Les discussions de Doha entre pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et extérieurs au cartel se sont achevées hier sans accord sur un gel de la production, l’Arabie saoudite ayant exigé que l’Iran, absente hier, se joigne au mouvement. Les ministres des pays membres de l’Opep souhaitent d’abord conclure un accord interne avant de négocier avec les pays non-membres. «Il nous faut davantage de consultations», a déclaré le ministre qatari du Pétrole, Mohammed bin Saleh Al-Sada. Ses homologues du Nigeria et d’Oman ont confirmé que les tractations se poursuivraient. Le Brent de la mer du Nord et le contrat mai sur le brut léger américain (WTI) perdaient 7% dans les premiers échanges ce matin sur les marchés asiatiques.
Réuni samedi pour sa réunion de printemps, le Comité monétaire et financier international (CMFI) du Fonds monétaire international (FMI) a appelé les Etats membres de l’organisation à orienter leurs dépenses vers le soutien à la croissance et a appelé le FMI à envisager de nouveaux prêts à des pays confrontés à un ralentissement. « Les risques de dégradation des perspectives de l'économie mondiale ont augmenté depuis octobre, ce qui fait entrevoir la possibilité d’un ralentissement plus généralisé et d’un retrait soudain des flux de capitaux », déclaré le comité de pilotage. Exprimant les mêmes préoccupations que les participants au G20 Finance vendredi, le CMFI appelle les Etats à s'« abstenir de toute forme de protectionnisme et de dévaluation compétitive, et à laisser les taux de change réagir aux variations des paramètres économiques fondamentaux ».
Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi avoir conclu un accord de principe avec la Tunisie sur un plan d’aide de 2,8 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) sur 4 ans, lié à la mise en œuvre de réformes économiques. Dans un communiqué, Amine Mati, chef de mission du Fonds pour la Tunisie, déclare que « le programme appuyé par le FMI vise à accélérer l’investissement public, rendre le système fiscal plus équitable et juste, et améliorer l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises ».
Le Trésor américain parachève de nouvelles règles visant à combattre le recours aux sociétés écrans à des fins d'évasion fiscale, a déclaré samedi le secrétaire au Trésor, Jack Lew. Selon un communiqué adressé au comité de pilotage du FMI qui se réunissait le jour même, ses services travaillent à la rédaction d’un texte qui obligerait les banques à identifier les ayants-droit de nouvelles sociétés ouvrant des comptes. « De plus, nous sommes sur le point de proposer une réglementation qui obligerait les ayants-droit de toute entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée à s’identifier eux-mêmes auprès des autorités fiscales américaines, comblant ainsi un vide que certains ont été en mesure d’exploiter », a-t-il ajouté.
Des réunions bilatérales ont eu lieu sur la Grèce ce week-end en marge des réunions de printemps du FMI à Washington. Si Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, a indiqué que des progrès avaient été faits, Christine Lagarde, la directrice générale du FMI est plus prudente : «ne vous attendez pas à des résultats immédiats, parce que ce genre de choses prend du temps», a-t-elle déclaré, alors que le Fonds est réticent à participer au troisième plan d’aide à la Grèce. Les discussions se poursuivront jusqu'à la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Amsterdam le 22 avril.
Les ministres des Finances de l’Union européenne (UE) discuteront de la mise en place de limites à l’exposition des banques aux dettes souveraines lors de leur réunion cette semaine à Amsterdam, indique le document préparatoire que s’est procuré Reuters. Cela fait des mois que les pays membres débattent du statut privilégié dont bénéficie la dette d’Etat, considérée comme peu risquée. Sous la pression de l’Allemagne, le sujet a été programmé pour la première fois. «La détention de dette souveraine à des niveaux structurellement élevés amplifie le risque qu’un défaut souverain déclenche une crise bancaire systémique», est-il écrit.
Suite au deuxième séisme qui a frappé le Japon samedi et fait au moins une trentaine de morts, les autorités ont ordonné à 240.000 personnes d'évacuer leur habitation dans le sud de l’Archipel. La catastrophe a entraîné l’interruption de la production dans de plusieurs usines, comme celles de Toyota, Honda, Nissan, Sony ou Renesas. L’Equateur a quant à lui subi son plus violent séisme depuis 30 ans. Son épicentre est situé sur la côte et Guayaquil, première ville et port du pays, a été particulièrement touché. On comptait au moins 250 morts hier.
