Isabella Fumagalli a été nommée responsable de BNL BNP Paribas Private Banking & Wealth Management, l’entité italienne de BNP Paribas Wealth Management. Elle succède à Elena Goitini qui vient d’accéder au poste d’administratrice déléguée de BNL et responsable du groupe BNP Paribas en Italie. Isabella Fumagalli était depuis 2020 à la tête de BNP Paribas Cardif Italia et membre du comité exécutif de BNP Paribas Cardif. Elle sera remplacée à ce poste par Alessandro Deodato, actuel président et administrateur délégué de BNP Paribas Cardif Brésil. BNL BNP Paribas Private Banking & Wealth Mangaement représente 35 milliards d’euros d’encours. L’entité fait partie de BNP Paribas Wealth Management, qui gère 402 milliards d’euros.
Candriam a nommé Paulo Salazar co-responsable de l’équipe actions marchés émergents. Il succédera à Jan Boudewijns, responsable de l’équipe depuis 18 ans, qui prévoit de prendre sa retraite après une carrière de près de 40 ans dans la finance, dont plus de 35 ans chez Candriam. Paulo Salazar et Jan Boudewijns co-dirigeront l’équipe jusqu’au premier semestre 2022 afin d’assurer une transition fluide des responsabilités jusqu’au départ de ce dernier. Ils seront tous les deux rattachés à Vincent Hamelink, directeur des investissements de Candriam. Philip Screve, responsable adjoint des actions émergentes, qui a rejoint l’équipe en 1997, continuera de superviser la stratégie actions sur les marchés émergents. Lamine Saidi, gérant de fonds senior, qui a rejoint l’équipe en 2005, continuera pour sa part de gérer le fonds Sustainable Emerging Markets Equity. Paulo Salazar, qui a rejoint Candriam en 2015, est actuellement gérant et analyste senior sur les actions émergentes. Le pôle actions des marchés émergents représente des actifs sous gestion d’environ 4,4 milliards d’euros à la fin mars 2021. L’équipe a encore été renforcée en 2020 avec les arrivées de Galina Besedina, gérante et analyste senior et de Vanessa Zhao, analyste actions senior, puis celle de Vivek Dhawan, gérant de portefeuille client et analyste actions, en 2021.
Carmignac a annoncé l’ouverture de son fonds China New Economy aux investisseurs européens. A ce jour, il est uniquement disponible en France. Il est désormais enregistré en Autriche, en Belgique, en Allemagne, en Italie, au Luxembourg, en Espagne, en Suède, en Suisse et au Royaume-Uni. Ce fonds est investi principalement dans les sociétés de la nouvelle économie chinoise présentes sur les thématiques de la disruption, l’innovation, les tendances de la transition économique et des réformes de long terme.
Lors d’un événement organisé par Bloomberg Businessweek, Cathie Wood, fondatrice du fournisseur d’ETF Ark Investment, a indiqué qu’elle pensait toujours que le bitcoin atteindra jusqu'à 500.000 dollars malgré la baisse de ces derniers jours. «Je pense que nous sommes dans une période sans risque pour tous les actifs, a déclaré Cathie Wood. La corrélation des actifs volatils est de un en ce moment, y compris pour le bitcoin. Nous traversons des périodes d’examen de conscience comme celle-ci, mais notre conviction sur le bitcoin reste toujours forte.» L'équipe de Cathie Wood, dont Tesla est la principale participation à son ETF phare ARK Innovation, n’est pas d’accord avec les préoccupations d’Elon Musk concernant l’impact environnemental de l’extraction de bitcoins, affirmant qu’elle serait un positif net pour l’environnement. L'équipe a également doublé ses positions sur Coinbase, rapporte Bloomberg .
