Dilution. Lentement mais sûrement, le nombre de sociétés cotées aux Etats-Unis diminue. De plus de 8.000 dans la seconde moitié des années 1990, il est passé à moins de 4.500. Les sorties de la cote ont accompagné le vaste mouvement de rachats d’actions qui doit atteindre cette année le niveau record de 1.000 milliards de dollars, indique une étude de Natixis. Ce processus risque de faire disparaître le rôle du marché actions comme source de financement de l’économie et de mesure de la valeur des entreprises, indique la note. Autre conclusion, ce processus implique que les Etats-Unis évoluent vers un modèle d’entreprises non cotées (private equity…), à la place du modèle d’entreprises cotées.
C’est le taux de croissance pour 2017 des actifs investis en microfinance, selon le 2018 Symbiotics MIV Survey, qui montre que les fonds apportés par les investisseurs institutionnels privés augmentent de 27 %, les fonds publics de 17 % et les fonds apportés par les investisseurs particuliers et à hauts revenus de 16 %. Ces sommes ont financé des prêts à 655.000 emprunteurs, surtout des femmes (69 %), et en zone rurale (55 %). Le montant du prêt moyen s’élève à 2.432 dollars.
C’est une des mesures de représailles à la guerre tarifaire lancée par l’administration Trump contre les importations chinoises aux Etats-Unis. Les exportations américaines de porcs vers la Chine ont chuté. Les autorités chinoises se sont tournées vers la Russie pour s’alimenter en viande de porc. Sans doute moins regardant sur les contrôles sanitaires de la gent porcine, Moscou a exporté des individus grippés. Le quart de la population mondiale de porcs serait régulièrement infecté, mais comme le taux de mortalité de la grippe porcine est faible, les gorets chinois sont contaminés en masse. Du moment que ce n’est pas au Novichok.
A moyen-long terme, le Brexit, qui plus est dans sa version « hard », amputerait la croissance potentielle de l’économie britannique de 1 point de PIB. Les calculs des économistes sont ce qu’ils sont, mais 1 point de PIB de perdu, c’est énorme. Tous les économistes ne semblent pas être d’accord. « Le monde en 2030 », le catalogue de 75 économies passées en revue par les économistes de HSBC, dresse un classement des PIB en 2018 et en 2030. France et Royaume-Uni sont au coude à coude en ce moment. Dans douze ans, le Royaume-Uni sera passé devant la France… Exit le Brexit.
Surchauffe. Le rapport UBS Global Real Estate Bubble Index 2018 d’UBS Global Wealth Management s’est penché sur le risque de bulle des marchés du résidentiel dans les principaux centres financiers. En tête, Hong Kong, Munich, Toronto, Vancouver, Amsterdam et Londres. D’importants déséquilibres sont aussi manifestes à Stockholm, Paris ou Francfort. Les valorisations sont élevées à Zurich et Genève, ainsi qu’à Los Angeles, Tokyo et New York. A l’inverse, les marchés immobiliers semblent être à leur juste valeur à Boston, Singapour et Milan, voire sous-évalués à Chicago. Paris connaît les prix les plus prohibitifs d’Europe continentale. Pour acheter un logement de 60 m², un salarié qualifié dans le secteur tertiaire doit y consacrer 14 ans de salaire. UBS estime improbable la poursuite de la hausse des prix à ce rythme. Le rapport prix/revenu médian des villes analysées a progressé de 5,5 en 2008 à 7,5 en 2018. Comme le logement devenait inabordable au cours des cinq dernières années, presque toutes les villes devenues trop chères ont introduit de nouvelles règles, comme l’imposition de droits de timbre ou un contrôle des loyers.
