Schroders et BlueOrchard ont annoncé ce 26 juillet aujourd’hui avoir conclu un accord par lequel Schroders acquiert une participation majoritaire dans le spécialiste de l’investissement à impact BlueOrchard. L’équipe dirigeante, les process et les stratégies gérées par BlueOrchard ne seront pas modifiés. Peter A. Fanconi reste président du comité de direction et Patrick Scheurle directeur général de BlueOrchard. Schroders nommera Peter Harrison (son directeur général), Georg Wunderlin (son directeur mondial des actifs privés), et Stephen Mills (président exécutif de Schroder Adveq) au conseil d’administration. Le comité de direction de BlueOrchard, composé de représentants de Schroders et de BlueOrchard, décidera collectivement des décisions stratégiques. «Pour Schroders, ce partenariat avec BlueOrchard contribue au développement de son expertise en matière d’investissement durable. Cette opération contribue à répondre aux attentes de ses clients, qui sont de plus en plus en quête d’investissements ayant un impact positif sur la société et sur l’environnement, tout en générant des performances financières. Elle accélère également la croissance de Schroders sur la dette privée et le private equity dans les marches émergents», a expliqué la société anglaise dans un communiqué commun. «Pour BlueOrchard, ce partenariat avec Schroders est un moteur d’innovation et de croissance, et d’approfondissement de son impact dans les marchés émergents et frontières. La structure actionnariale stable et l’héritage de Schroders sont en ligne avec la philosophie d’investissement de long terme de BlueOrchard. Les valeurs partagées et la quête d’impact substantiel font de Schroders le partenaire stratégique privilégié pour BlueOrchard», a pour sa part déclaré BlueOrchard.
Andrea Rotti a été nommé directeur général de la sociétéitalienne Ersel SIM, a annoncé la firme ce 25 juillet. Ersel superviseentre autresla distribution des fonds ouverts et hedge fundsd’Ersel Asset Management SGR et d’Ersel GestionInternationale SA. Andrea Rotti évolue au sein d’Ersel depuis 2000, où le Turinoisa occupé les rôles de responsable de la gestion d’actifs et co-manager général d’Ersel Asset Management. Suite à l’acquisition de Banca Albertini par Ersel en 2018, Andrea Rotti avait pris la responsabilité de la coordination des investissements du groupe et était rentré au conseil de direction cette année en qualité de superviseur des investissements.
Citywire Americas révèle que la société de gestion américaine BlackRock poursuit en justice la firme Black Rock Funding Corporation pour violation de marque déposée. La plainte a été enregistrée en date du 24 juillet. BlackRock estime que l’utilisation de la marque Black Rock Funding Corp peut prêter à confusion et entraîner des erreurs de consommateurs quant à l’origine ou l’association des produits et services proposés. Selon BlackRock, les clients peuvent être amenés à penser que Black Rock Funding Corp est une filiale du groupe. D’autant plus que Black Rock Funding Corp offre des services d’investissement dans l’immobilier. Citywire Americas rappelle que BlackRock gère 21 milliards de dollars dans des fonds immobiliers. Le mois dernier, Asset News, le média anglophone de l’Agefi, avait révélé BlackRock avait obtenu gain de cause auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) pour samarque Aladdin face à une autre société nommée Aladin.
Alors que l’annonce d’un possible lancement d’un deuxième «mégafond» Vision semblait avoir été mal accueillipar les investisseurs, SoftBank a finalement dévoilé sa deuxième itération dotée de plusde 100 milliards de dollars, rapporte le Wall Street Journal. Le groupe japonais a finalement lancé Vision Fund 2 avec pas moins de 108 milliards de dollars de capital provenant de plus d’une douzaine d’investisseurs, allant d’Apple et Microsoft au fonds souverain du Kazakhstan, en passant par des banques taïwanaises et japonaises, des assureurs et des fonds de pensions. 38 milliards de dollars proviennent directement de SoftBank et des bénéfices réalisés par le premier fonds Vision. D’autres investisseurs comme Goldman Sachs sont actuellement en phase de négociations pour investir, précise le média anglo-saxon, citant des sources proches du dossier. Ce nouveau fonds sur les technologies est encore plus important que le premier, qui gérait déjà 98,6 milliards d’actifs, faisant de lui le plus important fonds d’investissement privé. La première version du fonds avait bouleversé les habitudes des investisseurs puisqu’un ticket d’entrée pharaonique de 100 millions de dollars minimum avait été fixé. D’après Softbank, Vision Fund 1 a réalisé une performance de 29 %. Les investissements de Vision Fund 2 seront notamment concentrés sur l’intelligence artificielle.
