Le gérant indépendant suisse Vontobel doit annoncer ce 14 avril le lancement de deux nouvelles stratégies obligataires vertes, a appris Newsmanagers. Le premier véhicule, le Vontobel Fund-Green Bond, va investir dans un univers mondial d’obligations vertes. Les gérants Daniel Karnaus et Anna Holzgang vont notamment identifier les émetteurs «qui consacrent la majeure partie de leurs revenus à des projets environnementaux éligibles ayant un impact mesurable dans le cadre de la transition vers une économie à faible émission de carbone». Outre ses objectifs climatiques et environnementaux, le portefeuille, concentré, doit générer un rendement régulier sur un cycle économique complet. Le fonds se classe comme un fonds de l’article 9 en vertu du règlement européen SFDR. Le second véhicule, Vontobel Fund-Sustainable Emerging Markets Debt, couvre principalement les émetteurs d’obligations souveraines, quasi souveraines et d’entreprises de pays émergents, qui ont démontré leur capacité à gérer efficacement les ressources ainsi que les risques ESG. Le gérant, Sergey Goncharov, va travailler avec neuf analystes des marchés émergents et trois spécialistes des facteurs ESG. Il utilisera notamment un modèle de notation ESG interne, basé sur une inclusion des titres best-in-class et une exclusion sectorielle. Il cherchera également à optimiser le niveau de spread pour un degré de risque donné. Le fonds se classe comme un fonds de l’article 8 en vertu du règlement européen SFDR.
L’association française de la gestion d’actifs a publié les statistiques de collecte des fonds de droit français pour le mois de février 2021. La plus importante collecte revient aux fonds obligataires, tandis que les fonds monétaires ont décollecté près de 22 milliards d’euros. Cela provoque une forte décollecte de 20,6 milliards pour les OCP français. Depuis le début de l’année, la décollecte est de 6,6 milliards à fin février.
L’attractivité de la gestion d’actifs liechtensteinoise s’est quelque peu érodée en 2020, malgré des encours sous gestion en progression de 6%, à 53 milliards de francs suisses (48 milliards d’euros). Selon les dernières données de la Finanzmarktaufsicht, le régulateur local, le rythme de collecte nette a baissé de 20%, celle-ci atteignant 906 millions de francs suisses, malgré une collecte brute de 3,26 milliards de francs. L’industrie de la gestion d’actifs, notamment dominée par LGT, la société du princeMaximilian of Liechtenstein, continue également de voir le nombre de sociétés de gestion diminuer. Au cours de 2020, deux entreprises ont rendu leur agrément, faisant baisser le nombre d’acteurs de la principauté à 104 (contre 109 en 2018). Les acteurs présents au Liechtenstein restent très orientés à l’international, puisque près de neuf sociétés de gestion de portefeuille sur dix fournissent des services transfrontaliers. Les marchés cibles sont l’Allemagne et l’Autriche ainsi que, dans une moindre mesure, l’Italie, le Luxembourg, l’Espagne et la France. Quelques unes sont actives avec les États-Unis, l’Afrique du Sud et le Japon. Restreints aux seules société d’investissement, OPCVM et FIA , les encours s'élèvent désormais à 44,7 milliards de francs.
Mark Barnett, l’ancien gérant star d’Invesco, a rejoint Tellworth Investments, la société de gestion fondée par un ancien duo de Schroders Paul Marriage et John Warren en 2017. Mark Barnett avait quitté Invesco où il dirigeait l’équipe actions britanniques en mai dernier après 24 années de services. Son départ est intervenu dans un contexte compliqué. Il fut l’un des protégés de Neil Woodford avant que ce dernier ne quitte Invesco pour fonder sa propre société, laquelle a dû fermer après d’importants problèmes de liquidités. Avant de partir d’Invesco, Mark Barnett s’était vu retirer plusieurs mandats suite à de mauvaises performances. L’arrivée de Mark Barnett chez Tellworth s’accompagnera du lancement d’une stratégie income et croissance.
