Ancien directeur général de Malakoff-Médéric, parmi d’autres fonctions, Guillaume Sarkozy rejoint la plateforme de private equity Invest Direct basée à Genève. Il rejoint plus précisément ce que la société a baptisé son «conseil des sages» qui est présenté comme une «instance clé dans la sélection des opportunités d’investissement que nous référençons sur notre plateforme». Guillaume Sarkozy avait quitté officiellement la direction de Malakoff-Médéric en faisant valoir ses droits à la retraite. Il est actuellement vice-président de Neobrain, une société spécialisée dans l’analyse des données pour les ressources humaines et a été pendant 5 ans administrateur d’Alan, une start-up dans le domaine de l’assurance santé digitale. Il fut précédemment président-directeur général de Tissage de Picardie-Rinet, président-directeur général de Résalliance Conseil, directeur général de Malakoff-Médéric, ainsi qu’administrateur de Scor, de la Banque Postale Asset Management et de Korian. Guillaume Sarkozy a également été vice-président du Medef en charge de la protection sociale.
Les unités de compte vont se verdir. La proportion d’unités de compte (UC) articles 8 et 9 au sens de la réglementation SFDR (règlement européen sur la finance durable) devrait connaître une croissance de 15% à 32% au cours des 12 à 24 prochains mois, selon l’étude Edge-European Edition de Cerulli. «Les assureurs mettent à jour leurs plateformes de fonds pour les unités de compte afin de répondre à la demande croissance de fonds durables», explique Wouter Bakker, analyste senior chez Cerulli. «En Europe, les compagnies d’assurance sous-traitent la majeure partie de leurs actifs en unités de compte et recherchent le soutien de gérants externes pour développer de nouveaux fonds articles 8 ou 9 pour les unités de compte.» Quelque 44% des assureurs français, 46% des britanniques et 42% des italiens interrogés s’appuient pour cela sur des gérants externes, selon l’étude. La rapidité dépend de la taille Cerulli prévoit que les plus grands assureurs seront plus rapides à adopter des fonds articles 8 ou 9 dans leurs UC que les petits et moyens acteurs. Les assureurs européens qui disposent de 50 milliards d’euros d’actifs sous gestion ou plus devraient voir croître leur proportion de fonds durables dans leurs UC de 17% à 36% sous deux ans. En revanche, les assureurs pilotant moins de 10 milliards d’actifs connaitraient une croissance de ces fonds dans leurs UC de 13 à 27% sur la même période (+14 points de pourcentage). En Europe, les fonds catégorisés 8 et 9 sont principalement disponibles aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Toutefois, les compagnies d’assurance françaises et allemandes devraient voir augmenter leurs volumes d’UC durables: les acteurs français anticipent une hausse de ces fonds dans leurs UC de 9 à 24 points de pourcentage dans les deux ans. Des thèmes précis Les thématiques clés ciblées pour les UC des assureurs européens sont les énergies renouvelables, le changement climatique et la biodiversité. 66% des compagnies européennes prévoient de sélectionner des fonds développant des stratégies autours des énergies renouvelables dans les 24 prochains mois. Les bâtiments verts, le logement abordable et les objectifs de développement durable des Nations unies ne devraient pas cependant retenir leur attention dans les deux prochaines années.
Le collège de l’Autorité des marchés financiers a requis, ce vendredi,une amende de 400.000 euros à l’encontre de la société de gestion Inocap Gestion, rapporte l’AFP. Le gestionnaire est accusé de manquements, entre 2017 et 2020, entre autres dans sa gestion des risques liés aux délits d’initiés. Le régulateur reproche à Inocap Gestion des procédures insuffisantes pour prévenir d'éventuels «abus de marchés» et pointe des défaillances dans l’appréciation des risques en cas de rachats de fonds. En outre, des manquements ont été identifiésdans la gestion des fichiers clients dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. La décision de l’AMF doit être rendue dans les prochaines semaines.
C’est sa sixième opération en un peu plus d’un an. Le groupe Premium a annoncé vendredi une prise de participation majoritaire au sein du cabinet Sefima. Spécialisé dans le conseil en gestion de patrimoine, le cabinet marseillais, dont les encours s’élèvent à 260 millions d’euros, fait son entrée au sein dupôle CGP de Premium. Il rejoint ainsi I-Kapital, Leone Kapital, Renard Partenaires,Linard Charbonnelet le groupe Forward. Cette dernière opération devrait porter les actifs totaux de la branche à 2,5 milliards d’euros en moins de deux ans. Spécialisé dans le courtage d’assurance puisla gestion d’actifs, le groupe Premium, qu’Eurazeo a remis en vente après en avoir pris lecontrôle en juin 2021 dans une transaction le valorisant 290 millions d’euros,ne cesse de s’agrandir. Cette acquisition, qui confirmeson ambition sur la branche d’activité de gestion de patrimoine, devrait permettre de porter les actifs totaux du groupe à plus de 6,5 milliards d’euros sous gestion. Il vise 10 milliards d’euros sous gestion d’ici à 2025.
