Selon les informations du Monde, la société Carmignac Gestion est visée par une enquête du Parquet national financier (PNF), ouverte il y a seize mois, pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale », après une plainte de l’administration fiscale. Sollicité, le PNF n’a pas souhaité faire de commentaire auprès du Monde. L’enquête du PNF concerne notamment le mode de rémunération de certains de ses cadres, par le biais de montages financiers passant par le Luxembourg, où la société a implanté une filiale. Le fisc français conteste le choix de l’entreprise de payer ces salariés en dividendes, dans un pays à la fiscalité avantageuse, plutôt qu’en salaire afin de réduire leur charge d’impôts. Une pratique très largement répandue dans les sociétés de gestion qui ont pour habitude de rémunérer leurs cadres dirigeants sous la forme d’actions gratuites, non seulement pour des raisons fiscales, mais aussi pour les associer à la performance de l’entreprise, écrit le quotidien. Ce dernier rappelle ainsi qu’un débat contradictoire a cours entre les administrations fiscales françaises et luxembourgeoises au sujet de cette ingénierie financière et de ses implications, le fisc français étant, selon ses sources, en désaccord avec l’analyse du fisc luxembourgeois Se refusant à donner le montant de ce redressement, l’avocat de Carmignac Gestion précise cependant qu’il concerne « un pourcentage marginal des impôts payés par l’entreprise » et ajoute qu’« en aucun cas les intérêts des clients sont concernés ». Le conseil de Carmignac tient enfin à souligner que toutes les enquêtes ouvertes pour fraude fiscale le sont systématiquement aussi pour blanchiment de fraude fiscale A ce jour, une douzaine d’auditions libres de cadres et d’anciens cadres de la société de gestion ont déjà été conduites, poursuit le quotidien. Mais aucune perquisition n’a encore eu lieu, de même qu’aucune audition des dirigeants ou des plus hauts cadres du groupe Carmignac n’a été menée. Le sujet est jugé sensible du fait de l’importance de la société dans le paysage de la gestion d’actifs européenne et, surtout, des possibles enjeux financiers. Contactée par NewsManagers, la société de gestion Carmignac dit «contester absolument le redressement ainsi que la qualification pénale et a engagé une procédure contentieuse tout en acquittant à titre conservatoire le montant du redressement afin d’interrompre le cours des intérêts. Les éléments retenus à l’appui de la plainte relèvent d’un débat fiscal technique et complexe sur la qualification des dividendes intra-groupe dans le cadre d’une remise en cause par l’administration fiscale du régime mère-fille. Il est important de relever que ce débat porte sur des faits qui appartiennent au passé et que le risque est aujourd’hui éteint. A aucun moment, les intérêts de nos clients et de nos partenaires n’ont été concernés : le désaccord avec l’administration fiscale concerne exclusivement la Société et en aucune manière les Fonds. »
Le gestionnaire d’actifs espagnol GVC Gaesco Gestion vient de recruter Santiago Vasquez en tant que responsable de l’activité des ventes institutionnelles au niveau international, rapporte Funds People. L’intéressé sera directement rattaché à Jaume Puig, directeur général et des investissements de la société de gestion. Cette arrivée témoigne de la volonté de GVC Gaesco Gestion d’accélérer son développement à l’international, en particulier sur les marchés européens et asiatiques. Santiago Vasquez compte plus de 10 ans d’expérience dans le secteur de la gestion. Au cours des six dernières années, il a occupé le poste de directeur associé et responsable du développement de l’activité en Europe chez Oceanwide Asset Management à Hong Kong.
Dans ses activités de banque privée, ABN Amro a vu les actifs de la clientèle diminuer de 5,4 milliards d’euros au troisième trimestre, passant de 200,9 milliards d’euros à 195,5 milliards d’euros à fin septembre. La collecte nette s’est élevée à 2 milliards d’euros au troisième trimestre, pour l’essentiel aux Pays-Bas, et l’impact positif des marchés a représenté 1,1 milliard d’euros mais, dans le même temps, la division banque privée a subi des désinvestissements de 8,5 milliards d’euros au total, dont 7,3 milliards d’euros au Luxembourg suite à la vente des activités de banque privée au Luxembourg et 1,2 milliard d’euros en France dans des activités de gestion d’actifs.Le résultat d’exploitation avant impôt du troisième trimestre ressort à 95 millions d’euros, en recul de 31% par rapport au deuxième trimestre 2018 , le bénéfice du trimestre s’inscrivant à 76 millions d’euros, en baisse de 27% d’un trimestre sur l’autre.Au niveau du groupe, le résultat d’exploitation progresse de 6% au troisième trimestre à 1,09 milliard d’euros, le bénéfice affichant une hausse de 5% d’un trimestre sur l’autre à 725 millions d’euros.
