Altamir a décidé de faire évoluer sa politique d’investissement et de prendre des engagements dans deux nouveaux fonds : Apax Development lancé par Apax Partners SAS sur le segment small cap en France et Apax Digital lancé par Apax Partners LLP sur le marché mondial des entreprises à forte composante technologique. Le groupe va souscrire à hauteur de 15 millions de dollars dans le fonds Apax Development et à hauteur de 5 millions de dollars dans le fonds Apax Digital, sachant que ces montants seront investis sur les 3-4 prochaines années. Après l’acquisition en 2017 d’EPF Partners, spécialiste du segment small cap en France, Apax Partners SAS lève actuellement le fonds Apax Development, dont l’objectif est d’atteindre 225 millions d’euros. La stratégie d’investissement consiste à prendre des participations majoritaires dans des entreprises valorisées jusqu’à 100 millions d’euros dans les quatre secteurs de spécialisation d’Apax : TMT, Services, Consumer et Santé. Elle est complémentaire de celle des autres fonds gérés par Apax Partners SAS qui investissent dans des entreprises dont la valorisation est supérieure à 100 millions d’euros. Apax Development a réalisé son premier investissement en mars 2018 dans la société Eric Bompard, leader européen du cachemire.
AllianceBernstein (AB) vient de recruter Donald Deangelis en tant que directeur marketing pour l’Italie. L’intéressé arrive de Fidelity International, où il dirigeait les activités de communication et de contenu marketing pour l’Italie. « L’Italie est un marché central pour la croissance d’AB dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique », commente Lynn Mah, responsable marketing EMEA d’AB.
Allfunds vient de renforcer son dispositif en Asie avec le recrutement de trois professionnels basés à Singapour. Oliver Stewart-Malir rejoint la société en tant que directeur des opérations pour l’Asie, après avoir passé 13 ans chez Goldman Sachs. Il y a été, entre autres, Asia Pacific Head of Liquidity & Collateral Operations et Head of Asia for Derivative Projects.Par ailleurs, Vinita Badlani intègre Allfunds en tant que responsable funds group pour l’Asie. Avant cela, elle occupait un poste de direction au sein de Navigator, plate-forme d’investissements d’Aviva. Enfin, Edwin Tan est le nouveau responsable des services clients pour l’Asie. Il vient de Citco Fund Services.Oliver Stewart-Malir et Edwin Tan seront rattachés à Alexis Fosler, manager régional pour l’Asie d’Allfunds, tandis que Vinita Badlani travaille sous la responsabilité de Borja Largo, responsable mondial funds group.
Credit Suisse a nommé Sinéad Mahon au poste de responsable de son antenne de Dublin. Ces trois dernières années, cette Irlandaise travaillait chez BarclayBank où elle était responsable des opérations (COO) sur le marché irlandais. Elle a également travaillé chez Danske Bank en Irlande pendant environ six ans.Elle va prendre la présidence du comité directeur de l’implantation de Dublin, à la tête d’une équipe de gestion actions EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) d’une centaine de collaborateurs. Elle aura notamment pour mission de mettre en oeuvre le processus de gouvernance révisé tout en renforçant et développant la franchise irlandaise.
Decalia Asset Management a recruté Edoardo Ravano en tant que responsable de l’activité private banking en Italie. L’intéressé, qui est basé à Milan, a travaillé par le passé pour Goldman Sachs, Morgan Stanley et Bloomberg à Londres. Chez Decalia, il sera chargé d’aider les clients privés de la société dans la gestion de leur patrimoine financier. Decalia AM est une société de gestion genevoise créée en 2014 par d’anciens professionnels de Syz et gérant 3,1 milliards d’euros. En Italie, elle a racheté une boutique qui est devenue sa succursale.
En août, Insight est la société de gestion qui a affiché la plus forte collecte nette sur les fonds en Europe, avec 2,19 milliards d’euros, alors que le secteur dans son ensemble a accusé des rachats nets de 15,8 milliards d’euros, selon les dernières statistiques de Lipper chez Refinitiv. Natixis arrive deuxième avec 1,68 milliard, devant Vanguard (1,44 milliard), Legal & General (1,43 milliard) et Allianz (1,42 milliard). Le fonds de long terme (hors monétaire) qui s’est le mieux vendu en août est un fonds obligataire de Legal & General, le LGIM Global Corporate Bond B GBP Acc HGD, qui a engrangé 2,3 milliard d’euros. Pourtant les fonds obligataires ont dans leur ensemble vu sortir 7,4 milliards d’euros en août. Les seuls fonds à avoir affiché une collecte sont les fonds diversifiés (2,3 milliards) et les fonds immobiliers (500 millions).