Mohammed ben Salmane, le prince héritier d’Arabie Saoudite, et Atlas Merchant Capital, la société de private equity fondée par Bob Diamond, sont prêts à investir au moins 1 milliard de dollars dans la nouvelle banque d’investissement de Credit Suisse, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. Mohammed bin Salman envisage un investissement d’environ 500 millions de dollars pour soutenir CS First Boston et son dirigeant, Michael Klein, selon certaines sources. Des financements supplémentaires pourraient venir d’investisseurs américains, dont Bob Diamond, l’ancien patron de Barclays. Credit Suisse avait précédemment annoncé qu’un investisseur additionnel s’était engagé à hauteur de 500 millions de dollars. La banque est en pleine restructuration et a annoncé une augmentation de capital de 4 milliards il y a quelques semaines.
Le gérant britannique M&G Investments vient de placer 200 millions de dollars dans un compte ségrégué chez Lafayette Square, une jeune société de gestion américaine spécialisée dans l’impact investing. La stratégie sélectionnée couvre l’univers du crédit dans les PME en croissance, avec un focus particulier sur les prêts privés senior sécurisés. L’investissement a été réalisé par l'équipe «Catalyst» de M&G, qui sélectionne des fonds externes dans des sociétés de gestion non-cotées qui cherchent à rendre le monde plus durable. Cette équipe, créée en 2021, dispose d’un encours sous gestion de 5 milliards de livres (5,8 milliards d’euros).
Les sociétés de gestion comme State Street, Pimco et Amundi investissent dans leurs plateformes d’investissement digitales dans l’espoir de répliquer le succès de l’activité technologique de BlackRock, rapporte le Financial Times. BlackRock s’est lancé dans la technologie avec Aladdin il y a plus de vingt ans maintenant. La société réalise désormais 8 % de ses revenus en vendant sa technologie à ses concurrentes et aux autres institutions financières.
Ralph Bassett, le responsable des actions nord-américaines d’Abrdn, a quitté la société et donc abandonné la gestion des trois fonds petites capitalisations qu’il gérait, rapporte Citywire. Le gérant avait passé seize ans au sein de la société. Ralph Bassett gérait plusieurs fonds pour Abrdn, dont le Abrdn US Small Cap Equity (741 millions de dollars d’encours), le Abrdn US Sustainable Leaders (357 millions de dollars) et le Abrdn US Sustainable Leaders Smaller Companies (16 millions de dollars).
PGIM, l’activité de gestion d’actifs de Prudential Financial, vient d’annoncer la nomination de Natalie Gill au rang de vice-présidente de la stratégie diversité, équité et inclusion (DEI) ainsi que de l’engagement avec l’industrie. Basée à Londres, elle sera rattachée à Kathy Saykon directrice de la DEI. Natalie Gill arrive de Sumitomo Mitsui Banking Corporation, où elle était directrice de la diversité et de l’inclusion pour la zone Europe, Moyen-orient, Afrique (EMEA) depuis 2020.Auparavant, elle a travaillé au sein de l’équipe de l’inclusion et de la culture du département des ressources humaines chez Santander. Elle a également été vice-présidente de la direction règlementaire chez Deutsche Bank de 2015 à 2016. Elle a été directrice exécutive infrastructure de marché et relations bancaires chez Goldman Sachs de 2000 à 2011.
Amundi vient de nommer Ahmed Ebeid au poste de responsable du développement commercial des stratégies multi-actifs, selon un post sur LinkedIn. Il arrive de Lyxor AM, où il travaillait comme analyste de performance d’investissement depuis 2020. Auparavant, il avait déjà travaillé chez Lyxor dans le reporting clients et le middle-office entre 2018 et 2019. Il a également travaillé comme analyste chez Oddo BHF de 2019 à 2020.
CVC Credit a bouclé la levée de son troisième fonds de prêt direct, EUDL 3. Le gestionnaire alternatif a réalisé une levée de 6,3 milliards d’euros,qui seront déployés sur le marché du direct lendingeuropéen. La hausse du coût de la dette et le retrait des banques du financement des leveraged buy-out(LBO) depuis le début de l’année ouvre de belles perspectives au fonds de prêts, les seuls aujourd’hui à financer des LBO d’envergure. EUDL 3 a déjà financé les acquisitions d’Irca par Advent, d’Open Health par Argos, d’Euro Techno Com par Cinven, et de Version 1 par Partners Group.
