Côté acheteurs comme côté vendeurs, le recours à une société monte en puissance, sur fond d’optimisation de son patrimoine et d’un nécessaire co-investissement.
Sans garantie. Quels sont les déterminants des courbes de taux d’intérêt ? Le dernier rapport de stabilité financière de l’Eiopa (Autorité européenne des assureurs et des pensions) tente d’apporter une réponse à cette question en y consacrant une analyse sur les dix dernières années et douze rendements souverains de maturités de 3 mois à 10 ans. Le modèle part de trois grandeurs macroéconomiques – l’inflation sous-jacente, le taux d’utilisation des capacités de production et les taux directeurs de la Banque centrale européenne – et de leur interaction avec deux facteurs, le niveau et la pente des courbes. Une hausse de l’inflation (ou des anticipations) explique les deux tiers de la hausse en niveau de la courbe, mais cette dernière n’a pas d’effet simultané sur la pente. Une croissance économique en hausse (choc sur le taux d’utilisation des capacités) entraîne, elle aussi, un choc positif en niveau mais négatif sur la pente. Enfin, un resserrement des taux de la banque centrale réduit les anticipations d’inflation. Il génère une hausse en niveau de la courbe mais tout en atténuant le facteur pente (réduction des incertitudes), et ce de manière instantanée. Conclusion : une hausse des taux longs n’est jamais acquise.
De victoire en déroute. Le Parti socialiste (PS) se sépare de son siège historique, rue de Solférino (photo). Vendu 45,5 millions d’euros, cet ensemble immobilier de quelque 3.389 m2 (hors annexes) a été repris par le groupe immobilier Apsys. Le parti à la rose a rapidement pris la mesure de son échec à l’élection présidentielle de mai dernier et de la nécessité impérieuse de renflouer les caisses. En septembre, l’appel à candidatures était publié avec une date limite d’envoi pour les candidats au 6 novembre. Le groupe Apsys a remporté la manche. Ce spécialiste des centres commerciaux (Beaugrenelle, Vill’up…), prendra possession des lieux à l’automne 2018 pour y établir son siège social. D’importants travaux de rénovation devraient être réalisés pendant deux ans au moins.
… de yens. Ou 9.700 milliards de dollars. C’est l’encours de la dette publique japonaise dont 17.000 milliards de yens d’ETF (exchange-traded funds). Pour la première fois depuis la recension statistique de la Banque du Japon (BoJ) en 1997, les investisseurs non résidents détiennent un encours supérieur à celui des banques nippones.
La croissance de l’activité manufacturière aux Etats-Unis a atteint en décembre son deuxième niveau le plus élevé de l’année 2017, d’après les chiffres publiés mercredi par l’Institute for Supply Management (ISM). L’indice de l’ISM s’est hissé à 59,7 le mois dernier, contre 58,2 en novembre, indiquant que la plupart des entreprises du secteur observent une expansion de leur activité. Un chiffre supérieur à 50 traduit une croissance de l’activité, tandis qu’un chiffre inférieur dénote une contraction. Au sein de l’enquête de décembre, 16 des 18 secteurs suivis ont fait part d’une croissance de leur activité. Parmi les rares déceptions le mois dernier, la composante de l’emploi a reculé à 57, contre 59,7 un mois plus tôt.
Och-Ziff Capital Management Group a annoncé hier que son encours géré atteignait 31,9 milliards de dollars au 1er janvier 2018. Le hedge fund accuse ainsi une décrue nette de 300 millions de dollars d’actifs par rapport au 1er décembre 2017. Par ailleurs, le tribunal fédéral de Brooklyn (New York), a inculpé Michael Cohen, un ancien dirigeant de Och-Ziff, pour fraude et obstruction à la justice, selon des documents judiciaires dévoilés hier. Selon la Cour, Michael Cohen a dissimulé des conflits d’intérêt avec une fondation britannique à but non-lucratif et a fait obstruction à une enquête de la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, sur une affaire de corruption présumée impliquant le hedge fund en Afrique.
Le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu’il rencontrerait la Première ministre britannique, Theresa May, le 18 janvier, après s'être entretenu à Calais avec les élus et acteurs concernés par les migrations vers le Royaume-Uni. « Je souhaite pouvoir d’abord obtenir les réflexions de propositions de l’ensemble des acteurs politiques, économiques et sociaux de la région sur les manières d’améliorer la relation frontalière entre la France et la Grande-Bretagne », a dit le président à la presse en marge de ses vœux à la presse.