Eurazeo a annoncé une collecte auprès de tiers de 785 millions d’euros au premier trimestre et de 1,2 milliard depuis le début de l’année, contre 283 millions au premier trimestre 2020. Ses encours se sont établis à 22,7 milliards d’euros, dont plus de 16 milliards pour compte de tiers. Cela représente une hausse de 21 % sur 12 mois et de 4 % sur trois mois. Sur les trois premiers mois de 2021, le chiffre d’affaires économique, qui correspond au chiffre d’affaires consolidé auquel est ajoutée la part proportionnelle du chiffre d’affaires des sociétés mises en équivalence, s’est inscrit à 1,16 milliard d’euros, en hausse de 4% sur un an à périmètre constant et de 5% à changes et périmètre constants. En excluant les sociétés de son portefeuille appartenant au secteur voyages et loisirs - qui représententent 10% de l’actif net réévalué - le chiffre d’affaires économique d’Eurazeo a crû de 20% à périmètre constant au premier trimestre, à 1,1 milliard d’euros. Quelque 1,1 milliard a été investi (0,5 Md€ au T1 2020) avec un flux d’affaires dans des secteurs porteurs notamment tech (Questel, PPRO, Message Bird), consumer tech (UPD, Aroma-Zone) et services financiers (Groupe Premium). Les cessions d’actifs devraient être d’un niveau élevé en 2021-2022 Le groupe anticipe en 2021 une nouvelle croissance des levées grâce à l’attractivité de ses fonds actuellement sur le marché notamment en small-mid buyout, growth et dette privée.
La gestion passive ne suffit plus à nourrir son homme. L’américain Vanguard, qui a atteint la deuxième place mondiale en encours gérés à la force de ses fonds indiciels cotés, va désormais proposer de la gestion non cotée aux investisseurs particuliers. La société de gestion va continuer de s’appuyer sur son partenaire stratégique HarbourVest, qui gère 76 milliards de dollars d’encours (62 milliards d’euros), pour accéder aux meilleurs fonds de private equity. La firme créée par Jack Bogle, qui propose déjà ce type de stratégies aux investisseurs institutionnels depuis 2020, va l’ouvrir dans un premier temps aux épargnants américains avertis. Ils devront être certifiés «qualifed purchaser» ou «accredited investor» au sens de la réglementation américaine, ce qui recouvre entre autres les particuliers disposant de plus d’un millions de dollars d’actifs financiers ou disposant de certifications financières nord-américaines comme les Series 7, 65, ou 82.
Le CFA Institute a annoncé ce 19 mai la publication d’un avant-projet visant à définir de futurs standards ESG pour les produits d’investissement. Ce document définit comme caractéristique ESG tout aspect de la stratégie d’un produit d’investissement qui exploite des informations ESG ou aborde des problématiques ESG. Les investisseurs peuvent appliquer les normes quelle que soit la façon dont leurs produits d’investissement sont nommés, étiquetés ou catégorisés. Il propose également que les investisseurs aient la possibilité d’appliquer ces normes par produit plutôt que sur l’ensemble des produits ou à l’échelle de l’entreprise. Enfin, il contient des obligations d’information et des recommandations qui portent sur les éléments suivants de la stratégie d’un produit d’investissement. Ces informations sont les suivantes : - Objectifs - Indices de référence - Sources et types d’informations ESG - Exceptions ESG - Informations ESG dans l’analyse financière et l'évaluation - Critères et caractéristiques ESG au niveau du portefeuille - Processus pour atteindre l’objectif en matière d’impact - Administration L’avant-projet a été rédigé avec l’appui d’un comité technique composé de 18 volontaires internationaux, experts ESG, disposant d’une expérience en tant que propriétaires d’actifs, gestionnaires d’actifs, consultants ou prestataires de services. Il intègre les commentaires publics reçus à la suite de la consultation publiée en août 2020. Le CFA Institute souhaite désormais recueillir, d’ici la mi-juillet, les suggestions de l’ensemble de la communauté des investisseurs afin de contribuer à l'élaboration de la version finale, dont la publication est prévue en novembre 2021.
Goldman Sachs Asset Management a recruté Jen Sisson en tant que responsable du stewardship pour la région EMEA (Europe Moyen-Orient Afrique). L’intéressée vient du Financial Reporting Council (FRC) au Royaume-Uni, où elle était récemment directrice adjointe de l’engagement des parties prenantes et des affaires générales. Avant cela, elle faisait partie de l'équipe mondiale d’engagement des investisseurs de PwC, où elle était en charge de la recherche et de l’engagement avec la communauté des investisseurs. Dans son nouveau rôle chez GSAM, qu’elle commencera officiellement en juin 2021, Jen Sisson supervisera les efforts de gouvernance et d’engagement actionnarial de la société dans toute la région EMEA, en dirigeant l’unité chargée du vote par procuration et de la gestion des entreprises sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance. Jen Sisson sera basée à Londres et sera rattachée à Catherine Winner, responsable mondiale du stewardship de la société.