Frank Di Crocco retourne chez Invesco en Italie en tant que responsable des banques et de la gestion de fortune. L’intéressé avait déjà travaillé pour la société de gestion américaine entre 2007 et 2016. Il s’occupait du développement de l’activité retail en gérant les relations et les accords commerciaux avec les principaux réseaux bancaires italiens. Depuis 2016, Frank di Crocco officiait pour Credit Suisse AM où il était responsable de la distribution retail.
Eurose, le fonds flagship de DNCA, fait peau neuve pour ses vingt ans. Le fonds patrimonial, principalement investi en obligations (62,3% des trois milliards d’euros d’encours, ou deux tiers hors liquidités et OPCVM), a mis à jour quelques règles d’investissement. Il va notamment pouvoir désormais investir dans des obligations de maturité plus longue. A fin février, la duration du portefeuille obligataire s'élevait à 1,84 an. La stratégie va également désormais intégrer des obligations subordonnées, et des stratégies actions plus opportunistes. Côté gestion des risques, des dérivés pourront être utilisés pour couvrir le risque de marché sur les actions, les taux et le crédit. L'équipe de gestion va par ailleurs prendre en compte la responsabilité des entreprises sur la base du modèle propriétaire de la maison, Above & Beyond Analysis, et exclure les entreprises les plus risquées. DNCA compte obtenir le Label ISR au second semestre 2021. Enfin, son gérant obligataire, Philippe Champigneulle, part à la retraite après 16 années aux manettes. La poche est désormais gérée par ses collaborateurs Romain Grandis et Baptiste Planchard, à ses côtés depuis cinq ans.
Le gouvernement français suspend jusqu'à nouvel ordre les liaisons aériennes entre le Brésil et la France, où le variant dit «brésilien» du coronavirus se propage, a annoncé mardi le Premier ministre Jean Castex devant l’Assemblée nationale. «Nous constatons que la situation s’aggrave et nous avons décidé de suspendre jusqu'à nouvel ordre tous les vols entre le Brésil et la France», a déclaré le chef du gouvernement.
Le président de la Réserve fédérale (Fed) de Philadelphie, Patrick Harker, a estimé mardi qu’il n’y avait aucune urgence pour la banque centrale à retirer ses mesures de soutien à l'économie. «La situation économique s’améliore, mais la reprise se situe à un stade précoce, et il n’y a donc encore aucune raison de retirer notre soutien» monétaire, a-t-il indiqué dans un discours qu’il devait prononcer lors d’une conférence virtuelle. «Nous maintiendrons les taux à un niveau très bas et nous poursuivrons nos rachats mensuels de plus de 100 milliards de dollars d’obligations du Trésor et de prêts hypothécaires titrisés», a-t-il ajouté. Patrick Harker ne participe pas cette année au vote sur les taux au sein du comité de politique monétaire de la Fed.
Lors de la 9e édition des Couronnes, enregistrée à L’Olympia et diffusée ce mardi 13 avril, Instit Invest (une publication de L’Agefi) a récompensé huit institutionnels. Allianz France a reçu le prix de l’assureur le plus actif en matière de développement de l’économie réelle (AG2R La Mondiale et UMR étaient également nommés) ; Garance a remporté le prix de la meilleure initiative en matière de gestion des risques (SHAM et Agrica étaient nommés) ; L’IRCEM a reçu le prix de la meilleure combinaison entre gestion active et gestion passive (CRPN était également nommé) ; la SACRA a remporté le prix de la meilleure initiative en faveur de la gouvernance et de sa transparence (Agrica était nommé) ; l’Ircantec a reçu le prix de la meilleure initiative en faveur de la prise en compte des Objectifs de développement durable dans la politique d’investissement responsable (AG2R La Mondiale et Aviva étaient également nommés) ; Orange a remporté le prix de la meilleure initiative en matière de promotion de l’épargne salariale et retraite d’entreprise (Spie était également nommé) ; La Fondation du Patrimoine s’est vu décerner le prix de la meilleure initiative en matière de gestion financière menée par une fondation (faisant appel aux dons) et aux fonds de dotation (FNAM était aussi nommée); enfin, le prix coup de cœur du jury a été attribué à AG2R La Mondiale.
