dans tout cela. Dépités, on a envie de dire aux entreprises d’aller se faire voir ailleurs. C’est ce que fait justement la dernière campagne de pub de Bpifrance. Se faire voir, c’est se montrer… et se vendre.
Qui va fêter ses 200 ans le 29 juillet 2018 et pèse la bagatelle de 270 milliards d’euros (et même 380 milliards avec ses extensions) ? Le Livret A, nous rappelle le Cercle de l’Epargne. A vrai dire, l’emblématique produit d’épargne n’a pris son nom de Livret A qu’en 1965. Auparavant, quand il vivait seul et sans partage sur les petites économies des Français, il se dénommait tout simplement Livret d’épargne. Bouc émissaire des banquiers, casse-tête des politiques, il a connu un rendement de plus de 8 % au début des années 1980. C’était juste avant la grande vague de désinflation. De quoi faire pâlir d’envie les gérants monétaires qui survivent encore.