Le gestionnaire d’actifs américain Goldman Sachs Asset Management a conclu un accord portant sur l’acquisition de la société Rocaton Investment Advisors afin d’élargir ses services de conseil et de gestion discrétionnaire à ses clients institutionnels, rapporte le site Pensions & Investments. Rocaton affiche plus de 600 milliards de dollars d’actifs conseillés à fin septembre 2018. A l’issue de la transaction, la société continuera d’opérer sous le nom de Rocaton, a précisé un porte-parole de Goldman Sachs AM. La transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, devrait être finalisée durant le premier semestre 2019. Rocaton offre des services de conseil et de gestion discrétionnaire à une large palette de clients institutionnels, incluant des compagnies d’assurance, des fonds de dotation, des fondations ou encore des fonds de retraite.
La société de gestion new-yorkaise BroadRiver Asset Management, spécialisée dans la gestion obligataire alternative, a annoncé le closing de son troisième fonds dédié à la longévité, BroadRiver III, avec des engagements de 876 millions de dollars. Les investisseurs comprennent un large éventail d’investisseurs institutionnels internationaux, dont des fonds de pension, des fonds de dotation, des fondations ainsi que des family offices. De nombreux investisseurs historiques ont repris des engagements dans ce fonds.BroadRiver, dont les actifs sous gestion s'élèvent à 1,4 milliard de dollars, propose à ses clients une exposition à des actifs similaires aux obligations qui offrent des rendements intéressants ajustés du risque, une faible volatilité et une corrélation marginale aux marchés financiers.
Perceptive Advisors, une société d’investissement américaine spécialisée dans la santé, a levé 675 millions de dollars pour son fonds Perceptive Credit Opportunities Fund II. Le fonds a été sursouscrit et a dépassé son objectif. Avec cette levée de fonds, Perceptive gère environ 1 milliard de dollars dédiés aux crédit privé. Dans la lignée du premier fonds, Fund II va fournir des solutions de financement de crédit peu dilutive et sur mesure à des sociétés innovantes dans le secteur de la santé.
BlackRock a recruté Benson Durham, ancien conseiller du Fonds monétaire international (FMI) et directeur de la Réserve fédérale de New York, dans le but de renforcer les capacités de données de sa plateforme mondiale fixed income, rapporte Citywire Pro Buyer.Benson Durham a été nommé responsable mondial de l’analyse de données pour le fixed income, selon un mémo interne consulté par le site Internet.
L’américain Virtu Financial, coté au Nasdaq, a annoncé la signature d’un accord définitif en vue de l’acquisition d’ Investment Technology Group (ITG), qui a été approuvé à l’unanimité par le conseil d’administration d’ITG et de Virtu. Virtu a accepté d’acquérir ITG dans le cadre d’une transaction en espèces évaluée à 30,30 dollars par action ITG, soit un total de 1 milliard de dollars (870 millions d’euros) et une prime de 40% sur le cours moyen des 30 dernières séances. La transaction sera financéeà l’aide d’un prêt de 1,5 milliard de dollars de Jefferies et RBC, qui servira aussi à rembourser l’actuel «term loan» de 400 millions de Virtu."En plus d’améliorer l’expérience client», la transaction devrait procurer à Virtu, dans les deux ans suivant la finalisation de la transaction, des économies nettes sur les charges avant impôts d’environ 123 millions de dollars, en plus des synergies en capital de 125 millions de dollars. «Ces économies n’incluent aucune amélioration des revenus», précise Virtu. La clôture de la transaction est attendue au premier semestre 2019.Douglas A. Cifu, directeur général de Virtu Financial, restera directeur général de la société fusionnée. Joseph A. Molluso, directeur financier de Virtu, restera le directeur financier de la société fusionnée.
