Exode, construction du mur, chute du mur, l’histoire de la partie orientale de l’Allemagne a réuni toutes les conditions pour créer un vaste mouvement d’exil. La population de l’Est de l’Allemagne est aujourd’hui aussi nombreuse qu’il y a un siècle. Dresde et Leipzig (photo) auraient deux fois plus d’habitants et seraient des mégalopoles si elles avaient connu une croissance similaire à celle de l’Ouest, indique une étude de l’IFO. « L’espace rural a été littéralement saigné à blanc », surtout depuis l’arrêt des subsides publics, « une punition particulièrement injuste ».
VASES COMMUNICANTS Pour la troisième année d’affilée, le montant des investissements directs étrangers (IDE) a reculé dans les pays développés en 2018 à 557 milliards de dollars (-27 %), selon le World Investment Report 2019 de la Cnuced (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement). Grâce à un rebond en Europe, « les perspectives sont plutôt encourageantes avec une légère croissance attendue cette année », note le document. L’explication de la baisse tenait au recul des fusions-acquisitions en 2017. L’an dernier, elle était la conséquence du rapatriement aux Etats-Unis des bénéfices des multinationales américaines, conséquences des réformes fiscales de l’administration Trump. Les pays hébergeant les services financiers de ces multinationales ont souffert : les entrées d’IDE en Suisse ont diminué de 65 milliards. Plus brutale encore, la chute des entrées d’IDE en Irlande est de 126 milliards de dollars. Les Etats-Unis restent de loin le premier bénéficiaire des IDE avec un montant de 252 milliards (277 milliards en 2017), devant les Pays-Bas (70 milliards) et le Royaume-Uni (64 milliards). A noter que les entreprises françaises sont devenues le second pourvoyeur d’IDE avec 102 milliards. Les pays émergents d’Asie forment désormais la zone recevant le plus d’investissement avec un montant de 500 milliards (39 % des flux mondiaux). Ils possèdent 4.000 zones économiques spéciales, soit les trois-quarts de la planète. La Cnuced déplore cet excès de concurrence avec plus de 1.000 zones créées au cours des cinq dernières années. Ces zones spéciales sont au nombre de 5.400 aujourd’hui (pour 150 pays). Elles étaient à peine 500 au milieu des années 1990 et ont donc accompagné le mouvement de mondialisation des échanges commerciaux avec des incitations fiscales et des réglementations simplifiées.
Parmi les pistes de réflexion du gouvernement italien pour lever des impôts, Matteo Salvini, vice-président du Conseil, aurait en tête de taxer les fortunes cachées dans les coffres des banques. Les propriétaires de liquidités, bijoux et autres objets de valeur les croyaient à l’abri dans les sous-sols des banques. Erreur. Et n’allez pas croire que pour sécuriser les actifs réels, il suffirait de les numériser ou de les « blockchainiser ». Demandez aux spécialistes de la cybersécurité…
En zone euro, l’écart entre le taux de chômage des femmes (8,1 %) et celui des hommes (7,2 %) est pratiquement de 1 point. Ce n’est qu’une moyenne. Il est de 3,7 points en Espagne ou encore de 1,5 point au Portugal, selon les relevés de l’OCDE. C’est en Grèce qu’il culmine, où il atteint 8,4 points. A l’exception de l’Allemagne où le taux de chômage des femmes est de 2,9 % (3,4 % pour les hommes), mais demeure un pays qui n’a pas la réputation d’intégrer les femmes à la population active, la France est la plus égalitaire en la matière avec un taux unique : 8,7 %. Les Françaises connaissent-elles leur bonheur ?
Combien étaient-ils ? Nombreux, jusqu’à 2 millions paraît-il. Une marée humaine est d’autant plus impressionnante quand elle est motivée par des revendications politiques en faveur de la démocratie. Elle vous prend aux tripes. Les Hongkongais sont venus exprimer leur refus d’un projet de loi d’un autre âge, qui autoriserait les extraditions des empêcheurs de tourner en rond vers la Chine. Comme aux bons vieux jours, Le Quotidien du peuple, l’organe central du parti communiste chinois, a dénoncé « les pions et les laquais » des forces « anti-chinoises ». Une différence tout de même avec les temps du maoïsme, il ne peut plus parler de l’impérialisme. Il y a déjà quelque temps que le PCC et la Chine sont des puissances impérialistes de premier plan.
