Vanguard a annoncé le 18 juillet avoir déposé une demande d’enregistrement préliminaire auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission) pour le fonds Vanguard International Core Stock Fund. Ce nouveau fonds géré activement sera piloté par Wellington Management, une société fondée en 1928 et qui gère près de 1.000 milliards de dollars d’actifs, et devrait être disponible pour les investisseurs aux Etats-Unis au quatrième trimestre de 2019. Vanguard, qui se qualifie comme étant l’un des plus importants fournisseurs de fonds activement gérés dans le secteur de la gestion d’actifs, a élargi sa gamme de gestion active au cours des deux dernières années en introduisant notamment une série d’ETF factoriels, un fonds ESG, un fonds de matière premières, deux fonds équilibrés mondiaux, et deux fonds fixed income ( Vanguard Global Credit Bond Fund et Vanguard Emerging Markets Bond Fund).
L’année 2019 devrait se traduire comme une nouvelle année record pour le nombre de deals réalisés par les firmes de private equity, écrit le Financial Times sur la base d’une étude de Bain & Company. Le consultant anticipe 212 opérations pour l’année contre un précédent record à 192 en 2007. La faiblesse des taux d’intérêt permet aux gestionnaires de financer à bon compte des opérations d’acquisition. La valorisation totale de ces opérations est cependant beaucoup plus faible qu’il y a quelques années. En parrallèle, les fonds de private equity n’ont jamais levé autant d’argent auprès des investisseurs, leur mettant la pression pour trouver des deals.
Edmond de Rothschild Asset Management a dévoilé jeudi 18 juillet les arrivées de plusieurs collaborateurs au cours de ces dernières semaines. Cette vague de recrutement vise notamment àdévelopper lescapacités de gestion de la société et à renforcer les relations avec ses clients, écrit-elle.Elle fait également suite à plusieurs départs importantsdepuis la fin 2018, dont le plus récent, celuiPierre-Olivier Masmejean, a été révéléhier par NewsManagers. Laurent Benaroche, a rejoint l’équipe allocation d’actifs et dette souveraine en tant que gérant/analyste. Il intègre l’équipe de gestion du fonds Edmond de Rothschild SICAV START et participera au processus de décision et d’allocation de l’équipe de gestion. Après un début de carrière en tant que gérant quantitatif, il a développé une expertise de gérant global macro au sein de banques d’investissement et de fonds alternatifs à Paris et à Londres (Société Générale, Carmignac, EMD Capital...) Kévin Net, vient renforcer l’équipe actions en tant que gérant de portefeuille. Il prend en charge la gestion du fonds Edmond de Rothschild India et la co-gestion du fonds Edmond de Rothschild Fund Global Emerging. Il a précédemment occupé les fonctions de responsable actions Asie chez Covéa Finance. Lisa Turk, rejoindra le 1er août l'équipe allocation d’actifs et dette souveraine en tant que gérant/analyste dédiée à la gestion du fonds Edmond de Rothschild Fund Emerging Credit, sous la responsabilité de Stéphane Mayor. Lisa a rejoint le groupe Edmond de Rothschild en 2014 en tant qu'économiste. Deux analystes ont également rejoint Edmond de Rothschild Asset Management récemment. Aymeric Gastaldi, intègre la société en tant qu’analyste senior actions européennes. Il a précédemment occupé pendant plus de 10 ans le poste de global equity sales chez Morgan Stanley tout d’abord à Londres puis à Paris. Bartlomiej Szabat-Iriaka, intègre l'équipe actions en tant qu’analyste spécialisé sur le secteur de la santé. Titulaire d’un doctorat en pharmacie, il a notamment travaillé comme analyste fusions et acquisitions chez Laborizon. Enfin, l’équipe « product specialist » a également enregistré un nouveau renfort avec l’arrivée de Maguy Macdonald. Ellea été nommée spécialiste produit senior actions internationales. Elle a plus de 25 ans d’expérience, dont 8 au sein d’AXA IM en tant que senior investment specialist au sein du pôle global equities/ESG and impact solutions.