Axa Investment Managers – Real Assets va acquérir auprès de Quadrant Estate Advisors l’une de ses activités aux Etats-Unis, comprenant une équipe de dette immobilière, et reprendre ainsi la gestion de 9,4 milliards de dollars (soit 8 milliards d’euros) de prêts hypothécaires commerciaux américains. Cela correspond à deux mandats de prêts immobiliers commerciaux.L’opération va permettre à Axa IM – Real Assets de porter son portefeuille de prêts à 20,5 milliards de dollars, soit environ 18 milliards d’euros, et sa plate-forme de dettes (dont le financement d’infrastructures) à environ 28 milliards de dollars (24 milliards d’euros). Dans le cadre de la transaction, 24 collaborateurs de Quadrant, dont 5 associés fondateurs (l’équipe « Lift-Out »), vont rejoindre Axa IM – Real Assets. Quadrant va continuer à gérer différentes stratégies immobilières commerciales aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Irlande. Grâce à cette nouvelle équipe basée à Atlanta, Axa IM – Real Assets se renforce aux Etats-Unis où il a déjà investi plus de 1,1 milliard de dollars (plus de 900 millions d’euros) dans deux prêts immobiliers commerciaux depuis 2014.
Le groupe Credit Suisse a fermé son bureau de Johannesbourg. Le groupe bancaire met ainsi fin à sa seule présence physique en Afrique au sud du Sahara. Selon l’agence Reuters, le groupe avait une équipe d’une trentaine de collaborateurs dans la métropole sud-africaine. Credit Suisse indique toutefois vouloir continuer à offrir à ses clients ses services en gestion de fortune et en banque d’investissement. Les clients sud-africains concernés seront pris en charge à partir de Dubai, Londres et Zürich. Credit Suisse avait réouvert un bureau en Afrique du Sud en 2006, après avoir quitté le pays à l’époque du régime de l’apartheid.
Béatrice Verger, responsable du développement ISR chez BNP Paribas AM, et Matthias Seewald, membre du comité exécutif d’Allianz France, en charge des investissements
... C’est le montant des adjudications de titres publics que le Trésor américain va émettre au quatrième trimestre de l’année. Pour l’essentiel, ce seront des titres à court et à moyen terme (2, 3 et 5 ans). Sur l’ensemble de l’année, l’Etat fédéral aura levé 1.340 milliards, soit un niveau record depuis 2010. Le déficit budgétaire va dépasser 4 % du PIB en 2018 et doit se diriger vers le seuil des 5 % l’an prochain.
Mois après mois, le déficit commercial des Etats-Unis s’accroît comme un pied de nez à la guerre tarifaire déclenchée par Donald Trump. Quelque 54 milliards de dollars en septembre. Pour un pays de tradition déficitaire, il est normal qu’une croissance économique forte tire plus les importations que les exportations. Reste tout de même un paradoxe : la croissance des importations tient aux secteurs des télécoms, de l’aéronautique et de l’informatique. La poussée des exportations est due aux matières premières industrielles. Cherchez l’erreur…
Mauvais départ pour le nouveau ministre de l’Environnement, François de Rugy (photo). « Je vais commencer par m’occuper du nucléaire », a-t-il déclaré d’emblée, alors que justement, grâce au nucléaire, le bilan carbone de la France est neutre. « On va continuer à regarder ailleurs que là où sont les vrais problèmes, se désole Jean-Marc Jancovici, dirigeant de Carbone 4. La loi mobilités vient de passer de 130 à 30 articles, mais personne chez les écologistes ou ailleurs ne proteste… » Le discours du ministre renforce dans l’erreur tous ceux qui croient que le nucléaire émet du CO2, ils sont plus nombreux qu’on ne croit. Et il conforte les Allemands favorables à l’alternative charbon et persuadés que la France soutient le nucléaire pour redresser la situation économique d’EDF, comme l’affirmait récemment Jens Althoff, directeur de la Heinrich Böll Stiftung. Mais il est plus simple de parler du nucléaire que d’entreprendre de moins polluer avec les voitures ou le bâtiment, sans parler de raisonner les grands émetteurs comme les Etats-Unis ou la Chine…
Les « midterms » seront-ils le tournant du mandat de Donald Trump ? Quels que soient leurs résultats, ils pourraient bien en tout cas marquer la fin d’un âge d’or pour Wall Street, car la plupart des moteurs qui ont assuré sa hausse ces dernières années menacent de se gripper. Certes, l’optimisme demeure sur les marchés la qualité la mieux partagée. Il est vrai que le coup de torchon d’octobre, même venant après celui de février, ne suffit pas à caractériser l’entrée dans un marché baissier, déjà maintes fois annoncée vainement par les mauvais augures. D’ailleurs, les indices ont cessé de baisser alors qu’ils s’apprêtaient à enfoncer leurs niveaux de début d’année, et continuent à afficher une performance positive pour 2018, surtout pour les investisseurs de la zone euro. Aussi, au vu de la santé de l’économie américaine, qui éclate indice après indice, Wall Street pourrait bien surprendre une fois de plus en bouclant une décennie d’anthologie depuis son rebond historique de mars 2009. Le doute est pourtant plus que permis.