Le consommateur français, le plus souvent âgé ou de statut cadre, aime le « made in France ». Celui-ci représentait 81 % de la consommation des ménages en 2015. Les « 19 % » importés se partagent en 9 points d’importations directes et 10 points d’indirectes. Les écarts sont immenses selon les secteurs. La consommation de textiles est à 87 % « made » hors de France. L’Allemagne est de loin le premier fournisseur de consommation importée devant les Etats-Unis (sic) et la Chine.
Toutes les avancées de la finance verte ne se valent pas. Les restrictions annoncées par le groupe Crédit Agricole dans le secteur du charbon devraient faire progresser la cause de l’environnement. Elles sont saluées sans réserve par des ONG comme Les Amis de la Terre France et Oxfam France. Il n’en est que plus surprenant de voir qu’une conférence Green Finance va se tenir à Paris et sera introduite par un ex-président de la Commission européenne devenu président de Goldman Sachs International (photo). Cette prise de fonction avait été désapprouvée en son temps par le comité d’éthique de l’exécutif européen. En vain. Or, la finance verte implique un sens du bien commun, la prise en compte de l’intérêt général au détriment éventuel de celui personnel, la vision du futur avant la satisfaction immédiate… Nos dirigeants, y compris européens, devraient montrer l’exemple dans cette voie faite de renoncements…
Plusieurs fonds UCITS de H2O AM seraient fortement exposés à des obligations illiquides, assure le blog Alphaville du Financial Times. Dans la foulée, l’agence de notation de fonds Morningstar a suspendu la note du fonds Allegro, jusqu’ici noté Bronze. «Les fonds H2O ont été en mesure de traiter ces obligations avec différentes contreparties en dépit de conditions de faible liquidité, et ce à diverses reprises», a tempéré la société de gestion dans un communiqué publié ce mercredi 19 juin. Selon les journalistes du FT, H2O AM serait exposé à des obligations émises par le financier allemand Lars Windhorst, à hauteur de 1,4 milliard d’euros, soit un peu moins de 5% des encours gérés par la firmefrançaise basée à Londres. L’exposition serait même de 13,7% pour le fonds Multibonds. H2O AM serait dans le même temps le plus important détenteur de ces obligations, émises par Sapienda Invest, la holding de M. Windhorst. L’article précise que ce dernier, star précoce du commerce et de la finance dans les années 80 et 90, a subi plusieurs banqueroutes depuis 2003. La société de gestion a justifié sa stratégie en invoquant le besoin de trouver des «sources de performances non-corrélées» dans un «environnement de taux faibles caractérisé par une forte corrélation entre les stratégies obligataires». «L’allocation maximale a été fixée entre 5% et 15% sur sept fonds UCITS de performance absolue en fonction du profil de risque de chaque produit. Veuillez noter que cette exposition est entièrement communiquée à nos clients et auditeurs dans les rapports annuels et les fiches mensuelles de nos produits», a-t-elle précisé. Des obligations qui n’auraient pas de prix de marché Le média britannique a observé que H2O AM aurait évalué ces titres sur la base de données de marchés, contrairement à des concurrents qui auraient classifié ces obligations comme n’ayant pas de prix de marché. PwC avait par ailleurs signalé, en 2016, que H2O AM avait utilisé des données d’un intermédiaire financier qui tranchaient avec celles des autres courtiers. Une pratique qui aurait permis de faire grossir la valorisation des fonds de H2O AM de 1%, selon le cabinet d’audit. Cette situation pose problème puisque les clients des fonds de H2O peuvent effectuer des retraits de manière quotidienne. Rappelons que H2O AM avait mis en place, en décembre dernier, une nouvelle politique tarifaire pénalisant fortement les nouveaux versements des investisseurs particuliers. La société de gestion, populaire auprès des CGP, facture désormais les nouveaux versements à hauteur de 5%. L’information tombe au plus mal pour la société de gestion de Bruno Crastes, alors que son concurrent Neil Woodford subit actuellement les foudres de ses partenaires, clients, et du régulateur britannique pour les mêmes raisons.
Pimco a recruté Jamie Weinsten en tant que managing director, gérant et responsable des situations spéciales dans le domaine du crédit. L’intéressé sera basé à Newport Beach et rattaché à Dan Ivascyn, le directeur des investissements de Pimco. Il prendra ses fonctions le 1er septembre. Jamie Weinsten vient de KKR où il était gérant des portefeuilles credit et situations spéciales de la société.