La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé mercredi avoir infligé une amende de 300.000 euros, assortie d’un avertissement, à la société de gestion A Plus Finance pour des manquements dans son information aux investisseurs et la valorisation de certaines participations. Ces « multiples » manquements, qui ont eu lieu entre 2012 et 2014, portent notamment sur la diffusion d’une information trompeuse sur son site internet ou certaines brochures de présentation, qui « minimisait les risques » de certains placements. En outre, les procédures de valorisation étaient « imprécises, incomplètes et non opérationnelles », tandis que ses méthodes ne valaient guère mieux, selon l’AMF. A Plus Finance étant historiquement spécialisée dans les placements dans des fonds de capital-investissement, donc non-cotés, le sujet de la valorisation des participations est particulièrement sensible. A Plus Finance conteste les griefs.
Comme tous ses grands concurrents, la filiale de BPCE a pris la décision d’opérer sous le statut d’internalisateur systématique sur une large gamme d’instruments financiers : « actions, ETF, obligations, convertibles, Natixis EMTN et dérivés de change, avant la date limite fixée au 1er septembre 2018 », indique un communiqué publié mercredi. Le statut d’internalisateur systématique sous la nouvelle réglementation MIF 2 contribuera à alléger les obligations de reporting des clients institutionnels.
Jesper Berg, directeur général de la Financial Supervisory Authority danoise, se montre « profondément sceptique » vis-à-vis des projets de la Commission européenne de renforcer les pouvoirs du régulateur européen, l’Esma, dans le cadre de l’Union des marchés de capitaux. Les propositions « reposent sur la croyance qu’en créant des institutions publiques, c’est-à-dire en faisant de l’Autorité européenne des marchés financiers une SEC, vous créez les marchés », estime le dirigeant, cité par Bloomberg. Pour Jesper Berg, la vraie priorité est de favoriser l’allocation de l’épargne longue (assurance vie et fonds de pension) vers le financement des entreprises.
L'économie américaine devrait connaître une croissance de 3,2 % en rythme annualisé au quatrième trimestre au vu des derniers indicateurs macroéconomiques, montre mercredi le modèle de prévision GDP Now de la Réserve fédérale d’Atlanta. Cette estimation est plus élevée que la précédente de 2,8 % calculée le 22 décembre, a précisé la Fed d’Atlanta dans un communiqué. Les dépenses de construction ont atteint un niveau record en novembre et l’indice ISM manufacturier de décembre, à 59,7, a également dépassé les attentes des économistes.
Dans le cadre de la présentation de leurs perspectives 2018, les experts en investissement de GAM partagent leur vision selon laquelle la gestion active ajoute de la valeur dans leurs domaines de spécialité.
La commission des sanctions de l'Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé mercredi soir avoir prononcé à l'encontre de la société de gestion A plus Finance une sanction pécuniaire de 300.000 euros assortie d'un avertissement.
C'est un vrai big bang qui a lieu mercredi matin sur les marchés financiers. MIFID II entre en vigueur. Cette directive européenne sur les marchés d'instruments financiers renforce comme jamais le concept de transparence et améliore la protection des clients.
Dans un entretien à L'Agefi Hebdo, Yves Perrier, directeur général d'Amundi et directeur général adjoint de CASA, déclare : « nous n'excluons pas des acquisitions ciblées pour autant qu'elles s'inscrivent dans notre modèle de développement, qui reste fondé sur la croissance organique ». Mais la priorité est « de tirer parti au maximum de l'intégration de Pioneer ».
Dans un communiqué de presse adressé ce matin, la Chambre Nationale des Conseils en Gestion de Patrimoine (CNCGP) s'est félicité de la position de l'AMF concernant les conseillers en investissements qui devrait rapidement être ratifié par l'ACPR.
Groupama Rhône Alpes Auvergne souhaite accorder davantage de poids à ses placements d’actifs dits illiquides. Cela concerne le private equity, les fonds d’infrastructure (equity) ainsi que les fonds de prêts à l'économie (fonds de dettes). La caisse régionale dispose déjà dans son portefeuille de 5 fonds de prêts à l’économie. Elle a décidé récemment de faire entrer de nouveaux partenaires. A travers les fonds de prêt à l'économie, la caisse a engagé 38 millions d’euros qui devraient être totalement appelés d’ici un à deux ans. La caisse compte aussi une dizaine de fonds de private equity dans son portefeuille. Le portefeuille de valeurs mobilières de la caisse représente au total plus d’un milliard d’euros à fin 2016 (en valeur de réalisation). Il comporte 78% de produits de taux/crédit dont 20% de trésorerie ; 22% d’actions et 3% d’actifs illiquides. Ces derniers investis en fonds equity et fonds de dette sont donc aussi inclus dans les produits de taux/crédit et actions. Quelle que soit la classe d’actifs, la caisse ne délègue rien à travers des mandats de gestion. Elle n’investit que dans des fonds ouverts.
