JP Morgan Asset Management vient de recruter Jonathan Liang au rang de managing director et directeur des spécialistes d’obligations en Asie (hors Japon) au sein de sa division obligataire mondiale, devises et matières premières. Il remplace Ramon Maronilla, qui a quitté ce poste après 11 ans, afin de rejoindre T Rowe Price. Basé à Hong Kong, Jonathan Liang sera chargé de la direction des spécialistes d’investissement en Asie ainsi que de la communication des stratégies d’investissement aux clients prospects dans cette région. Il sera rattaché à Travis Spence, directeur mondial des spécialistes d’investissement. Jonathan Liang arrive d’AllianceBernstein, où il était managing director et stratégiste d’investissement senior pour les obligations depuis 2014. Auparavant, il occupait le poste de vice-président pour la gestion du produit depuis 2006. Auparavant, il a travaillé comme product manager chez Oppenheimer Capital ainsi que spécialiste produit chez Jennison Associates. Au début de son carrière, il a été directeur associé pour les services d’investissement chez Value Partners Group. La division obligataire mondiale, devises et commodités de JP Morgan AM disposait de 752 milliards de dollars d’encours sous gestion au 31 décembre 2021.
Sella Sgr, la société de gestion du groupe bancaire italien Sella, lance Active J.P. Morgan, un nouveau compartiment de son fonds de fonds Top Funds Selection, qui sera géré par J.P. Morgan Asset Management. Cette stratégie s’adresse aux épargnants qui veulent une gestion active de leurs investissements, avec une prise en compte rigoureuse des critères ESG. Le compartiment adopte une gestion flexible et l’allocation actions pourra varier entre 15 % et 65 %. Le solde sera investi en obligations. Le fonds, accessible à partir de 500 euros, est classé article 8. Six autres fonds de Sella Sgr deviennent article 8.
Invesco lance un ETF sur les métaux utilisés pour fabriquer des véhicules électriques, rapporte The Wall Street Journal. Le nouveau fonds, appelé Invesco Electric Vehicle Metals Commodity Strategy No K-1 ETF, détiendra des contrats de futures et autres produits financiers qui suivent le prix des métaux comme le cobalt, le cuivre, le nickel et l’aluminium. Ces métaux sont fortement demandés pour leur utilisation dans les voitures électriques et autres projets d’énergie propre.
Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) a annoncé ce 27 avril avoir noué un partenariat de distribution avec Sura Investment Management, une société de gestion présente en Amérique latine. Le partenariat commercial concerne «une large gamme de services et de produits d’investissement d’Edmond de Rothschild Asset Management», tant sur le coté que le non coté. Sura IM, qui compte près de11 milliards de dollars d’encours sous gestion, est présente sur les classes d’actifs traditionnelles, ainsi que l’immobilier, les infrastructures, et la dette privée. Elle sert autant une clientèle privée qu’institutionnelle.
Schroders Capital, la branche du gestionnaire britannique éponyme dédiée aux actifs non cotés, a annoncé ce 27 avril avoir gagné un mandat en dette privée auprès d’un important fonds de superannuation australien. Le véhicule, doté de 250 millions de dollars australiens d’encours (169 millions d’euros), investira dans de la dette d’entreprise, immobilière et d’infrastructure. Il vise un rendement de 4,5% au-dessus de son indice Bloomberg AUSBOND Bank Bill index benchmark.
La société de gestion britannique abrdn va réorienter son focus d’investissement sur les actifs réels, notamment l’infrastructure énergétique et la dette privée, ainsi que sur les marchés émergents et les entreprises de petite capitalisation, a déclaré son directeur général Stephen Bird à Bloomberg News ce mercredi. abrdn, qui gère 542 milliards de livres (645,8 milliards d’euros), souhaite se différencier des autres sociétés de gestion actives, son directeur général constatant que «tout le monde a des fonds actions américaines de long-terme». La firme a, par ailleurs, annoncé, ce mercredi, qu’elle avait investi 75 millions de dollars dans la célèbre université London School of Economics (LSE) à travers un placement privé durable de long terme. Ce prêt servira à développer des projets sociaux et verts au sein de la LSE.
