Le président de la Fed de St Louis a déclaré vendredi lors d’un colloque qu’une politique monétaire conventionnelle «prudente» rendait nécessaire un relèvement des taux dès à présent aux Etats-Unis et qu’aucun argument à l’encontre de cette proposition ne lui paraissait convaincant. James Bullard, qui ne dispose pas de droit de vote actuellement au sein du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC), a précisé qu’il aurait voté contre la décision prise de ne pas relever les taux en septembre.
Les gestions ont réduit leurs prévisions sur tous les indices. Elles tablent sur un rebond de 10,5% de l’EuroStoxx 50, mais de 6% du S&P 500 à six mois.
L’agence américaine a relevé vendredi la note souveraine de l’Espagne, de BBB à BBB+, assortie d’une perspective stable. «L’économie de l’Espagne a bénéficié de deux cycles de réformes du marché du travail depuis 2010, qui ont amélioré la compétitivité des exportations et du secteur des services, et de conditions financières plus favorables», écrit S&P. Elle table sur une croissance nominale du produit intérieur brut (PIB) de 4% «au cours des prochaines années».
L’état de catastrophe naturelle sera reconnu dès mercredi au conseil des ministres, a déclaré hier François Hollande à la suite des très violentes intempéries qui ont frappé les Alpes-Maritimes samedi soir. Il a précisé que les indemnisations versées le seront «dans un délai de trois mois» et qu’un fonds de soutien aux collectivités locales sera également mis en place.
Le Premier ministre britannique a indiqué dimanche qu’il ferait campagne pour le maintien de son pays dans l’Union européenne s’il obtient les concessions qu’il réclame dans les relations entre Londres et le bloc communautaire mais sans exclure aucune option si ses demandes ne sont pas satisfaites. «J’essaie d’obtenir ce dont la Grande-Bretagne a besoin et dès que cela sera le cas, j’irai plaider pour un maintien dans une Europe réformée», a-t-il déclaré.
La Cour suprême brésilienne a donné son feu vert vendredi à l’audition de l’ancien président Luiz Inácio Lula da Silva dans le cadre de l’enquête sur le scandale de corruption présumé au sein du pétrolier public Petrobras. Dans la requête déposée il y a plusieurs mois, les enquêteurs s’interrogent sur les bénéfices qu’aurait pu tirer l’ancien chef d’Etat, par ailleurs visé par une enquête pour trafic d’influence. Le parquet affirme que rien ne prouve que l’ex-président soit lié à ce scandale qui fragilise depuis plusieurs mois la présidente actuelle, Dilma Rousseff.
La question d’une augmentation des taxes sur le diesel est «sur la table», a déclaré hier sur France 5 la ministre de l’Environnement, qui a appelé à «programmer» une sortie de l’avantage du diesel à un horizon de cinq ans. En plein scandale Volkswagen, Europe Ecologie-Les Verts a de son côté appelé à supprimer les aides au diesel en cinq ans et à interdire ce carburant «dans l’ensemble du pays d’ici 2025».
La Grèce doit mettre en oeuvre les mesures liées au programme de renflouement international afin de parvenir à son objectif principal qui est de retrouver un accès aux marchés financiers et mettre fin au contrôle extérieur intrusif exercé par les créanciers du pays, a expliqué samedi le Premier ministre grec Alexis Tsipras. S’exprimant devant les députés de son parti Syriza à l’occasion de la séance inaugurale du nouveau parlement, il a ajouté qu’il comptait parvenir aussi vite que possible au premier examen des projets de réformes demandées dans le cadre du programme d’assistance de 85 milliards d’euros conclu en août. «Notre objectif principal est de sortir de ce système de surveillance et de retrouver l’accès aux marchés. Mais une condition nécessaire à cela est un retour à la croissance», a souligné celui-ci.