AllianceBernstein vient de recruter Hardeep Dogra en tant que gérant marchés émergents, rapporte ce jeudi 18 juillet Citywire Selector. L’intéressé arrive en provenance de BNP Paribas Asset Management, où il exerçait la fonction de gérant obligataire sur les marchés émergents depuis 3 ans. Avant cela, il a travaillé au sein du Credit Suisse et de Goldman Sachs. Dans ses nouvelles fonctions, il sera placé sous la direction de Shamaila Khan, directeur des marchés obligataires émergents chezAllianceBernstein.
Bonne nouvelle pour les amateurs du terroir du Sud-Ouest, la Financière Pouyanne lance la commercialisation d’un FPCI dédié aux produits de la région. Vins, armagnac et autres jambons de porcs noirs de Bigorre seront à l’actifs de ce fonds qui s’adresse aux amoureux de la gastronomie du Béarn, à condition qu’ils soient des investisseurs professionnels. Lasociété de gestion lancée en février 2018avec le soutien capitalistique de la famille Pouyanne via la Banque Pouyanne et le groupe immobilier Essor (détenu par David Pouyanne), avait initialement prévu de proposer cefondsbaptisé «Impact Territorial 1» entre mi 2018 et début 2019. Cependant, devant la difficulté de trouver des produits d’investissement intéressants, la société de gestion a dû repousser un peu la période de commercialisation. Elle présentait ce jeudi 18 juillet à Paris la nouvelle mouture de ce projet renommé: Impact Territorial 1 «Valeurs des terroirs». «Notre but est de proposer à des producteurs un portage de leurs actifs», a expliquéJean Philippe, président de la Financière de Pouyanne. En d’autres termes, la société propose aux producteurs de leur acheter une partie de leur production en primeur, de les «porter» pendant une période donnée, puis de leur revendre, avec intérêt, avant la commercialisation. «L’intérêt pour le producteur est triple. Il permet tout d’abord d’augmenter sa production sans avoir à assurer une contrepartie capitalistique. Il offre ensuite une liquidité au début de la chaîne de la production avec la vente initiale. Et enfin, il ne supprime pas la marge de commercialisation puisque nous revendons la production à termes», a détailléJean Philippe. Ce dernier a d’ailleurs expliqué que la logique financière de cette transaction avait tout de suite été compris par les producteurs de vins et de spiritueux, habitués à ce genre de procédés, mais que les producteurs de salaisons ou de fromage avaient été plus difficiles à convaincre. Ainsi, contrairement à d’autres produits de capital-investissement, aucune prise de participation dans les sociétés productrices n’est effectuée. Il s’agit d’une détention d’actifs réels sur des périodes courtes allant d’un à cinq ans selon le type de produits. «Nous souhaitons créer un outil patrimonial éco-responsable en exerçant une influence positive sur l’environnement et le développement économique local», a résuméPatrick Touton, directeur général de la Financière Pouyanne. Pour cela, plusieurs caractéristiques extra-financière seront systématiquement analysésavant un investissement pour mesurer l’impact environnemental, social, sociétal, territorial et les progrès en matière de RSE. «Notre équipe est constituée de cinq personnes. Chaque investissement donne lieu à un vote qui doit obtenir l’unanimité avant d'être réalisé», a préciséJean Philippe. Côté chiffres, le ticket d’entrée est de100.000 euros. La période de souscription, qui vient de démarrer, devrait prendre fin au dernier trimestre 2020. «La période d’investissement commencera à la rentrée et nous espérons collecter 7 millions d’euros sur cette stratégie», a indiquéPatrick Touton. Le portefeuille prévisionnel est composé à 38 % de vins, 12 % d’armagnac, 24 % de salaisons, 8 % de fromages et 18 % d’autres produits régionaux. Il devrait au final être composé de 8 à 15 lignes d’actifs sous-jacents. La durée de vie initiale du fonds a été fixée à 5 ans à partir de la clôture des souscriptions. L’objectif de rendement est de 5 % nets de frais. Interrogé sur les risques de perte ou de détérioration gustative des produits, le président de la Financière de Pouyanne s’est voulu rassurant. «Nous avons sélectionné des producteurs reconnus. Ce sont eux qui assureront le stockage des denrées, leur affinage et même leur commercialisation à termes, ils ont donc tout intérêt à en prendre grand soin.», a-t-il insisté. Malgré tout, le risque zéro n’existant évidemment pas, des précautions assurantielles ont été prises de chaque côté pour assurer la valeur liquidative du FPCI en cas de sinistre.