Les 48 banques soumises aux stress tests de l’Autorité bancaire européenne ont toutes passé l’épreuve avec succès, obtenant pour le scénario le plus défavorable un ratio de fonds propres CET 1 « fully loaded » supérieur à 5,5 %. Luis de Guindos, vice-président de la Banque centrale européenne, a toutefois précisé que 12 d’entre elles aux fonds propres durs inférieurs à 9 % présentaient une position en capital insatisfaisante. Parmi elles figurent la Société Générale (7,61 %) et BNP Paribas (8,64 %).
Absence. La pénurie de titres publics des pays core de la zone euro va maintenir les rendements réels très bas encore longtemps. Entre 55 % et 75 % de la dette publique des pays du cœur de la zone euro (y compris la France) est détenue par l’Eurosystème via le programme de quantitative easing (QE) et les investisseurs étrangers du secteur officiel (banques centrales, fonds souverains), c’est-à-dire des investisseurs insensibles aux prix et qui « roulent » systématiquement leurs positions, rappelle Chiara Cremonesi, stratégiste fixed income d’UniCredit. Les pays du cœur présentent deux particularités. Tout d’abord, peu d’entre eux ont réalisé de nouvelles émissions nettes de titres publics pendant le QE. Conséquence : l’Eurosystème a dû acheter du papier aux investisseurs existants. Ensuite, d’importantes quantités de papiers sont détenues par des non-résidents du « secteur officiel ». L’économiste constate une déconnexion depuis quelques années entre l’activité économique réelle en Allemagne et les rendements du Bund. La principale raison de ce phénomène est la pénurie de titres allemands. La Bundesbank détiendra en fin d’année 16 % de la dette allemande totale et 25 % à 30 % de la seule dette fédérale. Ce phénomène de rareté va donc se poursuivre l’an prochain, indique Chiara Cremonesi : « Nos modèles indiquent que même une hausse du taux de dépôt à 0 % ne permettra pas de pousser le rendement du Bund au-delà de ses niveaux actuels ». Les rendements réels des titres allemands resteront là où ils sont, bien enfoncés en territoire négatif autour de -1 %. Les marchés obligataires souverains de la zone euro manquent de dettes publiques.
A vos calculettes. La Banque de France vient de dédier son dernier bulletin à la question brûlante : Immobilier commercial : un risque de bulle financière ? L’institution pointe qu’en France, les prix ont désormais dépassé leur niveau antérieur à la crise de 2008. « Il existe donc un risque de correction des prix à la baisse en cas de remontée soudaine des taux d’intérêt ou de dégradation des perspectives économiques », peut-on lire, même si les conséquences systémiques devraient rester limitées. Les taux d’intérêt, l’offre disponible ou les perspectives de croissance économique reflètent un prix. Un choc sur l’une de ces dimensions se traduirait par une correction des prix qui a été évaluée par un modèle développé par Coffinet & Kintzler et repris ici par la Banque de France. En se concentrant sur le bureau, une hausse de 5 % de l’offre immédiate conduirait à une baisse des prix de 4 % environ à un horizon de dix trimestres. Une hausse des loyers de 5 % se traduirait par une hausse des prix des bureaux de 4 % à un horizon de quatre trimestres. Enfin, une hausse des taux d’intérêt de 100 points de base se traduirait par une baisse des prix de 9 % à un horizon de dix trimestres.
