Les premiers écolabels scandinaves ont été attribués mardi à 12 fonds de sept sociétés de gestion suédoises (Alfred Berg, CB, Handelsbanken, SEB, Skandia, Swedbank Robur et Tundra). Les fonds labellisés* représentent environ 30 milliards de couronnes suédoises, soit près de 3 milliards d’euros. Pour obtenir ce label, les fonds doivent se conformer à certains critères d’exclusion et d’inclusion, et faire preuve de transparence, de manière à influencer les entreprises pour qu’elles adoptent une approche plus durable. * Alfred Berg Hållbar Tillväxt Sverige, CB Save Earth Fund, Handelsbanken Hållbar Energi, SEB Hållbarhetsfond Sverige, Skandia Cancerfonden, Skandia Världsnaturfonden, Swedbank Robur Ethica Global, Swedbank Robur Ethica Global MEGA, Swedbank Robur Ethica Sverige, Swedbank Robur Ethica Sverige MEGA, Swedbank Robur Humanfond, Tundra Sustainable Frontier Fund.
Schroders Investment Management à Hong Kong a recruté Keiko Kondo au poste nouvellement créé de responsable adjoint de la gestion multiclasses d’actifs pour l’Asie, rapporte le site Pensions & Investments qui cite une porte-parole de la société. L’intéressée, qui prendra officiellement son poste le 23 octobre, sera rattaché à Patrick Brenner, responsable de la gestion multiclasses d’actifs en Asie. Keiko Kondo arrive en provenance d’UBS Asset Management où elle était responsable de la gestion multiclasses d’actifs pour l’Asie Pacifique et gérante de portefeuilles pour le compte de clients institutionnels.
Le hedge fund Pine River Capital Management a perdu l’un de ses hommes clés quelques semaines après l’annonce de la fermeture de son principal véhicule d’investissement, rapporte Reuters. Pine River a ainsi annoncé aux investisseurs que Colin Teichholtz, associé et spécialiste de l’obligataire, quittera la société d’ici à la fin de la semaine, indique l’agence de presse qui cite une source proche du dossier. Colin Teichholtz avait rejoint Pine River en 2011. Il officie en tant qu’associé (« partner ») et co-gérant de portefeuille pour le Pine River Fund. Il est également responsable du pôle Pine River Customized Investment Solutions, dédié aux solutions d’investissement sur-mesure. En septembre dernier, Pine River avait annoncé sa décision de fermer le Pine River Fund dont les encours s’étaient écroulés à la suite de rachats massifs. Ses actifs sous gestion s’élèvent ainsi à 960 millions de dollars, contre 2,99 milliards de dollars en juillet 2016.
Alto Invest annonce le remboursement total du FCPI Alto Innovation 6, le 9 octobre 2017. Le FCPI Alto Innovation 6 enregistre une performance de +46,11%*, assure l’entreprise dans un communiqué.Didier Banéat, directeur général délégué d’Alto Invest, ajoute que «c’est le huitième fonds que nous remboursons complètement ; douze autres sont en cours de remboursement». Le FCPI Alto Innovation 6 a été souscris par 5.000 personnes et a accompagné 46 entreprises européennes souvent présentes dans des secteurs porteurs (logiciels, services informatiques, télécommunications, sécurité, électronique, santé - Les exemples de secteurs innovants ou de zones géographiques mentionnés ne présagent pas des investissements futurs du fonds).Au-delà de la performance du fonds, les souscripteurs ont bénéficié d’une réduction d’impôt de 25% du montant investi et d’une exonération d’impôt sur les plus-values (hors prélèvements sociaux).* Performance calculée depuis l’origine du fonds, hors avantage fiscal, prélèvements sociaux applicables et droits d’entrée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps.
AllianceBernstein est en discussion pour transférer une partie de ses salariés hors de New York, rapporte le Wall Street Journal. Ce projet, qui ne devrait pas être bouclé avant fin 2018, s’inscrit dans le cadre de larges réductions de coûts alors qu’Axa, sa maison mère, prépare une introduction en Bourse de ses activités d’assurance vie et de gestion d’actifs aux Etats-unis, selon des personnes proches du dossier. AllianceBernstein envisage de déménager ses effectifs à Charlotte et San Antonio. Aucune décision définitive n’a encore été prise.
