Après l’annonce d’une importante réorganisation le 27 octobre dernier, Credit Suisse a donné ce jour quelques mises à jour sur ses prévisions de résultats du quatrième trimestre 2022 et pour l’année en cours. Le groupe bancaire doit tenir aujourd’hui, à distance, une assemblée générale extraordinaire pour valider une augmentation de capital de 4 milliards de francs suisse. La banque avait indiqué précédemment, qu’elle avait subi des sorties de dépôts et d’actifs nets au cours des deux premières semaines d’octobre 2022 à des niveaux qui avaient largement dépassé les taux enregistrés au troisième trimestre 2022. «Au niveau du groupe, au 11 novembre 2022, les sorties d’actifs nets représentaient environ 6% des actifs sous gestion à la fin du troisième trimestre 2022. Dans le secteur de la gestion de fortune, ces sorties de fonds ont considérablement diminué par rapport aux niveaux élevés des deux premières semaines d’octobre 2022, mais ne se sont pas encore inversées et représentaient environ 10% des actifs sous gestion à la fin du troisième trimestre 2022" précise ce jour le groupe. Il prévoit par conséquent que «la baisse des dépôts et des actifs sous gestion devrait entraîner une réduction des produits d’intérêts nets et des commissions et frais récurrents ; cela devrait entraîner une perte pour Wealth Management au quatrième trimestre 2022" Dans l’activité de détail de la banque suisse, ces pertes de clients se sont stabilisés et représentaient environ 1% des actifs sous gestion à la fin du troisième trimestre 2022. Comme annoncé le 27 octobre 2022, ces sorties de fonds ont conduit la banque à utiliser partiellement les tampons de liquidité au niveau du groupe et des entités juridiques, et bien que la banque soit tombée en dessous de certaines exigences réglementaires au niveau des entités juridiques, les exigences fondamentales du ratio de couverture de liquidité (LCR) et du ratio de financement stable net (NSFR) au niveau du groupe ont été maintenues à tout moment, poursuit le communiqué. Le LCR quotidien moyen du groupe pour le quatrième trimestre à ce jour (au 18 novembre 2022) était de 140 %, avec des taux au comptant «largement stabilisés» entre ~120 % et ~130 % depuis l’annonce des résultats du 27 octobre 2022. La banque, qui a cédé sa participation dans Allfunds afin de «dérisquer son bilan», a par ailleurs précisé qu’elle enregistrerait une perte de près de 75 millions liée à la cession. En compilant tous les éléments de réorganisation précédemment annoncés, dont une réduction de ses effectifs et la cession d’une large partie de ses actifs titrisés, le groupe prévoit d’enregistrer une perte substantielle avant impôts au quatrième trimestre 2022, pouvant atteindre environ 1,5 milliard de francs suisses suisses. Sur l’année, il préfère ne pas encore s’engager sur un chiffre, le trimestre n'étant pas terminé surtout pour la banque d’investissement qu’il dit «affectéepar le ralentissement marqué des marchés de capitaux touchant l’ensemble du secteur et la diminution des activités de vente et de trading». Il prévoit aussi de vendre certains actifs immobiliers mais sans préciser lesquels et d'éventuelles dépréciations de survaleurs.
Le secteur de la gestion est prévenu et pourra se préparer. Les superviseurs européens lanceront dans un peu moins d’un an, «au cours du deuxième semestre 2023", une action de surveillance commune sur les risques liés à la durabilité et les informations à fournir. C’est ce qu’a annoncé Natasha Cazenave, executive director de l’Esma, le régulateur européen, à l’occasion de l’Efama Investment Management Forum qui se tenait à Bruxelles la semaine dernière. Cette opération coup-de-poing remplace la dernière réalisée sur les publications relatives aux coûts et à la performance à destination de la clientèle de particuliers. L’Esma, a désormais défini les publications et reportings relatifs aux critères ESG (environnement, social et gouvernance) comme une de ses nouvelles priorités de coordination des superviseurs au niveau européen : il s’agit d’une «New Union strategic supervisory priority» (USSP). «L’objectif sera de favoriser la convergence des régulateurs nationaux sur l’application des dispositions relatives aux risques de durabilité et aux informations réglementaires à fournir, avec un accent particulier sur les exigences du SFDR», explique Natasha Cazenave. Cette opération alimentera également les travaux de l’Esma sur l'écoblanchiment (greenwashing).