Le CEO de Colony Capital Tom Barrack devrait quitter ses fonctions en 2021, a révélé ce 26 juilletle Financial Times.L’intéressé avait pris la tête de la société d’investissement, qu’il a crééen 1991, il y a plusieurs mois suite à une fusion difficile avec la société de gestion concurrente Northstar. C’est Marc Ganzi, co-fondateur de Digital Bridge, une société que s’apprête à racheter Colony Capital, qui prendra la succession de Tom Barrack en 2021. De son côté, le fondateur de Colony Capital reprendra son rôle de président, qu’il avait quitté l’an dernier pour remplacer Richard Saltzman suite à la mauvaise gestion de la fusion avec Northstar. Pour mémoire, les actions Colony Capital ont perdu près de deux tiers de leurvaleurdepuis la finalisation de l’opération en 2017.
Caxton Associates, l’un des plus vieux et plus célèbres hedge funds du monde, a déplacé son siège social de New York à Londres, rapporte le Financial Times. Ce déplacement reflète la très forte augmentation des recrutements du hedge fund au Royaume-Uni suite à la croissancedes bénéfices du fondsgrâce à la faiblesse de la livre sterling depuis l’annonce du Brexit. En 18 mois, le nombre de collaborateurs dans la capitale britannique a doublé et devrait atteindre 85 personnes d’ici à la fin de l’année. Les effectifs du bureaunew-yorkais ne représentent plus qu’une fraction de ce chiffre. Créé à New Yorken 1983 par Bruce Kovner, le hedge fund gère actuellement 3,7 milliards de dollars et réalise une performance de 13,6 % YTD. Depuis le départ à la retraite de son fondateur en 2011, son successeur Andrew Law est basé à Londres.
Le président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, n’est pas parvenu à obtenir la confiance du Parlement en vue de former une coalition. Après le vote de mardi, qui nécessitait une majorité absolue, celui de jeudi n’a pas atteint la majorité qualifiée - supérieure au total des votes contre et abstentions, après la rupture des négociations avec le parti de gauche radicale Podemos. Arrivé en tête des législatives en avril, le PSOE a désormais jusqu’au 23 septembre pour obtenir la confiance des députés. Sinon, de nouvelles élections se tiendront le 10 novembre, les quatrièmes en quatre ans.
Le moral des entreprises allemandes s’est dégradé plus fortement que prévu en juillet, à son plus bas niveau depuis avril 2013, un nouveau signe montrant que l’industrie pèse sur l’ensemble de l’activité du secteur privé de la première économie d’Europe. L’indice du climat des affaires de l’institut d'études économiques Ifo est ressorti en baisse pour le quatrième mois d’affilée, à 95,7 contre 97,5 en juin. Il était attendu à 97,1.
Cette fois, c’est fait. Le groupe Primonial a annoncé ce 25 juillet l’acquisition de 100 % du capital de La Financière de l’Echiquier (LFDE). Annoncée le 13 mars dernier, l’opération porte sur le rachat de 60 % des titresde LFDEsuite à l’obtention de la levée des conditions suspensives par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF)et l’approbation de l’Autorité de la Concurrence. «Cette opération dote Primonial d’une des plus belles marques d’Asset Management financier en France, et nous offre une occasion unique de créer un acteur de référence en France et en Europe», se réjouitStéphane Vidal, président du groupe Primonial, dans un communiqué. Pour le dirigeant les bonnes performances des fonds de la gamme depuis le début de l’année «illustrent la capacité des équipes de gestion à continuer de porter la gestion de conviction qui a fait le succès de LFDE depuis 28 ans». Pour rappel, à l’annonce de cette acquisition en mars Primonial avait révélé que Didier Le Menestrel, fondateur de LFDE, rejoindrait le groupe Primonial en tant que senior advisor.