La banque centrale d’Irlande a annoncé jeudi une enquête approfondie sur 182 fonds d’investissement relevant du «closet tracking», c’est-à-dire prélevant des frais de gestion élevés alors qu’il se contentent de répliquer un indice de référence. Le régulateur avait à l’origine passé au crible plus de 2.500 fonds de droit irlandais. La Banque d’Irlande souhaite que les documents d’information donnés aux clients soient corrigés d’ici mars 2020. Cette initiative visant à démasquer les fonds faussement actifs fait suite à d’autres du même genre en Europe, notamment au-Royaume-Uni.
Les députés britanniques ont voté jeudi un texte prévoyant de rappeler obligatoirement le Parlement pour une session de plusieurs jours en septembre et octobre, ce qui devrait rendre plus difficile pour le gouvernement de faire passer en force un Brexit sans accord, comme menace de le faire le favori au poste de Premier ministre, Boris Johnson, qui souhaite empêcher tout blocage à la sortie de l’Union européenne. Plusieurs ministres opposés à un Brexit sans accord étaient prêts à mettre leur démission dans la balance afin de faire adopter ce texte.
Le graphique ci-contre montre l’évolution du pourcentage des industries manufacturières en récession aux Etats-Unis. Cet indicateur est calculé sur les 18 industries manufacturières des Etats-Unis ayant une croissance négative sur 1 an glissant. Lors de récessions, la part des industries en récession augmente drastiquement pour souvent atteindre 100% (1975, 2001 ou 2008). Depuis la fin 2018, l’indicateur a rebondi et atteint 67% en avril 2019.
Les tableaux ci-contre présentent les meilleures et plus mauvaises performances en euros des fonds sur les marchés des fonds actions américaines et européennes en juin 2019, mises en perspective par le calcul de la volatilité, du ratio de Sharpe sur trois ans d’historique, ainsi que du rendement depuis un an.
Schroders a annoncé ce jeudi 18 juillet avoir porté sa participation dans Secquaero de 50,1% à 100%. En pleine propriété, Secquaero sera entièrement intégré à l’unité des actifs non cotés de Schroders. La société, basée à Zurich, est dirigée par Dirk Lohmann. L’équipe combinée qui s’occupe des stratégies liées aux Insurance Linked Securities opérera désormais au sein de Schroder Investment Management (Switzerland)et portera le nom de Schroders Secquaero. Schroders avait acquis 30% de Secquaero en 2013, puis avait pris la majorité du capital en 2016.
