Le journal dominical britannique, qui ne cite pas ses sources, avance que la société américaine de private equity travaille avec un conseiller à une opération de rachat et de fusion des activités de diamant de BHP Billiton et de Rio Tinto. Les deux groupes miniers souhaitent se défaire de cette activité jugée non stratégique.
Le quotidien croit savoir que «l’étau judiciaire se resserre autour d’UBS France». La banque suisse subit en effet l’ouverture d’une information judiciaire pour «démarchage bancaire et financier par personne non habilitée et blanchiment (de fraude fiscale et de fonds obtenus à l’aide de démarchage illicite) commis en bande organisée». Le parquet et l’ACP étudient depuis plus d’un an les méthodes de la banque.
Le courtier du Crédit Agricole inaugure aujourd’hui une plateforme de négociation d’actions européennes, baptisée Blink MTF. Elle permettra de négocier 1.700 titres au sein de 14 marchés. Un outil destiné uniquement aux clients institutionnels et particuliers, dans l’espoir de les rassurer. Blink MTF exclut en effet ainsi les équipes de trading pour compte propre des banques et le trading à haute-fréquence, ce dernier étant découragé par la grille tarifaire selon Ian Peacock, responsable mondial des services d’exécution de Cheuvreux. Le quotidien souligne que ce «high frequency trading» suscite ainsi une nouvelle fois une initiative faisant la preuve des sentiments partagés à son égard.
L’Autriche et la Suisse ont conclu un accord visant à soumettre à l’impôt les contribuables autrichiens ayant dissimulé des fonds. L’Autriche s’est empressée de boucler cet accord car le gouvernement autrichien avait déjà inclus la manne d’un milliard d’euros qui en découle pour établir son budget. Les avoirs cachés en Suisse seront taxés entre 15 et 38% en fonction du montant et du temps d’existence de ces comptes. Vienne estime que ses contribuables ont caché entre 12 et 20 milliards d’euros dans les coffres de son voisin Suisse. Les revenus sur les intérêts seront désormais taxés à hauteur de 25%. Il s’agit du troisième accord de ce type signé par la Suisse avec un pays européen, après le Royaume-Uni et l’Allemagne.
Le moral des consommateurs américains a légèrement baissé début avril, la hausse du prix de l’essence pesant sur le budget des ménages, mais les personnes interrogées font preuve d’optimisme pour l’avenir, montre l’enquête Thomson Reuters/Université du Michigan. L’indice pour le mois d’avril en données provisoires estrevenu à 75,7 contre 76,2 en mars. Les économistes attendaient un indice stable.
Thomas Mayer, le chef économiste de Deutsche Bank, quittera son poste fin mai. Il sera remplacé par David Folkerts-Landau, actuel patron de la recherche de marchés, qui doit aussi faire son entrée le 1er juin au comité exécutif du groupe. Thomas Mayer continuera à prodiguer ses conseils aux dirigeants et aux clients de la banque allemande tout en se consacrant davantage à la recherche économique.
Les prix à la consommation aux Etats-Unis ont augmenté de 0,3% en mars, la hausse du prix de l’essence étant compensée par la baisse des coûts de l'électricité, selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail. Ce chiffre est conforme aux anticipations du marché. En février, les prix de détail avaient augmenté de 0,4%. Hors éléments volatils que sont les prix alimentaires et l'énergie, l’inflation apparaît modeste. Elle est de 0,2% après avoir été de 0,1% en février.
Le groupe a choisi ce vendredi 13 pour émettre 500 millions d’euros d’obligations à 7 ans. Le rendement indicatif est de 140 points de base au-dessus des mid-swaps, par rapport à une fourchette initiale de 145-150 pb. BNP Paribas, HSBC, Mediobanca, MUSI, RBS, Santander et UniCredit dirigent l’opération.
Credit Suisse, Deutsche Bank et JPMorgan planchent depuis près d’un an sur la création d’un contrat standardisé de protection contre le risque de défaut des obligations sécurisées. Même si les covered bonds sont garanties par des actifs et très rarement sujettes à défaut, les trois banques estiment que les investisseurs pourraient nécessiter des CDS pour se couvrir contre la volatilité des spreads sur ce marché en croissance, selon Risk Magazine. Un avis par forcément partagé par certains institutionnels, qui craignent qu’un tel instrument serve surtout à spéculer indirectement sur le risque souverain.
L’AFT annonce l’adjudication, le lundi 16 avril, d’un montant global compris entre 6,7 et 7,9 milliards d’euros de bons du Trésor (BTF). Cette opération portera sur 3,6 à 4,0 milliards d’euros de bons à 13 semaines qui arriveront à échéance le 19 juillet 2012, sur 1,4 à 1,8 milliard d’euros de bons à 24 semaines à échéance du 4 octobre, et sur 1,7 milliard à 2,1 milliards d’euros de bons à 50 semaines à échéance du 4 avril 2013.