Il en va des classements sur l’attractivité des pays comme de ceux sur les hôpitaux ou les meilleurs lycées : il suffit de savoir cocher les bonnes cases pour se retrouver primé. Dans le genre, le palmarès annuel Doing Business concocté par les fins experts de la Banque mondiale livre des résultats étonnants. Que la France n’arrive qu’en 32e position des économies où il est agréable de faire des affaires peut à la rigueur se comprendre. Mais qu’elle pointe loin derrière la Géorgie (6e), havre bien connu de stabilité, et l’Azerbaïdjan (25e), où les rumeurs de corruption du clan au pouvoir sont grandement exagérées… Est-ce que ce monde est sérieux ?
La bobine d’un mathématicien ou d’un scientifique ornera le prochain billet de 50 livres sterling qui sera imprimé par la Banque d’Angleterre. Dans un souci de consultation démocratique, le gouverneur Mark Carney a invité les Britanniques à donner leur avis sur la personnalité à choisir. Pour ce faire, ils disposent de six semaines à partir de début novembre. Le billet sera réalisé en polymère, ce qui ne l’empêchera pas de se raréfier dans les transactions, concurrencé qu’il est par les cartes bancaires. Il y en a 330 millions en circulation.
La perspective d’une absence d’accord pourrait néanmoins entraîner une rapide détérioration des finances publiques et une nouvelle trajectoire budgétaire.
La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, va rencontrer le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, la semaine prochaine à Washington pour de nouvelles discussions sur le commerce, selon Dow jones, qui cite une source proche du dossier à Washington. La rencontre devrait se dérouler le 14 novembre. Washington et Bruxelles s’efforcent depuis des mois de matérialiser par un accord le principe d’une entente commerciale annoncée fin juillet par le président américain, Donald Trump, et le chef de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Ils s'étaient engagés à «travailler à l'élimination des droits de douane, des barrières non tarifaires et des subventions sur les biens industriels» mais en excluant alors le secteur automobile.
La société de gestion Apicap obtient la gestion d’Essor PME La Réunion. Ce fonds a été lancé conjointement par La Financière Région Réunion et le Fonds Européen d’Investissement (FEI), principal investisseur institutionnel européen, dans le cadre du programme opérationnel FEDER « Réunion Conseil Régional 2014-2021 » pour l’île de La Réunion. Le fonds doit renforcer les entreprises réunionnaises et leur permettre d’investir. Apicap va ainsi injecter plus de 30 millions d’euros dans l’économie réunionnaise, dans plus d’une trentaine de participations sur les 5 prochaines années. Le Programme Opérationnel Européen 2014-2015 permet aux Régions d’orienter une partie des Fonds Structurels d’Investissement (les FESI, comme le FEDER, le FSE, le FEAMP) vers un pot commun que l’on appelle : Fonds de Fonds (FdF). La Région Réunion a donc constitué un fonds de fonds en puisant dans le FEDER a hauteur de 24 M€. Elle a complété à hauteur de 6 M€ sur ses fonds propres, soit une enveloppe totale de 30 M€. Pour atteindre une masse critique, la collectivité régionale a également sollicité les fonds Juncker, via la BEI, à hauteur de 20 M€. Au total, 50 M€, dont 40 M€ destinés à un outil de prêt et 10 M€ pour un outil en capital. Six ans après son arrivée sur l’île de La Réunion et un an après l’ouverture de son bureau permanent, Apicap revendique le rang d’investisseur principal de La Réunion avec près de 48 M€ sous gestion dédiés à l’économie ultramarine. TV
Selon les informations du Monde, la société Carmignac Gestion est visée par une enquête du Parquet national financier (PNF), ouverte il y a seize mois, pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale », après une plainte de l’administration fiscale.
La société de gestion allemande TBF Global Asset Management a décidé d’attribuer, à compter du 1er décembre, la dénomination TBF à l’ensemble de ses fonds commercialisés. Les dénominations «4Q» ou «Rockcap» seront ainsi remplacées par TBF. La société de gestion modifie également quelques dénominations pour mieux souligner l’orientation du fonds. Ces changements n’entraînent aucun impact sur la gestion des différents produits mais doivent permettre de mieux établir la marque TBF sur le marché. TBF gère environ 2 milliards d’euros dans des fonds spécialisés notamment sur les valeurs des secteurs de l’industrie, de l'énergie, de la technologie en Amérique du Nord, en Europe et en Asie.