Les bonus versés cette année au titre de 2015 progressent en moyenne de 20 %. La bonne tenue des primes dans les sociétés de gestion s’inscrit dans le cadre d’une amélioration globale de l’emploi qui se confirme mois après mois.
Les ministres des Finances de l’Union européenne discuteront de la mise en place de limites à l’exposition des banques aux dettes souveraines lorsqu’ils se réuniront la semaine prochaine à Amsterdam, indique un document que s’est procuré Reuters. Cela fait des mois que les pays membres débattent du statut privilégié dont bénéficie la dette d’Etat, considérée comme peu risquée. Sous la pression de l’Allemagne, le président néerlandais de l’Union a décidé pour la première fois de mettre le sujet au menu de la prochaine réunion des ministres des finances. « La détention de dette souveraine à des niveaux structurellement élevés amplifiera le risque qu’un défaut souverain déclenche une crise bancaire systémique », indique le document préparatoire.
La Banque centrale européenne (BCE) continuera de faire le nécessaire pour stimuler l’inflation et n’a jusqu'à présent rien vu qui tendrait à prouver qu’une politique monétaire exceptionnellement accommodante soit créatrice de bulles spéculatives, a déclaré aujourd’hui son président Mario Draghi. « Même si une politique monétaire accommodante prolongée dans le temps peut avoir des conséquences involontaires pour certains secteurs sous la forme d’une prise de risque excessive et d’un décalage des prix des actifs, nous ne percevons actuellement aucune preuve d’excès dans le comportement des banques et d’autres établissements financiers et dans les valorisations des actifs libellés en euro », note Mario Draghi dans un communiqué.
L’Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques (Ircantec) a présenté mercredi 13 avril, les quatre axes qu’elle entend donner à sa politique de placement des réserves à l’horizon 2020, en matière de Transition Écologique et Énergétique (TEE). Dans le détail, la démarche passe par l’engagement, la mesure, le financement et la communication, détaille l’institution :1. L’engagement. Le régime a publié en décembre 2015 l’empreinte carbone de ses portefeuilles actions cotées, et s’engage à la mesurer chaque année et à mettre en œuvre des initiatives, pour la réduire à terme significativement. En outre, l’Ircantec entend renforcer le dialogue avec les sociétés de gestion et les entreprises. L’accompagnement des entreprises a pour objectif de veiller à ce que les entreprises prennent mieux en compte la gestion des risques climatiques dans leur stratégie. Le régime demande aux sociétés de gestion auxquelles la gestion des réserves est confiée d’approfondir leurs échanges avec les entreprises sur les enjeux climatiques. Par ailleurs, l’institution souhaite également encourager les entreprises dans la TEE par l’exercice des droits de vote. «La politique de vote exigera davantage de transparence des entreprises, des stratégies ambitieuses en matière d’investissement dans des projets « verts », plus d’efficacité énergétique», indique-t-elle dans un communiqué. «Cet axe passe également par des alliances avec d’autres investisseurs», note l’Ircantec. 2. La mesureCet axe concerne l’empreinte carbone des portefeuilles actions cotées de l’Ircantec. L’empreinte a été évaluée pour l’année 2015 à 450 kg équivalent CO2 pour 1000 euros investis. L’institution juge ce résultat satisfaisant, établi par une mesure en absolu des émissions de CO2 générées par les activités des entreprises et leurs fournisseurs directs d’énergie (scope 1 et 2). L’Ircantec admet cependant des biais dans le résultat, liés aux imperfections de la démarche (évaluation en « empreinte absolue »). «Il permet néanmoins une première sensibilisation et un point de référence pour la politique d’engagement de l’institution», précise-t-elle. Dès lors, «consciente de l’aspect évolutif de la démarche de la mesure de l’empreinte carbone, l’Ircantec souhaite contribuer à l’émergence de nouvelles méthodologies en s’appuyant sur l’expertise de ses sociétés de gestion, mais aussi en travaillant avec des cabinets spécialisés», explique-t-elle.3. Le financement L’Ircantec met en œuvre différents types d’investissement pour financer la TEE. Le premier passe par un développement des infrastructures au service du développement durable. L’Ircantec finance déjà, via ses investissements en « obligations vertes », des projets liés à la transition énergétique. Les obligations vertes représentent aujourd’hui environ 7% des investissements du régime en obligation (contre moins de 1% pour la moyenne du marché), soit 292 millions d’euros à fin 2015, avec en principaux émetteurs la Banque Européenne d’Investissement (34,5 millions