La Suisse ne peut faire davantage de concessions à l’Allemagne et aux Etats-Unis en matière de lutte contre l'évasion fiscale, a déclaré la ministre suisse des Finances, Eveline Widmer-Schlumpf qui a ajouté que la France et l’Italie allaient probablement surveiller l'évolution des discussions entre Berne et Berlin avant de s’engager à leur tour dans la négociation d’un accord similaire.
L’Agence France Trésor annonce la création de l’OAT indexée sur l’inflation européenne, 0,25% ,25 juillet 2018. Cette OAT sera adjugée pour la première fois le jeudi 19 avril 2012 à 11h50 (règlement le 24 avril 2012). Le code ISIN est en cours de création.
Les prix à la consommation ont augmenté 0,3% sur un mois en mars et de 2,1% sur un an, a annoncé vendredi le Bureau fédéral des statistiques, confirmant ainsi des données préliminaires. Selon les normes européennes harmonisées, l’inflation est confirmée à 0,4% sur un mois et à 2,3% sur un an. Hors carburant et fioul de chauffage, la progression des prix revient à 1,8%.
Le nombre de créations d’entreprises a augmenté de 8,4% en mars en France après une baisse de 3,4% en février, selon des données publiées par l’Insee. En excluant les auto-entrepreneurs, la hausse a été de 2,6% en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables. Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois, par rapport à la même période en 2011, est en hausse de 4,5%.
L’indice de référence des loyers publié vendredi par l’Insee est en hausse de 2,24% sur un an au premier trimestre 2012, à 122,37, après une hausse de 2,11% au trimestre précédent. L’indice correspond à la moyenne, sur les 12 derniers mois, de l’indice des prix à la consommation hors tabac et loyers. Calculé sur une référence 100 au quatrième trimestre 1998, il sert de référence pour la révision des loyers d’habitation.
Le spécialiste de l’investissement de long terme Meridiam Infrastructure a annoncé le 12 avril avoir levé 935 millions d’euros, soit 1,225 milliard de dollars, avec le véhicule Meridiam II Europe clos le 15 mars 2012 et au total plus de 2 milliards de dollars avec le véhicule Méridiam II Amérique du Nord encore en levée.Parallèlement, la société d’investissement inaugure une nouvelle gouvernance, avec la création d’un conseil de surveillance composé de huit membres dont un représentant du personnel. Y siègent notamment Hervé de Carmoy (président), l’ex-Premier Ministre hongrois Gordon Bajnai, et Ian Thomas, PDG de Fluor Europe. La société a également mis en place un nouvel actionnariat dans lequel Thierry Déau, président fondateur de Meridiam Infrastructure, et les associés deviennent majoritaires. Avec près de 2,4 milliards d’euros (3 milliards de dollars) d’actifs sous gestion, Meridiam est aujourd’hui le premier investisseur privé dans les infrastructures publiques en Europe et en Amérique du Nord.
Après un pic en 2009 à 18,2 milliards d’euros, les encours en Europe des fonds thématiques environnementaux sont retombés à 13,3 milliards d’euros en 2011, soit le même niveau de 2008. «Le soufflé est retombé», résume Dominique Blanc, directeur de la recherche de Novethic, qui présentait une nouvelle étude sur les fonds verts quatre ans après la première édition.Les 194 fonds thématiques recensés par Novethic en Europe ont enregistré en quatre ans des souscriptions nettes de seulement 910 millions d’euros, alors que les besoins de financement nécessaires en France afin que les énergies renouvelables représentent 25 % du mix énergétique à horizon 2020 sont estimés à 7 milliards par le Syndicat des Energies Renouvelables, note Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic.Une collecte faible qui peut s’expliquer par «des performances financières handicapantes», selon Novethic. Si les fonds verts ont gagné 27,2 % en 2009 et 6,6 % en 2010, ils ont perdu 41,6 % en 2008 et 19 % en 2011. L’autre raison de ce relatif désintérêt des investisseurs pourrait se trouver dans le positionnement marketing parfois ambigu des fonds verts. Ainsi, Novethic note que seule la moitié des produits du panel étudié présente des investissements en ligne avec la thématique annoncée par leur marketing. Par ailleurs, le choix des entreprises est parfois contestable. Ainsi nombre des fonds «énergie propre» ou «énergie alternative» considèrent que le gaz et l’énergie nucléaire sont éligibles car moins polluants que le pétrole ou le charbon…
A Plus Finance lance deux nouveaux fonds dédiés au financement des PME : FIP A Plus Transmission 12, dédié au financement des opérations de transmission des entreprises via un financement en dette et en capital, et le FCPI A Plus E-business 12, dédié à la net-économie.Pour le premier fonds, l’objectif est d’assurer la reprise par des managers expérimentés, pour en favoriser la croissance. Les sociétés ciblées sont le plus souvent arrivées à un stade de maturité avancé et s’appuient sur un business modèle et une santé financière avérés. Ce type d’opération dont le financement nécessite dette et capital répond à l’obligation du FIP d’être investi à 40% minimum en augmentations de capital. Dans le cas d’A Plus Transmission 12, le solde est investi en obligations convertibles.Pour le second fonds, l’équipe de gestion propose dans son millésime 2012 une stratégie d’investissement qui vise à cibler deux types d’entreprises de la net-économie : celles qui créent l’écosystème du E-business et celles qui s’y épanouissent. Les premières offrent un profil de récurrence assimilable à de l’infrastructure, les secondes proposent clairement un modèle de croissance.
