Emmanuel Macron envisage de nommer le sous-gouverneur de la Banque de France Robert Ophèle président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) en remplacement de Gérard Rameix, a annoncé la présidence de la République.
Cinq société de gestion ont introduit vendredi 7 juillet une requête devant le conseil d’Etat en vue de faire annuler le Décret n° 2017-887 du 9 mai 2017 relatif à l'organisation financière de certains régimes de sécurité sociale.
Ce nouveau comité d'investissement, présidé par Wilhem Molterer, sera composé de huit experts européens indépendants venant de huit pays différents. Il sera opérationnel dès le 1er août 2017.
Devenu chef d’entreprise avec la création de Patrimum Groupe en 2004, Éric Bachmann, président et fondateur de ce cabinet toulousain, conjugue avec conviction et philanthropie sa passion pour l’art et pour son métier. Cet ancien joueur de rugby préférant aujourd’hui mettre l’art au centre de ses intérêts plutôt que le ballon ovale, est président de l’association 111 des Arts, qui œuvre au service de la recherche pour l’enfance malade.
En pleine croissance, Patrimum Groupe a doublé ses encours et son chiffre d'affaires sur les deux dernières années et a dépassé son objectif de collecte annuelle en comptabilisant plus de 500 millions d'euros d'encours au mois de juin. Ce cabinet CGP toulousain créé en 2004 par Eric Bachmann, président et fondateur, se développe sur paris avec l'ouverture d'un nouveau bureau et compte renforcer son offre en proposant des mandants sous gestion partiels.
Le gestionnaire italien d’actifs Anima Holding envisage une fusion avec son compatriote et concurrent Aletti Gestielle, a-t-il annoncé lundi. Le journal Il Sole 24 Ore a rapporté hier que les principaux actionnaires d’Anima, Poste Italiane et Banco BPM, réfléchissaient aux moyens de développer les activités du gestionnaire d’actifs. Un mariage avec Aletti Gestielle, qui fait aussi partie du groupe Banco BPM, représenterait la première étape de ce plan de développement, a ajouté le quotidien économique italien.
Partech Ventures a clôturé un fonds de 400 millions d’euros pour investir dans des start-ups de technologie en Europe et aux Etats-Unis, rapporte le Financial Times. Le fonds est le septième du genre pour la société de capital investissement et il a obtenu le soutien de l’European Investment Fund et de Bpifrance. Il a aussi attiré des investisseurs comme la Française des Jeux, Accenture, Cisco Systems, Nokia, Adecco, L’Oréal et Unibail-Rodamco.
L’espagnol Prem Thapar a été nommé co-directeur des investissements de la banque privée Lombard Odier pour l’Europe, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé était jusque-là directeur général de la gestion d’actifs de Lombard Odier en Espagne, Lombard Odier Gestion (España). Désormais, il cumulera ses différentes fonctions. Il partagera la responsabilité de la direction des investissements avec Philippe du Châtelier. Dans le cadre de son nouveau poste, il dirigera les équipes de gestion et d’investissement de Lombard Odier au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. Pour sa part, Philippe du Châtelier couvrira la France, la Belgique et le Luxembourg.
Les bénéfices et revenus de la société européenne de Vanguard ont bondi de plus d’un tiers en 2016, signe que les efforts de la société de gestion pour s’imposer sur le marché européen des fonds sont payants, rapporte le Financial Times fund management. Selon les comptes européens de la société, ses encours ont bondi de 43 % sur l’année pour atteindre 20 milliards de livres, tandis que ses revenus ont augmenté de 34 % à 103 millions de livres. Le bénéfice avant impôts a bondi de 40 % à 5 millions de livres.
OFI AM a annoncé ce 7 juillet la signature d’un partenariat de recherche pour une durée de quatre ans sur la gouvernance d’entreprise avec le centre de recherche de l’EMLyon Business School, l’Institut français de gouvernement des entreprises (IFGE), fondé et présidé par Pierre-Yves Gomez. Les travaux de recherche seront assurés par les chercheurs et doctorants de l’IFGE, sous la conduite de Pierre-Yves Gomez. Le Groupe OFI rappelle dans un communiqué qu’il s’est engagé depuis plus de vingt ans pour le développement d’une finance responsable. L’ISR est pratiqué dans les actifs cotés gérés par OFI Asset Management et les actifs non cotés gérés par ses filiales.