Neuberger Berman, lance un fonds de private equity européen long terme (European Long-Term Investment Fund - ELTIF) accessible aux investisseurs non-professionnels et particuliers éligibles ainsi qu'à leurs conseillers. L’investissement minimum est de 50.000 euros, ce qui est bien moins élevé que les seuils habituels dans le private equity. La durée de vie prévue du fonds a également été réduite à 8 ans, alors qu’elle est traditionnellement de 10 à 12 ans, indique la société de gestion. «Le fonds Neuberger Berman Direct Private Equity Eltif visera les rendements du private equity en co-investissant avec des sociétés leaders en private equity à l'échelle mondiale et constituera un portefeuille diversifié d’investissements directs en entreprises non-cotées de haute qualité», détaille José Luis González Pastor, managing director chez Neuberger Berman. La stratégie privilégiera les opportunités de rachats d’entreprise (buy out), associées à du capital développement (growth). Le fonds sera investi principalement en Europe et en Amérique du Nord et sera diversifié en termes de zone géographiques, de secteurs et de taille d’entreprises. Neuberger Berman compte plus de 245 salariés spécialisés sur les marchés non cotés répartis sur neuf sites à travers le monde. Pour la France, Neuberger Berman indique travailler également à une solution plus locale pour répondre aux besoins et exigences spécifiques des contrats d’assurance-vie.
Allianz Global Investors a annoncé ce 19 mai la nomination de Gregor Hirt au poste de directeur mondial des investissements en gestion multi-classes d’actifs. Il rejoindra AllianzGI le 1er juillet, et sera basé à Francfort. Il sera rattaché à Deborah Zurkow, responsable mondiale des investissements. Il travaillera en étroite collaboration avec les équipes multi-classes d’actifs d’AllianzGI en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, afin de s’assurer que la société de gestion continue de développer son offre dans les domaines qui répondent aux demandes des clients, notamment les stratégies de gestion du risque et les stratégies alternatives liquides multi-classes d’actifs. Gregor Hirt arrive de Deutsche Bank, où il était responsable mondial de la gestion de portefeuille discrétionnaire depuis 2019. Il était auparavant stratégiste en chef et directeur des solutions multi-classes d’actifs chez Vontobel Asset Management. Il a également travaillé chez UBS Asset Management, Schroders Investment Management et Credit Suisse.
Bon élève. BNP Paribas le certifie : « Le métier de gestion d’actifs du groupe est devenu l’un des investisseurs mondiaux les plus reconnus pour le vote des résolutions en faveur du climat dans les assemblées générales des entreprises dont il est actionnaire. » BNPP AM se fixe de nouveaux objectifs, avec une feuille de route dédiée à la biodiversité. La société de gestion s’engage à publier les empreintes « eau » et « forêts » de ses portefeuilles d’investissement, à analyser les risques de ces ressources naturelles à l’échelle des entreprises qu’elle détient en portefeuille, des secteurs d’activité et de ses fonds ouverts. BNPP AM prévoit également de soutenir les efforts mondiaux pour mettre fin à la déforestation d’ici à 2030. Cette démarche s’inscrit dans la trajectoire du groupe participant à la neutralité carbone en 2050. BNP Paribas a ainsi adhéré à la Net-Zero Banking Alliance des Nations unies.
«La Commission européenne vient d’accepter la proposition du gouvernement de mettre en place un crédit d’impôt dès 2021 pour les agriculteurs français», a annoncé le ministère de l’Agriculture. Cette mesure octroie un crédit d’impôt d’un montant de 2.500 euros pour les exploitations agricoles qui renoncent à utiliser du glyphosate en 2021. Annoncé en décembre, ce régime d’aide spécifique permettra d’accompagner durablement les exploitations qui renoncent volontairement au glyphosate. D’un montant forfaitaire de 2.500 euros, il s’applique aux secteurs des grandes cultures, de l’arboriculture et de la viticulture, ainsi qu’aux exploitations d'élevage.