L’Association nationale des conseils financiers (Anacofi) et l’Union des intermédiaires de crédits (UIC) ont annoncé mardi la signature de leur accord de collaboration aux bénéfices de leurs membres et de la représentation des professionnels qu’elles représentent. L’UIC adhère donc à l’Anacofi, permettant ainsi à ses membres qui le souhaiteront d’accéder aux entités métiers dédiées de l’Association et notamment à l’Anacofi Courtage, association agréée par l’ACPR, dans le cadre de la réforme du courtage. A la suite de cet accord, Bérengère Dubus, présidente de l’UIC, rejoint les conseils d’administration de l’Anacofi, de l’Anacofi Courtage et de l’Anacofi Syndicat. Fortes de plus de 5.000 entreprises membres à ce jour, les deux organisations œuvreront ensemble à accueillir et à porter de concert la voix de tous ceux qui voudront les rejoindre.
En 2018, lorsqu’AllianceBernstein rachetait le bureau de recherche Autonomous spécialisé sur les sociétés financières, le gérant d’actifs se voyait peut-être en consolidateur du brokerage action. Son actionnaire de l’époque, Axa, était en train de se désengager, et le gestionnaire pouvait se sentir pousser des ailes dans des métiers connexes à la gestion d’actifslui permettant de se diversifier. Quatre ans plus tard, le groupe fait marche arrièreen laissant la main à la Société Générale sur la coentreprise que les deux entitésviennent de créer. La société de gestion n’a jamais vraiment réussi à tirer profit de cette activité, dont le poids a diminué année après année. En 2016, l’activité Bernstein Research Services, regroupant les métiers de recherche fondamentale sell side et le brokerage sur actions, représentait, avec 479 millions de dollars, 16% des revenus totaux du groupe. En 2021, ces gains se sont érodés pour ne totaliser qu’un peu plus de 450 millions de dollars et 10% des revenus d’AllianceBernstein. La société était pourtant consciente des difficultés qu’elle aurait à faire croître cette activité. Le développement de la gestion passive, diminuant la rotation des portefeuilles de ses clients institutionnels et donc les frais de brokerage, et, en Europe, l’obligation de faire payer la recherche indépendamment du brokerage instaurée par la directive sur les marchés d’instruments financiers (MIF2), figuraient bien parmi les risques identifiés dans ses rapports annuels. Gestion de fortune A la fin du mois de septembre, la société gérait 610 milliards de dollars, un montant en baisse de près de 20% par rapport à l’année précédente, dans le sillage aux autres sociétés du secteur. Et le brokerage ne fait plus partie de ses prioritésstratégiques. Elle se focalise maintenant sur des activités plus margées. Le groupe a d’ailleurs particulièrement travaillé sur ce point ces dernières années. Sa marge opérationnelle ajustée a ainsi augmenté de 450 points de base depuis 2016, passant de 25,2% en 2016 à 29,7% à la fin du premier semestre 2022. Et il ne compte pas s’arrêter là. Dans une présentation à ses actionnaires, AllianceBernstein explique que la gestion de fortune constituait maintenant un de ses axes privilégiés de développement. Alors que ce segment ne représente que 16% de ses actifs sous gestion, il pèse pour 34% de ses revenus issus des frais qu’il facture à ses clients. La décisionde s’alléger sur le brokerage n’a pas dû être trop difficile à prendre.
M&G a annoncé ce 22 novembre son intention d’ajouter de nouvelles exclusions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) au sein du fonds M&G (Lux) Optimal Income Fund géré par Richard Woolnough. Le fonds va élargir ses exclusions ESG sectorielles aux sociétés ayant des activités dans les domaines du forage dans l’Arctique et de l’extraction de sables bitumineux, des divertissements pour adultes, des jeux d’argent et du tabac. Le degré de participation sera déterminé en évaluant si les entreprises génèrent un chiffre d’affaires provenant des activités interdites supérieur à des seuils prédéfinis. Ces changements apportés n’auront aucune incidence sur l’objectif financier et l’approche d’investissement du fonds.
Jean-Frédéric de Leusse est remplacé par Xavier Bélis à la présidence d'UBS France qui devient dans le même temps une simple succursale de l'entité européenne de la banque suisse.