Le régulateur américain des marchés financiers Securities and Exchange Commission (SEC) a annoncé, ce mercredi, poursuivre en justice Bill Hwang, le dirigeant du family office Archegos Capital Management, pour avoir enfreint la loi américaine en matière de lutte anti-fraude et d’autres règles en matière d’instruments financiers. Archegos a fait l’objet d’une enquête pour manipulation de marchépar la SEC. Selon la presse américaine, Bill Hwang a été arrêté par la police dans la foulée La plainte a été déposée auprès d’une cour fédérale du district de Manhattan à New York.Le directeur financier d’Archegos Patrick Halligan, le responsable du trading William Tomita et le responsable du risque Scott Becker sont également poursuivis.Le parquet fédéral du district sud de New York a lui aussi annoncé des poursuites de nature pénale à l’encontre des protagonistes de l’affaire Archegos. Bill Hwang et ses anciens collègues d’Archegos sont soupçonnés d’avoirmis en œuvre un système frauduleux, qui a eu pour conséquence la perte de plusieurs milliards de dollars pour différentes contreparties dont les groupes financiers Credit Suisse, Morgan Stanley, UBS, Goldman Sachs, Deutsche Banket Nomura. Croissance artificielle Dans sa plainte, la SEC affirme qu’entre - au moins - mars 2020 et mars 2021, Bill Hwang a acheté sur marge des dérivésde crédit sur transfert de rendement (total return swaps) pour un montant de plusieurs milliards de dollars. Dans les faits, il s’agit d’un contrat passé entre un investisseur et une autre partie, en général une banque, qui permet à l’investisseur de recevoir le rendement total d’un titre financier sans qu’il ne détienne ce dernier. L’investisseur paye en retour un intérêt à un taux proche du Libor auquel s’ajoute le spread(autrement dit la rémunération additionnelle) à la banque. Cette pratique fait appel à l’endettement donc à l’effet de levier pour prendre de gros paris sur le titre d’une société. En outre, l’investisseur n’a pas obligation de dévoiler ce type de positions, les rendant donc presque indétectables pour la SEC. Or, selon la plainte du régulateur américain, Bill Hwang a fréquemment acheté certains de ces swaps sans autre but économique que de faire monter de façon significative et artificielle les prix des sociétés concernées par les swaps. Ce qui mécaniquement forçait les autres investisseurs à acheter les titres de ces sociétés dont la valeur était gonflée artificiellement. De fait, Archegos a connu une période de croissance rapide passant d’une valeur de 1,5 milliard de dollars avec 10 milliards de dollars d’exposition au marché en mars 2020 à une valeur de plus de 36 milliards de dollars avec 160 milliards de dollars d’exposition à son plus haut en mars 2021. Réforme à venir La SEC soutient qu’Archegos a trompé de manière répétitive et délibérée plusieurs de ses contreparties à propos de son exposition, de sa concentration et de sa liquidité. Ce, poursuit la SEC, dans le but de continuer à acheter des swaps dans ses positions les plus concentrées afin de faire gonfler artificiellement le prix des titres concernés. Parmi eux figuraient notamment ViacomCBS, Baidu, Tencent Music Entertainment, Farfetch ou encore Discovery. En mars 2021, les cours de ces titres ont baissé, déclenchant des appels de marge auxquels Archegos n’a pu faire face. Conséquence, le défaut puis la faillite du family office de Bill Hwang ont entraîné les pertes de milliards de dollars pour les contreparties. «L’effondrement d’Archegos au printemps dernier démontre comment les activités d’une seule entreprise peuvent avoir des implications d’une portée considérable pour les investisseurs et les participants de marché», a déclaré le président de la SEC, Gary Gensler. ll souligne aussi pour lui l’importance de mettre à jour le marché des swaps d’instruments financiers pour améliorer la protection des investisseurs ainsi que l’intégrité et la transparence de ce marché. Plusieurs hedge funds et brokers étudient cependant déjà la possibilité de déplacer sur le terrain judiciaire la réforme portée par la SEC après l’affaire Archegos.