Depuis l’arrivée en 2014 à la tête du gestionnaire de fortune genevois d’Alfredo Piacentini, un ex de Syz, Decalia Asset Management a enregistré une très forte croissance. En l’espace de trois ans, les actifs sous gestion de Decalia AM, qui emploie 35 personnes, sont passés de 1 milliard de francs suisses à 2,2 milliards de francs suisses, a indiqué au site spécialisé finews Xavier Guillon, associé de Decalia. Au cours des douze derniers mois, des anciens de Syz ont rejoint le gestionnaire de fortune qui a fait ses premiers pas en Suisse alémanique.Xavier Guillon a indiqué que Decalia allait poursuivre le développement de ses activités de gestion de fortune classique mais qu’il souhaitait également se profiler comme un gestionnaire d’actifs de premier plan. Dans cette perspective, Decalia a identifié quatre opportunités de développement, le secteur financier confronté à la désintermédiation, la recherche de rendement, les nouvelles tendances dans la consommation, les inefficiences de marché en Europe.
La banque privée allemande Berenberg a annoncé le recrutement d’un stratégiste en chef en la personne de Bernd Meyer, actuellement chez Commerzbank, qui devrait prendre ses fonctions à compter du 1er octobre. Dans ses nouvelles fonctions, Bernd Meyer devrait formuler le point de vue de Berenberg sur les marchés, développer des solutions multi-actifs et diriger la gestion du portefeuille multi-actifs y compris la gestion d’actifs.Après avoir début sa carrière à la Deutsche Bank, Bernd Meyer a rejoint la Commerzbank en 2010 où il a dirigé la recherche sur la stratégie cross asset internationale. A la Commerzbank, il a également contribué à la conception et au développement de fonds multi-actifs.
Aviva Investors a annoncé la nomination de Markus Bertl au poste de Client Solutions Director - responsable du «Wholesale» pour l’Allemagne et l’Autriche. Parallèlement, Karsten-Dirk Steffens est nommé responsable du wholesale pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. Karsten-Dirk Steffens, qui avait rejoint Aviva Investors en 2011, était jusqu’ici senior Client Solutions Director pour l’Allemagne et l’Autriche. Dans ses nouvelles fonctions, il aura la responsabilité de toutes les composantes du développement dans la région couverte, ainsi que de la distribution produits aux institutions financières. Basé à Zurich, il est rattaché à TJ Voskamp, responsable wholesale pour l’Europe chez Aviva Investors.Markus Bertl, qui est lui rattaché à Karsten-Dirk Steffens, travaillait précédemment chez Natixis Global Asset Management où il était responsable clientèle sur le marché wholesale allemand et autrichien. Il est passé auparavant chez UBS Global Asset Management, Rothschild Asset Management et Goldman Sachs.
L’agence de notation Scope a annoncé la nomination de Said Yakhloufi au poste de responsable de l’analyse et du développement des activités de notation des fonds d’investissement Ucits à compter du 1er juillet. Il est rattaché au responsable de Scope Analysis, Sven Janssen. Daniel Burgmann, qui avait pris la direction de l'équipe chargée des fonds d’investissement lors de l’acquisition de Feri Euroratings à l'été 2016, va désormais s’occuper des activités d’analyse des fonds, à savoir tous les aspects technologiques et tous les processus liés à l’analyse des fonds.Said Yakhloufi travaillait précédemment chez Allianz Global Investors où il était responsable de la recherche marché et responsable de la stratégie produits internationale depuis 2011. Scope compte désormais deux équipes d’analyse, celle dirigée par Said Yakhloufi qui évalue les fonds investissant dans des actifs liquides (Ucits) et leurs gestionnaires, celle dirigée par Sonya Knorr qui se concentre sur les fonds d’investissement alternatifs (FIA) et les gestionnaires investissant dans des actifs illiquides.
La boutique de gestion espagnole Welzia Management vient de renforcer son équipe de gestion en recrutant Ana Gonzalez, rapporte le site spécialisé Funds People. La nouvelle recrue, qui compte plus de 11 ans d’expérience dans les marchés financiers, arrive en provenance d’Urquijo Gestion, filiale du groupe Banco Sabadell. Elle est spécialisée dans la construction de portefeuille pour des clients très fortunés. Au sein d’Urquijo Gestion, elle a ainsi travaillé comme gérante pour les grandes fortunes, spécialisée dans les actions et les produits dérivés.