Le président américain, Joe Biden, a proposé la tenue d’un sommet avec son homologue russe Vladimir Poutine, mardi, lors d’un entretien téléphonique avec le chef du Kremlin pendant lequel il a rappelé le soutien des Etats-Unis à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, a déclaré la Maison blanche. Le Kremlin a confirmé de son côté que Joe Biden avait proposé une rencontre au chef de l’Etat russe mais elle n’a pas précisé si Vladimir Poutine y avait répondu par l’affirmative. Selon Moscou, le président américain a souhaité une normalisation des relations entre Washington et Moscou.
L’Iran commencera dès mercredi à enrichir de l’uranium à 60%, un niveau qui rapprocherait la République islamique du seuil de 90% à partir duquel la fabrication de l’arme nucléaire est envisageable, ont annoncé mardi plusieurs responsables iraniens, suscitant la réprobation des pays occidentaux. Cette annonce intervient au lendemain des accusations portées par Téhéran contre Israël, dont les services sont soupçonnés par l’Iran d’avoir saboté son site nucléaire de Natanz. Elle se produit en outre avant la reprise des discussions à Vienne sur la relance de l’accord signé en 2015 sur le programme nucléaire iranien. L’Etat d’Israël s’y est toujours opposé et les Etats-Unis s’en sont retirés en 2018 à l’initiative de Donald Trump. Contacté par Reuters, un responsable iranien a précisé que l’enrichissement à 60% ne concernerait qu’une petite quantité d’uranium.
Le gouvernement français suspend jusqu'à nouvel ordre les liaisons aériennes entre le Brésil et la France, où le variant dit «brésilien» du coronavirus se propage, a annoncé mardi le Premier ministre Jean Castex devant l’Assemblée nationale.
Credit Suisse a annoncé mardi 13 avril qu’il distribuerait 1,7 milliard de dollars (1,43 milliard d’euros) en numéraire aux investisseurs des fonds de financement de la chaîne d’approvisionnement touchés par la faillite de la société financière Greensill Capital. Le groupe bancaire suisse a indiqué que ces versements commenceraient mardi et porteraient le total des sommes distribuées à ce jour à 4,8 milliards de dollars. «Credit Suisse Asset Management continue de chercher des solutions pour assurer la reprise», a ajouté le groupe. Cependant, Credit Suisse a averti qu’il existait des incertitudes importantes concernant les sommes qui seraient versées aux investisseurs en relation avec les fonds. Credit Suisse gère quatre fonds d’investissement contenant quelque 10 milliards de dollars de titres créés par Greensill, une société spécialisée dans le financement de la chaîne d’approvisionnement, qui constitue une forme de prêt à court terme aux entreprises.
«Greenwashing ». Le mot est lancé par l’organisation des PRI(principles for responsible investments) quiprésentent, lundi 12 avril, une stratégie adaptée pour les trois années à venir. «Une exigence renforcée sur le caractère responsable de nos signataires sera déterminante pour répondre aux risques de greenwashing […] En tant que grande organisation ouverte, nous reconnaissons que nos signataires ne partent pas du même niveau alors nous allons relever nos standards et nous allons nous impliquer avec les signataires qui commencent seulement leur voyage d’investisseur responsable ou qui ont pris du retard ». Depuis 2016, l’organisation grandit rapidement et compte désormais 4.000 signataires représentant la moitié des fonds gérés de façon institutionnelle dans le monde. Concrètement, les PRI vont consulter leurs membres pour renforcer les exigences minimales demandées aux signataires. Poussés par certains de leurs membres institutionnels, les PRI avaient décidé de mettre en place des exigences minimalesà partir de 2018. Ilfallait notamment disposer d’une politique ESG qui couvrait 50% des encours. Les PRI feraient passer cette part à 90% des encours. D’autres exigences devraient être respectées. La politique d’investisseur responsable devrait être rendue publique. L’ESG serait intégré dans toutes les classes d’actifs qui dépassent 10 milliards de dollars d’investissements ou qui pèsent plus de 10% des encours. Les PRI attendent aussi de l’engagement actionnarial et l’utilisation du vote par les investisseurs pour les actions