Les opérateurs et la mairie de Lille vont signer ce jeudi la nouvelle charte de téléphonie mobile sur laquelle butaient les négociations, selon Les Echos. Les opérateurs pourront allumer leurs antennes 5G dans la foulée. Lille était l’une des dernières villes de France à ne pas être couverte par la nouvelle génération de téléphonie mobile.
Les Etats-membres de l’Union européenne se sont entendus sur une recommandation qui devrait faciliter la visite de touristes venus de l’extérieur de l’Union. Les ambassadeurs des Vingt-Sept, réunis mercredi à Bruxelles, se sont entendus sur un mécanisme permettant d’alléger les contraintes pesant sur les voyageurs issus de territoires hors de l’UE. Ceux ayant reçu une vaccination complète seront les bienvenus, sans quarantaine. Une façon de formaliser ce que certains Etats-membres, comme la Grèce, ont déjà mis en oeuvre. Et d’ouvrir les vannes du tourisme en provenance, notamment, des Etats-Unis. Les négociations se révèlent plus complexes sur la définition du pass sanitaire, qui doit faciliter les déplacements au sein de l’UE.
Les stocks de pétrole brut aux Etats-Unis ont augmenté de manière inattendue la semaine dernière, selon les chiffres publiés mercredi par le département américain de l’Energie (EIA). Les réserves ont progressé de 1,3 million de barils, à 486 millions de barils, lors de la semaine qui s’est achevée le 14 mai, a indiqué l’EIA. Les analystes interrogés par S&P Global Platts s’attendaient à un recul de 2,9 millions de barils par rapport à la semaine précédente. L’Institut américain du pétrole (API) avait fait part mardi soir d’une hausse des stocks de 620.000 barils au cours de la même semaine. Selon l’EIA, les stocks d’essence ont baissé de 2 millions de barils, tandis que ceux de distillats ont reculé de 2,3 millions de barils.
Le directeur politique de l’Union européenne a déclaré mercredi qu’il était «presque sûr» qu’un accord final serait conclu pour relancer l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, alors que s’est tenu à Vienne un quatrième cycle de négociations indirectes entre les Etats-Unis et l’Iran. Les échanges ont repris le 7 mai, avec les parties toujours prenantes du Plan d’action global commun – Iran, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne – réunies au sous-sol d’un hôtel, la délégation américaine ayant pris place dans un autre hôtel à proximité. Téhéran refuse de tenir des réunions directes avec Washington sur un retour commun dans le cadre de l’accord, dénoncé en 2018 par l’ancien président américain Donald Trump, qui a alors rétabli les sanctions contre l’Iran. En réponse, Téhéran a commencé en 2019 à s’affranchir par étapes des termes de l’accord.
La banque privée suisse Julius Baer a présenté ce 19 mai quelques chiffres financiers intermédiaires à fin avril. Elle a notamment mentionné que ses encours sous gestion s'élevaient désormais à 470 milliards de francs suisses (427 milliards d’euros), en hausse de 8% sur un an. Cette hausse a été alimentée par une collecte nette annualisée sur ces quatre mois de 4%.
Pour sa première année d’existence, Ninety One - anciennement Investec Asset Management - a subi des rachats de 200 millions de livres sur l’année se terminant le 30 mars 2021, alors que la société avait collecté 6 milliards sur 2020. Ninety One a notamment décollecté sur les actions (-3,2 milliards de livres), tandis que ses stratégies obligataires ont attiré 3,6 milliards de livres. Ce sont surtout les clients britanniques qui sont sortis, avec des rachats nets de 1,5 milliard de livres. En revanche, en Afrique, la collecte se monte à 1,7 milliard de livres. Ses encours ont néanmoins augmenté de 27 % à 130,9 milliards de livres sur les 12 mois. Hendrik du Toit, fondateur et directeur général de Ninety One, souligne que les flux se sont améliorés sur la seconde partie de l’année et que la société entame le nouvel exercice «avec un solide pipeline». Le bénéfice avant impôts a augmenté de 3 % à 204,1 millions de livres. Le bénéfice d’exploitation ajusté est en hausse de 9 % à 206,2 millions.