BNP Paribas Asset Management a annoncé la double nomination d’Ulrik Fugmann et d’Edward Lees en tant que gérants de portefeuilles seniors à Londres. Ils seront en charge d’une nouvelle stratégie de BNP Paribas AM axée sur le long-short en investissement durable. Ils viseront plus particulièrement les sociétés opérant sur les marchés de l'énergie, des matériaux, de l’agriculture et du secteur industriel. Ils auront également pour mission de développer l’expertise de BNPP AM en gestion thématique. Interrogée par NewsManagers, BNP Paribas AM précise que cette stratégie long-short investissement durable n’a pas encore été lancée, mais devrait l'être d’ici fin 2019/début 2020. La capacité cible est de 1 milliard de dollars. Leur prise de fonction date du 17 juin dernier et ils rapporteront à Guy Davies, responsable du pôle de gestion Actions. Ils seront les 2 seuls gérants pour la partie actions thématiques. BNP Paribas AM rappelle qu’en 2012, Ulrik Fugmann et Edward Lees ont fondé ensemble la société de gestion North Shore Partners, spécialisée sur la gestion thématique, qui dispose de bureaux à Londres et à Shanghai. Cette société a par la suite été rachetée par Duet Group, un gestionnaire d’actifs spécialisé en gestion alternative, basé à Londres. Au sein de Duet Group, ils étaient co-responsables des gestions et géraient un fonds de ressources naturelles. Avant d’arriver chez Duet, Edward Lees était CEO de North Shore. Il a travaillé pendant neuf ans chez Goldman Sachs en tant que directeur général, où il a développé et dirigé l’activité de gestion thématique basée sur une approche à la fois fondamentale et quantitative. Il a par ailleurs travaillé chez Morgan Stanley pour la banque d’investissement et le private equity. Diplômé magna cum laude de l’Amherst College, Edward Lees dispose également d’un MBA en finance de la Wharton Business School. Ulrik Fugmann, ancien directeur des investissements de North Shore, a lui aussi travaillé précédemment chez Goldman Sachs. Pendant 10 ans, il a dirigé l’équipe Special Situation Investing au sein du pôle gestion thématique et a travaillé au sein de l’équipe Principal Strategies spécialisée dans les investissements sur les secteurs de l’énergie, des matériaux, de l’agriculture et de l’industrie à l’échelle mondiale. Il possède une maitrise en sciences politiques et en finance de l’université de Copenhague.
La Française Investment Solutions a annoncé ce jeudi 18 juillet le recrutement de Jean-Michel Lévy-Bruhl en tant que gérant de portefeuille senior au sein de son équipe Factor Investing. Il était précédemment gérant de portefeuille et responsable des opérations chez Delebor AM, une société de gestion qu’il avait fondée en 2015. Ce polytechnicien (X98) fut notamment trader actions quant chez JPMorgan (2003-2004) et BNP Paribas (2004-2009), avant d'être responsable de la gestion de portefeuille chez Nomura à Paris (2011-2013), et responsable des activités de market making sur les marchés actions européens chez BAML (2013-2015).
Columbia Threadneedle Investments a annoncé ce jeudi 18 juillet le lancement du fonds Threadneedle (Lux) European Short-Term High Yield Bond Fund, un fonds obligataire total return qui s’intéresse au segment des obligations high yield de courte maturité. Il est cogéré par Roman Gaiser, responsable de la gestion high yield EMEA, et Gareth Simmons, analyste-gérant high yield, tous deux déjà cogérants du fonds European High Yield Bond fund. La gestion applique une approche bottom-up et total return, et se veut agnostique envers les indices de marchés. Enregistré au Luxembourg, le fonds sera distribué en Autriche, en Belgique, en Finlande, en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suisse, au Royaume-Uni, et à Singapour.
La plateforme en ligne d’investissement immobilier commercial BrickVest, installée à Londres, vient d’ouvrir sa première filiale en France. Dénommée BrickVest REIM SAS, la société a reçu l’agrément AMF et bénéficie désormais du passeport européen. Basée à Nice, la société doit permettre à BrickVest de continuer à fournir ses services de gestion d’investissements immobiliers et de liquidité à ses membres à travers l’Europe après le Brexit. Une antenne commerciale à Paris a également été ouverte. BrickVest REIM sera dirigée par Rémi Antonini, directeur général en charge de l’activité de gestion des investissements, et David Mounou, directeur général délégué, en charge des opérations. Emmanuel Lumineau, fondateur et dirigeant de Brickvest, est président de la société. La gamme de fonds immobiliers commerciaux sera distribuée auprès d’investisseurs professionnels, de family offices et d’investisseurs institutionnels. BrickVest a par ailleurs créé BrickVest Technology Europe, une société dédiée à la recherche et au développement technologique pour développer des solutions Fintech pour ses plateformes en ligne européennes et ses partenaires internationaux.