Richelieu Gestion vient d’annoncer ce 23 novembre le lancement du fonds Richelieu 26, une stratégie obligataire avec une échéance à fin décembre 2026. Le fonds, cogéré par Alexandre Hezez et Etienne Dubourg, est investi exclusivement en obligations d’entreprises émises en euro, à l’exclusion de tout produit complexe, dont la notation est supérieure ou égale à BB-. La stratégie favorise largement les sociétés européennes (80-90% du portefeuille), dont 50% sont françaises et issues d’une vingtaine de secteurs d’activités. Environ 40% de l’actif du portefeuille est investi sur des obligations investment grade. Classé article 8 selon la réglementation SFDR, il comprend une approche propriétaire du type Best in universe retenant, au sein de l’univers d’investissement initial, 80% des émetteurs ayant obtenu la meilleure notation ESG. Le fonds peut être acheté et vendu tout au long de sa durée de vie. Il est éligible à l’assurance-vie, et ne comprend ni droits d’entrée ni droits de sortie.
La gestion d’actifs du groupe espagnol Santander, Santander Asset Management, a recrutéJesús Martín del Burgo en qualité de directeur des ventes institutionnelles externes, hors d’Espagne. Il était précédemment directeur des ventes de DWS en Amérique latine et sera rattaché à Samantha Ricciardi, directrice générale de Santander AM. La firme entend notamment renforcer sa présence en Amérique latine via ce recrutement.
Le fournisseur d’indices britannique FTSE Russell, qui fait partie du London Stock Exchange Group, a indiqué ce mardi que la société de gestion abrdn pourrait revenir dans le FTSE 100, l’indice phare de la Bourse de Londres, à la faveur d’un rebalancement de l’indice à la fin du mois de novembre. Abrdn avait quitté le FTSE 100 début septembre et avait basculé dans l’indice FTSE 250. Le titre a perdu 20% entre le début de l’année et le 22 novembre. Le retour ou non d’abrdn dans le FTSE 100 sera confirmé le 30 novembre par FTSE Russell.
Axa Investment Managers Alts, division d’investissements alternatifs d’Axa IM, vient de nommer Lu Gao au rang de directeur de la clientèle asiatique. Basé à Singapour, il sera rattaché à Florence Dard, directrice mondiale de la clientèle. Au sein de ce nouveau poste, il sera chargé de la levée de capital en Asie ainsi que le développement de la base de clients externes. Lu Gao arrive de Farallon Capital Management, où il était responsable de la relation investisseurs en Asie-Pacifique de 2016 à 2022. Auparavant, il a occupé le même poste chez Och-Ziff Capital Management de 2013 à 2016. Il a également été responsable commercial auprès des institutionnels pour la Chine et Hong Kong chez Amundi de 2012 à 2013 et chez Goldman Sachs AM de 2009 à 2012. Il a démarré sa carrière comme analyste obligataire chez Deutsche Bank AM de 2007 à 2009.
La société de gestion britannique Legal & General Investment Management (LGIM) vient de recruter Hywel Ford en tant que responsable de la distribution (distribution manager) pour des produits LDI (Liability-driven Investment) et crédit, selon un post sur LinkedIn. Il sera basé à Londres. Hywel Ford arrive de Mercer, où il était analyste d’investissement senior depuis 2020. Il est entré chez Mercer en 2019 comme analyste. Auparavant, il a été consultant en investissement associé chez JLT Employee Benefits de 2016 à 2019.
Le robo-advisor belge Gambit vient de nommer Laurent Bodson au poste de directeur général. Cofondateur de la fintech en 2007, il y a successivement occupé les postes de responsable des solutions, directeur opérationnel, puis directeur des ventes. Il remplace Geoffroy de Schrevel, qui dirigeait la société depuis 2007, et qui vient de quitter l’entreprise.
Octo AM a annoncé ce 22 novembre le lancement du fonds «Octo Rendement 2028». Il s’agit d’un fonds daté investi en obligations d’entreprises à haut rendement en euros selon une stratégie de gestion « value » appliquée aux obligations. Le fonds fera l’objet d’une gestion active tout au long de sa vie. Il vise une performance annualisée supérieure ou égale à 5% nets de frais pour la période de placement recommandée.