Loin devant C’est un premier trimestre 2022 triomphal pour Ofi AM. Six Financial Information, qui passe au crible les fonds de droit français, positionne la filiale de la Macif et de la Matmut en haut de son classement trimestriel. A fin mars, Ofi AM rassemble 1,3 milliard d’euros de souscriptions, essentiellement sur sa gamme de trésorerie, dans un marché pourtant guidé par de forts décaissements (-56 milliards d’euros toutes classes d’actifs confondues et -50 milliards sur les seuls fonds de trésorerie). Le gestionnaire distance de très loin ses compétiteurs ; avec une collecte deux fois moins élevée (543 millions d’euros), SG 29 Haussmann se hisse à la 2e place du podium. Gestionnaire à la renommée discrète, cette entité a été créée par la Société Générale il y plus de dix ans. Suite à la vente de Lyxor, l’établissement bancaire veut faire de SG 29 Haussmann le cœur de son expertise en gestion d’actifs. A l’origine composée de fonds essentiellement maison, l’offre comprend désormais des expertises de gestionnaires tiers et est distribuée notamment par le réseau de la banque. A fin décembre 2021, les actifs sous gestion de cette entité atteignaient 30 milliards d’euros. A noter que SG 29 Haussmann est parvenue à collecter sur l’ensemble des classes d’actifs ce trimestre. Juste derrière elle, Vega IM dépasse d’une courte tête Abeille AM, avec respectivement 255 et 252 millions rassemblés sur les trois premiers mois de l’année. Le pôle de gestion patrimoniale du groupe BPCE se distingue par des flux de souscription en gestion actions et sur ses OPCVM diversifiés. Quant à Abeille AM, la société de gestion rebondit de la 243e place du tableau annuel 2021 à la 4e position du classement trimestriel, poussée par son offre en gestion actions et de fonds d’obligations convertibles. Incertitudes A l’inverse, Amundi AM et Natixis IM n’auront pas fait mieux et restent dans les « profondeurs » du palmarès des fonds. Amundi est emporté par les rachats opérés depuis ses fonds monétaires de droit français : pas moins de 24 milliards ont été rachetés entre janvier et mars de cette année. Le gestionnaire avait terminé 2021 en dernière position, avec un décaissement global s’élevant à plus de 19 milliards d’euros. Natixis IM, avant-dernier du classement annuel, affiche des rachats globaux de 5 milliards à fin mars. Là aussi en raison de flux sortants sur sa gamme de véhicules de trésorerie. A l’exception des OPCVM matières premières et des fonds garantis ou à formule, l’ensemble des classes d’actifs terminent ce premier trimestre en décollecte. Les investisseurs naviguent dans un environnement nourri d’incertitudes. Le resserrement monétaire devrait freiner la croissance économique, resserrement qui, conjugué à la hausse de l’inflation, a mis fin à la reprise post-Covid. A ce titre, pour la deuxième fois depuis octobre dernier, le Fonds monétaire international vient de revoir sa prévision de croissance mondiale à 3,6 % du produit intérieur brut mondial, contre 4,9 % attendu il y a six mois.
Réserve. Le conflit en Ukraine a des conséquences pour les porteurs du FCP Hugau Moneterme, un fonds du gestionnaire Hugau Gestion. Ce véhicule, dont l’encours sous gestion a fondu de près de moitié, à 750 millions d’euros, est investi dans deux obligations Gazprom à échéance 19 juillet 2022, et qui ne peuvent être correctement valorisées. En conséquence, Hugau Gestion a procédé à la scission du fonds en deux FCP de manière à cantonner les obligations Gazprom dans un fonds side-pocket. Les souscriptions et rachats ont été temporairement suspendus à compter du 1er avril, « à l’issue de cette procédure, les opérations de souscriptions/rachats sur le fonds contenant les obligations Gazprom isolées seront impossibles, en revanche, à partir du 22 avril 2022, les opérations de souscriptions/rachats seront de nouveau possibles sur le nouveau fonds avec la reprise de la valeur liquidative », avait indiqué la société de gestion. Les obligations Gazprom seront conservées dans le fonds de cantonnement, qui sera mis en liquidation et renommé Hugau Moneterme SP (side-pocket), jusqu’à leur remboursement le 19 juillet.