Le média italienMilano Finanza rapporte que Larry Fink se trouvait en Italie ces derniers jourspour une série de réunions à huis clos avec les dirigeants debanques et d’institutions financières. Selon Milano Finanza, le patron de BlackRock a rencontréCarlo Messina, directeur général d’Intesa Sanpaolo dontBlackrock est le deuxième actionnaire à plus de 5% du capital. Larry Fink aégalement eu un rendez-vous avec Philippe Donnet, directeur général de Generali, au cours duquel le plan stratégique à horizon 2021 mais aussi les tensions sur la dette italienne ont été abordés. Larry Fink a également participé à un dîner de travail à Venise, auquel ont pris part des responsables de Mediolanum.
L’affaire des créances de Banco Popular se complique encore davantage pour Banco Santander, qui doit faire face aux poursuites judiciaires des investisseurs ayant perdu leurmise dans la dette de Popular après le rachat de celle-ci par Santander pour un euro symbolique en juin 2017. Pimco, Algebris ou encore Anchorage font notamment partie des plaignants. Le cabinet d’avocats espagnol Fieldfisher Jaunas et le fonds de financement de litiges écossais Ramco Litigation Funding (Ramco) ont ainsi annoncé, en date du 17 juillet,un accord pour le financement des poursuites émanantdeclients de Fieldfisher Jaunas dans l’affaire Banco Popular/Santander jusqu'à 250 millions d’euros (150 millions d’euros minimum). L’accord prévoit que l’ensemble des coûts du litige soit couvert par Ramco qui demande en retour entre 30 et 35% du montant recouvré par les plaignants dans la mesure oùla décision des tribunaux espagnols leur serait favorable. Ramco a également imposé une autre condition, celle que les pertes subies par les plaignants - pour chacun d’entre eux -dans l’affaire des créances de Banco Popular se chiffrent au minimum de 300 000 euros. Selon Jordi Ruiz de Villa,associé de Fieldfisher Jaunas, il pourrait s’agir de la plus grande poursuite judiciaire contre une banque dirigée par un cabinet d’avocats en Espagne si le montant maximum des 250 millions d’euros pour le financement des poursuites est atteint. Cristina Soler, associée chez Ramco, a déclaré que les investisseurs particuliers et professionnels avaient perdu de très grosses sommes dans l’affaire Banco Popular. «Le financement de contentieux va permettre à ces investisseurs de recouvrer leurs pertes sans coût pour eux», a-t-elle dit, ajoutant que cette collaboration avec Fieldfisher Jausas était une nouvelle étape dans la consolidation dufinancement de contentieux en Espagne.
Seulement 29% des fonds de capital-risque dépassent la barre des 8% de rendement en Europe, selon une étude d’eFront pour Les Echos. Ce seuil délimite généralement le déclenchement de la rentabilité pour la société de gestion. L'étude, qui a été réalisée auprès de 288 fonds sur une période allant de 1992 à 2012, note également que seuls 36 fonds (12,5%) dépassent la barre des 15% de rendement. A l’inverse, ce sont pas moins de 118 fonds (40%) qui ont présenté une rentabilité négative lors de leur extinction. La performance est un peu meilleure aux Etats-Unis, où le taux de fonds atteignant le hurdle rate s'élève à 38%. Et bien meilleur sur le marché des LBO, où les fonds européens sont 64% à atteindre la barre, contre 62% outre-Atlantique.
La société française de venture-capital, Iris Capital, a engrangé 300 millions d’euros en cédant quatre participations pour son dernier fonds, a appris Les Echos. La société est sortie de la société de VTC Careem (valorisé 3,4 milliards de dollars), de l’éditeur Kyriba (valorisé 1,2 milliard de dollar), de l’allemand Adjust,et du français Netatmo (vendu à Legrand). Elle y avait investi 30 millions d’euros. Ce retour sur investissement permet au dernier fonds d’Iris Capital d'être d’ores et déjà capable de rembourser les investisseurs. Il possède néanmoins encore un peu plus de 40 lignes en portefeuille.