Le gestionnaire d’actifs américain J.P. Morgan Asset Management (J.P. Morgan AM) a annoncé, hier, le lancement, à compter du 16 octobre de trois ETF actions ESG gérés activement et totalement transparents. Ces trois nouveaux fonds seront cotés à la Bourse de Londres (London Stock Exchange), sur Deutsche Boerse Xetra et sur Borsa Italiana, la Bourse italienne. Ces trois ETF sont les suivants : JPM Europe Research Enhanced Index Equity (ESG) Ucits ETF, JPM US Research Enhanced Index Equity (ESG) Ucits ETF et, enfin, JPM Global Research Enhanced Index Equity (ESG) Ucits ETF.Ces trois fonds offriront aux investisseurs la possibilité de disposer de portefeuilles qui répliquent les indices et dont les caractéristiques sont similaires à leurs «benchmarks» respectifs (profil de risque similaire et même cadre de construction de portefeuille, par exemple). En outre, «les investisseurs disposeront d’un avantage informationnel par rapport à un investissement purement passif», ajoute la société de gestion dans un communiqué. De fait, J.P. Morgan AM peut compter sur une équipe de 65 analystes fondamentaux qui apporte aux équipes de gestion de portefeuille des informations précises sur les titres. «En s’appuyant sur cet avantage, les gérants de portefeuille surpondèrent légèrement les titres qu’ils trouvent attractifs et sous-pondèrent légèrement ceux qu’ils trouvent moins attractifs», précise la société.L’indice de référence du fonds JPM Europe Research Enhanced Index Equity (ESG) est le MSCI Europe. Le deuxième fonds, axé sur les Etats-Unis, a comme indice de référence le S&P 500, tandis que le dernier fonds a retenu le MSCI World comme indice de références. « Les trois ETF affiche un ratio total des frais (TER) de 25 points de base », indique J.P. Morgan AM.Par ailleurs, ces fonds intégreront également une approche systématique des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), qui seront intégrés dés le début du processus de décision d’investissement. De plus, ces trois ETF actions gérés activement filtreront les titres en fonction du respect des réglementations et des critères sociaux, environnementaux et de gouvernance. Enfin, les sociétés de certains secteurs, comme par exemple ceux de la fabrication d’armes controversées et du tabac, seront exclues, conclut le gestionnaire d’actifs.La gamme d’ETF de J.P. Morgan AM compte désormais plus de 35 produits totalisant 12 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin septembre 2018.
MFS Investment Management vient de lancer une stratégie sur les obligations municipales américaines fiscalisées, rapporte Private Banking Magazin. Les investisseurs institutionnels peuvent choisir entre un fonds ouvert institutionnel qui prend la forme d’un fonds commun de placement luxembourgeois ou un mandat réservé aux institutionnels. La stratégie investira principalement dans des obligations fiscalisées mais pourra aussi utiliser les opportunités offertes par les obligations municipales non soumises à l’impôt. L’objectif de la stratégie est de battre l’indice de référence, constitué pour 75% de l’indice Bloomberg Barclays Taxable Municipal Bond et pour 25% du Bloomberg Barclays Municipal Bond Index, sur un cycle de marché avec une volatilité comparable à celle de l’indice de référence.Le marché des obligations municipales américaines totalise environ 3.800 milliards de dollars, dont environ 10% d’obligations fiscalisées.
A moyen-long terme, le Brexit, qui plus est dans sa version « hard », amputerait la croissance potentielle de l’économie britannique de 1 point de PIB. Les calculs des économistes sont ce qu’ils sont, mais 1 point de PIB de perdu, c’est énorme. Tous les économistes ne semblent pas être d’accord. « Le monde en 2030 », le catalogue de 75 économies passées en revue par les économistes de HSBC, dresse un classement des PIB en 2018 et en 2030. France et Royaume-Uni sont au coude à coude en ce moment. Dans douze ans, le Royaume-Uni sera passé devant la France… Exit le Brexit.