Le gestionnaire américain a annoncé la semaine dernière qu’il n’irait pas au terme de son projet de rachat des activités de services aux investisseurs de Brown Brothers Harriman (BBH) pour 3,5 milliards de dollars en numéraire, annoncé en septembre 2021. L’accord concernait les services de conservation, de comptabilité et d’administration de fonds de BBH, ainsi que les services technologiques. Un communiqué précise que l’arrêt des négociations s’est faite d’un commun accord, après le retour des autorités réglementaires et les modifications nécessaire à faire pour répondre à leurs attentes. Selon State Street, «la structure de la transaction modifiée proposée était de plus en plus complexe» et présentait un risque opérationnel supplémentaire ainsi qu’une diminution du montant des synergies anticipées.
Le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne laissent la main aux Etats membres pour trancher sur de nombreux points clé concernant le «Buy Now Pay Later».
Les fonds actions ont connu une fin de novembre difficile en termes de collecte. Entre le 24 et le 30 du mois, les porteurs de parts ont repris 14,1 milliards de dollars nets, selon le Flow Show, le bulletin d’analyse des flux dans le monde des fonds d’investissements, élaboré par BofA Global Research. Les fonds obligataires ont également décollecté, avec 2,4 milliards de dollars de flux négatifs, tandis que les fonds monétaires ont reçu 31,1 milliards de dollars. Dans l’univers des actions, la décollecte a été principalement alimentée par les fonds exposés aux Etats-Unis, avec 16,2 milliards de dollars de retraits. Les fonds d’actions japonaises et européennes ont aussi décollecté, avec respectivement 0,6 milliard et 0,9 milliard de dollars de retraits. Les fonds émergents ont, eux, reçu 1,1 milliard de dollars. Sur les Etats-Unis, les stratégies de grandes capitalisations représentent la majorité des rachats (-14,5 milliards de dollars), suivies par les fonds «value» (-5,8 milliards de dollars) et les fonds croissance (-1,6 milliard de dollars). Quelques stratégies sectorielles ont su attirer les investisseurs, comme les fonds de «utilities», ou services aux collectivités, (+0,9 milliard de dollars) et les fonds santé (+0,7 milliard de dollars). Le crédit décollecte Du côté obligataire, aucun segment du crédit n'échappe à la décollecte. Les fonds de titres d’entreprises «investment grade» (IG, ou catégorie investissement) ont rendu 1,6 milliard de dollars, ceux de titres à haut rendement 0,3 milliard de dollars, et ceux d’obligations émergentes 0,5 milliard de dollars. Sont également touchés par la décollecte les fonds de dettes municipales (-1,1 milliard de dollars) et de dettes souveraines indexées à l’inflation (-0,5 milliard de dollars). Seuls les fonds de dettes souveraines au nominal ont su tirer leur épingle du jeu, avec une collecte nette positive de 2,3 milliards de dollars.
State Street a annoncé qu’il abandonnait son projet de rachat des activités de services aux investisseurs de Brown Brothers Harriman (BBH) pour 3,5milliards de dollars en numéraire, communiqué en septembre 2021 et qui devait se conclure initialement fin 2021. L’accord concernait les services de conservation, de comptabilité et d’administration de fonds de BBH, ainsi que les services technologiques. Un communiqué précise que l’arrêt des négociations s’est faite d’un commun accord, à la suite d'échanges avec les autorités réglementaires et les modifications nécessaire à faire pour répondre à leurs attentes. «State Street a jugé que la voie réglementaire à suivre impliquerait des retards supplémentaires, et que toutes les approbations nécessaires n’ont pas été obtenues», écrit le groupe américain. Selon ce dernier, «la structure de la transaction modifiée proposée était de plus en plus complexe» et présentait un risque opérationnel supplémentaire pour State Street ainsi qu’une diminution du montant des synergies anticipées. «Par conséquent, nous avons estimé qu’il n'était pas dans le meilleur intérêt des clients, des actionnaires ou des employés de continuer à investir du temps et des ressources dans la transaction dans ce contexte difficile de fusions et acquisitions dans le secteur des services financiers», conclut la banque. Son président directeur général, Ron O’Hanley, ajoute que ni la qualité de la structure de BBH, ni celle de ses employés ne sont en cause.