La société de gestion Paref Gestion, spécialiste de l’immobilier, a annoncé, ce 11 octobre, l’arrêt temporaire de la commercialisation de la SCPI Novapierre Allemagne. Au 30 septembre 2017, ce véhicule a en effet dépassé les 240 millions d’euros de capitalisation. « Afin de finaliser les acquisitions et en vue de maintenir l’équilibre collecte / Investissement au deuxième semestre, la SCPI Novapierre Allemagne suspend temporairement la commercialisation pendant deux mois, du 1er novembre au 31 décembre 2017 », indique Paref Gestion dans un communiqué.
M&G Real Estate, la filiale de gestion de fonds immobiliers de M&G Investments, a recruté Antonin Prade au sein du bureau parisien, en qualité de directeur des investissements, ainsi que Stephan Barth au sein du bureau de Francfort, en tant que gérant (investment manager) en charge essentiellement des acquisitions en Allemagne. Antonin Prade arrive en provenance de Standard Life Investments à Paris où il était gérant du fonds SLI European Secure Income. Il a aussi été responsable des investissements pour comptes dédiés chez La Francaise GREIM et a occupé divers postes à responsabilité chez Colliers International, Ernst & Young Real Estate et Mercer Management Consulting. Au sein de M&G Real Estate, Antonin Prade rejoint l’équipe Pan European Long Income dirigée par Matthew Stone, qui est en charge des acquisitions d’actifs pour l’activité « long income » de M&G. En octobre 2017, la stratégie « long income » représentait environ 8 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Basé à Paris, Antonin Prade aura pour fonction d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement pour le fonds M&G European Secured Property Income lancé en 2015. Stephan Barth a pour sa part précédemment travaillé pour AIK Immobilien-Investmentgesellschaft, DTZ Zadelhoff Tie Leung et KPMG Germany, avant de diriger TRIUVA Investment Management. Au sein de M&G Real Estate à Francfort, il est rattaché à Olivier Vellay, responsable des investissements en Europe continentale. Il est responsable des acquisitions au sein de l’ensemble des stratégies immobilières européennes de M&G Real Estate, essentiellement en Allemagne mais également dans d’autres pays.
Pictet change le nom de son fonds Pictet-Agriculture pour adopter celui de Pictet-Nutrition afin d’accompagner l’évolution du produit.La stratégie a désormais comme ambition « d’exploiter les opportunités générées tout au long de la filière alimentaire par des mégatendances marquées, telles que le développement durable, la démographie et l’intérêt croissant pour les modes de vie sains ». A son lancement en 2009, l’objectif du fonds Pictet-Agriculture était d’investir dans des sociétés tirant leur croissance d’activités intervenant tout au long de la chaîne de production alimentaire, de la ferme à l’assiette : semences, engrais, équipements, technologies, tests et certification, alimentation de qualité, chaîne logistique… Le fonds avait une orientation positive, qui vise à tirer profit des solutions et non des problèmes – il n’investissait pas dans les matières premières et ne spéculait pas sur les pénuries alimentaires.Depuis 2-3 ans, sa gestion a évolué, dans le sens d’une réduction du segment des semences et engrais, plus cyclique et corrélé aux matières premières agricoles, et d’une augmentation des segments liés à la nutrition (logistique, packaging, alimentation de qualité, etc.). Actuellement, par exemple, le fonds n’a plus de position dans les engrais. Il tire en revanche partie du bon comportement de l’alimentation de qualité.Il est désormais plus axé sur la qualité alimentaire et l’amélioration des réseaux de distribution (contrôle de la qualité, agriculture durable ou biologique). Ce changement de dénomination s’accompagne d’une réduction de la part des valeurs cycliques au sein du portefeuille, car le fonds investit moins dans des sociétés exerçant leurs activités dans le domaine de la production alimentaire. Le processus d’investissement et l’équipe de gestion, composée de Cédric Lecamp et de Gertjan van der Geer, demeurent en revanche inchangés. L’univers d’investissement est découpé en trois grands domaines, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur : l’agriculture du futur (l’agriculture high-tech et l’agriculture de précision, qui améliorent la santé des plantations et des animaux), traitement & logistique (sociétés qui optimisent le processus qui conduit la nourriture jusqu’à l’assiette en améliorant l’accès à la nutrition, en augmentant l’efficacité et en minimisant le gaspillage) et l’alimentation (sociétés actives dans le développement de produits alimentaires de haute qualité, que ce soit par de meilleurs ingrédients, des assaisonnements, ou par l’activité de test ou de contrôle de qualité).