Contraction. Le fonds souverain norvégien a accusé des pertes de 683 milliards de couronnes (69,6 milliards d’euros) sur les trois premiers mois de l’année. Le fonds, qui totalise près de 11.500 milliards de couronnes d’actifs, enregistre un rendement négatif de 4,9 % sur la période. « Le premier trimestre a été marqué par des turbulences géopolitiques, qui ont également affecté les marchés », a déclaré Trond Grande (photo), son directeur général adjoint, ajoutant que le rendement s’était révélé négatif pour les actions et les produits de taux, mais positif pour l’immobilier non coté. Le fonds, qui est l’un des plus grands actionnaires de Credit Suisse, a par ailleurs demandé un « audit spécial » à la banque suisse dans le scandale Greensill.
Du pétrole ? Non, de l’huile de palme chargée à partir d’un tanker dans des camions sur le port de Djakarta (photo). L’Indonésie vient de créer le choc en décrétant un embargo sur ses exportations d’huile de palme, la plus consommée sur la planète, dont le pays représente 50 % de l’offre mondiale. Les cours ont aussitôt grimpé de 8 % le 25 avril. Djakarta a dû préciser sa position : seule l’oléine de palme, utilisée pour la friture, sera concernée, et non pas l’huile brute. La décision indonésienne, destinée à contrer les pénuries locales, devrait contribuer un peu plus à l’inflation des prix alimentaires mondiaux, facteur de troubles sociaux dans les pays émergents. Les matières grasses végétales sont en première ligne, puisque la guerre en Ukraine a aussi fait flamber les prix de l’huile de tournesol.
La République centrafricaine a adopté le bitcoin comme monnaie officielle, a annoncé mercredi la présidence. Elle devient le premier pays d’Afrique à prendre cette décision et seulement le deuxième au monde (après le Salvador, qui suscite le scepticisme ). En dépit de ses réserves d’or et de diamants, la Centrafrique est l’un des plus pauvres et des moins développés au monde, théâtre par ailleurs de violences depuis des années. Un projet de loi encadrant le recours à la cryptomonnaie a été adopté à l’unanimité par le Parlement, selon le secrétaire général de la présidence. Le président Faustin-Archange Touadera soutient le texte car cela «va améliorer les conditions de vie des citoyens», a déclaré Obed Namsio à Reuters, sans développer.
La Russie a interdit mercredi à 287 membres de la Chambre basse du Parlement britannique d’entrer dans le pays, en représailles à une mesure similaire de Londres contre des députés russes ayant soutenu l’offensive en Ukraine. «Les personnalités visées, dont l’entrée en Russie a été interdite, ont participé le plus activement à l’instauration de sanctions anti-russes par Londres», a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué accompagné de la liste des parlementaires concernés, 287 sur les 650 membres de la Chambre.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a discuté mercredi avec son homologue américain, Antony Blinken, de possibles nouvelles sanctions visant la Russie pour l’offensive que celle-ci mène en Ukraine, a rapporté la porte-parole du Quai d’Orsay dans un communiqué. Ils ont également discuté de l'«importance de (leur) relation avec les pays des Balkans occidentaux et de (leur) coordination pour assurer la stabilité et l’ancrage européen de ces partenaires face aux conséquences de la guerre en Ukraine», est-il précisé.
La SEC a déposé plainte, mercredi, contre Bill Hwang et d'autres dirigeants du family office, dont la faillite a coûté des milliards aux banques en 2021.