cotées. Enfin, un audit indépendant pourrait être demandé sur les données présentées. Deux autres exigences seraient maintenues par rapport au cadre précédent : la nomination d’un référent sur l’investissement responsable et la prise en compte de la politique ISR au niveau du conseil d’administration et du comité exécutif. Le conseil d’administration des PRI doit statuer dans les semaines à venir sur ces règles minimales. L’organisation laisserait ses membres jusqu'à mi-2023 (dernier délai) pour se mettre en règle. A la suite de la mise en place des premières exigences minimales, les PRI avaient mené des discussions avec les membres qui ne respectaient pas les règles du jeu pour qu’ils prennent les mesures adéquates dans un délai de deux ans. Cinq membres avaient été finalement radiés en 2020. Une évolution «inclusive» vers l’investissement responsable Pour ce nouveau cadre, les signataires devraient en rendre compte pour la première fois en janvier-mars 2022. Ceux qui ne les respectent pas, auraient jusqu'à fin 2022 pour atteindre les exigences minimums au lieu de deux années auparavant. Mais les PRI seraient prêts à redonner une dernière chance à ceux qui ne se conformeraient pas à leurs exigences à l’issue de la deuxième année de reporting, soit en janvier-mars 2023. Les PRI vont aussi continuer la réforme du cadre de reporting et d’évaluation de leurs membres. En 2021, le Board va conduire la revue du cadre de reporting en consultant ses membres pour présenter des propositions avant le reporting de 2022. Le but est donc de faire évoluer progressivement le monde des investisseurs responsables. L’organisation veut garder la porte grande ouverte à tous les investisseurs prêts à s’engager dans les six principes des PRI. «La nouvelle stratégie va surtout conserver une approche inclusive, les PRI restent une grande maison de l’investissement responsable (a «big tent» organisation, ndlr) dans son fondement, ouverte à tous les potentiels signataires», affirment-ils. Face aux défis climatiques, sociaux et la crise sanitaire, les PRI se fixent deux priorités pour faire évoluer la gestion extra-financière ESG (environnement, social, gouvernance): d’une part la lutte contre le réchauffement climatique en se concentrant notamment sur les stratégies de neutralité carbone et de biodiversité; d’autre part la protection des droits humains et sociaux.
Le gestionnaire suisse GAM a annoncé ce 13 avril avoir transféré les équipes de gestion systématique sur la nouvelle plateforme GAM SimCorp, dans le cadre de la mise en place de sa nouvelle stratégie. La gestion systématique va désormais se concentrer sur l’offre GAM Systematic Alternative Risk Premia, dont le transfert sur la nouvelle plateforme GAM SimCorp était déjà prévu, et sur GAM Systematic Core Macro, qui sera également transféré sur la plateforme. Une version durable de ce dernier fonds sera également développée. Les plus petits fonds seront, quant à eux, clôturés. Cette réorganisation fait notamment suite à la décollecte de 0,9 milliard d’euros en 2020 sur les deux grandes familles de gestion systématiques de la maison, GAM Systematic Core Macro et GAM Systematic Alternative Risk Premia. La société suisse se bat depuis deux ans pour retrouver une collecte positive. Le pilotage des équipes demeure entre les mains d’Anthony Lawler. Chris Longworth et Silvia Stanescu vont, pour leur part, diriger depuis Cambridge une équipe de 10 professionnels chargés de la stratégie GAM Systematic Core Macro et de la future stratégie Sustainable Core Macro. L’équipe GAM Systematic Alternative Risk Premia gérée depuis Londres et Zurich, reste sous la direction de Lars Jaeger. Ewan Kirk, qui présidait GAM Systematic, a lui quitté le groupe mi-mars. GAM a par ailleurs récemment recruté Sebastian Maciocia, qui arrive du spécialiste de la gestion systématique Winton Capital, pour prendre le poste de directeur clientèle «wholesale» pour le Royaume-Uni. Conséquence de cette migration, GAM envisage de réduire les missions confiées à l’équipe chargée des opérations, de la technologie et de l’infrastructure à Cambridge. La société entend intégrer ou redéployer dans la mesure du possible les membres de cette équipe au sein de GAM.