Infranity,société de gestion spécialisée dans l’investissement durable en infrastructures de l’écosystème Generali Investments,a recrutéLouis-Roch Burgard au poste demanaging director, co-responsable de l’équipe Equity d’Infranity, aux côtés de Jaime Hector. Louis-Roch Burgard est connu pour être l’ancien directeur général et président exécutif de la Saur, opérateur de gestion déléguée de services publics dans les domaines de l’eau et de l’assainissement. Il a aussi été directeur général et président de Vinci Concessions, ainsi que membre du comité exécutif du groupe. Il a également fait un passage chez LBO France en tant que membre du directoire et de l’équipe capital investissement Mid-Cap White Knight. Dernièrement, Louis-Roch Burgard était directeur général du groupe CNIM (Constructions industrielles de la Méditerranée). Parallèlement, Infranity a embauché Romain Le Mélinaidreau poste d’executive director, en charge de l’origination et de l’exécution au sein de l’équipe d’investissement Equity d’Infranity. L’intéressé vient d’InfraVia Capital Partners, où il était chargé d’investissement puis directeur d’investissement. Co-dirigée par Louis-Roch Burgard et Jaime Hector, l'équipe Equity d’Infranity estcomposée de six experts basés à Londres et à Paris. Dans son ensemble, Infranity compte 45 professionnels et gère plus de 7 milliards d’euros d’actifs.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) et sa filiale Tocqueville Finance ont annoncé ce 22 novembre le lancement d’un fonds actions monde dédié à la biodiversité : Tocqueville Biodiversity ISR. CNP Assurances, qui fait partie du même groupe, s’est engagé à investir 120 millions d’euros. L'équipe de gestion pratiquera une sélection «Best in Class» pour trouver des entreprises qui apportent des solutions aux enjeux de préservation de la biodiversité et du capital naturel. Leur empreinte biodiversité est calculée avec l’outil de mesure «Global Biodiversity Score (GBS)» de CDC Biodiversité et Carbon4 Finance, qui est l’un des outils d’aide à la décision. Le fonds est classé «article 9» sous SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). L’univers d’investissement couvrira quatre thématiques principales : l’agriculture et l’alimentation soutenables (agriculture régénératrice, production alimentaire durable, reforestation et gestion forestière durable), l’économie circulaire (systèmes de collecte et de recyclage, packaging recyclable ou compostable), les bâtiments verts (nouveaux matériaux de construction) et les services et solutions environnementaux (traitement de l’eau, de l’air et des sols, technologies de dépollution).
Interviewé sur France Info, Laurent Guillot a aussi indiqué que la décision de payer une amende réclamée par l’Etat n’avait pas de lien avec la possible entrée de la Caisse des dépôts au capital d’Orpea.
Amundi supprime la désignation ESG la plus élevée de l’Union européenne de la quasi-totalité des fonds qui la portaient, rejoignant ainsi la liste croissante des sociétés d’investissement qui ont été prises de court par un changement de directives de l’UE, rapportait mardi l’agence Bloomberg. Le plus grand gestionnaire d’actifs européen reclasse «presque toute sa gamme» de fonds répertoriés dans la catégorie ESG la plus élevée de l’UE, connue sous le nom d’article 9, a déclaré un porte-parole du gestionnaire d’actifs à l’agence. Au lieu de cela, les fonds seront classés article 8, catégorie un peu moins exigeante. Les fonds article 9 représentent près de 40 milliards d’euros d’encours chez Amundi.
Amundi supprime la désignation ESG la plus élevée de l’Union européenne de la quasi-totalité des fonds qui la portaient, rejoignant ainsi la liste croissante des sociétés d’investissement qui ont été prises de court par un changement de directives de l’UE, rapporte l’agence Bloomberg. Le plus grand gestionnaire d’actifs européen reclasse «presque toute sa gamme» de fonds répertoriés dans la catégorie ESG la plus élevée de l’UE, connue sous le nom d’article 9, a déclaré un porte-parole du gestionnaire d’actifs à Bloomberg. Au lieu de cela, les fonds seront classés article 8, a déclaré le porte-parole, qui est un peu moins exigeante. Les fonds article 9 représentent près de 40 milliards d’euros d’encours chez Amundi.