d’euros) et la région Ile-de-France (24,5 millions d’euros). Parmi les projets financés, figurent ceux de collectivités locales comme par exemple l’installation de parcs éoliens (30 millions d’euros).Par ailleurs, l’Ircantec a indiqué avoir investi également à hauteur de 7,6 millions d’euros , dans le premier « climate Bond » émis par la Ville de Paris en novembre 2015 pour financer des projets de réduction des émissions de CO2 (développement du vélo, du véhicule électrique…), de réduction de la consommation d’énergie (rénovation bâtiment public, éclairage…), de développement des énergies renouvelables et des stratégies d’adaptation (murs et toits végétaux). «Ces projets seront mis en œuvre entre 2015 et 2020", précise l’Ircantec, qui s’est également engagé dans un fonds spécifique à hauteur de 130 millions d’euros pour financer en partie des infrastructures d’énergie renouvelable et d’efficience énergétique En accompagnant les entreprises qui développent des solutions pour limiter le réchauffement climatique, l’Ircantec a également mis en place avec Allianz Global Investors un portefeuille Actions « pilote » qui privilégie les entreprises proposant des solutions pour limiter le réchauffement climatique : celles qui ont des actions ambitieuses pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ou celles qui développent des solutions innovantes.D’autre part, le régime se préoccupe de réduire la consommation énergétique des bâtiments de son portefeuille immobilier, en mettant par exemple en œuvre des actions de rénovation et en améliorant la performance énergétique des bâtiments. Suite à un audit énergétique de l’ensemble des actifs immobiliers, 800 000 euros seront engagés dans les prochaines années pour la rénovation et la certification HQE d’une partie des immeubles en portefeuille.4. La communication L’Ircantec communique sur sa démarche ISR et son engagement pour la transition énergétique, notamment auprès de ses bénéficiaires ainsi qu’auprès de ses pairs. Avec la dynamique créée par la COP21, l’Ircantec a indiqué avoir sensibilisé ses parties prenantes aux enjeux du changement climatique dans la gestion financière d’un régime de retraite.
N’en déplaise aux partisans du « French bashing », nous excellons dans un domaine complexe : les mathématiques. Est-ce l’esprit cartésien que l’on nous reconnaît volontiers ? Toujours est-il que l’on compte dans ce pays de grands noms qui auront fait leur succès en appliquant, démontrant, triturant, ou élaborant des formules... Les formules, justement, les épargnants les aiment bien. Et celles qui promettaient dans un fonds une partie des gains de la Bourse tout en assurant le capital en ont séduit plus d’un. Las, beaucoup auront oublié que l’on ne peut pas gagner dans tous les cas et sur tous les tableaux. A leur décharge, ils n’ont pas toujours été aidés par les services marketing des banques dont on peut reconnaitre le sens de la... formule. Alors qu’en son temps, le fonds Garantie Jet 3 de BNP Paribas n’a offert aucune performance compte tenu des résultats du panier de valeurs sur lesquelles étaient calés ses gains potentiels, les souscripteurs qui croyaient leur capital à l’abri ont vu ce dernier amputé des frais de gestion. Ils ont dénoncé une «pratique commerciale trompeuse» et la justice vient d’infliger une amende de 187 500 euros à BNP Paribas, qui se réserve néanmoins la possibilité de faire appel. Natixis, de son côté, pourrait aussi connaître quelques tourments avec les fonds à formule. Liés cette fois à des questions d’arithmétique en matière de frais, selon le site Mediapart. D’après ce dernier, l’Autorité des marchés financiers devrait se prononcer prochainement. Mais attention, cette dernière peut se voir soutenue par d’autres institutions comme le Conseil d’Etat. Et rien ne dit qu’en cas de sanctions, la note ne puisse pas être alourdie... Coupable d’avoir communiqué une information privilégiée, un professionnel de la finance s’en est rendu compte à ses dépens. Après avoir saisi le Conseil d’Etat demandant l’annulation de ladite sanction - tandis que le président de l’AMF faisait de même en plaidant cette fois pour son aggravation – le Conseil d’Etat a tranché : l’amende a été portée de 400 000 euros à 600 000 euros. Avec un blâme à la clé. Considérer que l’actualité de la gestion d’actifs ne se résume qu’à des condamnations et des réprimandes serait cependant une erreur. Car cette industrie peut aussi penser éthique, gouvernance et développement durable. C’est le cas par exemple dans les assemblées où l’Association française de la gestion financière a pointé une implication renforcée des sociétés de gestion dans l’exercice des votes. C’est également vrai dans le domaine de l’enseignement, où