Le gestionnaire d’actifs néerlandais Robeco a annoncé, ce 11 octobre, sa décision de prendre à sa charge les frais de recherche externe dans le cadre de l’entrée en vigueur de la directive européenne MiFID 2, à compter du 3 janvier 2018. « Même si nous nous appuyons très largement sur notre recherche interne, nos opinions et nos points de vue, nous achetons aussi des analyses sur des entreprises, des secteurs ou des classes d’actifs réalisées par des courtiers ou des sociétés de recherche indépendantes, explique la société de gestion dans un communiqué. Bien souvent, le coût de cette recherche externe est inclus dans les frais de transaction que les courtiers facturent à Robeco. Et, notamment dans le cas des obligations, il n’est pas toujours facile de savoir ce que représente la recherche dans la facture globale. » Or, à partir du 3 janvier 2018, les sociétés de gestion devront, soit répercuter le coût des rapports d’analyse à leurs clients, soit payer eux-même les frais. « Ayant choisi la deuxième option, Robeco fait donc partie des gérants qui ont décidé de faire figurer les frais de recherche externe à leur bilan, souligne la société de gestion. Ce choix aura un impact positif sur la performance, puisqu’il entraînera une baisse des commissions de courtage. »Par ailleurs, selon une note interne consultée par Investment Week, Columbia Threadneedle a également décidé de prendre à sa charge les frais de la recherche externe. «A partir de janvier 2018, les frais de recherche externe que nous engageons pour le compte des clients de nos sociétés, seront payés par Columbia Threadneedle», écrit la société de gestion.
La banque privée allemande Berenberg a annoncé, ce 11 octobre, le lancement de deux nouveaux fonds actions européennes pour le gérant Peter Kraus, qui a rejoint l’établissement début octobre en provenance d’Allianz Global Investors (AllianzGI). Baptisés Berenberg European Small Cap et Berenberg European Micro Cap, ces véhicules « investiront dans des sociétés européennes de petites capitalisations qui affichent une croissance nettement supérieure à la moyenne et une rentabilité élevée et durable », explique la banque allemande dans un communiqué. La construction des portefeuilles repose sur une sélection fondamentale des valeurs et un processus d’investissement qui se veut rigoureux à partir d’un univers d’investissement de plus de 5.000 titres.Pour le fonds Berenberg European Small Cap, le gérant sélectionnera des valeurs jusqu’à 5 milliards d’euros de capitalisation boursière. En revanche, le fonds Berenberg European Micro Cap se concentrera sur des sociétés européennes dont la capitalisation boursière est inférieure à 500 millions d’euros. « La durée de détention moyenne d’un titre sera de plus de trois ans », précise Berenberg.
T. Rowe Price vient de recruter Federico Domenichini en Italie en tant que responsable de la clientèle des conseillers financiers. La succursale italienne, lancée fin 2014 et dirigée par Donato Savatteri, renforce ainsi son équipe.Federico Domenichini était précédemment responsable de la distribution directe chez Allianz Global Investors et « senior sales manager » pour Fidelity et Schroders. Chez T. Rowe Price, il s’occupera du segment conseil financier, et se concentrera donc sur les réseaux de conseillers financiers.L’équipe italienne se compose déjà de Maurizio Tassielli, responsable des intermédiaires financiers, et de Fabrizio Mazzucato, responsable de l’institutionnel.