Le doute des gérants d’actifs concernant la durabilité de leurs stratégies classées «article 9" selon la réglementation européenne SFDR continue de s'étendre. BNP Paribas AM vient de modifier la classification SFDR de 26 fonds jusqu’ici présentés comme «article 9", le plus haut degré de durabilité selon la réglementation européenne. Cela représente 15,6 milliards d’euros d’encours, a appris Bloomberg, des informations confirmées ensuite à Newsmanagers par la société. De même, DWS a déclassifié dix fonds indicielsParis-Aligned Benchmark (PAB) d’article 9 à article 8.Concernant BNP Paribas AM, la reclassification concerne 24 fonds indiciels et deux fonds gérés activement, ces deux derniers ne représentant que 400 millions d’euros d’encours. La majorité des fonds actifs classés «article 9" vont le rester, a précisé BNP Paribas AM. Cela représente 20 milliards d’euros d’encours.BNP Paribas AM nous a transmis la liste des fonds reclassés d’article 9 à article 8 :BNP Paribas Easy MSCI USA SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy € Corp Bond SRI PABBNP Paribas Easy MSCI Europe SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy € Corp Bond SRI PAB 1-3YBNP Paribas Easy MSCI World SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy MSCI Japan SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy € Corp Bond SRI PAB 3-5YBNP Paribas Easy MSCI Emerging SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy LOW CARBON 100 Europe PAB®BNP Paribas Easy MSCI EMU SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy MSCI Europe Small Caps SRI S-Series PAB 5% CappedBNP Paribas Easy Low Carbon 300 World PABBNP Paribas Easy Low Carbon 100 Eurozone PABBNP Paribas Easy ECPI Circular Economy LeadersBNP Paribas Easy ECPI Global ESG Blue EconomyBNP Paribas Fund III N.V. BNP Paribas ESG Global Property Securities Index FundBNP Paribas Easy ESG Eurozone Biodiversity Leaders PABBNP Paribas Easy ECPI Global ESG Hydrogen EconomyBNP Paribas Easy FTSE EPRA Nareit Developed Europe ex UK Green CTBBNP Paribas Easy FTSE EPRA Nareit Global Developed Green CTBTheam Quant- World Climate Carbon Offset PlanTheam Quant Europe Climate Carbon Offset PlanTheam Quant- Equity Europe Climate CareTheam Quant- Bond Europe Climate Carbon Offset PlanPour le gérant allemand DWS, les fonds suivants, des ETF, ont été également reclassifiés :Xtrackers USD Corporate Bond Short Duration SRI PAB UCITS ETF (XYLD)Xtrackers USD Corporate Bond SRI PAB Ucits ETF (XZBD)Xtrackers EUR Corporate Bond SRI PAB Ucits ETF (XB4D)Xtrackers EUR Corporate Bond Short Duration SRI PAB Ucits ETF (XZE5)Xtrackers World Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XNZW)Xtrackers EMU Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XNZE)Xtrackers Emerging Markets Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XEMN)Xtrackers Europe Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XEPA)Xtrackers USA Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XNZU)Xtrackers Japan Net Zero Pathway Paris Aligned Ucits ETF (XNJG)
Le hedge fund Capstone Investment Advisors a recruté Adam Iqbal, qui était managing director chez Goldman Sachs, pour renforcer son équipe de gestion, rapporte Financial News. Adam Iqbal était dernièrement responsable mondial du trading d’options FX G10 chez Goldman. Chez Capstone, il sera gérant de portefeuilles et se focalisera sur la volatilité des taux de change.
Lombard Odier vient de recruter Richard Berger comme directeur de l’architecture ouverte, a appris Citywire Selector. Il remplace Philippe Baumann, parti l'été dernier, et dont le nouveau point de chute n’est toujours pas connu. Richard Berger était dernièrement chez HSBC Alternative Investments, où il a dirigé la division hedge funds de 2018 à 2021. Par le passé, il a travaillé chez Pioneer de 2006 à 2017, où il a notamment dirigé la gestion alternative multi-classes d’actifs. Il a également évolué chez Olympia Capital comme directeur de la recherche, et comme trader sur dérivés actions chez Credit Suisse First Boston et BNP Paribas.
Alex Lehmann, le président de Credit Suisse a déclaré que les clients avaient commencé à revenir vers la banque après avoir retiré des dizaines de milliards de dollars d’actifs suite à une «tempête sur les réseaux sociaux» début octobre. Le dirigeant a indiqué que les rachats s’étaient stabilisés et avaient commencé à se redresser, mais l’ampleur des rachats a pris la banque par surprise. «Cela a été une véritable tempête», a déclaré Alex Lehmann lors du sommet Global Banking du Financial Times. «Cela a été une tempête dans le segment retail et partiellement dans la gestion de fortune, notamment en Asie, où nous avons eu des rachats vraiment massifs pendant deux ou trois semaines».
La taxonomie verte britannique doit éviter les erreurs de l’Union européenne dans cette démarche, selon un rapport rédigé par des parlementaires britanniques.