Après les voitures électriques, le nucléaire. HANetf va lancer un ETF sur l’uranium, le Sprott Uranium Miners Ucits ETF, à la Bourse de Londres. Ce fonds sera aussi agréé à la vente en Europe. Cet ETF vise à profiter de la croissance de l’énergie nucléaire et de la demande d’uranium, alors que la guerre en Ukraine rebat les cartes de l’approvisionnement en énergie. Il suivra l’indice North Shore Sprott Uranium Miners. Cet indice comprend des entreprises impliquées dans l’industrie de l’uranium: les mines, l’exploration, le développement et la production d’uranium. L’ETF peut aussi investir dans des entités qui détiennent de l’uranium physique, des royalties issues de l’uranium et autres actifs non minuers. Le partenaire d’HANetf pour ce nouveau produit est Sprott, un spécialiste de l’univers de l’uranium. Cette société pilote déjà un ETF sur l’uranium basé aux Etats-Unis et affichant un encours de 1,5 milliard de dollars et un trust sur l’uranium physique de plus de 3 milliards de dollars d’actifs.
Le gestionnaire d’actifs américain Wellington Management, basé à Boston dans l’Etat du Massachusets, va ouvrir son premier bureau à New York, rapporte Bloomberg. La société, qui gère 1.300 milliards de dollars (1.227 milliards d’euros), a signé une lettre d’engagement pour louer des bureaux de 6.600m2 sur quatre étages d’un nouvel immeuble construit au 799 Broadway. Quelque 250 salariés, qui travaillaient jusqu’alors à Boston, devraient s’y installer.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré en mars des souscriptions nettes de 2,2 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni. Il s’agit du vingt-quatrième mois consécutif de collecte, observe l’association. Depuis le début de l’année, le secteur des fonds ouverts engrange 11,3 milliards d’euros. En mars, la collecte a été portée par les fonds actions, qui ont attiré 2,4 milliards d’euros. Les fonds diversifiés rassemblent 1,1 milliard d’euros. En revanche, les fonds obligataires voient sortir 1,7 milliard d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, le secteur est en décollecte de 926 millions d’euros. Les encours ressortent à 2.502 milliards d’euros. En mars, la société de gestion qui a affiché la plus forte collecte est Amundi, avec 1,2 milliard d’euros. Viennent ensuite Deutsche Bank, avec 733 millions de Deutsche Bank, puis Intesa Sanpaolo, 618,8 millions d’euros. De l’autre côté du spectre, Poste Italiane a vu sortir 4,2 milliards d’euros et Generali affiche des rachats de 994 millions d’euros.
Swiss Life Asset Managers France vient de recruter David Masse en tant que responsable commercial – wholesale au sein de l’équipe distribution. L’intéressé travaillait précédemment chez Invesco, où il était responsable du développement commercial à Paris. Avant cela, il a officié chez Russell Investments et BNP Paribas Asset Management. Chez Swiss Life AM, David Masse sera en charge du développement du portefeuille de clients en France, au Luxembourg et à Monaco. Depuis Paris, il aura également pour mission de promouvoir les produits et services de gestion de Swiss Life Asset Managers, qu’il s’agisse de gestion collective ou dédiée en accompagnant notamment le développement des stratégies durables et à impact.
M&G annonce que John Foley, son directeur général, va partir à la retraite. Il en a informé le conseil d’administration récemment et ce dernier va maintenant lancer un processus de nomination d’un nouveau chief executive, qui sera dirigé par Edward Braham, président du conseil d’administration et du comité de nomination de la société de gestion britannique. John Foley continuera de servir en tant que group chief executive jusqu'à ce qu’un successeur soit en place. John Foley était directeur général de M&G depuis 2015, après avoir rejoint Prudential, l’ex maison-mère de M&G, en 2000 en tant que trésorier adjoint du groupe. Il a contribué à la fusion de M&G Investments et de Prudential UK en 2017, puis à la scission du groupe Prudential en 2019. " Au nom du conseil d’administration de M&G, je tiens à remercier John pour sa contribution exceptionnelle à M&G et Prudential au cours des 22 dernières années, en particulier depuis que M&G est devenue une société cotée. John a conduit M&G à travers des changements importants et a supervisé une scission réussie, tout en dirigeant le groupe à travers la période sans précédent de la pandémie. L’entreprise a enregistré de solides performances, rapportant 1,8 milliard de livres sterling aux actionnaires depuis son entrée en bourse en octobre 2019. Le conseil d’administration et moi-même sommes impatients de continuer à travailler avec John alors que nous entreprenons la recherche de son successeur», déclare Edward Braham dans un communiqué.