Le spécialiste de la gestion immobilière Savills Investment Management renforce sa société de gestion italienne, dirigée par Giuseppe Oriani, avec le recrutement de Marco Zorzetto au poste de directeur des transactions.L’intéresse provient de KPMG Portfolio Solutions Group, où il était directeur associé au bureau de Londres. Il arrive chez Savills Investment Management SGR pour développer de nouvelles opportunités d’investissement aussi bien pour les fonds existants que pour les fonds qui viennent d’être lancés.
Le gestionnaire d’actifs britannique Aviva Investors a annoncé, ce 11 octobre, la nomination avec effet immédiat de Mike Craston en qualité d’administrateur non-exécutif au sein de son conseil d’administration. Il est également nommé président du conseil d’administration à compter du 17 novembre 2017. Mike Craston, qui a rejoint Aviva en janvier 2016 et était membre de son comité exécutif jusqu’en juin 2017, remplacera John Misselbrook, qui prendra sa retraite dans le courant du mois de novembre. John Misselbrook était président du conseil d’administration d’Aviva Investors depuis janvier 2014.En tant que président du conseil d’administration, Mike Craston sera également membre de comités des risques, de l’audit et des rémunérations. Il présidera aussi le comité des nominations. Avant de rejoindre Aviva Investors, l’intéressé avait travaillé pendant plus de 10 ans chez Legal & General Investment Management (LGIM). Durant cette période, il a notamment dirigé la distribution à l’échelle mondiale les services aux clients. Il a également officié en qualité de directeur général pour les activités de LGIM en Amériques et en Asie.
Columbia Threadneedle Investments «regarde constamment les opportunités (d’acquisitions) qui pourraient survenir», déclare Michelle Scrimgeour, directrice générale de Columbia Threadneedle Investments EMEA dans L’Agefi Hebdo à paraître ce 12 octobre. «Sur le continent européen, nous faisons d’ores et déjà partie des 25 plus gros gérants d’actifs», rappelle la dirigeante. Elle indique cependant qu’"en toutes circonstances», le groupe se montrera sélectif. Aux Etats-Unis, il a déjà réalisé deux acquisitions ces deux dernières années: Emerging Global Advisors, LLC, un gérant spécialisé dans les portefeuilles smart beta, et, plus, récemment, la société immobilière Lionstone Investments basée à Houston au Texas. Considérant que les fondamentaux de l’entreprise «sont déjà bien en place» avec la réalisation de l’intégration de Columbia Management en mars 2015, la directrice générale nommée il y a 5 mois après une carrière passée chez M&G Investments et BlackRock, indique la feuille de route «sera à l’avenir de mieux nous faire connaître. Nous avons toute notre place dans la cour des grands». Concernant le Brexit, Michelle Scrimgeour dit regretter cette décision, mais rappelle que son groupe a été «parmi les premiers dans le secteur» à indiquer qu’il allait renforcer sa base luxembourgeoise et dupliquer sa gamme de fonds de droit anglais. Le groupe gérait 414 milliards d’euros à fin juin, et comptait plus de 2.000 salariés.
Au cours du troisième trimestre 2017, le gestionnaire d’actifs britannique Jupiter Fund Management (Jupiter) a enregistré une collecte nette de 1,34 milliard de livres. L’essentiel de ces flux nets entrants provient de ses fonds communs de placement (« mutual funds ») qui ont engrangé 1,24 milliard de livres au cours de la période sous revue. Grâce à cette solide collecte nette, les encours de Jupiter atteignent 48,4 milliards de livres à fin septembre 2017 contre 46,9 milliards à fin juin 2017, soit une progression de 3% d’un trimestre sur l’autre.