Axa IM et HEC Paris viennent de s’illustrer en lançant un cours en ligne ouvert à tous (MOOC) dédié à la gestion d’actifs. On peut même voir cette semaine une incursion de l’asset management dans le domaine de notre santé: plusieurs investisseurs ont en effet appelé les principaux groupes alimentaires à cesser d’utiliser de manière excessive les antibiotiques dans leur chaîne d’approvisionnement pour la viande, craignant une « surutilisation systémique » de ces médicaments. «Cette pratique pourrait avoir des effets dommageables pour la santé des hommes», plaident-ils. Et aussi pour les rendements financiers... Plutôt pragmatiques, les Français leur en sont gré, qui savent désormais que l’épargne semble indispensable pour financer les retraites futures. Où ? Par qui et comment seront gérés les capitaux dans les années qui viennent ? Quelques éléments de réponse ont été dévoilés cette semaine. Dans quatre ans à peine, selon une étude réalisée par China Everbright Bank et Boston Consulting Group, la Chine se sera faite Sumo en asset management. L’activité devrait en effet peser 27 000 milliards de dollars. Par ailleurs, la gestion d’actifs sera entrée de plain pied à l’heure des nouvelles technologies, comme on le laisse entendre chez Deloitte, où le secteur est jugé "à l’aube d’une nouvelle révolution industrielle mais encore entre deux eaux». Il faut croire que cette évolution est bonne dès lors que l’on table sur un impact positif des robo-advisers pour les investisseurs, comme l’affirme une étude mondiale du CFA Institute parue ces derniers jours. D’ores et déjà, les ordinateurs peuvent chercher des réponses aux interrogations des investisseurs qui, durant la semaine au 6 avril, se sont encore détournés des actions européennes, et se sont portés sur les fonds spécialisés sur la dette émergente. Ces OPCVM ont attiré pas moins de 2 milliards de dollars, soit le montant hebdomadaire le plus élevé depuis juin 2014, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research. Enfin terminons cette semaine par cette pression qui est montée d’un cran en France sur le front du scandale des « Panama Papers ». La Société Générale a ainsi fait l’objet d’une perquisition tandis que son responsable, Frédéric Oudéa, doit s’expliquer publiquement en mai devant le Sénat. Par ailleurs, une information venue d’outre-Manche mérite l’attention : les sociétés de gestion britanniques dissimuleraient 1,75 milliard de livres de frais chaque année en ne déclarant pas le taux de rotation de leurs portefeuilles ni les coûts de transaction. L’information peut être prise au sérieux puisqu’elle provient d’une société de gestion soucieuse d’apporter de la transparence dans les pratiques de ses concurrents. Pour le coup, ceux qui escomptaient masquer un tel montant semblent en être pour... leurs frais. A moins qu’ils aient manqué de poudre de Perlinpinpin ou qu’il se soient trompés de formule ?
Les actifs sous gestion d’Aviva Investors Real Estate France (Airef) ont progressé de 15% en 2015, portant le volume d’acquisitions au cours des trois dernières années à plus de 1,5 milliard d’euros, selon un communiqué publié le 14 avril. Airef gère ainsi plus de 4 milliards d’euros pour le compte des compagnies d’assurance du groupe Aviva France ou d’investissements institutionnels, mais également des fonds immobiliers régulés grâce à sa filiale nouvellement créée de gestion de portefeuille de FIA dédiée à l’immobilier Aviva Investors Real Estate France SGP (Airef SGP).Avec la création d’AIREF SGP, Aviva souhaite poursuivre sa stratégie de diversification de ses investissements et ambitionne d’investir 800 millions d’euros supplémentaires, principalement en France, au cours de l’année 2016. A fin 2015, AIREF SGP est le gérant de trois Fonds d’Investissements Alternatifs (FIA), supports en unité de compte, dont le succès se confirme encore cette année. Les supports commercialisés dans le cadre des contrats d’assurance-vie Afer et Aviva (Afer Immo, API et Aviva Immo Sélection) ont en effet enregistré une collecte de plus de 450 millions d’euros, témoignant de l’attractivité de cette classe d’actifs auprès du grand public. Cette collecte porte ainsi l’actif net réévalué de ces supports, lancés au cours des quatre dernières années, à plus de 1,2 milliard d’euros. L’année 2015 a également été marquée par des performances attractives pour ces fonds avec notamment un rendement net de frais de 4,5 % pour Afer Immo et 6,1 % pour API.En 2016, AIREF SGP souhaite poursuivre le développement de fonds immobiliers à destination d’investisseurs institutionnels pour des classes d’actifs spécifiques, telles que la logistique et l’hôtellerie, avec notamment le lancement de « Primotel Europe ».