La société spécialisée dans l’échange de devises a annoncé vendredi avoir doublé en huit mois le volume d’échanges effectués sur sa plateforme, qui a atteint deux milliards de dollars de transactions totales. «Il nous a fallu trois ans et demi pour arriver au premier milliard; un montant que nous avons doublé avec trois mois d’avance sur nos prévisions initiales», a précisé Philippe Gelis, PDG et cofondateur de Kantox.
Alors qu’Amundi a prévu de s’introduire en Bourse, les gérants s’interrogent sur sa valorisation. L’exercice est en effet compliqué tant par le manque de sociétés comparables que par la spécificité de l’activité.
Christian Carrega, directeur général de Préfon à la rédaction de Next Finance : «Nous étudions toutes solutions d’investissements «décarbonnées» telles que les indices/ETFs actions à faible intensité carbone avec nos assureurs gestionnaires (CNP Assurances, Allianz, Axa et Gan-Groupama), nous avons déjà souscrit à des émissions de Green bonds émises par EDF, ENGIE ou la région IdF.» Difficultés pour mesurer l’empreinte carbone des investissements en actions «Cette méthodologie n’est pas encore tout à fait « stabilisée » pour la simple et bonne raisons que plusieurs questions restent encore en suspens à notre avis : quelle méthodologie utiliser : doit-elle par exemple se faire sur la base d’un euro investi, comment comparer deux portefeuilles ? doit-on avoir le même niveau de mesure de l’empreinte carbone pour un investissement en action et en obligation ? quid de la fiabilité des données utilisées ? Une grande partie des données sont en réalités extrapolées par les agences. Il n’en reste pas moins que nous avons engagé des travaux en collaboration avec Vigeo afin de mesurer l’empreinte carbone du portefeuille du régime.»
Le Trésor a soumis à la Place deux propositions pour amorcer le démarrage du contrat d’assurance-vie «euro-croissance». Lancé en 2014 et censé favoriser le financement de l’économie, ce nouveau contrat offre une garantie en capital à l’investisseur à condition qu’il reste au moins investi huit ans. Plébiscité par les acteurs de l’assurance, le contrat peine cependant à attirer les investisseurs dans un contexte de taux bas.
Les entreprises ont nettement ralenti les créations de postes ces deux derniers mois aux Etats-Unis et les salaires ont baissé en septembre, une évolution qui alimente les doutes sur la capacité de l’économie à supporter l’impact d’une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale d’ici la fin de l’année. Les créations d’emploi hors agriculture n’ont atteint que 142.000 en septembre, alors que les économistes interrogés par Reuters en attendaient en moyenne 203.000. Les chiffres de juillet et d’août ont été révisés en baisse et font ressortir 59.000 créations de moins qu’estimé auparavant.
Réalisé en juillet auprès de 1.000 salariés et autant d’employeurs, le 11e baromètre de la prévoyance CTIP/Crédoc livre un tableau frappant à trois mois de la généralisation de la complémentaire santé (ANI). Si le taux d’équipement progresse avec près de 7 salariés sur 10 couverts (contre 6 lors de la précédente édition en 2013), 28% des entreprises interrogées n’ont pas encore souscrit de garantie.
Au deuxième trimestre 2015, le total des actifs financiers des sociétés d’assurance et des fonds de pension de la zone euro a diminué, s’inscrivant à 9.077 milliards d’euros, après 9.461 milliards au trimestre précédent, selon des statistiques communiquées par la banque centrale européenne (BCE). Sur la même période, les provisions techniques d’assurance, principale rubrique du passif des sociétés d’assurance et des fonds de pension, sont ressorties en baisse à 7.464 milliards d’euros, après 7.653 milliards. Ce recul s’explique en grande partie par une diminution de la valeur des actifs correspondants. S’agissant de la ventilation de l’actif du bilan agrégé des sociétés d’assurance et des fonds de pension de la zone euro, les avoirs en titres autres que des actions représentaient, à fin juin 2015, 40 % du total des actifs financiers de ce secteur. Les parts de fonds d’investissement constituaient le deuxième poste le plus important, soit 28 % du total des actifs financiers. Enfin, les actions et autres participations représentaient 11 % du total. En ce qui concerne les transactions sur les principales rubriques des provisions techniques d’assurance, les droits nets des ménages sur les provisions techniques d’assurance vie ont augmenté de 19 milliards d’euros au deuxième trimestre 2015. Les droits nets des ménages sur les fonds de pension se sont inscrits en baisse de 4 milliards d’euros sur la même période, tandis que les provisions pour primes non acquises et les provisions pour sinistres ont enregistré une progression de 4 milliards. S’agissant des contributions des deux sous-secteurs, le total des actifs financiers des sociétés d’assurance s’élevait à 6.908 milliards d’euros fin juin 2015, soit 76 % du bilan agrégé du secteur des sociétés d’assurance et des fonds de pension, tandis que le total des actifs financiers des fonds de pension représentait 2.169 milliards.