La banque Société Générale a annoncé mardi avoir conclu un accord avec la société de gestion américaine AllianceBernstein en vue de créer une coentreprise regroupant leurs activités de «cash» actions et de recherche actions. La Société Générale détiendra dans un premier temps 51% de cette coentreprise, qui «fournirait aux investisseurs des conseils en investissement, des perspectives sur les marchés actions américains, européens et d’Asie-Pacifique ainsi qu’un accès inégalé à la liquidité et à une technologie de pointe en matière d’exécution», a précisé la banque française dans un communiqué. Au bout de cinq ans, Société Générale aura la possibilité de monter à 100% du capital de la coentreprise, qui sera basée à Londres et sera «gérée sous forme de partenariat de long terme entre ses deux actionnaires sous le nom de Bernstein». A la finalisation de l’opération, prévue avant la fin 2023, «Robert van Brugge, actuellement directeur général de Bernstein Research Services, deviendrait directeur général de la nouvelle entité pour un mandat initial de cinq ans», a indiqué la Société Générale. Stéphane Loiseau, le directeur de l’activité cash actions de la banque, sera parallèlement nommé directeur général adjoint de la coentreprise. La Société Générale a précisé que «ce projet de création d’une franchise actions de premier plan serait relutif à partir de 2025» pour le groupe et se traduirait par une hausse de la rentabilité (ROTE) estimée entre 15 et 20 points de base. «L’impact estimé sur le ratio CET1, déjà pris en compte dans la cible 2025 du groupe présentée aux résultats financiers du deuxième trimestre 2022, serait limité à environ 10 points de base à la finalisation de l’opération», a précisé la banque. «Ce nouveau projet de partenariat s’inscrit pleinement dans la stratégie de la banque d’investissement de la Société Générale. Il renforcerait la diversification des activités, tant sur le plan géographique que par la nature des revenus générés, ces derniers étant constitués de commissions avec un profil de risque faible. La combinaison de ces activités de recherche et d’exécution permettrait de renforcer la relation clients, élargir la franchise et gagner des parts de marché», a également souligné la Société Générale. Le projet a été approuvé par les conseils d’administration de la Société Générale et d’AllianceBernstein et est soumis à la consultation des instances représentatives du personnel et à l’obtention des autorisations réglementaires requises, a précisé la Société Générale. Signé Slawomir Krupa Slawomir Krupa, futur directeur général du groupe et patron de la banque d’investissement, travaillait depuis un an sur ce projet, indique un proche du dossier. L’annonce de cette opération constitue un signal fort alors que beaucoup de banques ont choisi de se retirer de la recherche et du cash actions en Europe - dont Natixis et Crédit Agricole CIB, qui ont apporté leurs activités à Oddo et Kepler respectivement. La réglementation MIF 2 a pénalisé la rentabilité de ce métier, poussant à une vague de consolidation, et par le passé, le marché s'était interrogé sur la volonté de la Société Générale d’en rester l’un des acteurs. «Bien que l’impact financier soit limité, nous nous posons des questions surcette évolution vers une activité structurellement difficile en termes de rentabilité», réagissent mardi les analystes actions de JPMorgan dans une note.
Amundi supprime la désignation ESG la plus élevée de l’Union européenne de la quasi-totalité des fonds qui la portaient, rejoignant ainsi la liste croissante des sociétés d’investissement qui ont été prises de court par un changement de directives de l’UE, raporte l’agence Bloomberg. Le plus grand gestionnaire d’actifs européen reclasse «presque toute sa gamme» de fonds répertoriés dans la catégorie ESG la plus élevée de l’UE, connue sous le nom d’article 9, a déclaré un porte-parole du gestionnaire d’actifs à Bloomberg. Au lieu de cela, les fonds seront classés article 8, a déclaré le porte-parole, qui est un peu moins exigeante. Les fonds article 9 représentent près de 40 milliards d’euros d’encours chez Amundi.