Le courtier Icap vient d’acquérir Enso Financial Analytics, fournisseur d’une plate-forme d’analyse des données pour hedge funds et prime brokers dans lequel il détenait déjà une participation depuis 2013. L’acquisition a été menée par Euclid Opportunities, l’incubateur d’Icap pour les investissements précoces dans les fintechs, fondé par Steve Gibson en 2011. Enso deviendra une filiale de la division Post Trade Risk and Information d’Icap. Enso fournit des analyses de portefeuilles au secteur des hedge funds et de la gestion d’actifs et affiche un encours conseillé de plus de 1.000 milliards de dollars.
Lyxor va lancer deux ou trois autres fonds sur sa plate-forme alternative Ucits cette année, a annoncé Stéphane Enguehard, responsable du développement produits, gestion alternative de la société de gestion du groupe Société Générale, lors d’un point presse. « Nous avons plusieurs projets dans les tuyaux », a-t-il précisé à Newsmanagers. « Nous cherchons à lancer une stratégie purement fixed income, une autre global macro et une market neutre sur les actions ou bien biais variable ». La plate-forme alternative Ucits de Lyxor compte actuellement neuf fonds et représente 2 milliards de dollars à fin 2015, après une croissance des encours de 30 % l’an dernier. Lyxor semble avoir profité de l’intérêt actuel des investisseurs pour les fonds alternatifs Ucits. « Selon Morningstar, la collecte en Europe sur les fonds alternatifs Ucits a été de 70 milliards d’euros en 2015, alors que les hedge funds dans le monde ont drainé seulement 10 milliards de dollars », souligne Philippe Ferreria, stratégiste senior. Et en février, les flux restent positifs, à environ 2 milliards d’euros, ajoute-t-il.Les fonds alternatifs Ucits « correspondent à la demande du moment », explique Philippe Ferreira. « Les investisseurs sont en quête de stratégies qui permettent de diversifier les portefeuilles dans les périodes d’incertitude ». Le format Ucits est aussi privilégié en raison de coûts plus faibles que les fonds alternatifs offshore, tandis que le différentiel de performance est assez réduit, avancent les professionnels de Lyxor.Parmi les stratégies qui marchent bien, notamment depuis le début de l’année, figurent les CTA. « Les CTA sont la seule stratégie alternative en territoire positif au premier trimestre », souligne Guillaume Jamet, gérant du fonds Lyxor Epsilon. Pour cette raison, Lyxor met en avant son fonds CTA, Lyxor Epsilon Global Trend, estimant que la stratégie, qui a un positionnement défensif, est particulièrement intéressante dans l’environnement actuel de marché complexe.
J.P. Morgan Asset Management a annoncé, jeudi 14 avril, l’acquisition d’une participation minoritaire au capital de Global X Management Company, un fournisseur d’ETF basé à New York qui dispose d’une gamme de plus de 40 ETF et compte plus de 3 milliards de dollars d’actifs. J.P. Morgan jouera un rôle purement passif, a précisé la société. « Cet investissement n’aura pas d’impact sur la manière dont J.P. Morgan ETF Solutions et Global X piloteront et dirigeront leurs activités respectives », a précisé J.P. Morgan AM dans un communiqué. De fait, il n’y aur pas d’accords de co-marketing, de gestion ou de distribution entre les deux sociétés. « Global X ne devient pas une filiale de J.P. Morgan », a même tenu à préciser J.P. Morgan AM qui a lancé ses premiers ETF il y a tout juste 18 mois.