Coup de tonnerre dans l’univers des agences de conseil en vote. L’unique acteur français, Proxinvest, vient d’être racheté par Glass Lewis. Créé en 1995 par Pierre-Henri Leroy, le proxy avait été acquis en juin 2020 par Alain Demarolle, devenu président du conseil de Proxinvest. A l’époque, ce dernier s’était fixé pour objectif d’avoir un «acteur français et européen fort face au duopole américain» - ISS et Glass Lewis – «dans l’intérêt des investisseurs comme des émetteurs». Proxinvest «avait l’ambition d’être un proxy advisor européen de premier plan, mais le rachat d’ISS par Deutsche Börse est probablement venu contrecarrer cette ambition, constate Jean-Florent Rerolle, directeur général de VienGi (Valeur et Gouvernance). Cette cession s’inscrit dans un phénomène de concentration du secteur à l’instar de ce qui se passe dans l’analyse ESG. Malgré son excellente compréhension des entreprises françaises, Proxinvest peine à développer une stratégie lui permettant de conserver son indépendance». Une issue «très attristante hélas pour le fondateur de Proxinvest...», a posté Pierre-Henri Leroy, jeudi sur LinkedIn. « Il a toujours semblé important pour l’AMF de favoriser la diversité des agences de conseil en vote et une certaine souveraineté européenne,confie Astrid Milsan, secrétaire générale adjointe de l’AMF.Proxinvest a des externalités positives pour la Place, et l’a aidée à progresser. Nous espérons que cela pourra perdurer ». Echec de la place à garder un acteur français En attendant, ce passage sous pavillon américain est mal accueilli par la place parisienne.« Cela m’attriste, avoue Denis Branche, directeur général délégué de Phitrust. Cette opération semble purement financière pour les vendeurs. Depuis quatre ans, nous avertissions la place de Paris, sur la nécessité de maintenir un pôle de conseil en vote en France. Nous avions dénoué nos liens avec Proxinvest il y a deux ans, tout en le conservant pour ses analyses de conseil en vote ». « Triste nouvelle avec ce nouvel opérateur qui passe sous influence américaine, confie une grande gestion française. Ce dossier révèle trois échecs. D’une part, Pierre-Henri Leroy a mal organisé sa succession, qui a pourtant duré dix ans. D’autre part, la place de Paris n’a rien fait pour conserver un acteur de qualité, manifestant l’irresponsabilité des investisseurs institutionnels, notamment de Bpifrance et de la CDC qui n’ont pas su apporter les capitaux nécessaires. Et surtout la promesse d’indépendance donnée au marché lors du rachat de 2020 a fait long feu. L’acquéreur s’avérant plus un spéculateur qu’un entrepreneur ». Contacté par L’Agefi, Alain Demarolle n’a pas souhaité s’exprimer. Il détenait environ 70% du capital et le management de Proxinvest le solde. Glass Lewis a acquis 100% du capital mais n’a pas dévoilé le prix d’acquisition. En 2020, un expert évaluait le prix de cession entre 1 à 2 fois le chiffre d’affaires. En 2021, Proxinvest a dégagé 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires (+17%), pour un bénéfice net de 53.000 euros (+68%). L’indépendance en question « L’indépendance a été un point crucial des discussions, explique à L’Agefi Charles Pinel, directeur général de Proxinvest. Nous conservons notre politique de vote et poursuivrons nos mises à jour annuelles. Notre meilleure garantie est la confiance de nos clients. Si nous perdons notre indépendance, nous perdrons nos clients ». Néanmoins, beaucoup s’interrogent sur le maintien de cette indépendance, même si «nous savons que Glass Lewis protégera pleinement l’indépendance et la spécificité de notre recherche», assurent Alain Demarolle et Charles Pinel dans le communiqué. L’avenir le dira. « Proxinvest avait atteint ses propres limites et avait besoin d’un partenaire pour augmenter la couverture de ses services, poursuit Charles Pinel. Cette issue était inéluctable. Nous suivons les principaux indices européens, mais nos clients demandent une couverture mondiale. Adossé à Glass Lewis, avec qui nous avions déjà mené des partenariats ponctuels, nous pourrons leur offrir des services complémentaires ». Glass Lewis prend du poids en Europe Avec ce rachat, Glass Lewis poursuit son renforcement sur le marché européen. « Glass Lewis réalise une très belle opération grâce à la notoriété de Proxinvest sur le marché français, explique Marie-Sybille Connan, senior stewardship analyst chez Allianz Global Investors. Il sera désormais en position frontale avec ISS sur le marché français. Ce monopole de deux acteurs américains signe aussi l’échec de l’émergence d’un acteur européen ». Proxinvest «offre une très bonne qualité de recherche et un niveau de détails et d’explications plutôt plus élevé que sur ses concurrents, notamment sur les rémunérations, poursuit Marie-Sybille Connan. Ses rapports sont disponibles bien en amont des assemblées générales et il avait régulièrement mis en contact les investisseurs avec des lanceurs d’alerte dans les entreprises sur des sujets de gouvernance. Ces spécificités seront-elles maintenues ? » Proxinvest «conservera-t-il une autonomie suffisante pour continuer à faire des analyses généralement très fouillées ?s’interroge Jean-Florent Rérolle. Proxinvest a joué un rôle important dans l’évolution de la gouvernance en France. Il serait dommage que cette voix disparaisse ». Pour l’heure, Glass Lewis s’engage à maintenir et développer la politique de Proxinvest « élaborée à partir d’une analyse unique des spécificités et enjeux locaux», qui continuera à être offerte en français. Proxinvest, devient une filiale de Glass Lewis, et reste basé à Paris.