Christine Sonnier, rejoint les équipes de BNP Paribas REIM en France. Au sein de la ligne métier Investment Management, elle prend en charge l’investissement et la cession d’actifs immobiliers, la levée de fonds et le développement des produits de la société de gestion de portefeuille, sous la direction de Jacqueline Faisant, président du directoire de BNP Paribas REIM en France. Elle sera également membre du comité exécutif de BNP Paribas REIM à l’international, note un communiqué.Auparavant, Christine Sonnier travaillait chez CBRE Investors comme directrice de fonds paneuropéens depuis 2002 et a pris la direction Générale de la plateforme Europe Continentale à partir de février 2010 ainsi que la présidence de la société de gestion à Milan entre 2007 et novembre 2011.Elle remplace Karl Delattre, qui devient responsable du département SIAM (Strategic Investment Asset Management), en charge de l’asset management pour compte de tiers et des fonds non réglementés, à l’international. Il est rattaché à David Aubin, directeur général Investment Management chez BNP Paribas RealEstate.Karl Delattre a rejoint BNP Paribas REIM en France en juillet 2006. Depuis 2009, il était directeur général délégué en charge des investissements et arbitrages, du développement et marketing, et du commercial. Il est également membre du directoire.
Fimalac vient de procéder à la cession de 10 % de Fitch Group à Hearst, comme cela avait été annoncé le 9 février dernier. Les deux associés détiennent désormais chacun 50 % du capital de Fitch Group, Marc Ladreit de Lacharrière demeurant le Chairman.Comme prévu, Fimalac a perçu un montant de 177 millions de dollars au titre de cette vente, soit la contrevaleur d’environ 135 millions d’euros. La participation de 50 % détenue par Fimalac fera désormais l’objet d’une mise en équivalence dans les comptes consolidés du Groupe et ces derniers enregistreront une plus-value nette estimée à au moins 80 millions d’euros.
Market Vectors ETF Trust (groupe Van Eck Global) annonce avoir lancé ce qu’il estime être le premier ETF sur les obligations à haut rendement émises par des «anges déchus». Ce produit, dont l’acronyme sur NYSE Arca est ANGL, est le Market Vectors Fallen Angel High Yield Bond ETF. Le fonds s’efforce de répliquer le plus fidèlement possible l’indice BofA Merrill Lynch U.S. Fallen Angel High Yield Index (H0FA), couvrant des titres émis en dollars par des sociétés américaines ou étrangères sur le marché intérieur américain. Parmi ces titres figurent Ford, J.C. Penney ou New York Times Co.Le TFE est plafonné à 0,40 % au moins jusqu’au 1er septembre 2013.
Morgan Stanley Investment Management a annoncé que sa filiale Morgan Stanley Alternative Investment Partners (Morgan Stanley AIP) a reçu des engagements d’investissement pour un total de 1,3 milliard de dollars pour son fonds Morgan Stanley Private Markets Fund V (PMF V) et d’autres comptes séparés. L’objectif initial était de 1,25 milliard de dollars, précise un communiqué. Le fonds va investir dans les trois stratégies principales du capital investissement : le buyout, le venture capital et les situations spéciales.
Prudential Real Estate Investors vient d’annoncer le bouclage final de son fonds Senior Housing Partners IV, qui a levé au total 568 millions de dollars auprès d’investisseurs institutionnels. Le fonds est spécialisé dans l’investissement dans les résidences pour personnes âgées dépendantes et à la mémoire déficiente.