Le groupe de services aux fonds Apex a annoncé ce 25 juillet le lancement d’un outil de rating ESG, dénommé Apex GreenLight ESG Ratings. GreenLight fournira des notes ESG sur des sociétés non-cotées, et des services de conseil en matière de prise en compte de critères ESG dans la due-diligence, la création de valeur et le reporting. Dans le même temps, Amara Goeree prend la direction des produits ESG. Il étaitjusqu’ici responsable de la durabilité et des investissements responsables chez Julius Baer. Apex a par ailleurs précisé qu’il allait prochainement signer les PRI des Nations unies.
Scor GI, la branche de gestion d’actifs du réassureur Scor, a annoncé, dans le cadre des résultats semestriels de ce dernier, avoir atteint son objectif de rentabilité triennale. Dans le cadre du plan «vision in action», qui s'étend de 2016 à 2019, la filiale a délivré un rendement annualisé des actifs investis de 3,1%, dans le haut de la fourchette cible de 2,5-3,2%. Les encours s'élèvent désormais à 27,5 milliards d’euros, dont 19,5 milliards investis et 8 milliards en actifs très liquides. Pour l’année 2019 complète, Scor GI s’attend à un rendement des actifs compris entre 2,7% et 3%. Source : Scor
Amundi Suisse a recruté Marc Brönnimann au poste de sales manager distribution. Il était depuis 2016 associé chez BlackRock, responsable de la vente auprès des gérants de fortune indépendants et des family offices. Il travailla auparavant une dizaine d’année chez Credit Suisse, où il fut notamment business manager pour les clients corporate et institutionnels sur le segment des produits structurés et dérivés.
Le gérant suisse d’actifs Vontobel a présenté ce 25 juillet des résultats semestriels de bonne facture. Le résultat net demeure stable à 131,1 millions de francs suisses, tandis que les encours ont progressé de 10,5% pour atteindre 212,6 milliards de francs. La collecte nette totale niveau groupe s'élève à 5,3 milliards de francs, stable par rapport au premier semestre 2018. La gestion d’actifs apporte la principale part du résultat avec 86 millions de francs suisses. La collecte nette progresse de 9,6%, notamment grâce aux boutiques obligataires, dont TwentyFour Asset Management, ainsi que l’investissement thématique et durable. Les encours conseillés s'élèvent à 128,3 milliards de francs. La gestion de fortune a pour sa part engrangé 71,4 millions de francs avant impôts. Avec une collecte nette de 300 millions de francs, les encours conseillés s'élèvent désormais à 73,6 milliards de francs suisses au sein de la branche.
M&G Investments («M&G») a annoncé ce 25 juillet le lancement du fondsM&G (Lux) Emerging Markets Corporate ESG Bond Fund,une SICAV domiciliée au Luxembourg investie en obligations d’entreprises des marchés émergents présentant des caractéristiques environnementales, sociales et gouvernementales (ESG). Le fonds sera géré par Charles de Quinsonas, avec le soutien de Claudia Calich, responsable de la dette émergente chez M&G. Il utilisera l’indice JPM CEMBI Broad Diversified. «La stratégie d’investissement se caractérise par une approche active fondée sur des convictions fortes et sur une analyse approfondie des obligations d’entreprises, ainsi que sur une évaluation des risques associés à chaque pays», indique la société britannique dans un communiqué.La gestion utilisera des critères ESG positifs et négatifs. Le filtrage se fera en trois étapes :Exclure les entreprises qui violent les Principes du Pacte Mondial des Nations Unies;Écarter les entreprises qui réalisent leur chiffre d’affaires dans les secteurs suivants: tabac, alcool, divertissements pour adultes, jeux d’argent, centrales thermiques à charbon, énergie nucléaire, défense et armes;Croiser les méthodes internes d’évaluation avec la recherche ESG issue de prestataires externes afin d’analyser le profil ESG global des sociétés et d’écarter les «mauvais élèves».En cas de valorisations équivalentes, l'équipe sélectionnera l'émetteur qui dispose des caractéristiques ESG les plus solides.