Avec une allocation composée de 18% d’actions, 2,5% d’immobilier, 0,5% d’infrastructures, et le solde en obligations, la mutuelle Garance souhaite accélérer dans ces trois dernières classes d’actifs. «Le but étant aujourd’hui de se rapprocher de la limite de 5% en infrastructures et de 5% en immobilier fixée par notre allocation stratégique», note Florent Combes, directeur de la gestion des risques de la mutuelle. Et d’ajouter : «Nous allons également augmenter notre part d’OATi». Toutefois, cet objectif sera dans l’immédiat difficilement atteignable a t-il ajouté, expliquant que le contrôle des investissements dans ce type d’actifs est relativement long : «La direction financière et la société de gestion se chargent en effet tout d’abord d’analyser les dossiers, les business plans sont ensuite reproduits et transmis à la gestion des risques, pour avis de second niveau, puis la direction générale prend la décision d’investir ou non dans ces projets».
Vanguard est le dernier exemple d’une grande société d’investissement visée outre-Manche par des tentatives d’escroquerie. Le régulateur britannique, la FCA (Financial Conduct Authority), a ces derniers mois lancé des alertes auprès des consommateurs, invités à se méfier des «clones» de sociétés, utilisant les données d’une société enregistrée auprès du régulateur pour obtenir des données sur la clientèle de ladite société. Parmi les marques visées par de telles attaques en 2017 figurent notamment Rathbones, BlackRock, Alliance Trust Savings, Rothschild et Wharton Asset Management.Dans le cas de Vanguard, les escrocs ont utilisé l’adresse du siège de Vanguard à Londres en faisant référence à la société Vanguard Asset Management. En outre, le site internet www.vanguardassetmanagement.co.uk, ainsi que les numéros de téléphone ne sont pas ceux de Vanguard. «Cette société n’est pas autorisée ou enregistrée chez nous et a visé des personnes au Royaume-Uni, en prétendant avoir le statut de société autorisée», souligne la FCA dans un communiqué.
L’opérateur boursier Euronext a annoncé ce 2 janvier la cotation par UBS ETF d’un nouvel ETF sur la plateforme néerlandaise Euronext Amsterdam à compter du 4 janvier. Le nouveau produit, UBS ETF AWSR, aura pour sous-jacent l’indice MSCI ACWI SRI 5% Issuer Capped 100% hedged to EUR (Net Return). Le nouveau véhicule est chargé à 0,48%.
Avec des entrées nettes de 5,4 milliards d’euros, Pimco a été le premier collecteur de fonds en novembre sur le marché européen, devant BlackRock (5,2 milliards d’euros) et Handelsbanken (3,5 milliards d’euros), selon des données communiquées par Thomson Reuters Lipper. Viennent ensuite Legal & General avec un peu plus de 3 milliards d’euros, Amundi avec 2,73 milliards d’euros, UBS (1,95 milliard), Fisch Asset Management (1,92 milliard) et Union Investment (1,88 milliard). Dans l’univers obligataire, Pimco est largement en tête avec 5,1 milliard d’euros, devant BlackRock (2,6 milliards d’euros), Fisch AM (1,8 miliard) et Amundi (1,3 milliard). Dans l’univers actions, on retrouve Amundi en troisième position avec 0,9 milliard d’euros, derrière Deutsche Bank (2,1 milliards d’euros) et BlackRock (1,9 milliard).Comme le montre bien l’exemple de Pimco, les fonds obligataires, très recherchés au mois de novembre, ont enregistré une collecte nette de 18 milliards d’euros, alors que les fonds dédiés aux actions ont attiré 7,1 milliards d’euros. Les fonds alternatifs au format Ucits ont drainé 2,4 milliards d’euros et les fonds diversifiés 1,7 milliard d’euros. Au total, les fonds de placement collectif commercialisés en Europe ont affiché des souscriptions nettes de 28,8 milliards d’euros, ce qui porte la collecte des onze premiers mois de l’année à 737,6 milliards d’euros.
Erasmus Gestion a lancé le fonds Erasmus Micro Cap le 15 décembre, a appris InvestmentEurope. Le fonds de petites et micro capitalisations est géré par Aymeric Lang, qui a rejoint la société en novembre 2017 en provenance de Berenberg. Au moins 75 % du fonds est investi dans des sociétés ayant une capitalisation boursière inférieure à 350 millions d’euros, moins de 5.000 employés et un chiffre d’affaires ne dépassant pas 1,5 milliard d’euros.