La Française a recruté Monica Da Costa en tant que responsable service clients et partenaires, annonce l’intéressée sur son profil Linked-In. Monica Da Costa vient d’Aestiam où elle était directrice de la relation clients. Elle y était arrivée en mars 2015.
Comme il l’avait annoncé la semaine dernière, Credit Suisse, en proie à une série de scandales, a présenté ce 27 avril des résultats financiers dans le rouge pour le premier trimestre 2022. Le produit net bancaire de 4,4 milliards de francs suisses (4,3 milliards d’euros) est en retrait de 42% par rapport à la même période en 2021, essentiellement en recul dans la banque d’investissement et la gestion de fortune. Le résultat courant avant impôt ressort à -428 millions de francs suisses, et le résultat net à -273 millions. Ce dernier chiffre souffre notamment d’une perte exceptionnelle de 353 millions de francs liée à la dépréciation des parts du groupe dans Allfunds, et à un impact négatif de 148 millions de francs suisses lié à la Russie. La banque avait aussi prévenu que ses provisions pour litiges allaient augmenter au premier trimestre à hauteur de 700 millions de francs. «Le premier trimestre 2022 a été marqué par des conditions de marché volatiles et l’aversion au risque des clients. Cet environnement, ainsi que l’impact de notre réduction de l’appétit pour le risque en 2021, alors que nous prenions des mesures décisives pour renforcer notre base de risques et de contrôles, ont eu un impact négatif sur nos revenus nets», explique Thomas Gottstein, le PDG de Credit Suisse qui devra affronter sans nul doute une assemblée générale houleuse ce vendredi 29 avril. Il affirme que 2022 «est une année de transition, et nous nous concentrons clairement sur l’exécution disciplinée de notre nouvelle stratégie de groupe, telle qu’annoncée en novembre 2021 : renforcer notre cœur de métier, simplifier notre organisation et investir pour la croissance». Sur le front de la gestion, les encours ont reculé de 3% à 1.555 milliards de francs, et ce malgré une collecte nette de 7,9 milliards. La majorité de la collecte a été réalisée par le département «banque suisse», qui a reçu 6 milliards de francs nets de la part des investisseurs institutionnels helvétiques. La gestion de fortune a collecté 4,8 milliards de francs lors des trois premiers mois de l’année, dont 2,1 milliards sur la Suisse et 1,8 milliard en Asie-Pacifique. La division de gestion d’actifs a, pour sa part, subi une décollecte de 0,6 milliard de francs suisses, principalement alimentée par les stratégies obligataires et crédit. Le groupe a par ailleurs annoncé le départ de son directeur financier depuis 2010 David Mathers, qui souhaiterait «chercher d’autres opportunités» en dehors de Credit Suisse. Il continuera toutefois dans ses responsabilités jusqu'à ce que la banque ait trouvé son remplaçant. Un process de recrutement externe et interne a débuté. L'établissement a également officialisé de nombreuses nominations et changements chez ses principaux cadres dirigeants. Ainsi, Francesca McDonagh succédera, le 1er octobre 2022, à Francesco De Ferrari, CEO de la division Wealth Management, qui occupe ce poste par intérim depuis janvier 2022, en tant que CEO de la région EMEA. Francesca, qui sera basée à Zurich, rejoindra également la direction générale et rendra compte directement au CEO du groupe, Thomas Gottstein. Plus récemment, elle a occupé le rôle de directrice générale à la Bank of Ireland depuis 2017. Edwin Low prendra lui la tête de la région Asie Pacifique à la place de Helman Sitohang.