Le pôle Wealth and Investment Management de Wells Fargo a fait état pour premier trimestre d’un bénéfice net de 512 millions de dollars, en recul de 14% par rapport au quatrième trimestre 2015 et de 3% par rapport au premier trimestre de l’an dernier.Dans les activités de gestion de fortune, les actifs de la clientèle se sont contractés de 1% sur un an à 225 milliards de dollars et dans les activités de gestion d’actifs, les actifs sous gestion ont diminué de 2% pour s'établir à 481 milliards de dollars, en raison de dégagements sur les actions et d’un impact marchés négatif, seulement en partie compensés par des entrées nettes sur l’obligataire et le monétaire.
Début d’année en demi-teinte pour BlackRock. A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde a fait état d’une chute de 20% de son résultat net sur un an. Au 31 mars 2016, son bénéfice net en normes GAAP s’établit en effet à 657 millions de dollars contre 822 millionds de dollars à fin mars 2015. Dans le même temps, son chiffre d’affaires a accusé un repli de 4% pour s’établir à 2,62 milliards de dollars à fin mars 2016 contre 2,72 milliards de dollars à fin mars 2015.En parallèle, BlackRock a vu ses encours reculer de 1% sur un an. Au 31 mars 2016, ils ressortent à 4.737 milliards de dollars contre 4.774 milliards de dollars au 31 mars 2015. Par rapport à fin décembre 2015 (4.645 milliards de dollars), ses actifs sous gestion enregistrent à l’inverse une progression de 2%. En ne prenant en compte que les actifs de long terme, ses encours ressortent à 4.434 milliards de dollars à fin mars 2016 contre 4.335 milliards de dollars à fin décembre 2015. De fait, au cours cours du premier trimestre 2016, le géant américain a réalisé une collecte nette de 36 milliards de dollars sur les produits de long terme. Sa filiale dédiée aux ETF, iShares, se taille la part du lion avec 24,2 milliards de dollars de flux nets entrants. En outre, la collecte nette auprès des institutionnels a atteint 12,2 milliards de dollars. Seul bémol : sur le segment « retail », BlackRock a subi une décollecte nette de 359 millions de dollars au cours du premier trimestre.
Steven Cohen, qui s’est vu interdire de gérer de l’argent pour le compte de tiers après que sa société SAC Capital ait fait l’objet d’une enquête, s’apprête à faire son retour dans le secteur des hedge funds, rapporte le Financial Times. L’intéressé a créé un nouveau véhicule, appelé Stamford Harbor Capital, qui a été le mois dernier enregistré auprès de la Securities and Exchange Commission. Il aura la même équipe de gestion que le family office de Steven Cohen, Point72 Asset Management. « Steve Cohen détient l’entité, mais conformément à l’accord passé en janvier avec la SEC, il ne supervisera pas les activités de ceux qui agissent pour son compte », a expliqué Jonathan Gasthalter, porte parole de Stamford Harbor. Il ajoute qu’il n’est pas encore décidé si Stamford Harbor va accepter des capitaux externes.
L’offre de rachat de Kuoni par le suédois EQT a abouti. La société de participation suédoise détient désormais 79,6% des droits de vote du prestataire suisse de services aux voyagistes et 74,6% du capital-actions. Les seuils de réussite de l’offre, fixés à 67% des droits de vote et 50% du capital-actions, sont «clairement atteints», se félicite le 14 avril EQT dans un communiqué. Annoncée courant février, l’offre d’EQT concernait un total de quelque 3,7 millions d’actions B de Kuoni. Le taux de réussite de l’opération se monte à 72,6%. La société d’investissement suédoise proposait 370 francs par action. Au terme de la période de souscription fixée au 13 avril, quelque 2,7 millions d’actions B du groupe suisse ont été servies, représentant 71,8% de l’ensemble des actions de ce type cotées à cette date. EQT espère finaliser le rachat de Kuoni le 19 avril. Un délai supplémentaire de l’offre va s’ouvrir le 20 avril afin de donner encore un peu de temps aux actionnaires pour proposer leurs actions.