Janus Henderson Investors a recruté Dean Cheeseman pour son équipe multi-actifs basée à Londres, rapporte Citywire. Il sera rattaché à Paul O’Connor, responsable du multi-asset. Dean Cheeseman rejoint la société en provenance de Mercer, où il supervisait des stratégies institutionnelles pour un montant de 5,8 milliards de dollars. Il a également travaillé chez F&C Asset Management. Dans le même temps, Janus Henderson a annoncé que Chris Forgan, gérant dans l’équipe multi-asset, quitte la société début août.
Le gestionnaire d’actifs alternatifs Man Group a dévoilé, ce vendredi 7 juillet, une série de promotions au sein de Man AHL, sa filiale de gestion quantitative. Ainsi, Antoine Forterre et Matthew Sargaison ont été nommés co-directeurs généraux de Man AHL, symbole « de leurs rôles majeurs dans le développement et la mise en œuvre de la stratégie de Man AHL depuis plusieurs années », indique la société de gestion dans un communiqué. Les deux impétrants seront rattachés à Sandy Rattray, directeur des investissements de Man Group et ancien directeur général de Man AHL, qui continue de superviser Man AHL au niveau du groupe. Pour sa part, Tim Wong continue d’exercer sa fonction de président exécutif de Man AHL, en plus de poste de président de Man Group Asie.Antoine Forterre a rejoint Man AHL en tant que directeur des opérations en 2015, après avoir occupé depuis 2011 les fonctions de « Corporate Development » et de « Treasury ».Pour sa part, Matthew Sargaison était précédemment directeur des investissements de Man AHL depuis 2012, ayant rejoint la société en 2009 en tant que directeur des risques.Par ailleurs, Nick Granger a été nommé directeur des investissements de Man AHL, supervisant à ce titre la recherche et les investissements. Il officiait auparavant au poste de directeur des investissements adjoint et de co-responsable de la recherche. Il avait intégré Man AHL en 2008 avec la mission de se concentrer sur le développement d’une nouvelle génération de stratégies.En outre, Russell Korgaonkar a été nommé directeur des stratégies d’investissement, en charge notamment de l’activité dédiée aux solutions institutionnelles. L’intéressé a intégré Man AHL en 2001 au sein du département de recherche avant de devenir responsable de la gestion de portefeuilles.Enfin, Kate Straker a été nommé directrice des opérations de Man AHL, après avoir été responsable de la stratégie produits et de la gestion de projets. Elle a rejoint Man AHL en 2006.
AlpenBank AG inaugurera en septembre un nouveau bureau de conseillers financiers à Milan, rapporte Bluerating. La structure, qui sera dirigée par Cristiano Bella, un ancien d’Unica Sim, pourra compter sur Federico Cenzin. Un nouveau bureau doit aussi être ouvert d’ici à la fin de l’année à Trévise. La seule succursale de Bolzano gère plus d’un milliard d’euros et compte un réseau de 52 personnes. AlpenBank AG est une banque privée sise à Innsbruck détenue par Cassa Centrale Raiffeisen et Cassa Centrale del Tirolo.
Le fonds de pension japonais Government Pension Investment Fund (GPIF) a enregistré un gain de 5,86 % sur l’exercice 2016 s’achevant le 31 mars 2017, soit 7.900 milliards de yens (environ 60 milliards d’euros), portant ses actifs au niveau record de 144.900 milliards de yens (1.123 milliards d’euros). Cette performance a été réalisée grâce aux placements en actions japonaises, qui se sont appréciés de 14,89 %, et à ceux en actions internationales (+14,2 %). Cela a permis de compenser les pertes dans les obligations nippones et internationales.Le portefeuille du GPIF est investi à hauteur de 31,68 % en obligations japonaises, 23,28 % en actions japonaises, 23,12 % en actions internationales, 13,03% en actions internationales et 8,89 % en actifs court terme.
Le fonds souverain de Singapour, le GIC, a annoncé un rendement annualisé réel sur 20 ans tombé à 3,7% au 31 mars, après 4% l’année précédente. C’est la plus mauvaise performance du fonds depuis 2011. A l’occasion de la parution de son rapport annuel, le président du fonds, Lim Chow Kiat, s’est par ailleurs inquiété de la complaisance des marchés face à une incertitude politique élevée.