Malgré un environnement très difficile et une défiance généralisée à l'égard des actions européennes, Mandarine Gestion, qui n’a pas encore franchi le cap des cinq ans d’existence, semble plutôt bien traverser la crise. L’an dernier, la société de gestion a réalisé une collecte nette de 200 millions d’euros malgré un dernier trimestre très chahuté. Mandarine a également subi un effet marché négatif d’environ 500 millions d’euros. Ainsi, après avoir culminé l’an dernier à un peu plus de 2 milliards d’euros pour ensuite plonger à un peu moins de 1,4 milliard en fin d’année, la société affichait fin mars 2012 des actifs sous gestion de 1,52 milliard d’euros, a indiqué le 12 avril le patron de Mandarine Gestion, Marc Renaud, à l’occasion d’un point de presse.Outre l’inconvénient dans le contexte actuel d’avoir une gamme quasi 100% directionnelle, Mandarine Gestion n’a pas non plus connu la croissance espérée à l’international. Le actifs sous gestion issus de l'étranger représentent malgré tout 22% de l’encours, grâce notamment à deux mandats dédiés au Royaume-Uni, à la banque privée à Genève, à des clients en Autriche, Italie et Portugal et, last but not least à la contribution allemande, qui représente une encours de quelque 50 millions d’euros."Nous ne remettons pas en cause notre présence physique en Allemagne mais il est vrai que le développement de l’activité n’est pas à la hauteur de nos espérances», a reconnu Marc Renaud. «Cela dit, nous sommes très confiants en notre capacité à nous développer à l’international», a poursuivi Marc Renaud qui compte bien poursuivre sa conquête commerciale sur tous les fronts européens déjà investis avec l’aide depuis deux mois d’un nouveau site internet multilingue.Pour 2012, Mandarine Gestion affiche un objectif de collecte de l’ordre de 400 millions d’euros. «C’est ambitieux mais possible», estime Marc Renaud qui souligne l’importance du suivi des grands consultants londoniens dont les recommandations peuvent avoir un impact considérable. Sur le front des produits, Mandarine envisage une diversification de la gamme mais sans complétement s'écarter de son savoir-faire historique sur les actions et de sa philosophie d’investissement qui est de proposer des produits en phase avec les besoins de l'économie réelle. «Il n’est pas question que de faire des long/short ou de l’arbitrage de volatilité. Mais nous aimerions bien pouvoir proposer un fonds sur les grandes valeurs européennes», a indiqué Marc Renaud. Mais il faudra pour cela trouver, pourquoi pas dans le courant de l’année, un gérant en harmonie avec la stratégie de Mandarine. Egalement à l'étude, un produit sur les actions émergentes «différenciant"…
Voici trois semaines, Baring Asset Management a obtenu l’agrément de commercialisation en France du compartiment Dynamic Emerging Markets Fund de son OEIC irlandais dont la part en euros a généré une performance de 8,36 % depuis son lancement le 20 octobre. Le fonds lui-même a collecté 130 millions de livres depuis la création le 29 juin 2011 (lire Newsmanagers du 1er juillet), avec une performance convertie en euros de 4,65 %. A présent, l’antenne parisienne du gestionnaire britannique présente le produit aux investisseurs français.Hartwig Kos, le gérant, explique que l’objectif consiste à générer une performance similaire à celle des actions avec un risque correspondant à 70 % de celui de cette classe d’actifs, mais qu’en fait il n’a jusqu'à présent pas dépassé les 50 %. Le portefeuille est construit à partir des actions (125 lignes au total), soit en direct, soit au travers d’ETF, autour desquelles l'équipe de gestion ajoute des obligations (25 lignes), des devises, des matières premières (au travers d’ETC), des dérivés, des instruments du marché monétaire et du cash. La seule contrainte est d’avoir au moins 70 % d’exposition aux marchés émergents. Le fonds ne peut ni vendre à découvert en net ni recourir à un effet de levier.
Le singapourien Aberdeen Asset Management Asia Ltd (Aberdeen Asia) a annoncé le bouclage de son fonds de fonds fermé Aberdeen Asia III Property Fund of Funds (Asia III), spécialiste de l’immobilier asiatique et destiné aux investisseurs institutionnels. Aberdeen Asia a levé au premier tour de table un total 242 millions de dollars.Parmi les investisseurs, certains se sont réengagés pour un total de 230 millions lors de la prochaine levée de fonds, ce qui porterait le potentiel d’investissement du fonds de fonds à 472 millions, souligne un communiqué. L’objectif du fonds est de constituer un portefeuille de fonds «best-in-class» de la région axés à la fois sur des marchés matures comme le Japon et l’Australie ainsi que des marchés émergents comme la Chine et l’Inde.L’objectif de performance est de l’ordre de 13-17 % par an.