Société Générale lance en ce début 2018 plusieurs nouvelles solutions d’investissement, notamment un produit financier dédié aux marchés actions français offrant un remboursement au minimum égal à 90% du capital net investi à l'échéance. SG Formule Essentielle n°5 offre une solution pour investir sur les marchés actions français via une exposition à l’Indice SBF® Top 80 EW Decrement 50 Points. SG Formule Essentielle n°5 présente une durée maximale de placement de 10 ans. Toutefois, la durée effective n’est pas connue à l’avance. En effet, en fonction de l’évolution de l’indice, celle-ci peut être ramenée à 5 ans, selon les conditions de remboursement prédéfinies.Plus précisément si, au terme des 5 ans (19 avril 2023), l’indice réalise une progression supérieure ou égale à +15% entre son Niveau Initial et son Niveau Intermédiaire, le placement est remboursé par anticipation. L’investisseur récupère alors son capital net investi augmenté d’un gain de 5,00% par année écoulée, soit 125% (Taux de Rendement Actuariel Annuel Brut de 4,54%).À l’échéance des 10 ans (le 20 avril 2028), si le placement n’a pas fait l’objet d’un remboursement anticipé automatique, deux cas sont envisagés :- Cas favorable : si la performance finale de l’Indice mesurée entre son Niveau Initial et son Niveau Final est positive, l’investisseur récupère l’intégralité de son capital net investi(1) augmentée d’un gain correspondant à cette performance. - Cas défavorable : si la performance finale de l’Indice mesurée entre son Niveau Initial et son Niveau Final est négative ou nulle, l’investisseur récupère son capital net investi(1) diminué de cette baisse retenue dans la limite de -10%. L’investisseur bénéficie donc d’un remboursement au minimum égal à 90% de son capital net investi à l'échéance. Le produit est commercialisé jusqu’au 31 mars 2018 dans le cadre du compte titres ordinanire et des contrats d’assurance vie ou de capitalisation, sous réserve de l’enveloppe disponible. La commercialisation du produit peut toutefois cesser sans préavis avant le 31 mars 2018.Société Générale propose par ailleurs SG Formule Evolution n° 5 et SG Formule Evolution PEA N° 5, deux produits destinés aux investisseurs recherchant une alternative à des placements dynamiques risqués de type «actions». Ces deux solutions, dont la durée de placement recommandée est de dix ans pour le premier et de six ans pour le second, sont commercialisées jusqu’au 31 mars mais, comme pour SG Formule Essentielle n°5, leur commercialisation peut cesser à tout moment sans préavis avant le 31 mars, précisent les brochures commerciales.
Carlyle a annoncé hier avoir levé plus de 800 millions de dollars pour son fonds de titrisation consacré aux crédits structurés, appelé Carlyle Structures Credit. Le nouveau véhicule est investi dans des CLO (collateralized loan obligations) adossés à des prêts senior garantis d’origines européenne et américaine et gérés activement par des tiers. Le fonds CSC est géré par les managing directors Justin Plouffe et Ronnie Jaber, tous les deux basés à New York. Le pôle CLO de Carlyle gère plus de 19 milliards de dollars dans le monde.
Le spécialiste de l'épargne et assurance vie en ligne mes-placements.fr a annoncé ce 2 janvier l’arrivée de Marie-Anne Jacquier en qualité de directeur général associé. Avec son président fondateur Eric Girault, Marie-Anne Jacquier aura pour ambition de renforcer la structuration et d’accélérer le développement de mes-placements.fr. L’objectif est de faire de la société «le leader indépendant de l'épargne en ligne, dans un marché en pleine mutation», souligne un communiqué.Marie-Anne Jacquier est diplômée de l’Ecole de Management de Lyon (EM Lyon) et du DU de Gestion de Patrimoine de l’Aurep à Clermont Ferrand. Elle œuvre sur le marché de la gestion de patrimoine depuis 2001. Elle a contribué au développement de FIP Patrimoine en tant que directeur associé jusqu’en 2009, date à laquelle elle a rejoint le groupe April. Elle a assuré ensuite pendant 9 ans la direction générale d’April Patrimoine, devenu depuis UAF Life Patrimoine ; elle a œuvré à la structuration et à la croissance de la plateforme du Crédit Agricole Assurances dédiée aux CGPI, en lui faisant notamment franchir le seuil des 3 milliards d’euros d’encours.
Peter Ahl a été élu membre du conseil d’administration de la société de gestion suédoise Insiderfonder. L’intéressé était précédemment gérant et directeur général de la société de gestion Mobilis dont il a été le fondateur en 2005 et qui a été vendue à Coeli l’an dernier. Il a auparavant été responsable de la gestion d’actifs d’Unitfond dont il a aussi été l’un des fondateurs. Insiderfonder gère 6 fonds selon un modèle qui recherche systématiquement les transactions boursières des initiés. Les décisions d’investissement sont prises dans le cadre d’un processus entièrement automatisé.