Le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) a annoncé ce 7 juillet que l’Ircantec, le régime de retraite complémentaire obligatoire du secteur public, et le RAIR, ou Réseau d’Administrateurs pour l’Investissement Responsable, rejoignaient le FIR. Ces deux acteurs clés liés à la retraite publique rejoignent le FIR, alors que les premiers rapports des investisseurs en réponse à l’article 173-VI de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, sont publiés. Cet article qui invite les investisseurs à dire comment ils prennent en compte les critères ESG - en particulier le risque climatique - dans la gestion de leurs portefeuilles est également au cœur des échanges du «High Level Expert - Group on sustainable finance» pour un possible déploiement au niveau européen.Dans ce contexte, l’adhésion au FIR de ces deux acteurs «marque une nouvelle étape importante qui permettra de renforcer le dialogue et l’engagement auprès des entreprises sur des thématiques environnementales, sociales et de bonne gouvernance», souligne un communiqué. «La retraite publique est pionnière parmi les investisseurs français en matière d’investissement responsable et son renforcement au sein du FIR avec l’arrivée de l’Ircantec et du RAIR va notamment permettre, aux côtés des autres parties prenantes, de redéployer le dialogue et l’engagement auprès des entreprises», déclare pour sa part Grégoire Cousté, délégué général du FIR.
Une nouvelle étude s’interroge sur le smart beta et se demande s’il est aussi intelligent qu’il le clame, rapporte le Financial Times fund management. Cette étude, dirigée par Antti Suhonen, un professeur de finance de l’université d’Aalto en Finlande, et publiée en mai, met en garde contre des problèmes de robustesse des stratégies smart beta après avoir trouvé que la plupart n’affichaient pas des performances conformes à qu’elles étaient supposées faire. L’étude soulève des inquiétudes concernant les « back test » : il existe une détérioration médiane de 73 % des ratios de Sharpe entre les tests réalisés et la performance réelle. Compte tenu de ces résultats, le professeur indique que les investisseurs doivent bien étudier les stratégies smart beta.
Goldman Sachs Asset Management est la société de gestion qui affiche la pire décollecte depuis le début de l’année. Ses fonds ont subi des rachats de 26,7 milliards de dollars en 2017, selon des chiffres compilés par Morningstar pour le Financial Times fund management. Ce montant est deux fois plus élevé que le niveau de rachats enregistrés par la société de gestion qui arrive deuxième en la matière, Federated Investors (-14 milliards de dollars). D’autres sociétés de gestion ont accusé des milliards de dollars de sorties nettes : Fidelity, Morgan Stanley et Franklin Templeton.
L’assureur Axa se prépare à envoyer des informations à des acheteurs potentiels sur sa filiale de gestion de fortune à Hong-Kong, Swiss Privilege, selon des sources proches du dossier citées vendredi par Bloomberg. Cette division proposant de la planification financière, de l’assurance vie et des services d’investissement pourrait être valorisée à 400 millions de dollars, contre une valeur intrinsèque de 170 millions de dollars, selon ces sources.
Le gestionnaire d’actifs américain PGIM, filiale de Prudential Financial, vient d’enregistrer neuf fonds de sa gamme en Espagne, rapporte le site spécialisé Funds People. Ces fonds seront distribués par Allfunds. Les fonds concernés sont les suivants : PGIM Jennison US Growth Fund, PGIM Jennison All Cap Equity Fund, PGIM QMA Emerging Markets All Cap Equity Fund, PGIM Absolute Return Fund, PGIM Emerging Market Local Currency Debt Fund, PGIM Global Corporate Bond Fund, PGIM Global Total Return Bond Fund, PGIM US Corporate Bond Fund et, enfin, PGIM Global Real Estate Securities Fund.