Reconnaissance. Après MSCI en mai dernier (première vague) puis cet été (seconde vague), c’est au tour de FTSE Russell d’inclure les A-shares chinoises dans ses indices mondiaux. Le fournisseur d’indices envisage de porter leur pondération dans ses indices clé à 20 %. Cette intégration se déroulera en trois phases entre juin 2019 et mars 2020. FTSE Russell a confirmé que les actions chinoises A allaient être promues au statut de marché émergent secondaire suite à la révision annuelle de sa classification pays menée en septembre et pour sa gamme FTSE Global Equity Index Series (FTSE GEIS). Après la fin de la première phase, les actions chinoises A constitueront environ 5,5 % du total de l’indice FTSE Emerging, contre 0,57 % pour le FTSE Global All Cap Index. La Chine sera ajoutée à sa liste de surveillance pour une possible inclusion dans ses indices obligataires mondiaux.
Dans sa croisade pour davantage de transparence, la Securities and Exchange Commission (SEC), qui vient de proposer la suppression de l’intraday net asset value qui permet aux investisseurs de comparer le prix d’un fonds par rapport à la valeur de ses sous-jacents toutes les 15 secondes, se penche désormais sur la fourchette bid/ask. Cet écart détermine la liquidité, donc le coût, d’un ETF (exchange-traded fund). La SEC insiste pour que cette donnée soit communiquée aux investisseurs sur l’exercice le plus récent pour une meilleure comparaison entre les produits. BlackRock et State Street contestent la méthode…
Le gérant d’actifs serait en pole position pour empocher le contrat et pourrait offrir en échange une participation dans le gérant de fortune Cazenove.
Steven Maijoor, président de l’Esma, l’autorité de supervision européenne des marchés financiers, a appelé hier dans un discours à Athènes à «une conclusion rapide du dossier législatif Emir 2.2» dans la perspective du Brexit. En l’absence de ce texte, une sortie brusque du Royaume-Uni de l’Union européenne fin mars 2019 entraînerait la perte d’accès des institutions financières européennes aux chambres de compensation (CCP) britanniques. Or, «40% du trading d’actions européennes sur les marchés secondaires s’effectuent sur les places de marché britanniques», a-t-il souligné.Il a aussi évoqué la nécessité d’adapter les seuils quantitatifs de MIF 2, conçus alors que le Royaume-Uni était partie intégrante de l’Union européenne.
L’Association Française de la Gestion financière (AFG) et l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2I) ont réalisé une nouvelle série commune de questionnaires standards, destinés à améliorer la connaissance que peuvent avoir les investisseurs des sociétés de gestion de portefeuille (SGP) et de leurs offres, ont-elles annoncé par communiqué hier. Ces nouveaux questionnaires standards mis à disposition des clients (institutionnels ou sélectionneurs de fonds), dans le cadre de procédures de due diligence, ont été élaborés avec plus d’une vingtaine de sociétés de la Place de Paris. Ils ont été soumis le 2 octobre aux SGP et aux investisseurs. Le premier questionnaire vise à présenter la société de gestion, le deuxième détaille les caractéristiques du fonds d’investissement ouvert proposé, le troisième comporte des informations spécifiques en cas d’appel d’offres. Ces documents intègrent désormais de nouveaux aspects tels que les nouvelles contraintes réglementaires ou les problématiques liées à l’investissement socialement responsable.
La Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale (Cades) a amorti 146,6 milliards d’euros de dette au 30 juin 2018, soit 56% de la dette sociale reprise depuis 1996. Sur 260,5 milliards d’euros repris, il reste désormais 113,9 milliards d’euros de dette à amortir. Les ressources de la Cades s’établissent à 8 milliards d’euros, le montant des intérêts est de 1,1 milliard d’euros. Depuis le début de l’année, la Cades a levé 2,6 milliards d’euros de dettes à moyen et long-terme sur les marchés des capitaux. Le taux de refinancement sur le portefeuille de dettes de la Cades s’établissait au 30 septembre à 1,97%. Depuis le 1er octobre 2017, une convention de gestion et une convention cadre de mise à disposition des personnels ont été mises en œuvre entre la Cades et l’AFT.