Depuis dix ans à la tête du directoire d’UBS France, Jean-Frédéric de Leusse quitte ses fonctions, rapporte Les Echos. Cet ancien du Crédit Agricole a été amené à gérer la procédure contre UBS pour blanchiment de fraude fiscale et démarchage illicite de 2004 à 2012 qui a vu le groupe condamné en appel à 1,8 milliard d’euros. Depuis, UBS s’est pourvu en cassation. Il est remplacé par Xavier Bélis, l’actuel directeur général d’UBS France. L’entité perd son statut juridique indépendant par ailleurs, selon le quotidien. UBS France deviendra une succursale de l’entité européenne de la banque suisse
Apollo Global Management a levé son premier fonds destiné à des investissements opportunistes sur plusieurs segments du crédit, notamment en récupérant une partie des 43 milliards de dollars de prêts de rachat actuellement bloqués dans les bilans des banques, rapporte Bloomberg. Il s’agit du fonds Accord+ de 2,4 milliards de dollars
Manulife Investment Management vient de recevoir l’approbation des régulateurs pour l’acquisition de la partie restante de 51% de sa joint-venture en Chine dénommée Manulife Teda Fund Management, a annoncé sa maison-mère l’assureur canadien Manulife. Il s’agit d’une joint-venture avec l’entreprise publique Tianjin Teda International Holding depuis 2010. A travers cette acquisition, Manulife IM deviendra le premier gérant d’actifs et de fortune étrangère à transformer sa joint-venture en une société de gestion de fonds publics entièrement détenue. Manulife IM a également nommé Xu Jin au rang de président de son activité de la gestion d’actifs et de fortune en Chine au début de ce mois. La joint-venture Manulife-Teda Fund Management comptait 12 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 juin 2022.
A la suite de nombreux signalements d’épargnants, l’Autorité des marchés financiers (AMF) appelle à «la plus grande vigilance» à l’égard de propositions d’investissement dans des « éco-parkings» ou parcs solaires, usurpant généralement l’identité de grands groupes. Ces nombreuses offres frauduleuses proposent aux particuliers d’investir dans la transition énergétique. Elless’appuient généralement sur l’usurpation d’identité de groupes connus du secteur de l’énergie ou de la grande distribution, d’opérateurs immobiliers, mais aussi de professionnels de la finance, sociétés de gestion ou conseillers en investissements financiers. Elles prétendent aussi parfois bénéficier d’une soi-disant garantie de capital de l’ACPR, de la Banque de France ou de la Banque centrale européenne (BCE), ajoute l’AMF. Depuis le début de l’année, ellea reçu plus d’une centaine de réclamations et signalements et plus d’une cinquantaine de demandes d’épargnants concernant ce type de propositions d’investissements. Les pertes déclarées par les épargnants ayant contacté l’AMF après avoir souscrit ce type d’offres frauduleuses sont élevées, avec un préjudice moyen de 70.000 euros.
La société de gestion finlandaise Aktia s’est associée avec le third party marketer espagnol Amchor Investment Strategies pour commercialiser ses fonds en Espagne, en Italie et au Portugal, rapporte AMWatch. Le contrat couvre des fonds de dette émergente et d’obligations d’entreprises durables basés au Luxembourg.
Morgan Stanley Investment Management (MSIM) lance une plateforme de capital-investissement appelée 1GT ciblant des entreprises impliquées dans la lutte contre le changement climatique. Plus précisément, la plateforme investira dans des entreprises non cotées qui visent, collectivement, à éviter ou éliminer de l’atmosphère terrestre l’émission d’une gigatonne d’équivalent de dioxyde de carbone (CO2e), à compter de maintenant jusqu’en 2050, date correspondant à l’objectif «Net Zéro» fixé par les Nations unies. Elle cible des investissements dans des entreprises situées principalement en Amérique du Nord et en Europe dont les produits ou services permettent une amélioration significative de l’empreinte carbone de leurs clients respectifs. Intégrée aux activités d’investissements alternatifs de MSIM, s’élevant à 200 milliards de dollars, 1GT est dirigée par Vikram Raju, également responsable de l’investissement climatique. L'équipe 1GT a réalisé des investissements dans des entreprises impliquées dans la lutte contre le changement climatique depuis 2015, et a totalisé à ce jour près de 600 millions de dollars de capital déployés au travers de plusieurs fonds à impact. Dans le cadre de 1GT, l'équipe compte lier une part de sa rémunération variable aux investissements sous-jacents catalysant collectivement l’évitement ou l’élimination de l’émission d’une gigatonne de CO2e, à compter de la date de lancement de 1GT jusqu’en 2050.