KKR se renforce dans les infrastructures au moment où de nombreux plans de relance dans le monde font la part belle aux actifs d’énergie ou de transports. Le groupe de private equity américain a annoncé mercredi un projet d’offre publique d’achat sur le spécialiste britannique des infrastructures John Laing pour 2milliards de livres (2,32milliards d’euros) en numéraire. Le prix proposé de 403pence par action fait ressortir une prime de 27% par rapport au cours de clôture de la cible le 5mai, juste avant l’annonce de l’existence de pourparlers. La transaction est recommandée unanimement par le conseil d’administration de John Laing. Le groupe britannique d’infrastructures était entré à la Bourse de Londres début 2015, au prix de 195pence par action. Il était alors dirigé par Olivier Brousse, ancien dirigeant de la Saur, devenu en janvier2020 le directeur de la stratégie et de l’innovation de Veolia. «Un portefeuille attrayant» «KKR estime que John Laing dispose d’un portefeuille attrayant et bien établi d’actifs d’infrastructure et d’une plateforme dotée d’une expertise et d’un potentiel de croissance significatifs», indique l’acquéreur. Le groupe britannique possède et développe des infrastructures sur le continent américain, en Australie et en Europe. Il a investi dans plus de 150projets dans les domaines des transports, des infrastructures sociales, de la transition énergétique et des infrastructures numériques. KKR a prévu de céder 50% du portefeuille d’actifs existants du groupe britannique au fonds d’investissement Equitix. «KKR est un partenaire solide, qui apporte des capitaux à long terme et une expertise mondiale pour accélérer la stratégie de John Laing», a déclaré Will Samuel, président de John Laing. KKR a réalisé 40investissements dans les infrastructures à travers le monde depuis 2011, dans divers secteurs, notamment les énergies renouvelables, les services publics, le secteur intermédiaire, le transport, l’eau et les communications. «Grâce à des actionnaires privés et à un accès flexible au capital, John Laing pourra adopter une vision à plus long terme», a expliqué Tara Davies, coresponsable des infrastructures européennes chez KKR. Le fonds de capital investissement espère boucler l’opération dans le courant du second semestre.
UBS projette de supprimer de nombreux postes au cours des trois prochaines années dans ses principales divisions de banque d’investissement, banque privée et gestion de fortune, dans le but d'économiser un milliard de dollars dans le cadre notamment du plan de digitalisation de la banque, rapporte Bloomberg. Pas moins de 700 postes devraient être supprimés rien qu’en Suisse. Ces suppressions s’ajoutent aux quelque 125 qui doivent encore avoir lieu à la suite d’une précédente restructuration de la gestion de fortune, indique Bloomberg. Lors de la publication des résultats du premier trimestre le mois dernier, UBS avait indiqué qu’elle passerait une charge de restructuration de 300 millions de dollars liée aux réductions d’effectifs au deuxième trimestre, sans donner de détails concrets. UBS a refusé de faire des commentaires. Les suppressions de postes de ce mois-ci sont une première vague, ont indiqué les sources de Bloomberg.