Dans la foulée du scandale Danske Bank, la banque centrale estonienne a indiqué mercredi qu’entre 2008 et 2017, environ 1.100 milliards d’euros de flux transfrontaliers avaient transité par le pays. Ces mouvements, dont la banque centrale ne dit pas s’ils revêtent un caractère suspect, représentent environ 50 fois le produit intérieur brut du pays. Ces flux «cross-border» concernent à la fois des résidents et des non-résidents, les chiffres spécifiques à ces derniers n'étant pas disponibles.
La société de gestion américaine Nuveen a annoncé la démission de Gunther Stein, directeur général et responsable des investissements de sa filiale Symphony Asset Management basée à San Francisco.Gunther Stein restera président de Symphony jusqu'à la fin de l’année. Il quitte l’entreprise pour des raisons professionnelles et familiales, a indiqué Nuveen.Les fonctions de Gunther Stein seront assurées par quatre membres de Symphony nommés co-directeurs des investissements: Scott Caraher, responsable des prêts; James Kim, responsable de la recherche; Jenny Rhee, responsable du crédit high yield et Himani Trivedi, responsable du crédit structuré.Tous les quatre travaillent aux côtés de Gunther Stein depuis plus de dix ans et rapporteront à Jose Minaya, directeur des investissements de Nuveen."Après environ deux décennies passées à transformer Symphony en un gérant de premier choix sur les stratégies crédit corporate et actions alternatives et traditionnelles, je souhaite faire une pause pour moi-même et créer une opportunité pour la nouvelle génération de leaders d’investissement,» a déclaré Gunther Stein.Fondée en 1994, Symphony gère environ 20 milliards de dollars dans des stratégies de prêts à effet de levier, crédit high yield, arbitrage de convertibles et actions.
Pimco a annoncé mardi l’acquisition de Gurtin Municipal Bond Management, une société américaine spécialisée dans les obligations municipales. En fusionnant leurs activités, les deux acteurs géreront ensemble 38 milliards de dollars dans les obligations municipales. Fondé il y a 10 ans par Bill Gurtin, Gurtin conçoit des stratégies dans les obligations municipales pour les investisseurs fortunés dans le cadre de mandats ou fonds uniquement accessibles par le biais de conseillers en investissement. La gestion en obligations municipales de Pimco, en revanche, est dédiée aux investisseurs institutionnels et retail. Pour assurer une continuité, Gurtin conservera ses bureaux à San Diego et Chicago et son équipe d’investissement continuera à gérer ses fonds et mandats. Bill Gurtin, le fondateur de Gurtin, mais aussi le directeur général et directeur des investissements, sera impliqué dans l’activité pendant plusieurs années après l’acquisition.La transaction devrait être bouclée au quatrième trimestre.
BNY Mellon a annoncé ce 1er octobre une extension de son offre BNY Melloon Risk View afin de permettre aux investisseurs institutionnels de réaliser plus facilement des analyses de risque prospectives (ex-ante) et de prendre des décisions d’investissement mieux informées. Par le biais d’une nouvelle approche qui applique des modèles factoriels avancés aux rendements des portefeuilles, les clients ont accès à des mesures clés du risque et à des analyses centrales à des coûts qui se veulent concurrentiels. «Nous sommes très heureux de pouvoir offrir un service basé sur les facteurs à un moment où les clients demandent plus de transparence sur leur risque de portefeuille global, et alors que de nombreux cients institutionnels augmentent leur exposition aux investissements alternatifs», commente Frances Barney, responsable des Global Risk Solutions chez BNY Mellon.
Beyond Investing a créé un ETF censé répondre aux « préoccupations des vegans, de ceux qui aiment les animaux et la nature, en évitant des investissements dans les sociétés dont les activités contribuent directement à la souffrance des animaux, à la destruction de l’environnement naturel et aux changements climatiques », rapporte Il Sole – 24 Ore. Le prospectus a été déposé auprès de la Securities and Exchange Commission.