Ils ne digèrent pas leur éviction. BlackRock et et la gestion d’actifs de BNY Mellon font partie des gérants qui ont pris des mesures pour être rayés de la liste noire de l’Etat du Texas, qui les accuse de boycotter les énergies fossiles, a appris Bloomberg. La réglementation locale de cet état producteur d’hydrocarbures interdit en effet aux fonds de pension publics de l’Etat de confier des actifs à ces sociétés. Il leur est reproché d’utiliser des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), hostiles à l’économie locale par le Texas et d’autres Etats. Des représentants d’au moins cinq gérants d’actifs ont demandé au bureau de Glenn Hegar, le contrôleur financier de l’Etat, de les retirer de la liste d’une dizaine de gérants et de plus de 300 fonds publiée en août 2022, en arguant qu’ils n’auraient jamais dû y figurer. La perte de la clientèle de grands institutionnels tels que le fonds de pension des enseignants du Texas est en effet significative pour eux. «Nous estimons que votre jugement est erroné et se trouve contredit par des informations publiques vérifiables», ont écrit pour BlackRock la directrice des affaires externes Dalia Blass et le directeur de la clientèle Mark McCombe dans une lettre du 3 octobre 2022 à Glenn Hegar. Ils ajoutent que «BlackRock ne boycotte pas les entreprises de l’énergie» selon le code de l’Etat en vigueur. Des documents publics auxquels Bloomberg a eu accès montrent qu’un rendez-vous a été fixé entre BalckRock et le contrôleur le 20 octobre pour évoquer sa présence dans la fameuse liste. Pas de changement en vue La division de gestion d’actifs de la banque BNY Mellon a également chercher à s’expliquer car elle compte 19 de ses fonds dans la liste noire texane. Elle avait déclaré en août 2022: «Nous sommes persuadés que l’inclusion de ces fonds relève d’une erreur et n’est pas cohérente avec les informations que nous avons fournies en réponse à la demande de vérification». La banque a publié un communiqué la semaine passée, expliquant qu’elle ne boycotte pas les entreprises énergétiques et qu’elle discute avec les officiels texans pour détailler le processus d’investissement de ses fonds. Le contrôleur financier du Texas doit mettre à jour sa liste noire au moins une fois par an, mais peut techniquement la rafraichir chaque trimestre. Un porte-parole a fait savoir qu’aucune mise à jour n’interviendrait avant le trimestre prochain.
Depuis les révélations sur l’état de la gestion financière de FTX et plus largement sur l’empire de Samuel Bankman-Fried calamiteux voire frauduleux, les fonds de capital-risque (VC) du monde traditionnel ayant investi dans la plateforme comme Sequoia, SoftBank ou encore BlackRock sont pointés du doigt pour leur manque de vérification préalable. Le PDG de BlackRock Larry Fink n’a pas échappé à ce sujet lors du Deal Book Summit organisé par le New York Times ce mercredi. «Nous avons investi 24 millions de dollars (dans FTX) via un fonds de fonds, ce qui ne représentait pas une part essentielle de notre activité», s’est justifié le PDG. Le journaliste Andrew Sorkin a tout de même insisté en rétorquant que le modèle économique des VC n’était manifestement pas tourné autour des vérification préalables (due diligence): «Sur une cinquantaine d’investissements faits par les VC, une quarantaine vont échouer», a-t-il souligné. Un modèle qui «fonctionne et continuera probablement à fonctionner dans le futur!», a répondu d’un air provoquant Larry Fink. «Nous avons certainement commis une erreur (avec FTX). Je ne vais pas spéculer tant que nous n’avons pas plus d’éléments clairs sur la situation». Pour le patron de BlackRock, plus il y a d’argent investi tôt par les VC dans une entreprise prometteuse et plus son apport pourra devenir «fondamental» pour la société. «FTX n’était pas de la finance décentralisée» Malgré la crise que traverse le marché des cryptomonnaies, d’abord débutée avec la chute de Terra-Luna puis aggravée avec la faillite de FTX, Larry Fink n’a pas de doute que la crypto va «transformer» l’investissement dans la prochaine génération du marché, notamment avec la tokenisation des actifs via «le registre distribué consultable par le monde entier», sans nommer explicitement l’infrastructure de la blockchain publique comme bitcoin et ethereum. Un système dans lequel «vous n’avez pas besoin de croire une banque», a-t-il expliqué en faisant référence aux promesses portées par la finance décentralisée (DeFi), ce que «n’était pas» FTX. S’il croit toujours au potentiel des cryptos, Larry Fink est en revanche persuadé que la majorité des entreprises crypto n’existeront plus dans le futur. Surtout celles dont le modèle économique est basé sur «une cryptomonnaie qu’elles ont créée». En août, BlackRock a accéléré ses placements dans l’écosystème crypto en nouant un partenariat avec la plateforme d’échanges américaine cotée en Bourse Coinbase destiné aux clients institutionnels de sa plateforme de gestion Aladdin.