DWS, filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, a annoncé une décollecte nette d’un milliard d’euros au premier trimestre 2022. La société estime que la collecte a été «grevée par l’environnement géopolitique défavorable et la hausse de l’inflation». Sur le trimestre précédent, les souscriptions nettes s'élevaient à 15 milliards d’euros. Hors fonds monétaires, la collecte nette s’est élevée à 5,7 milliards d’euros (7,9 milliards d’euros au quatrième trimestre 2021). Les fonds ESG ont attiré une collecte nette de 1,1 milliard d’euros. A fin mars, le groupe allemand affichait des actifs sous gestion de 902 milliards d’euros, en retrait par rapport aux 928 milliards de fin décembre dernier. L’effet marché a eu un impact fortement négatif alors que dans le même temps l’effet de change a été positif, indique le groupe. Les revenus trimestriels ont par conséquent reculé de 3% à 689 millions d’euros au premier trimestre contre 797 millions d’euros sur le dernier trimestre 2021. Ils sont par contre en hausse de 9% par rapport à la même période de l’année précédente. DWS relève une «normalisation» des performances et des frais de transactions. Le résultat ajusté avant impôt s’est élevé à 279 millions d’euros au premier trimestre, soit la deuxième valeur trimestrielle la plus élevée jamais atteinte (T4 2021 : 373 millions d’euros ; T1 2021 : 249 millions d’euros), en baisse de 25 % par rapport au quatrième trimestre «exceptionnel», et en hausse de 12 % par rapport à l’année précédente. Le groupe met en avant également le fait qu’il a fait au premier trimestre «de nouveaux progrès» dans sa transformation. En mars, il a fait évoluer sa marque avec un nouveau slogan «Investors for a new now» (Investisseurs pour un nouveau maintenant) ainsi que publié ses valeurs fondamentales, «Client Commitment», «Entrepreneurial Spirit» et «Sustainable Action».
Amancio Ortega, créateur de la marque de vêtements Zara et du groupe textile Inditex et considéré comme la plus grosse fortune d’Espagne, a réalisé, ce mardi, le plus gros investissement immobilier jamais observé en Ecosse selon plusieurs médias espagnols et Bloomberg. A travers sa société de gestion immobilière Pontegadea, le milliardaire a acheté un immeuble de bureaux à Glasgow pour un montant de 215 millions de pounds (255 millions d’euros environ). L’actif, racheté auprès du promoteur immobilier HFD Group, est situé en plein centre de la capitale écossaise au 177 Bothwell Street. Il abrite entre autres les bureaux de Virgin Money, BNP Paribas, Aecom ou encore CBRE. Selon Bloomberg, la valeur du portefeuille immobilier d’Amancio Ortega atteint 15,2 milliards d’euros.
Natixis vient de promouvoir Alain Bruneau au poste de secrétaire général du métier gestion d’actifs et de fortune. L’intéressé prendra ses nouvelles fonctions le 16 mai prochain, et opérera depuis Boston. Alain Bruneau a commencé sa carrière à la Société Général en 1998 dans le conseil juridique et la conformité au sein du département obligataire de la banque de financement et d’investissement en France, avant d'être promu directeur de la conformité de SGAM. En 2002, il rejoint Citi en tant que directeur et responsable de la compliance et des contrôles pour l’Europe et l’Afrique du Nord. Sept ans plus tard, il prend la direction de la conformité de NYSE Euronext. Directeur de la conformité pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Allemagne chez Deutsche Bank entre 2013 et 2014, il prend ensuite la tête de la conformité d’Exane BNP Paribas pour deux ans. Il entre chez Natixis en 2016 comme responsable de la conformité de la banque de grande clientèle, avant d'être promu responsable mondial de la conformité et membre du comité exécutif trois ans plus tard.