Le groupe Blackstone a commencé à parler à des investisseurs du fait qu’il cherchait à acheter des parts dans des sociétés de gestion alternatives, selon des sources proches citées par l’agence Bloomberg. Ce rachat de participations se ferait à travers un nouveau fonds, le second créé par le firme pour ce genre d’investissements. Son premier fonds avait levé 3,3 milliards de dollars. Dans le cadre de cette nouvelle levée, Blackstone recherchait des participations minoritaires dans des gérants spécialisés dans le private equity, l’immobilier et les infrastructures.
Le Familly Office de George Soros est en train de scinder son activité de private equity, qui gère environ 2 milliards de dollars, et a prévu de lui allouer jusqu'à 2 milliards de plus, rapporte l’agence Bloomberg qui cite des sources proches. L'équipe de 25 personnes, dirigée par David Wassong et Ravi Yadav, va prendre son indépendance dans une nouvelle société dont le nom n’est pas encore connu. Ces changements interviennent alors que Soros Fund Management a nommé l’an dernier à sa tête Dawn Fitzpatrick, une ancienne d’UBS AM. Celle-ci réorganise l’activité car George Soros a transféré le gros de ses avoirs, soit environ 25 milliards de dollars, à une fondation. Soros gardera toutefois une petite activité de private equity gérée par David Chiang, et continuera à faire des investissements directs dans le private equity, ajoute la source de Bloomberg.
Ron Ozer, qui a été gérant de portefeuille et coresponsable du trading sur le gaz naturel américain chez Citadel, vient de lancer son propre hedge fund, Statar Capital, qui se concentrera sur le négoce du gaz naturel, ont indiqué à Reuters des sources bien informées. Ron Ozer a travaillé chez Citadel, dont les actifs sous gestion s'élèvent actuellement à 30 milliards de dollars, entre juillet 2015 et avril 2017.Le fonds aurait levé environ 140 millions de dollars auprès de family offices et de clients institutionnels.
La firme de conseil Mercer et le fournisseur de données et de recherche Morningstar ont annoncé qu’ils avaient formé une alliance pour fournir aux investisseurs et aux conseillers en investissement une seule et même plateforme digitale comprenant des données sur les gestions institutionnelles, des analyses de performances et de la recherche qualitative. Ce rapprochement permet de combiner les données de gestion institutionnelle et la recherche de Mercer avec la recherche indépendante de Morningstar et sa base de données couvrant les fonds ouverts, les ETF, les comptes gérés séparément et les indices."Les investisseurs et leurs conseillers ne disposent pas des ressources nécessaire pour avoir des données et des recherches exhaustives sur les stratégies institutionnelles. Avec ce partenariat avec Morningstar, nous pouvons fournir aux investisseurs et à leurs conseillers une vision élargie des coûts et des opportunités, ce qui leur permettra de prendre de meilleures décisions d’investissement», a commenté Rich Nuzum, global president, responsable de l’activité gestion de fortune chez Mercer.La nouvelle offre sera déployée par grandes régions, en commençant début 2019 par les Etats-Unis.
La firme de capital investissement Cinven projette de lancer son septième fonds de LBO (leverage buy-out). Objectif visé pour ce nouveau véhicule: 8 milliards d’euros, selon l’agence Bloomberg. Le processus de levée pourrait démarrer dès cette année. Cinven, qui n’a pas fait de commentaires, avait levé 7 milliards d’euros pour son précédent fonds en 2016. La société britannique n’est pas la seule à vouloir profiter de l’abondance de liquidités qui se déversent sur le non-coté. Permira aurait l’intention de lever jusqu'à 10 milliards d’euros pour son prochain millésime.
Muzinich & Co vient d’acquérir Springrowth Sgr, une société de gestion italienne spécialisée dans la dette privée, rapporte Bluerating. Springrowth a été lancée en 2017 par une équipe de banquiers italiens expérimentés. La société fournit un modèle de prêts différencié en se concentrant sur les prêts co-originés avec les banques italiennes et regroupés dans des portefeuilles très diversifiés.