Le journal espagnol Expansion relève que depuis l’acquisition de Sabadell Asset Management par le gestionnaire d’actifs français Amundi, la collecte se porte mieux du côté de l’ancienne gestion d’actifs du groupe Sabadell. Les fonds de Sabadell AM, désormais gérés par Amundi, ont reçu plus de 533 millions d’euros de souscriptions nettesen 2020 après avoir enregistré des sortiesnettes de 480 et 676 millions d’euros les deux années précédentes.
Keith Ney, 43 ans, a été nommé co-gérant du fonds phare de la société de gestion française Carmignac, Carmignac Patrimoine, aux côtés de Rose Ouahba, responsable de l'équipe obligataire, et David Older, responsable de l'équipe actions. Il intègre également le comité stratégique d’investissement de Carmignac, composéd’Edouard Carmignac, de Frédéric Leroux, de Didier Saint-Georges, de Rose Ouahba et de David Older. Présent chez Carmignac depuis 2005, Keith Ney en a été le responsable crédit de 2011 à 2015 et, de 2012 à 2018, a été le gérant du fonds Carmignac Sécurité (10Md€ d’encours). Il reste par ailleurs co-gérant de Carmignac Portfolio Patrimoine Europe, fonds d’allocation flexible pour lequel il est responsable de la poche obligataire et de la gestion des risques et de la construction de portefeuille depuis le lancement du fonds. Dans un communiqué, Rose Ouahba et David Older expliquent:« L’arrivée de Keith Ney à nos côtés nous permet de consolider les synergies au sein de la gamme Patrimoine, tant sur les marchés mondiaux qu’européens. Cette évolution répond ainsi à notre volonté de proposer à nos clients le meilleur de la flexibilité, de la construction de portefeuille et de la gestion des risques, des attributs indissociables de la gamme Patrimoine.»
L’indice de confiance des hedge funds (HCFI), publié chaque trimestre par l’association internationale de la gestion alternative (AIMA), en partenariat avecSimmons &Simmons et Seward &Kissel, révèle que les hedge funds sont plutôt confiants quant aux perspectives de leur activité sur les douze mois à venir. Pour l’indice HCFI de mars 2021, il a été demandé à plus de 300 hedge funds gérant environ1.000 milliards de dollarsde choisir d’une mesure entre -50, le plus bas niveau de confiance pour les douze mois qui viennent,et +50, le plus haut niveau de confiance pour les douze prochains mois. Globalement, plus de 90% des hedge fundssondés se montrent positifs avec une confiance moyenne de +18, ce qui représente une hausse de près de 40% par rapport au niveau de confiance enregistré en décembre 2020. Les hedge funds gérant plus d’un milliard de dollars d’encours demeurentles plus optimistes avec une mesure de confiance moyenne de +19 là où ceux gérant moins d’un milliard de dollars affiche une mesure deconfiance moyenne de +17. Sur un plan géographique, les hedge funds d’Amérique du Nord restent les plus confiants sur leurs perspectives à douze mois malgré la récente affaire Gamestop. Ils affichent une mesure de confiance moyenne de +19,6 quand leurs homologues de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) et d’Asie-Pacifique enregistrent des mesures moyennes respectivesde +17,3 et +17,2. Les hedge funds britanniques, qui partagent avec les hedge funds de la région EMEA le plus haut taux de participants à la vision négative pour les douze mois à venir (10%), ferment la marche avec une mesure de confiance moyenne de +16,4. Depuis décembre 2020, desfortes hausses de confiance ont néanmoins été enregistrées chez les hedge funds de la région EMEA,Asie-Pacifique et britanniques (+70%, +58% et +60% respectivement). Les hedge funds aux stratégies long/short equity, event driven, CTA et managed futures présentent les mesures de confiance moyennes les plus élevées, indique encore l’indice HFCI de mars 2021. Tom Kehoe, responsable global de la recherche à l’AIMA, liste quelques raisons incitant à l’optimisme pour les hedge funds, parmi lesquels un fort appétit des investisseurs et la résilience du nombre de nouveaux fonds en phase de lancement.Devarshi Saksena, associé chez Simmons & Simmons, note pour sa part que cet optimisme coïncide avec la levée progressive du confinement dû au Covid-19à travers le monde.