Investec Asset Management (Investec AM) a nommé Joanna Tucka au poste d’analyste en charge du secteur de la santé au sein de son équipe actions 4Factor Equity, rapporte le site InvestmentEurope. Cette équipe, codirigée par Mark Breedon et Rhynhardt Roodt, assure la gestion d’actions mondiales et régionales en utilisant une approche d’investissement basée sur quatre facteurs (« 4Factor »). Joanna Tucka arrive en provenance de Valiance où elle officiait en tant qu’analyste senior en charge du secteur de la santé. Auparavant, elle avait travaillé chez Goldman Sachs où elle couvrait les grandes capitalisations européennes des secteurs de la pharmacie et des biotechnologies. Au cours de sa carrière, elle a également officié chez Terra Firma Capital Partners.
La production industrielle de la zone euro a progressé en août à son rythme le plus soutenu depuis neuf mois, portée en particulier par les biens d'équipement, un bon présage pour la croissance économique du second semestre. La production a augmenté de 1,4% d’un mois sur l’autre et de 3,8% annuellement, a annoncé ce jeudi Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters projetaient +0,5% et +2,6% respectivement. Les données de juillet ont en outre été revues à la hausse: +0,3% de hausse mensuelle au lieu de +0,1% et +3,6% de croissance annuelle et non plus +3,2%.
C’est la masse des capitaux que les fonds souverains devraient injecter dans le secteur immobilier d’ici à 2020. Une projection établie par le conseil Knight Frank, qui indique que ce chiffre se fonde sur le scénario d’une allocation en immobilier de 5 % du portefeuille de ces institutionnels.
Jeunesse, urbanisation, smartphone, c’est le trio gagnant des pays émergents. Les réseaux mobiles à eux seuls vont élever le niveau d’éducation des populations et leur permettre d’accéder aux réseaux bancaires et financiers. Selon HSBC, ce dernier point va accroître leur PIB agrégé de 3.700 milliards de dollars d’ici à 2025. Tous ces facteurs vont propulser la contribution des pays émergents à la croissance mondiale. Au point, selon HSBC, que l’Inde sera un plus gros contributeur que la zone euro en 2018-2019. L’Indonésie et le Brésil contribueront chacun plus que le Royaume-Uni, et les Philippines plus que l’Espagne. L’histoire avance...
Il n’y a pas urgence à restreindre et contrôler le trading algorithmique. Le trading à haute fréquence et les algorithmes ont même rendu les marchés bien plus efficients. Bon, il y a bien eu quelques « flash crashes » par-ci par-là. Ainsi va la vie des marchés. Mais la conclusion principale de la Banque d’Angleterre est qu’aucune action n’est nécessaire pour limiter ces épisodes désagréables pour les marchés, a déclaré Chris Salmon de la Banque d’Angleterre (BoE). Aucune action « dans l’immédiat », a précisé le prudent directeur des marchés de la banque centrale. En pleine discussion sur le Brexit, les BFI n’ont nul besoin d’arguments supplémentaires pour déménager et quitter la City.