Vauban Infrastructure Partners, investisseur dans des infrastructures essentielles et Carbone 4, cabinet de conseil spécialisé dans les stratégies de décarbonation et l’adaptation au changement climatique, ont annoncé jeudi un nouveau partenariat dédié au développement d’une méthodologie d’analyse des risques climatiques physiques en Amérique du Nord. Cette initiative commune est basée sur la méthodologie CIARA (Carbon Impact Analytics for Real Assets), visant à développer des indicateurs clés de performance concernant l’alignement des portefeuilles d’infrastructures sur l’accord de Paris et la gestion plus efficace des risques climatiques des actifs concernés.
Allianz Global Investors vient d’annoncer la nomination de Jenny Zeng au rang de directrice des investissements obligataires asiatiques à partir du début de l’année prochaine, selon un communiqué de presse. Elle remplacera David Tan, qui va prendre un congé à partir de fin janvier prochain. David Tan travaille chez AllianzGI pendant 10 ans, où il y a développé l’activité obligataire asiatique. Jenny Zeng arrive d’AllianceBernstein, où elle était co-directrice des obligations asiatiques ainsi que responsable de l’activité hongkongaise. Elle y travaille depuis 2013, où elle est entrée comme gérante et directrice de la recherche crédit. Auparavant, elle a également été vice-présidente chez Citi de 2006 à 2013. AllianzGI comptait 521 milliards d’euros d’encours sous gestion au 30 septembre 2022.
Ni la croissance de l’activité cumulée des sociétés détenues en portefeuille, ni la réaffirmation constante de son identité d’investisseur de long terme, n’ont jusqu’ici fait mouche. Wendel, qui combine au sein de son patrimoine des actifs cotés (comme Bureau Veritas ou Tarkett) et privés (tels Constantia Flexibles, Stahl ou encore CPI), essentiellement en Europe et aux Etats-Unis, continue d’afficher une lourde décote boursière, témoignage des doutes du marché. Pis, alors que l’action lâche 14% en 2022, cette décote ne se résorbe pas, avec un cours qui fluctue autour de 53% à 57% de l’actif net réévalué, calculé à 155,1 euros par action au 30 septembre dernier, soit 6,9 milliards d’euros, contre 188,1 euros par action fin 2021. Pourtant, depuis la mi-septembre, Wendel se réveille en Bourse et s’offre un rebond de 17%, une performance nettement supérieure à celles des indices français (+11% pour le SBF 120 et le CAC 40) et celle du rival Eurazeo, qui s’adjuge 8,5% sur la période. La date n’est pas anodine. C’est le 17 septembre dernier que Wendel a annoncé son choix de confier à Laurent Mignon les rênes opérationnelles du groupe. L’ex-patron de BPCE, remplacé par Nicolas Namias à la tête du groupe bancaire mutualiste, prend officiellement ses fonctions ce vendredi à la tête du directoire de la société d’investissement, succédant à André François-Poncet. Devoir ou droit d’inventaire? L’ancien bancassureur va-t-il s’inscrire dans les pas de son prédécesseur, aux commandes durant cinq ans et chercher à accélérer le rythme d’exécution, ou établir sa propre feuille de routeen s’autorisant un droit d’inventaire ? Wendel, par la voix d’un André François-Poncet sur le départ, a pris soin de baliser le chemin lors de sa 21e journée investisseurs ce jeudi 1er décembre. Ces années, marquées par la crise sanitaire, la guerre en Europe et désormais la normalisation monétaire et la hausse des taux d’intérêt «justifiaient une grande discipline en dépit de la pression générale à déployer du capital en s’endettant. L’environnement de liquidité abondante a fort heureusement été clément pour les vendeurs d’actifs non cotés, permettant à Wendel de faire pivoter son portefeuille vers des actifs de croissance et vers les Etats-Unis et de céder des sociétés à des valorisations attrayantes», souligne-t-il. Wendel qui se dit, malgré sa forte décote boursière, peu friande d’un scénario de rachat de ses propres actions - veut en revanche accélérer sur le terrain des entreprises de croissance. Elle rebaptise son initiative «Wendel Lab» en «Wendel Growth» avec la mission, confiée à Antoine Izsak, ancien directeur d’investissement au sein de Bpifrance, d’investir dans des fonds – notamment via a16z, Accolade Partners ou InvAscent - ou en direct dans des entreprises innovantes et à forte croissance. Objectif: 500 millions d’euros investis à moyen terme contre 170 millions d’euros, à ce stade, pour atteindre 5% à 10% de l’actif net réévalué global en 2024. Le tout en visant des retours de 10% à 15% sur les fonds et de plus de 25% pour les participations en direct. Parmi les atouts du groupe figure à n’en pas douter un bilan robuste qui offre bien de marges de manœuvre. Wendel qui a investi 380 millions d’euros en 2022, dont 304 millions pour Acams, revendique un milliard d’euros de trésorerie, assortie de 750 millions d’euros de facilités de crédit. Sa dette, 100% à taux fixe avec une maturité moyenne de 6,6 années, sans rendez-vous obligataire avant avril 2026, affiche un coût moyen de 1,7%. A Laurent Mignon désormais d’imprimer sa propre marque.