Tikehau Capital aannoncé mercredi 17 juilletla nomination de Guillaume Spinner, 45 ans, au poste de directeur des opérations de Tikehau Investment Management, sa principale filiale de gestion d’actifs. Sous la responsabilité de Thomas Friedberger et d’Henri Marcoux, directeur généraux de Tikehau IM, Guillaume Spinner sera responsable des services opérations et relations clients. Le nouveau directeur des opérations aura notamment pour priorité de superviser l’automatisation de Tikehau IM et contribuer au travail de structuration des fonds. Guillaume Spinner a occupé précédemment les fonctions de directeur au sein d’un family office, après avoir occupé celles de responsable de la gestion des fonds chez Aviva Investors Real Estate France. De 2003 à 2017, il a travaillé au sein d’AXA Investment Management Real Assets, d’abord en tant que directeur financier des fonds puis directeur financier. Il a débuté sa carrière chez Archon Group (Goldman Sachs) en 1998.
Si l'agence de notation a confirmé la note Baa2 du gestionnaire d'actifs londonien, elle est en revanche passée de positive à stable sur les perspectives de la société.
EXPOSITION Aux économistes qui cherchent une explication à la prudence actuelle des banques centrales, le dossier des leveraged loans et des produits de titrisation connus sous le nom de CLOs (collateralized loan obligations) fournit un élément de réponse. Après le Fonds monétaire international, la Banque des règlements internationaux (BRI), la Réserve fédérale et quelques autres, c’est au tour de la Banque de France* et de la Banque d’Angleterre** de publier des études sur la question en ce mois de juillet. Le document de la BoE est une mine de chiffres, pour certains inquiétants. Le stock de leveraged loans (LL) atteint 3.200 milliards de dollars au niveau mondial et représente 11 % des crédits aux entreprises des pays développés. La part des covenants allégés ou disparus a triplé depuis 2007 et la moyenne des ratios dette/Ebitda des nouvelles émissions atteignent les niveaux observés avant la crise financière. Les ratios dépassant 7 fois étant chose courante désormais. Bref, les dettes les plus risquées (LL et obligations high yield) comptent désormais pour 38 % de l’endettement des entreprises des pays développés. Mieux, les banques détiennent la moitié des expositions du marché, LL retenus au bilan ou détenus sous la forme de CLOs (soit 75 % du ratio de fonds propres CET1 des banques systémiques). Les non-banques (assureurs, fonds de pension, sociétés de gestion) détiennent 40 % du marché mondial dont une part importante de CLOs pour les fonds d’investissement. L’étude de la BdF précise que les trois quarts du marché se trouvent aux Etats-Unis avec un encours record de 1.800 milliards de dollars fin 2018. Conclusion : « Les risques que fait peser ce marché sur la stabilité financière ne sont pas à ignorer. »
C’est la fin d’une époque. La traditionnelle structure de rémunération des hedge funds, qui comprenait 2 % de frais de gestion et 20 % de commission de surperformance n’est plus le standard de marché, d’après un sondage réalisé par l’AIMA (The Alternative Investment Management Association). Désormais, les gérants acceptent des frais moins élevés, la moyenne se situant actuellement autour de 1,3 %. Pour maintenir un alignement d’intérêt, 80 % des hedge funds se disent prêts à réduire leurs frais en échange d’une commission de performance plus élevée. Si performance il y a.
Acronymes, surnoms, sigles en tous genres égrènent la vie des marchés financiers. Au point parfois d’en perdre son latin. A l’occasion de son audition au Congrès américain et de la traditionnelle séance de Q&A, Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale a été interrogé par un élu qui a allègrement confondu Libra et Libor. Cela dit, on peut toujours leur chercher des points communs comme par exemple par qui le scandale arrive…