Alors qu’Amplegest revendique aujourd’hui 2,45 milliards d’euros d’encours, la société estime que son objectif 2025 de gérer 6 milliards d’euros ne pourra se faire qu’en passant par l’ESG. La boutique, qui a comme activité historique une activité de gestion privée à laquelle s’ajoutent deux pôles de gestion collective (Amplegest et Octo AM spécialisé dans les stratégies «value»), a commencé à développer une approche ESG à partir de 2010 avec la définition de ses valeurs (cohérence, courage et symétrie des attentions). Elle compte aujourd’hui une équipe de cinq personnes entièrement dédiées à l’ESG. En 2017, la société avait publié son premier bilan carbone des portefeuilles et a commencé à réfléchir à la conception d’un modèle propriétaire d’analyse ESG baptisé «Gest». " Il y a eu consensus en interne pour se dire qu’il fallait se doter d’un modèle global avec le plus de données propriétaires possibles», a expliqué Stéphane Cuau, responsable ESG, au cours d’une conférence investisseurs ce 18 mai. Ce modèle repose sur les trois piliers de l’ESG, sachant que le S de social est pondéré à 40% dans les analyses servant à délivrer une note et que les deux autres sont pondérés à 30%. Le groupe regrette toutefois le manque de certaines données délivrées par les entreprises. Il estime ainsi le taux d’absence de données à 30% sur la partie social et à 20% sur la partie gouvernance. «Mais on constate des progrès chaque année», affirme Stéphane Cuau. Le modèle intègre aussi les controverses en étant alimenté non seulement par les analystes du pôle asset management mais aussi par la société Vigéo, avec un univers plus vaste. Mi 2020, le travail de construction du modèle a été complété par un outil informatique développé par le contrôleur des risques. Le modèle Gest est accessible à l’ensemble de la société, pas uniquement aux gérants de fonds, avec des données disponibles instantanément. La source de son pilier discrétionnaire est le fruit du travail de compilation des rapports annuels et des rencontres avec les sociétés (en moyenne 600 par an) par les analystes, où ils creusent certains points notamment les engagements futurs. La boutique a aussi mis en place une politique d’engagement actionnarial en 2018, signé les PRI en 2019, et exerce à 100% ses droits de vote depuis l’an dernier. En 2020, elle a par exemple envoyé des lettres d’engagements à trois sociétés et prévoit d’en envoyer 15 cette année. Chaque fonds applique désormais la politique d’exclusion et de vote à 100% mais les démarches ISR sont différentes selon les fonds. «Par exemple pour les fonds de petites capitalisation, on dispose de moins de données ESG», explique Anaïs Cassagnes, en charge de l’ESG et de la due diligence. La note ESG de chaque fonds évolue aussi avec le temps. La démarche d’Amplegest a abouti à recevoir le label ISR pour son fonds Pricing Power et le label Relance pour son fonds PME. Les prochains défis consisteront à intégrer certains ODD (objectifs de développement durables des Nations unies) et à respecter l’objectif de limitation de hausse des températures à 2 degrés dans les portefeuilles.
La société de gestion de La Banque Postale va lancer un fonds d’impact d’ici l’été et proposer au second semestre des stratégies plus diversifiées en termes de risque et de rendement.
L’ancien directeur des investissements de la banque privée suisse d’Edmond de Rothschild Gilles Prince vient de rejoindre Lombard Odier comme executive vice-president. Celui-ci avait quitté son poste en décembre dernier, après plus de onze années passées chez Edmond de Rothschild.
JPMorgan Private Bank vient de recruter Elaine Zhang comme managing director, responsable du développement du marché chinois, a appris Citywire Asia. Basée à Singapour, l’ex-responsable des marchés chinois, taïwanais et hongkongais de Credit Suisse sera rattachée à James Wey, le directeur pour Singapour et l’Asie du Sud-Est.
Eurizon, la société de gestion du groupe bancaire italien Intesa Sanpaolo, a enregistré des souscriptions nettes de 1,1 milliard d’euros au premier trimestre 2021. Ses fonds ont notamment levé 2,62 milliards d’euros, dont 1,57 milliard sur les actions et 1,45 milliard sur les produits diversifiés. La contribution des pays européens a aussi été forte, avec une collecte nette de plus de 450 millions d’euros sur les trois premiers mois de l’année. Les encours ont augmenté à 354 milliards d’euros, soit une hausse de 1,2 % sur trois mois et de 13,4 % sur douze mois. Eurizon souligne que sa société chinoise, qu’elle détient à 49 %, a collecté plus de 10 milliards d’euros au premier trimestre. Elle a augmenté ses encours de 13 % depuis le début de l’année et de 30,7 % sur un an, à 116,2 milliards d’euros. Le bénéfice consolidé est ressorti à 160,8 millions d’euros, en augmentation de 60 % sur un an. Se félicitant de ces résultats, Saverio Perissinotto, l’administrateur délégué d’Eurizon, confirme que l’équipe d’Eurizon sera prochainement «enrichie» avec l’intégration des effectifs de Pramerica SGR, «avec lesquels nous avons pour objectif de devenir une seule entité grande et forte ».