Dans notre série vidéo AM Tech, le cofondateur et président de FundShop, Léonard de Tilly, explique sur NewsManagers TV ses projets de développement après l’entrée dans son capital d’Apicil pour 2,2 millions d’euros. Le robo-advisor, qui travaille en marque blanche pour les sociétés de gestion, compte aujourd’hui 12 partenaires à la fois sociétés de gestion, conseillers en gestion de patrimoine et médias. Il compte recruter pour accélérer son rythme de croissance, financer un programme de R&D plus important et se développer à l’international Pour voir la vidéo, copiez le lien suivant:http://newsmanagers.com/NewsManagersTV/unexpertvousparle.aspx?id=1503
C’est avec soulagement que Brice Anger, directeur Général M&G France et Benelux, a présenté vendredi lors d’un rendez-vous presse un point d’activité sur M&G en France. « Si l’on exclut le mois de novembre où un client est sorti avec un montant important, la collecte a été positive tous les mois depuis juin 2016», a indiqué le dirigeant. « Entre avril 2015 et juin 2016, c’était beaucoup plus compliqué en termes de collecte car nous avions fait une mauvaise performance dans certains nos fonds ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Entre mars 2015 et juin 2016, les encours pour la clientèle française sont ainsi tombés de 7,2 milliards d’euros à 4,1 milliards. Soit une chute de 43%. Mais à fin mars 2017, les derniers chiffres publiés par M&G, les encours pour la clientèle française s’affichaient à plus de 5 milliards d’euros. « Les mauvaises performances passées étaient dues au fait que nous avions privilégié les valeurs cycliques aux Etats-Unis sans avoir anticipé la forte chute du prix du pétrole et des matières premières début 2016. Cette chute a directement impacté les valeurs cycliques, rappelle Brice Anger. Mais par la suite nos gérants ont su bien réagir ». Les choses semblent donc être revenues dans l’ordre pour la dixième année de présence du groupe dans l’Hexagone. M&G France, qui distribue dans le pays 40 fonds de ses fonds ouverts, a surtout collecté sur les fonds Optimal Income auprès des conseillers en gestion de patrimoine (CGP) notamment, mais aussi sur les fonds d’allocation dynamique et de high yield à taux variable. Le dirigeant s’est aussi réjoui du changement de profil de clientèle de M&G. Le groupe britannique, qui gère 150 milliards d’euros sur un total de 321 milliards (à fin mars) pour sa maison-mère Prudential, s’est en effet considérablement internationalisé. « Sur les 80 milliards d’euros gérés en fonds ouvert, la moitié des encours revient à des clients UK, explique-t-il. Or, il y a moins de 10 ans, cette part était de plus de 90% ». Sur la période, la clientèle UK s’est stabilisée, tandis que celle venue d’Europe a fortement progressé. En outre, ce ne sont pas les mêmes types de fonds qui sont privilégiés de part et d’autre de la Manche. En France par exemple, les clients investissent dans les fonds ouverts de M&G. Mais au Royaume-Uni, la clientèle retail préfère les fonds illiquides dans l’immobilier, les loans et les infrastructures.Concernant les développement futurs, M&G France a gagné pour la première fois un mandat sous gestion pour un client institutionnel, dont le montant n’a pas été dévoilé. Il concerne les actions émergentes et devrait être lancé effectivement en décembre prochain. Le groupe espère faire de ce mandat un exemple pour de nouveaux relais de croissance. De même, Brice Anger s’est montré particulièrement optimiste sur le développement en France de l’architecture ouverte qui parait toutefois comme un mirage à certains. « Il y a davantage de volonté de la part des banques et des assureurs de faire de l’architecture ouverte, surtout dans les banques privées pour la clientèle de 100.000 euros et jusqu’à 2 millions d’euros », assure-t-il. La faiblesse des fonds euro pousse en effet les assureurs et les banques à vendre davantage de fonds en unités de compte (UC), sans compter le besoin des banques d’alléger leurs engagements et leur bilan. « Mais tout cela se fera sous la contrainte de MIF 2 et donc il y aura une stratégie très sélective des fonds éligibles », explique Brice Anger.Le groupe compte encore consolider sa présence en France avec son pôle immobilier, M&G Real Estate. L’effectif parisien de neuf personnes sera renforcé. Ce pôle compte 300 personnes à Londres et un total de 30 milliards d’euros sous gestion dont 500 millions directement investis dans des immeubles en France. « Mais l’équipe parisienne ne fait pas de gestion elle-même. Elle est simplement chargée de trouver les opportunités d’investissement ». Deux fonds immobiliers hors UK ont été enregistré au Luxembourg à destination des investisseurs institutionnels. « Mais nous n’avons rien sur le retail. Il faudra combler ce gap », ajoute le dirigeant. Enfin, revenant sur le transfert des actifs de quatre fonds UK vers le Luxembourg annoncé récemment par M&G, Brice Anger a précisé que le total de transferts de fonds devrait concerner 35 fonds pour un encours actuel de 30 milliards d’euros. « Mais cela se fera si le transfert prévu pour le 24 novembre des quatre fonds actuels se passe bien. Il se fera surtout si la fin du passeport européen avec le Royaume-Uni est validée après le Brexit », a-t-il précisé. Les opérations de transfert pourraient alors se dérouler courant 2018, mais rien n’est encore décidé. D’autres solutions pourraient aussi être envisagées. Quoi qu’il en soit, si le transfert était acté, cela n’aurait, selon le dirigeant, aucun impact sur la clientèle si ce n’est un changement de code Isin. La délégation de gestion de ces fonds serait en outre toujours à Londres. « Nous n’anticipons pas de durcissement de la réglementation sur ce point là », a-t-il conclu.