L’Union Bancaire Privée (UBP) a annoncé ce 25 juillet le lancement d’un fonds de fonds thématiques, dénommé «UBAM - Multifunds Secular Trends». La stratégie, long-only, est exposée à quatre grandes tendances : le changement climatique, la démographie, les modes de consommation et l’innovation disruptive. Elle intégrera également des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Le véhicule est géré par l’équipe Multi-Management & Fund Research de l’UBP, dirigée par Didier Chan-Voc-Chun. Le portefeuille comptera entre 10 et 20 fonds thématiques actions UCITS externes. Pour sélectionner les meilleurs gérants, M. Chan-Voc-Chun a précisé compter sur des «critères stricts, comme la transparence, la consistance et une gestion rigoureuse de la capacité des actifs ainsi qu’une structure pérenne et l’alignement avec les intérêts des investisseurs».
La société de gestion immobilière Savills Investment Management a recrutéPierre Escande en tant que responsable des investissements France et Belux. Il sera directement rattaché à Laurent Vouin, directeur France et Belux. Pierre Escande sera notamment en charge du sourcing et de l’exécution des investissements. Les transactions réalisées en France et Beluxpar Savills IM au cours des 18 derniers mois représentent un montant d’environ 500 millions d’euros, dont 450 millions d’euros d’acquisitions. Le total des actifs gérés par la société dans cette région s’élève désormais à plus de 900 millions d’euros. Parmi les récentes opérations de Savills IM en France et au Belux figurent entre autres l’acquisition de deux centres de marques à Troyes (10) et Roubaix (59) pour un prix proche de 300 millions d’euros, ainsi que l’acquisition d’une plateforme logistique à Belleville-Sur-Saône près de Lyon (69) pour le compte de son fonds paneuropéen European Logistics Fund 2 (ELF 2). La semaine dernière, Savills IM a également acquis un immeuble de bureaux au cœur de Bruxelles pour le compte de son principal fonds européen European Commercial (ECF). Avant de rejoindre Savills IM, PierreEscande était executive director au sein du bureau parisien d’AEW, et était plus précisément responsable du développement et de la gestion de fonds pour le compte de grands clients institutionnels. Auparavant, il a débuté sa carrière en tant qu’analyste chez CBRE Capital Markets à Paris, avant de rejoindre CBRE Global Investors à Londres, puis Invesco en tant qu’associate director.
La BCE a modifié jeudi ses indications prospectives pour signaler une possible baisse des taux d'intérêt dans les prochains mois, mais a laissé ses taux directeurs inchangés pour le moment.
Le groupe bancaire espagnol Banca March, qui avait renoncé à vendre sa plateforme de fonds de placement Inversis fin février, étudie toujours l’avenir de cette dernière avec le consultant Boston Consulting Group. Suite à la non-cession d’Inversis, Banca March avait déclaré qu’elle renforcerait les activités d’Inversis par le biais d’alliances avec des partenaires stratégiques et industriels. Et selon lequotidien espagnol El Confidencial, le groupe financier espagnol serait en pourparlers avec le géant informatique américain IBM et d’autres acteurs du secteur de la technologieafin de renforcer les capacités technologiques d’Inversis, notamment pour la fourniture de services ainsi que pour les fonctions de dépositaire et de conservateur d’actifs. Différentes options seraient envisagées dont une entrée au capital minoritaired’IBM dans Inversis via un partenariat stratégique de long terme. Un processus de vente d’Inversis avait été ouvert avec Bank of America l'été dernier puis refermé fin février, les offres parvenues à Banca March n’ayantpas été jugées suffisantes.
La boutique de gestion espagnole GVC Gaesco Gestión s’est vu confier un mandat par le gestionnaire japonais Capital Asset Management pour la gestion de son nouveau fonds investi en actions internationales. Ce fonds, baptisé World Tourism Equity, réplique le fonds GVC Gaesco 300 Places Worldwide, lancé en février 2014 et qui investit dans les compagnies du secteur du tourisme fournissant des services dans les 300 lieux les plus visités au monde. Le gestionnaire prévoit le lancement du fonds World Tourism Equity au Luxembourg dans les prochaines semaines pour assurer sa distribution internationale. Jaume Puig, directeur général et CIO de GVC Gaesco, gère le fonds GVC Gaesco 300 Places Worldwide et assurera celle de World Tourism Equity. «Dans un monde où habituellement les mandats sont confiés à des gestionnaires internationaux, notre société de gestiona justement achevé le contraire avec le mandat d’un gestionnaire japonais», a déclaré Jaume Puig. Santiago Vázquez, responsable des ventes institutionnelles internationales de GVC Gaesco, a indiqué que ce mandat était une ouverture sur l’un des plus gros marchés d’Asie et que ce type de relations offrait de multiples options de croissance.