C’est une des mesures de représailles à la guerre tarifaire lancée par l’administration Trump contre les importations chinoises aux Etats-Unis. Les exportations américaines de porcs vers la Chine ont chuté. Les autorités chinoises se sont tournées vers la Russie pour s’alimenter en viande de porc. Sans doute moins regardant sur les contrôles sanitaires de la gent porcine, Moscou a exporté des individus grippés. Le quart de la population mondiale de porcs serait régulièrement infecté, mais comme le taux de mortalité de la grippe porcine est faible, les gorets chinois sont contaminés en masse. Du moment que ce n’est pas au Novichok.
… de dollars. C’est le montant au 24 septembre de l’encours obligataire mondial dont le rendement est négatif. Le retour en zone positive est rapide. A son sommet en juin 2016, la valeur de marché du stock à taux négatifs était de 12.100 milliards, rappelle Legg Mason. En mars 2010, avant la généralisation des achats d’actifs par les banques centrales, il était de 425 milliards. En dix ans, les taux négatifs sont passés du statut de curiosité intellectuelle et théorique à celui de déterminant majeur des marchés obligataires et des actifs sans risque.
La dette publique de la France franchira-t-elle le seuil des 100 % du PIB ? La dimension symbolique de ce seuil n’échappe à personne, même si les acheteurs d’OAT s’en contrefichent. L’art de la statistique ou plus crûment le bidouillage des séries étant ce qu’il est, la France a en réalité franchi ce seuil en 2017 (vous ne le saviez pas !) avant de repasser dessous : 100,7 % et 100,9 % pour les deux premiers trimestres de 2017… et 99 % au printemps dernier, nous dit l’Insee. Pas grave, l’essentiel est de savoir que la Sécurité sociale a supporté tout l’effort : -20 milliards (de 232 à 212 milliards) en un an. Quant aux autres administrations…
Substitution. Le Nafta (Alena), l’accord de libre-échange nord-américain créé en 1994, laisse la place à l’USMCA (AEUMC), l’«Accord Etats-Unis-Mexique-Canada ». Ce nouvel accord tripartite a été signé in extremis le 30 septembre, quelques minutes avant l’ultimatum fixé par les Etats-Unis. Les agriculteurs américains auront accès à 3,5 % du marché laitier canadien, estimé à 16 milliards de dollars. Une bonne nouvelle, à quelques semaines des élections mid term, pour l’agriculture des Etats-Unis affectée par le conflit tarifaire avec la Chine sur les exportations de soja. Le Canada et le Mexique pourront exporter, chacun, 2,6 millions d’automobiles chez leur voisin, des niveaux supérieurs aux volumes d’exportations actuels. En revanche, les tarifs sur les exportations canadiennes d’acier et d’aluminium n’ont pas trouvé de solution. L’ensemble des trois pays représente une zone d’échanges commerciaux de 1.200 milliards de dollars.
C’est le taux de croissance pour 2017 des actifs investis en microfinance, selon le 2018 Symbiotics MIV Survey, qui montre que les fonds apportés par les investisseurs institutionnels privés augmentent de 27 %, les fonds publics de 17 % et les fonds apportés par les investisseurs particuliers et à hauts revenus de 16 %. Ces sommes ont financé des prêts à 655.000 emprunteurs, surtout des femmes (69 %), et en zone rurale (55 %). Le montant du prêt moyen s’élève à 2.432 dollars.
Surchauffe. Le rapport UBS Global Real Estate Bubble Index 2018 d’UBS Global Wealth Management s’est penché sur le risque de bulle des marchés du résidentiel dans les principaux centres financiers. En tête, Hong Kong, Munich, Toronto, Vancouver, Amsterdam et Londres. D’importants déséquilibres sont aussi manifestes à Stockholm, Paris ou Francfort. Les valorisations sont élevées à Zurich et Genève, ainsi qu’à Los Angeles, Tokyo et New York. A l’inverse, les marchés immobiliers semblent être à leur juste valeur à Boston, Singapour et Milan, voire sous-évalués à Chicago. Paris connaît les prix les plus prohibitifs d’Europe continentale. Pour acheter un logement de 60 m², un salarié qualifié dans le secteur tertiaire doit y consacrer 14 ans de salaire. UBS estime improbable la poursuite de la hausse des prix à ce rythme. Le rapport prix/revenu médian des villes analysées a progressé de 5,5 en 2008 à 7,5 en 2018. Comme le logement devenait inabordable au cours des cinq dernières années, presque toutes les villes devenues trop chères ont introduit de nouvelles règles, comme l’imposition de droits de timbre ou un contrôle des loyers.