La Financière de l’Echiquier (LFDE) a signé un accord pour la distribution de ses fonds avec Sol&Fin Sim, société indépendante d’intermédiation de valeurs mobilières, selon un communiqué diffusé en Italie mercredi. Le réseau de conseillers financiers de Sol&Fin donnera aux investisseurs italiens un accès à l’intégralité de la gamme de fonds LFDE enregistrés en Italie. «Le partenariat avec Sol&Fin Sim soutient notre stratégie de croissance sur le marché italien», a commenté Alessandro Arrighi, country manager pour l’Italie.
OFI Asset Management vient de recruter Béatrice Billac en qualité de directrice client solutions, en charge des activités de service clients, d’ingénierie produits dédiés et appels d’offres. L’intéressée était jusqu’à présent responsable marketing chez Swiss Life Asset Managers (France). Avant cela, elle travaillait au sein de HSBC Global Asset Management (France) en tant qu’ingénieur produits puis responsable du pôle des ingénieurs produits dédiés aux solutions d’investissement et aux produits monétaires, d’épargne entreprise et de multigestion.
Nordic Capital, société suédoise de capital investissement, va ouvrir de nouveaux bureaux à New York à l’automne 2019. L’initiative est pilotée par Dr Raj Shah M.D, associé et co-respondable du secteur «healthcare». Thomas Vetander, associé et membre de l’équipe santé, quittera Stockholm pour s’installer à New York. Nordic Capital est l’un des investisseurs les plus actifs dans la santé dans le monde, et notamment aux Etats-Unis. Depuis son lancement en 1989, la société a investi plus de 5,4 milliards d’euros dans des entreprises de la santé, dont 1,4 milliard dans des entreprises basées aux Etats-Unis. A ce jour, Nordic Capital a investi 14 milliards d’euros.
Morningstar a suspendu la note du fonds H2O Allegro qui était jusqu’ici «bronze», a indiqué mercredi le spécialiste de la notation des fonds. «Cette décision fait suite aux interrogations de l'équipe de recherche quant au caractère approprié et à la liquidité de certaines obligations privées détenues dans l’une des poches du fonds», explique Morningstar.
Schroders ouvrira un bureau à Helsinki en Finlande en juillet, a annoncé la société de gestion mardi. Elle va ainsi «renforcer son empreinte en Europe du Nord afin de mieux répondre aux besoins des investisseurs dans la région», selon un communiqué. Roope Relander a rejoint Schroders pour diriger le nouveau bureau et être responsable du marché finlandais. Il vient de SEB Finlande où il était responsable du développement dans la région. Roope Relander sera rattaché à Henrik Jonsson, le responsable de Schroders pour l’Europe du Nord, basé à Stockholm.
La branche hongkongaise de BNP Paribas Wealth Management vient de promouvoir Gabriel Chan au poste de directeur des services d’investissement. Il était précédemment directeur du conseil en actions. Il reportera à Garth Bregman, directeur des services d’investissements pour la zone Asie-Pacifique, basé à Singapour. Gabriel Chan a rejoint BNP Paribas Wealth Management en 2013, après avoir passé neuf ans comme director chez Credit Suisse à Hong Kong.
Un ancien banquier de Julius Baer, Ali Jamal, va lancer dans les prochaines semaines sa société de conseil en gestion de fortune à destination des UHNWI, a appris Bloomberg. Basée à Monaco, «Azura» va conseiller environ 2 milliards d’euros d’encours, selon une personne proche du dossier. Outre des services de family office, la société proposera également des club deals. Ali Jamal, ancien responsable des clients clés des marchés émergents chez Julius Baer, s’est associé à Karim Lari, cofondateur du Global Modelling and Analytics Group chez Credit Suisse, et Ben Leung, ancien responsable du trading et de la recherche macroéconomique chez Broadpoint Asset Management. La société envisage d’avoir 7 banquiers en son sein, basés à Londres et Monaco, d’ici la fin de l’année.