Franklin Templeton a recruté Alan Bartlett en tant que directeur mondial des investissementsactions, rapporte Citywire Selector. Cette arrivée compensera le départ à la retraite de Norm Boersma à la fin de l’année, l’actuel CIO. Alan Bartlett,qui rejoindra le groupe au 1er octobre, travaillera étroitement avec Sandy Nairn, présidente du pôle actions depuis mai 2018. Le nouveau CIO actionsa récemment fondé la boutiqueGoodhart Partners et travaillait auparavant chezWestLB Mellon Asset. La société de gestion américaine a également recruté Peter Sartori en tant que gérant et responsable de l'équipe d’investissement actions asiatiques. Il occupait le même poste au sein de Nikko AM et a plus de 29 ans d’expériences dans l’investissement. Il sera basé à Singapour et reportera directement àAlan Bartlett. La firme basée en Californie accueillera également Kyle Denning en tant qu’analyste le 12 août prochain. Il travaillera aux côtés du gérant Harlan Hodes. Par ailleurs, le média britannique indique qu’Heather Arnold, responsable de la supervision de plusieurs fonds actions, prendra sa retraite dans un futur proche.
C’est l’heure du grand chambardement chez Franklin Templeton.La société de gestion américaine a réorganisé plusieurs équipes de gestion et créé le rôle de directeur quantitatif et fintech au sein de son pôlefixed income, a révélé mercredi 24 juillet Citywire Selector. Sonal Desai, actuellement directrice des investissementfixed income, a modifié les priorités du pôle et le processus d’investissement pour intégrer d’avantage d'éléments quantitatifs dans les différentes équipes. L’approche, qui consistait jusqu’ici à avoir des gérants principaux et des gérants supports, a été remplacée par une «philosophied'équipe», explique le média britannique. Roger Bayston, endossera le nouveau rôle de directeur des stratégies quantitativeset fintech au sein du pôle dès le 1er août. Il reportera directement à Sonal Desai et abandonnera sesfonctions de gestion actuelles à partir du 15 octobre. David Yuen va quant à lui diriger les équipes d’investissement quantitatif et multi-secteurs. Il travaillera aux côtés de Tony Pecore, qui dirigera les spécialistes de la data science.Rick Klein, qui reportera à David Yuen, est lui nommé à la tête de l'équipe stratégies multi-secteurs.Ces changements seront tous effectifs à partir du 15 octobre. Par ailleurs, MichaelMaterasso etBetsy Hofman, deux gérants vétérans de la société, prendront leur retraite respectivement en décembre et en octobre.
Après le burn-out, épuisement physique et mental lié au travail, le bore-out, épuisement professionnel par l’ennui, voici le brown-out, lassitude engendrée par le manque de perspectives, de sens et de compréhension du travail effectué. C’est une démission mentale ; les individus en brown-out vaquent à leurs occupations professionnelles sans y porter le moindre intérêt ni se préoccuper de la qualité de ce qu’ils accomplissent. Si les termes anglo-saxons sont d’apparition récente et ont vocation à classifier les problèmes, les symptômes qu’ils décrivent n’ont rien de nouveau. Déprime, m’enfoutisme, indifférence existent depuis que le salariat existe.