Notz Stucki Europe, la branche luxembourgeoise de la maison suisse éponyme, vient de lancer une version Ucits de son fonds Huntress Dividend Strategy, dont le californien Soteira Capital est le gestionnaire délégué. La version originale du fonds a été lancée en 2015, et gère désormais quelques 900 millions de dollars d’encours. Les premiers encours du fonds Ucits ont été levés auprès d’investisseurs institutionnels et de family offices, nous a précisé un responsable commercial. La stratégie consiste à capter le dividende de grandes capitalisations, en recourant notamment à l’usage d’options, tant à l’achat qu’en couverture, peut-on lire sur la brochure remise à la Securities and Exchange Commission. La société de gestion devrait prochainement entamer les procédures afin d’obtenir l’autorisation de la vente du fonds en France et dans plusieurs pays d’Europe, selon cette même source. Avec, dans le viseur, le référencement du fonds comme unité de compte par des compagnies d’assurances.
Le gestionnaire de fortune et d’actifs suisse Vontobel va ouvrir des bureaux à Los Angeles et à Miami dans le but de renforcer sa présence sur le territoire américain, relate Citywire Americas citant des sources proches du dossier. Ces nouvelles antennesopéreront sous la marque de conseil en investissement enregistrée auprès de la Securities and Exchange Commission,Swiss Wealth Advisors, et se focaliseront sur les clients américains fortunés. Les deux bureaux, qui viendront s’ajouter à ceux existantsde New York et de Fort Lauderdale, devraient ouvrir au cours du troisième trimestre 2021. Vontobel envisage également de faire venir un gestionnaire de fortune senior de Suisse à Miami pour le lancement du bureau floridien.
Le fonds souverain singapourien Temasek et BlackRock vont investir ensemble 600 millions de dollars dans des fonds de capital-risque et de capital investissement qui se concentreront sur des solutions de décarbonation. Les deux groupes vont créer une structure baptisée «Decarbonization Partners». Cette nouvelle entité sera chargée de lancer les nouveaux fonds. Les fonds seront ouverts à d’autres investisseurs intéressés par la neutralité carbone. Decarbonization Partners cherche à lever 1 milliard de dollars pour son premier fonds, en incluant les capitaux de Temasek et BlackRock. Les fonds Decarbonization Partners investiront dans le non coté en mettant l’accent sur les entreprises en phase de démarrage qui ciblent les technologies renouvelables et de mobilité éprouvées de la prochaine génération, notamment les sources de carburant émergentes, les solutions de réseau, le stockage des batteries et les technologies de véhicules électriques et autonomes, ainsi que les secteurs du bâtiment et de la fabrication, afin de favoriser la décarbonation, l’efficacité des ressources et l’innovation en matière de matériaux et de processus. Le partenariat s’appuiera sur l’expertise de BlackRock et de Temasek. Les fonds seront dotés d’employés des deux entreprises, ainsi que d’une équipe professionnelle et dédiée recrutée pour trouver et entreprendre des investissements et gérer son portefeuille.
La boutique de gestion Moneta vient de lancer son premier fonds depuis 15 ans, MME 2026. Ce fonds aura une stratégie proche de celle de Moneta Micro Entreprises, lancé il y a 17 ans et fermé aux souscriptions depuis 12 ans. La grande différence est que le nouveau fonds sera fermé pendant cinq ans, jusqu’en 2026. «Cette contrainte aura pour avantage de nous permettre de prendre des paris plus tranchés encore que dans MME, et de permettre de profiter d’éventuels stress de marché en ayant la capacité de prendre des positions importantes notamment sur des valeurs peu liquides qui sont sous pression dans de tels cas de figure», explique Moneta dans une présentation. D’autres différences distinguent le nouveau fonds de son grand frère. Il sera plus concentré, avec une quarantaine de lignes ciblées, contre 80-100 lignes pour le fonds MME. L’équipe de gestion pourra aller individuellement jusqu’à 15 % par ligne contre 10 % dans MME. Enfin, ce sera un produit plus international, avec la possibilité d’allouer 30 % des actifs hors d’Europe, contre 10 % seulement pour MME Avec ses cinq ans de blocage, ce produit devrait se traduire par une volatilité supérieure à MME, mais avec une espérance de gain que Moneta espère supérieure sur longue période. Le fonds sera co-géré par Romain Burnand et Raphaël Lucet. Ce fonds s’adresse à un public averti et le ticket minimum est de 100.000 euros. Les souscriptions ont démarré mi-mars et vont clôturer le 28 mai. L’équipe et la société de gestion ciblent 200 millions d’euros pour le nouveau fonds.