En quête de rendements, les fonds de pension en Europe du Nord commencent à s’intéresser aux titres adossés à des actifs (asset-back securities ou ABS), rapporte le Financial Times. M&G indique avoir levé 1,5 milliard d’euros pour des stratégies ABS, principalement auprès de fonds de pension britanniques, néerlandais et nordiques, depuis mars cette année. Depuis novembre de l’année dernière, la Banque centrale européenne achète des ABS.
La société de gestion alternative Aspect Capital a recruté Hobson Barnes au poste de directeur commercial responsable des ventes européennes. Il rejoint la société en provenance de Chenavari Investment Managers, où il était managing director.
BMO Global Asset Management a annoncé, ce 1er octobre, la nomination avec effet immédiat de Rochus Appert au poste de directeur commercial senior («Senior Sales Director») pour la Suisse germanophone. Cette arrivée permet à BMO Global Asset Management d’élargir sa présence européenne à la Suisse et dans d’autres marchés clés, indique le gestionnaire d’actifs dans un communiqué. Basée à Zurich, la nouvelle recrue sera rattachée à Georg Kyd-Redenburg, responsable de la distribution «wholesale» en EuropeRochus Appert a travaillé pendant 10 ans chez State Street Global Advisers. Dernièrement, il était responsable de l’activité auprès des intermédiaires et de l’activité de SPDR ETF en Suisse, un poste qu’il occupait depuis 2008. Plus tôt dans sa carrière, il a été responsable des fusions-acquisitions pour les sociétés européennes de moyenne capitalisation chez Credit Suisse Private Bank. Il a également occupé des postes de financement de projets et de financement structuré chez WestLB et UBS.
BlackRock accueillera à partir du mois d’octobre Martin Lück, qui a été recruté au poste de responsable de la stratégie d’investissement pour l’Allemagne, l’Autriche et l’Europe de l’Est, selon des informations de Fondsprofessionell, confirmées par le gérant américain de la gestion d’actifs. L’intéressé sera en charge de la définition de la stratégie d’investissement sur ces régions et basé à Francfort. Il sera également chargé de fournir des informations macro-économiques à la clientèle institutionnelle et aidera au développement de l’activité multi-asset sur les marchés dont il a la responsabilité. Avant de rejoindre BlackRock, Martin Lück était économiste en chef pour UBS Allemagne.
La société de gestion britannique Rathhone Brothers a annoncé, ce 1er octobre, l’acquisition de 80,1% du capital du groupe Vision, un réseau de conseillers financiers indépendants qui comprend les sociétés Vision Independent Financial Planning et Castle Investment Solutions. Le montant de l’opération s’élève à 5 millions d’euros, auquel s’ajoutera la valeur de l’actif net de l’activité à la date de la finalisation de la transaction et un paiement complémentaire pouvant aller jusqu’à 13 millions de livres qui interviendra entre la finalisation de l’opération et début 2020. «Ces paiements complémentaires dépendent de la capacité de Vision Group à atteindre des objectifs opérationnels et de croissance», précise Rathbone Brothers dans un communiqué.Rathbones avait déjà acquis une participation de 19,9% au capital de Vision Group pour un montant de 2 millions de livres en octobre 2012. Vision Group affiche 925 millions de livres d’actifs conseillés au 31 août 2015 et 78 conseillers financiers intervenant sur l’ensemble du territoire britannique.