Cela a au moins l’avantage de rajeunir tout le monde d’une bonne quinzaine d’années. Rappelez-vous. En 2000 s’introduisaient au Nasdaq des entreprises qui n’avaient pas réalisé un centime de chiffre d’affaires. On connaît la suite. Aujourd’hui, c’est la SEC (Securities and Exchange Securities) qui vient de déposer plainte pour des ICO (initial coin offerings) de deux entreprises (RECoin et Diamond Reserve) censées exercer leur art dans l’immobilier et le diamant. Que nenni, aucune de ces deux entreprises n’exerce une activité réelle. Que du virtuel ou dit autrement du vent. Faire et défaire, réguler et dérégule…
Anti-paperasse. Ce n’est rien de dire que les conseillers de la Maison-Blanche goûtent peu la régulation. Dans un document de 20 pages (The growth potential of deregulation -The Council of Economic Advisers, October 2, 2017), les économistes de Donald Trump cherchent à évaluer les « dégâts » de ce qu’ils appellent « la régulation excessive ». Cet excès aurait coûté depuis 1980 pas moins de 0,8 point de pourcentage de croissance économique chaque année aux Etats-Unis. Le pire provient des huit dernières années où pas moins de 500 nouveaux textes de régulation ont été créés. Les économistes de la Maison-Blanche ne nient pas les bonnes intentions (sic) à l’origine de « cette prolifération régulatrice », mais considèrent qu’elle fonctionne aujourd’hui comme une taxe sur l’économie. Leur « expertise » repose pour l’essentiel sur le nombre de pages de documentation officielle (le Federal register), en stock (voir le graphique) comme en flux (pas loin de 100.000 pages nouvelles en 2016, soit 45.000 de plus que 40 ans plus tôt). Le stock (les nouvelles régulations écrasant les anciennes) a augmenté de 160 % en 40 ans. La méthode d’analyse laisse à désirer. Ainsi, le vaste mouvement de dérégulation financière enclenché par la présidence Clinton dans les années 1990 et poursuivie jusqu’en 2005 ne laisse aucune trace dans les statistiques de consommation de papier et de destruction de pages. Les conseillers de la Maison-Blanche soulignent que l’OCDE classe les Etats-Unis à la 27e place (sur 35) à l’indice des régulations des marchés de biens, « derrière la France et le Chili ». Leur conclusion est sans surprise : moins de régulation serait favorable à la prospérité des Etats-Unis.
En dur. Le mastodonte fonds immobilier d’Axa Investment Managers – Real Assets, lancé en mars 2016 annonce plus d’un milliard d’euros levés. Véhicule paneuropéen, il retient des actifs core et a déjà déployé 830 millions d’euros dont l’investissement cet été dans un portefeuille de logistique de 1,2 million de m2. C’est dans ce fonds qu’est notamment logée la Tour First à la Défense. Au total, Axa CoRe détient 44 actifs répartis dans sept pays, dans les secteurs prime de bureau (49 %), de la logistique (35 %) et du commerce (16 %). Si les engagements proviennent de la maison mère, l’assureur Axa, le fonds compte également 23 clients tiers.
Tournant. Face aux doutes sur la valeur ajoutée de la gestion active, Fidelity International a introduit un nouveau modèle de frais via de nouvelles catégories de parts pour ses gestions actions gérées activement avec des frais annuels réduits et la mise en place, de manière symétrique, de frais de gestion variables liés à la performance des fonds. Pour une performance égale ou inférieure à celle du benchmark, les clients bénéficieront de frais plus faibles avec un plancher ; pour une performance supérieure, ce modèle prévoit un partage avec le client avec un plafond. Ce mouvement vers des frais variables est censé marquer l’engagement de Fidelity en faveur de la gestion active. Le gestionnaire a aussi décidé qu’il passerait le coût de la recherche externe à ses clients dans le cadre de MIF 2.
Il y a longtemps que l’Europe n’avait pas donné le tempo sur les marchés. Or c’est ce qu’elle s’apprête à faire avec l’entrée en vigueur de MIF2 le 3 janvier. La portée de corps de règles n’est pas toujours appréciée au-delà de ceux qui suent ces jours-ci sang et eau pour s’y conformer. Ce n’est que récemment qu’hors d’Europe, son caractère refondateur a été perçu et que l’analyse de ses conséquences sur l’industrie des marchés s’est imposée comme une urgence. Alors que MIF1 visait largement à aligner les pratiques européennes sur celles déjà en vigueur outre-Atlantique, MIF2 impose à l’industrie financière une révolution, conçue pour mettre un point final à la crise financière récente. Pour les professionnels dont la vie est centrée sur l’investissement et la transaction, il n’est pas exagéré de dire qu’il y aura un avant et un après MIF2.
Les marchés obligataires ont évolué jusqu’ici dans une fourchette étroite mais cette tendance pourrait s’arrêter au cours du 4ème trimestre de l’année, même si les conséquence de ce tournant restent incertaines. La perspective d’une croissance synchronisée à l’échelle mondiale devrait continuer de soutenir les marchés obligataires dans leur ensemble. Toutefois tous les indicateurs ne sont pas au vert pour la classe d’actifs.