Axa Investment Managers fait évoluer son fonds Axa WF Framlington Women Empowerment, sur la diversité entre les femmes et les hommes, pour investir sur le thème plus large du progrès social. Le fonds de 200 millions d’euros, lancé en 2017, est désormais renommé AXA WF Framlington Social Progress. Sa stratégie abordera désormais les objectifs de développement durable des Nations Unies dans leur dimension sociale. La stratégie s’articule plus précisément autour de trois thèmes clés liés aux besoins sociaux : l’accès au logement, à des infrastructures de base et à l’inclusion financière et technologique (ODD 8, 9, 11) ; la protection à travers des solutions de santé et la sécurité (ODD 2, 3, 11,16) ; le progrès en investissant dans des entreprises qui favorisent l’éducation, l’entreprenariat et le bien-être (ODD 4, 5, 8, 9). « L’émancipation économique des femmes continuera d’être un axe important du Fonds AXA WF Framlington Social Progress, et la diversité femmes-hommes sur le lieu de travail restera une des pierres angulaires du programme d’engagement actionnarial d’AXA IM, notamment grâce au renforcement de nos capacités d’engagement et de vote et d’autres initiatives comme le 30 % Club Investor Group en France et au Royaume-Uni », assure Anne Tolmunen, qui reste gérante du fonds. De plus, 5 % des frais de gestion du fonds continueront d’être reversés par AXA IM à des organismes caritatifs qui soutiennent, entre autres, l’éducation (Fondation Epic), la biodiversité & le climat et des initiatives liées à la santé (fondation Access to Medicine). Le repositionnement de ce fonds sur les femmes fait suite à la disparition du fonds de Legal & General Investment Management sur le même sujet, le Future World Gender, par manque d’intérêt des investisseurs. Le fonds a été simplement fusionné dans un autre. Une porte-parole d’Axa IM précise à cet égard que l’ouverture du fonds à d’autres considérations répond aux besoins des clients. «Au fil des années, nos clients ont manifesté un plus grand intérêt pour une stratégie d’impact social plus large que pour une stratégie de niche», indique-t-elle.
Le gérant britannique M&G, via sa filiale M&G Corporate Services Limited, vient d'étendre son partenariat avec State Street Corporation aux services de middle office externalisés. State Street, qui fournit déjà, depuis dix ans, des services de comptabilité et de conservation de fonds, fournira désormais également des services de portefeuille, de données de référence, de rapports de trésorerie, de gestion des transactions, de service des actifs et de tenue des registres. Il se basera sur la base de la plateforme Aladdin de BlackRock, dont la licence a été accordée à M&G.
La société de gestion américaine T. Rowe Price vient de nommer Mike Weigand au poste nouvellement créé de directeur des opérations en Asie-Pacifique. Jusqu’ici directeur de l’audit interne, il va déménager de Baltimore vers Hong Kong. Il sera rattaché Céline Dufétel, la directrice financière et des opérations du groupe.
Barings vient de recruter Lydia Wu au poste de directrice de la distribution institutionnelle pour la Chine, Taïwan, Hong Kong et l’Asie du Sud-Est. Basée à Hong Kong, elle sera notamment chargée des entreprises, des fonds publics, des assureurs et des family offices. Elle est rattachée au directeur de la distribution en Asie Pacifique, Jon Millin. Lydia Wu arrive de Oaktree Capital, où elle était senior vice président pour la région Chine, Taïwan, Hong Kong. Auparavant, elle a travaillé chez BNY Mellon, State Street Global Advisors et Morgan Stanley Investment Management.