Reconnaissance. Après MSCI en mai dernier (première vague) puis cet été (seconde vague), c’est au tour de FTSE Russell d’inclure les A-shares chinoises dans ses indices mondiaux. Le fournisseur d’indices envisage de porter leur pondération dans ses indices clé à 20 %. Cette intégration se déroulera en trois phases entre juin 2019 et mars 2020. FTSE Russell a confirmé que les actions chinoises A allaient être promues au statut de marché émergent secondaire suite à la révision annuelle de sa classification pays menée en septembre et pour sa gamme FTSE Global Equity Index Series (FTSE GEIS). Après la fin de la première phase, les actions chinoises A constitueront environ 5,5 % du total de l’indice FTSE Emerging, contre 0,57 % pour le FTSE Global All Cap Index. La Chine sera ajoutée à sa liste de surveillance pour une possible inclusion dans ses indices obligataires mondiaux.
Dans sa croisade pour davantage de transparence, la Securities and Exchange Commission (SEC), qui vient de proposer la suppression de l’intraday net asset value qui permet aux investisseurs de comparer le prix d’un fonds par rapport à la valeur de ses sous-jacents toutes les 15 secondes, se penche désormais sur la fourchette bid/ask. Cet écart détermine la liquidité, donc le coût, d’un ETF (exchange-traded fund). La SEC insiste pour que cette donnée soit communiquée aux investisseurs sur l’exercice le plus récent pour une meilleure comparaison entre les produits. BlackRock et State Street contestent la méthode…
Dilution. Lentement mais sûrement, le nombre de sociétés cotées aux Etats-Unis diminue. De plus de 8.000 dans la seconde moitié des années 1990, il est passé à moins de 4.500. Les sorties de la cote ont accompagné le vaste mouvement de rachats d’actions qui doit atteindre cette année le niveau record de 1.000 milliards de dollars, indique une étude de Natixis. Ce processus risque de faire disparaître le rôle du marché actions comme source de financement de l’économie et de mesure de la valeur des entreprises, indique la note. Autre conclusion, ce processus implique que les Etats-Unis évoluent vers un modèle d’entreprises non cotées (private equity…), à la place du modèle d’entreprises cotées.
Le gérant d’actifs serait en pole position pour empocher le contrat et pourrait offrir en échange une participation dans le gérant de fortune Cazenove.
Steven Maijoor, président de l’Esma, l’autorité de supervision européenne des marchés financiers, a appelé hier dans un discours à Athènes à «une conclusion rapide du dossier législatif Emir 2.2» dans la perspective du Brexit. En l’absence de ce texte, une sortie brusque du Royaume-Uni de l’Union européenne fin mars 2019 entraînerait la perte d’accès des institutions financières européennes aux chambres de compensation (CCP) britanniques. Or, «40% du trading d’actions européennes sur les marchés secondaires s’effectuent sur les places de marché britanniques», a-t-il souligné.Il a aussi évoqué la nécessité d’adapter les seuils quantitatifs de MIF 2, conçus alors que le Royaume-Uni était partie intégrante de l’Union européenne.
L’Association Française de la Gestion financière (AFG) et l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2I) ont réalisé une nouvelle série commune de questionnaires standards, destinés à améliorer la connaissance que peuvent avoir les investisseurs des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) et de leurs offres, ont-elles annoncé par communiqué hier. Ces nouveaux questionnaires standards mis à disposition des clients (institutionnels ou sélectionneurs de fonds), dans le cadre de procédures de due diligence, ont été élaborés avec plus d’une vingtaine de sociétés de la Place de Paris. Ils ont été soumis le 2 octobre aux SGP et aux investisseurs. Le premier questionnaire vise à présenter la société de gestion, le deuxième détaille les caractéristiques du fonds d’investissement ouvert proposé, le troisième comporte des informations spécifiques en cas d’appel d’offres. Ces documents intègrent désormais de nouveaux aspects tels que les nouvelles contraintes réglementaires ou les problématiques liées à l’investissement socialement responsable.