Credit Suisse ne parvient pas à convaincre les investisseurs qu’une sortie de crise est possible. Son action a perdu 37% depuis la présentation de son plan de restructuration le 27 octobre, et 66% depuis le début de l’année. Elle a même atteint ce jeudi 1er décembre un plancher record de 2,67 francs suisses. C’est à peine 6% de plus que le prix de 2,52 francs proposé à ses actionnaires existants pour l’exercice de leurs droits de souscription, dans le cadre de son augmentation de capital. Cette nouvelle descente aux tréfonds boursiers est le signe du peu d’appétit des investisseurs vis-à-vis de cette offre fortement décotée. Dans une note publiée ce jeudi 1er décembre, les analystes de JPMorgan l’attribuent à «l’importance de la levée de fonds» de la banque - 4 milliards au total – «avec un manque de précisions sur une restructuration très complexe de sa banque d’investissement» ainsi qu’à une «perte conséquente due à la décollecte» massive de 84 milliards de francs suisses, soit 6% des actifs sous gestion, subie par la banque selon les chiffres arrêtés au 11 novembre. La décollecte reste scrutée Tandis que Credit Suisse avait justifié la fuite des clients par les «rumeurs de presse» sur sa solidité début octobre, le mouvement s’est même amplifié au quatrième trimestre, notamment dans son cœur d’activité, la gestion de fortune. Credit Suisse a émis la semaine dernière un nouvel avertissement sur résultat, le quatrième depuis janvier. La banque devrait enregistrer une perte nette de 1,5 milliard de francs suisses au quatrième trimestre, a-t-elle prévenu, ravivant un peu plus les craintes sur son avenir. Les analystes de JPMorgan se montrent malgré tout confiants dans le succès de l’augmentation de capital destinée à financer la restructuration. Si le titre se maintient au-dessus de 2,52 francs, qui est aussi «le prix de souscription ferme» pour le consortium de 19 banques choisi par Credit Suisse, jusqu’au dernier jour de négociation des droits le 6 décembre, «nous pouvons supposer à ce moment-là que la levée de fonds est un succès», estiment-ils. C’est sur cette corde rassurante que le président de Credit Suisse Axel Lehmann a voulu jouer lors d’une conférence à Londres,. Il a estimé que le cours se stabiliserait après la clôture de la période de souscription, les investisseurs devant s’attendre à de la volatilité jusque-là. De possibles opérations de fusions-acquisitions Toutefois, cela pourrait ne pas être suffisant pour sortir Credit Suisse de l’ornière. Si la décollecte continue – JPMorgan table sur 107 milliards de francs suisses au total au quatrième trimestre - les agences de notation pourraient envisager une dégradation de la note de crédit de la banque. Surtout, jugent les analystes, cela relancerait les spéculations sur de possibles fusions-acquisitions. Credit Suisse, qui a annoncé la cession de ses activités de titrisation au fonds Apollo, ainsi que la scission partielle de sa banque d’affaires First Boston aux Etats-Unis, pourrait ainsi envisager «une fermeture complète de sa banque d’investissement» et «une mise en Bourse de sa banque commerciale en Suisse CS Schweiz» qui, à elle seule, est valorisée 14 milliards de francs suisses, selon JPMorgan. Credit Suisse avait déjà réfléchi à une introduction en Bourse partielle de cette entité en 2016, avant d’opter pour une augmentation de capital. Si la capitalisation boursière du groupe «reste aux alentours de 10 milliards de dollars pendant une période prolongée», ce scénario serait «probable», jugent les analystes. En revanche, un rapprochement avec UBS est «plus improbable», du fait notamment de l’absence de synergies de revenus et de la concentration co