Stephen Schwarzman, président, directeur général et co-fondateur de Blackstone, a donné 150 millions de livres à l’université d’Oxford, rapporte le Financial Times. Il s’agit du don le plus élevé de l’histoire moderne de l’université britannique. Cet argent financera la construction d’un nouveau centre qui rassemblera les facultés sciences humaines de l’université en un seul endroit, ainsi que d’un institut centré sur les questions éthiques autour de l’intelligence artificielle. Stephen Schwarzman a indiqué que ce don était complémentaire à sa contribution de 350 millions de dollars l’an dernier au Schwarzman College of computing du Massachusetts Institute of Technology.
Evoquant le secteur de la banque privée en Belgique dans un entretien au site investmentofficer.be, Yves Van Laecke, directeur du département de banque privée chez Nagelmackers,a déclaré que le marché du private bankingétait «complètement saturé». Selon lui,"au cours des deux ou trois prochaines années, les acquisitions vont complètement remodeler le paysage.» En avril, Nagelmackers avait inauguré un nouveau centre de banque privée à Bruxelles en complément de ceux existants à Herentals, Waregem etAwans.
Mutuactivos, branche de gestion d’actifs du groupe financier espagnol Mutua Madrileña, a nomméIgnacio Dolz de Espejo au poste nouvellement créé de directeur des solutions d’investissement. En complément de ce nouveau rôle, Ignacio Dolz de Espejo continuera de superviserla stratégie d’investissement d’Alantra Wealth Management, gérant de fortune dontMutuaMadrileña a acquis 50,1% en décembre 2018. Il est rattaché à Luis Ussia, directeur général de Mutuactivos. Auparavant, Ignacio Dolz de Espejo a travaillé au sein d’A&G Gestión, Morgan Stanley et AB Asesores.
M&G Investments a nommé Andrea Orsi responsable Italie et Grèce (“country head”). L’intéressé succède à Matteo Astolfi qui a décidé de quitter son poste au sein de la société de gestion britannique après 12 années. Andrea Orsi était responsable adjoint Italie et Grèce ces quatre dernières années. Il avait rejoint M&G Italie en 2012. Sa nomination prend effet immédiatement.
Le média Funds People, se basant sur les données du régulateur espagnol CNMV, observe que les commissions touchées par les gestionnaires d’actifs espagnolspour gestion de portefeuille en Espagne ont connu une progression fulgurante et ce malgré l’entrée en vigueur de MiFID 2. En 2018, le montant des commissions perçues pour gestion de portefeuille par les gestionnaires espagnolss'élevait à 528 millions d’euros fin 2018 contre 306 millions d’euros fin 2017, ce qui suggère une hausse de 72,5% sur un an glissant. Les commissions perçues pour la gestion de fonds d’investissement collectifs étaient, elles, à un niveau stable fin 2018 comparé à fin 2017 (+0,1%), s'élevant à 2,648milliards d’euros. Elles représentaient 83% du total des commissions perçues par les gestionnaires d’actifs espagnols en 2018, calcule Funds People.
DNCA Finance a annoncé ce mardi 18 juin le recrutement de David Tissandier au poste de gérant allocataire-responsable de la multigestion. Il était jusqu’ici responsable de la gestion diversifiée de La Française. Il remplace Benoit de Brie, qui a quitté le groupe fin mai pour Richelieu Gestion. Agé de 45 ans, David Tissandier est diplômé d’un Master ingénierie économique option finance et d’un Mastère Spécialisé en finance et organisation des opérations de marché de SKEMA Business School. Il débute sa carrière en 2000, au sein de la Banque du Louvre puis HSBC Private Bank France en qualité d’analyste /gérant, et responsable d’une équipe de 3 gérants. En 2006, il intègre la Française des Placements comme gérant au sein de l’équipe de gestion diversifiée. En 2016, il en devient le responsable et dirige 6 analystes gérants. L’ensemble gère 3 milliards d’euros d’encours et chapeaute l’activité de sélection et d’allocation pour une clientèle aussi bien d’institutionnels, de CGP que de réseaux.
Investec Asset Management vient de recruter Alan Siow au poste de gérant de dettes corporates émergentes, a appris ce mardi Citywire Selector. Il était jusqu’ici gérant de fonds de dettes émergentes chez BlueBay Capital, et analyse principal des secteurs des services publiques («utilities») et de l’immobilier. La société a également recruté Esther Chan comme analyste crédit pour les pays émergents. Elle a rejoint la société début janvier en provenance d’Ashmore, où elle était gérante marchés émergents.