« Recherche rendement désespérément » est devenu la devise des investisseurs. Cette recherche est « plus problématique que jamais », selon les économistes de La Banque Postale AM. Ils en veulent pour preuve que les flux acheteurs de crédit high yield (HY) sont au plus haut. Comme proxy de ces flux acheteurs, ils suivent les encours des principaux ETF (exchange traded funds) HY et investment grade (IG) Ishares. Ces chiffres sont « imparfaits », ne capturant qu’un seul canal pour les investisseurs d’être exposés à une classe d’actifs. « Toutefois, ils sont disponibles immédiatement en données journalières et ils donnent en général un signal très fiable sur les flux. » Depuis le début de l’année, constatent-ils, les encours sous gestion ont progressé de 61 % pour l’IG et de 73 % pour le HY. Un bond est constaté à compter du 19 juin et le discours de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE) à Sintra, a constitué « un point d’inflexion : 16 % et 26 % d’encours supplémentaire sur le mois qui a suivi ». Plus globalement, le quart de l’univers du crédit IG délivre un rendement négatif. Pour « les volumes émis en ‘high yield’, quelque 5 % cotent avec des taux négatifs et un quart du marché offre un taux inférieur à 1 % ». Pour l’instant, les entreprises ne viennent pas en grand nombre sur le marché, et n’augmentent pas « leur levier au-delà du raisonnable ». Le phénomène ne se cantonne pas à l’Europe. Les économistes de Lazard Frères Gestion soulignent que, fin juin, l’encours des obligations à rendement négatif totalisait 13.000 milliards de dollars, « une réalité étonnante car l’inflation n’est négative nulle part », précisent-ils.
Les plus de 40 ans disposent d’un niveau de vie moyen supérieur à l’ensemble de la population. Et alors, me direz-vous, quoi de neuf ? L’équité entre les générations est respectée puisqu’il faut avoir été jeune pour être senior (même si certains seniors prétendent être toujours jeunes !). Sauf que le Conseil d’orientation des retraites explique que dans les années 1970, c’était l’inverse : les plus de 65 ans, qu’à l’époque on appelait « les vieux », avaient le niveau de vie le plus faible. Le COR en conclut que les générations nées vers 1945 sont favorisées car « elles ont été successivement jeunes à une époque favorable aux jeunes puis senior à une époque favorable aux seniors ». Conclusion, les générations ne naissent pas égales entre elles.
« L’Agefi Hebdo » a réuni cinq experts pour débattre des taux négatifs. Tous sont convaincus d’une nouvelle baisse orchestrée par la BCE, mais jusqu’où ?
Patricia Barbizet, administratrice d’Axa, administratrice référente de Pernod Ricard et de Total, et présidente du Haut Comité pour le gouvernement d’entreprise
S&P Global Ratings a passé en revue l’exposition des collectivités locales au marché immobilier dans 14 pays. On ne sait jamais, en cas de retournement un peu brutal. Tout va bien, nous dit l’agence. Avec une exposition moyenne (taxes sur les transaction et ventes d’actifs) de 4,4 % du total de leurs recettes, pas de souci. A deux exceptions près. Les provinces chinoises et les départements… français courent un risque substantiel de contraction de leurs revenus : un ratio de 30,3 % pour les premières et de 16,7 % pour les seconds. Au moins, on sait où se trouvent les « politiques » qui ont intérêt à alimenter une bulle immobilière.
Ce n’est pas le moindre des paradoxes de voir les investisseurs allemands se ruer à l’émission du 50 ans - 2,8 % de l’Etat italien le 10 juillet dernier. La quasi-totalité de l’émission a été raflée par les non-résidents en quête de rendement et les acheteurs allemands représentaient 35 % d’entre eux. Que l’on songe aux critiques allemandes il y a peu sur le niveau d’endettement de l’Etat italien, le plus gros des « périphériques », relégué dans le club des PIGS au moment de la crise grecque. Après avoir dit pis que pendre de l’Italie, l’épargnant allemand laminé par les taux négatifs chez lui, est bienheureux aujourd’hui de trouver du rendement dans la péninsule.
C’est le taux de revalorisation moyen des fonds euros des contrats individuels d’assurance-vie en 2018, indique l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution). C’est exactement le même taux qu’en 2017 et en deçà de celui de 2016 qui s’était établi à 1,93 %. L’évolution du taux de revalorisation l’an dernier n’a donc pas suivi la baisse de rendement de l’actif (-24 points de base) bien que les assureurs continuent à doter la provision pour participation aux bénéfices, fait remarquer l’ACPR.