Union Bancaire Privée (UBP) a finalisé le 11 avril le transfert des activités de Coutts International, filiale de Royal Bank of Scotland (RBS), à Hong Kong et Singapour. Les actifs sous gestion de la banque privée en Asie s'élèvent désormais à 14 milliards de francs suisses, précise la société dans un communiqué. L'établissement boucle ainsi le chapitre de la reprise des activités internationales de gestion de fortune de RBS, l’intégration de ces activités en Suisse, à Monaco et au Moyen-Orient ayant été réalisées en octobre. UBP emploiera désormais 330 personnes réparties entre Hong Kong, Singapour, Shanghai, Taipei et Tokyo. Le groupe a obtenu en février pour sa filiale hongkongaise la licence de la Hong Kong Monetary Authority (HKMA). La Securities and Futures Commission (SFC) a octroyé la sienne il y a une semaine. «Le plan de marche pour l’intégration de Coutts en Asie a été intégralement respecté. Il s’agit d’une étape importante dans notre stratégie de croissance», affirme le directeur général d’UBP Guy de Picciotto, cité dans le communiqué. L’année dernière, les coûts d’intégration liés à l’opération Coutts, notamment, ont pesé sur le bénéfice, qui avait chuté de plus 80% par rapport à 2014. Les actifs sous gestion ont par contre progressé de 11,5% à 110 milliards de francs suisses, grâce à l’afflux de capitaux de la clientèle institutionnelle et des clients acquis de Coutts en Europe, Moyen-Orient et Afrique.
L’ancien co-responsable de la banque privée de Credit Suisse, Rob Shafir, va quitter définitivement le groupe fin juin, selon le Wall Street Journal. Jusqu'à octobre, Rob Shafir était co-responsable de la gestion du patrimoine et chef de la région Amérique. Mais il a perdu ses fonctions, suite au remaniement effectué par le nouveau directeur de l'établissement Tidjane Thiam. Il était considéré comme la personne la plus proche de l’ancien chef Brady Dougan au sein de l’entreprise. L’Américain avait intégré le numéro deux bancaire helvétique en 2007. Auparavant, il avait oeuvré pour Lehman Brothers. En 2015, il était le membre de la direction le mieux payé de la banque avec 7,88 millions de francs.
Le gestionnaire d’actifs suisse RAM Active Investments a annoncé l’arrivée au sein de sa filiale RAM Active Investments (Luxembourg) de Daniel Endres en qualité de « Senior Sales Manager » pour le Benelux et l’Allemagne. L’intéressé, qui compte plus de 10 ans d’expérience dans le secteur de la gestion, a précédemment occupé des fonctions commerciales chez SEB et DNB Asset Management au Luxembourg. Par ailleurs, selon Citywire Selector, RAM Active Investments a également recruté Clément Perrette en qualité de gérant de fonds senior (« senior fund manager ») au sein de son équipe fixed income. Selon son profil LinkedIn, l’intéressé a rejoint la société en février. Selon Citywire, Clément Perrette assurera la cogestion du fonds RAM (Lux) Tactical Funds – Global Bond Total Return aux côtés de Gilles Pradère et Cédric Daras. Avant de rejoindre RAM Active Investments Clément Perrette a travaillé pendant plus de 10 ans à Londres chez Barclays Capital.
Capgemini a décidé de renforcer son expertise sur la technologie blockchain afin de répondre aux demandes de plus en plus pressantes en matière de solutions FinTech pour les services financiers, a indiqué le groupe le 14 avril dans un communiqué. Capgemini travaille pour plusieurs grands groupes bancaires, des régulateurs et des compagnies d’assurances afin de mettre en œuvre des solutions utilisant la technologie blockchain dans les secteurs de la banque de détail, de la banque commerciale, des marchés internationaux et de l’assurance. Le groupe a déjà recruté une équipe «core» de spécialistes de cette technologie et envisage de porter l’effectif de son équipe mondiale à plus d’une centaine de professionnels d’ici à la fin de l’année.Cet effort sur la technologie blockchain «représente un grand pas dans la volonté du groupe de développer des solutions fintech qui deviennent un catalyseur pour le changement et l’innovation dans les services financiers. Capgemini collabore avec des fintech pour développer des solutions innovantes de blockchain pour les micro-paiements, les prêts syndiqués, l’Asset Management et le traitement des réclamations», souligne Thierry Delaporte, CEO de l’unité Financial Services Strategic Business de Capgemini et membre du comité exécutif du groupe, cité dans un communiqué. «La technologie blockchain va changer les règles du jeu du secteur et aucune société de services financiers ne peut se permettre de l’ignorer», remarque pour sa part Aniban Bose, responsable mondiale des services bancaires et financiers de Capgemini.