Le gestionnaire d’actifs américain Lazard Asset Management a annoncé le lancement du fonds Lazard European Alternative dont la gestion est confiée à Leopold Arminjon, un ancien gérant de Henderson Global Investors qui a rejoint Lazard au mois de juin. Ce nouveau fonds long/short, au format Ucits, repose sur une sélection «bottom-up» des valeurs et offre un portefeuille liquide d’environ 60 positions «long» ou «short» dans des entreprises européennes de grande et moyenne capitalisations. Aux côtés de Leopold Arminjon, Nitin Arora, qui a récemment rejoint Lazard après cinq années passées chez HSBC en tant qu’analyste actions, officiera en qualité de co-gérant du fonds. A ce stade, ce nouveau fonds, domicilié à Dublin, n’est enregistré à la commercialisation qu’au Royaume-Uni. Toutefois, il devrait très prochainement être disponible aux investisseurs d’autres pays.
Lloyds Banking Group a annoncé le 1er octobre le départ du directeur général de Scottish Widows, Toby Strauss, et son remplacement par Antonio Lorenzo, en qualité de directeur général. Antonio Lorenzo prend également en charge la division Assurance en qualité de «Group Director» intérimaire.
Sous la pression de plusieurs de ses actionnaires, dont le fonds activiste Elliott, le gestionnaire d’actifs britannique Alliance Trust a procédé, ce 1er octobre, à une profonde réorganisation de sa gouvernance. Ainsi, la société de gestion a décidé de modifier son conseil d’administration pour le rendre totalement indépendant, comprenant uniquement des administrateurs non-exécutifs. En outre, un conseil d’administration distinct, comprenant des administrateurs indépendants non-exécutifs, va être mis en place pour Alliance Trust Investment (ATI) «afin d’assurer une séparation nécessaire entre les intérêts des actionnaires et des gérants», explique Karin Forseke, présidente d’Alliance Trust, dans une lettre publiée sur son site internet.Dans ce cadre, Susan Noble va devenir présidente d’ATI et, par conséquent, va quitter le conseil d’administration d’Alliance Trust. Autre conséquence majeure : Katherine Garrett-Cox quitte le conseil d’administration d’Alliance Trust. Elle conserve toutefois ses fonctions de directrice générale d’Alliance Trust Investment. Enfin, la société de gestion a annoncé que son directeur financier Alan Trotter a décidé de quitter Alliance Trust. Ces changements prendront effet «aussitôt que possible et pas plus tard que le 1er mars 2016".
Le gestionnaire d’actifs Pemberton Asset Management a nommé Mike Anderson au poste de responsable des relations avec les investisseurs, rapporte Reuters. L’intéressé arrive en provenance d’Intermediate Capital Group, où il était déjà en charge des relations avec les investisseurs pour le Royaume-Uni et le Moyen-Orient, ainsi que des relations avec les consultants à l’échelle mondiale.
Le groupe Edmond de Rothschild gère 6,5 milliards de francs suisses d’actifs dans ses fonds de hedge funds. «Cela représente plus de 10 % des actifs gérés par Edmond de Rothschild Asset Management. C’est donc une activité essentielle pour notre gestion d’actifs, qui a connu une progression de ses encours importante depuis 2009. Au cours des deux dernières années, nous avons observé des remboursements en Europe, des souscriptions en Asie et au Moyen-Orient, en particulier de la part d’institutionnels. Les variations dans cette industrie sont cycliques, la tendance long terme reste haussière. Dans ce contexte, les 6,5 milliards que nous gérons aujourd’hui constituent un montant qui nous conforte dans notre position parmi les leaders de l’industrie des fonds de hedge funds», explique Rick Sopher, responsable de la multigestion alternative du groupe dans les colonnes de L’Agefi suisse.