Le fonds de pension canadien Omers, qui constitue une partie importante du système de retraite de l’Ontario, a fait état pour l’exercice écoulé d’une augmentation de 5 milliards de dollars de son actif net à 77 milliards de dollars et a enregistré un rendement net des placements de 6,7 % (après déduction de toutes les dépenses), dépassant ainsi ses exigences de capitalisation à long terme (6,5%). Le taux de couverture s’est amélioré à 91,5% contre 90,8% précédemment.« Les rendements exceptionnels des actions de sociétés fermées, des actifs d’infrastructure, et de l’immobilier ont aidé à contrebalancer les difficultés rencontrées dans les marchés publics, ce qui témoigne de l’importance de la diversification et l’investissement dans des actifs de haute qualité », a déclaré Michael Latimer, président et chef de la direction d’Omers.Les investissements publics ont dégagé un rendement de 0,7 % (net) et les investissements privés ont généré un rendement de 14,5 % (net). Bien que les rendements des marchés privés demeurent élevés, les marchés financiers doivent faire face au ralentissement de la croissance mondiale, à la faiblesse persistante des taux d’intérêt et à une volatilité accrue. Durant l’année écoulée, la part des investissements publics est passée à 52% des encours contre 58% précédemment. Du côté des investissements privés, les actions passent de 12,2% en 2014 à 14,7% l’an dernier, les infrastructures de 14,7% à 16,4% et l’immobilier de 15,1% à 16,9%. Le rendement de la poche infrastructures s’inscrit à 17,3% en 2015 contre 10,6% l’année précédente, celui de l’immobilier à 15,3% contre 8,7%.
Le groupe Advenis a annoncé lundi 29 février une réorganisation de sa gouvernance avec prise d’effet immédiate. La direction générale déléguée du groupe est confiée à Rodolphe Manasterski qui rapporte directement à Stéphane Amine, président directeur général d’Advenis.Rodolphe Manasterski était jusqu’à présent le Directeur des Opérations d’Advenis, en charge des activités Supports. Auparavant, il était directeur au sein du cabinet Alvarez & Marsal spécialisé dans la conduite du changement et la réorganisation d’entreprises. Il a débuté sa carrière en tant que banquier d’affaires à Londres chez Crédit Suisse.D’autre part, Jérôme Frank va coordonner l’ensemble de l’activité commerciale auprès de la clientèle institutionnelle et Family Office d’Advenis, à laquelle est proposée l’offre globale du groupe (produits financiers et immobiliers). En qualité de président directeur général d’Advenis Investment Managers, il sera épaulé par Thibault Delahaye, directeur général d’Advenis Investment Managers, précise un communiqué.Enfin, Fadi Caledit rejoint Inovalis, la maison-mère d’Advenis, pour y exercer des fonctions liées aux investissements et arbitrages immobiliers, notamment le montage des opérations immobilières et de promotion.Par ailleurs, le groupe Advenis qui publiait également hier ses résultats financiers au titre de l’exercice 2015, a réalisé un chiffre d’affaires de 86,1 millions d’euros marqué par un certain nombre d’éléments exceptionnels, selon le groupe. La hausse du chiffre par rapport à l’année précédente est de 8% en vision proforma. En Gestion d’Actifs, Gestion Privée et Distribution, le chiffre d’affaires de 27,614 millions d’euros est en légère diminution d’une année à l’autre (-1%). L’activité commerciale est touchée par le ralentissement des ventes immobilières. Le pôle Services Immobiliers bénéficie d’une transaction exceptionnelle pilotée par les activités allemandes d’Advenis Real Estate Solutions, ainsi que d’une hausse mécanique de l’activité Conseil et Transaction, consécutive à l’intégration des équipes ex-Gemofis. Ces deux éléments ont généré un impact favorable d’environ 5,7 millions d’euros sur le chiffre d’affaires en 2015.Le pôle Production Immobilière affiche une hausse de chiffre d’affaires de 10%. Celle-ci s’explique principalement par un effet-volume lié à la taille et à l’avancement en 2015 du chantier de réhabilitation de l’ancien hôpital de Valenciennes. L’activité de marchands de biens est en revanche en recul par rapport à l’année dernière.En 2016, le groupe Advenis a déclaré vouloir accentuer la complémentarité de ses métiers et orienter son développement commercial autour de trois axes de progression prioritaires dont l’amélioration de la productivité commerciale dans les domaines immobilier et financier, et en assurance.
La holding familiale Téthys, présidée par Françoise Bettencourt Meyers, se dote d’une nouvelle filiale baptisée Téthys Invest, rapporte Les Echos. Ce fonds d’investissement s’appuiera sur la puissance financière de sa maison-mère et doit permettre à la troisième génération portée par Françoise Bettencourt Meyers, son mari et leurs deux enfants, à diversifier ses actifs et prendre des participations financières dans plusieurs entreprises de différents secteurs et de taille variable. Téthys Invest sera dirigé à partir du 15 mars prochain par Alexandre Benais, un banquier d’affaires de 40 ans qui était associé-gérant au sein de la banque Lazard depuis 2011. La maison-mère de Téthys Invest, qui détient près d’un tiers de L’Oréal et plus de un milliard d’euros d’actifs, lui offrira une puissance de feu financière. Téthys obtient en effet chaque année près de 500 millions de dividendes provenant du groupe de cosmétiques.
La croissance du PIB italien s’est reprise moins fortement qu’attendu en 2015 après trois ans de récession, à un rythme de 0,8%. Le gouvernement dirigé par Matteo Renzi prévoyait une croissance de 0,9% et anticipe désormais une accélération à 1,6% cette année, même si les derniers indicateurs laissent à penser que cet objectif sera difficilement atteignable. D’autant que l’OCDE a indiqué le mois dernier que la croissance italienne pourrait ne pas dépasser le seuil de 1% cette année. Si le déficit budgétaire a été contenu en 2015 à 2,6% du PIB, le niveau de dette publique a cependant atteint un nouveau record de 132,6% du PIB.
Le Japon n’est pas intervenu sur le marché des changes entre le 28 janvier et le 25 février, a affirmé lundi le ministère des Finances, bien que le yen s’apprête à afficher sa plus forte hausse mensuelle depuis le mois d’octobre 2008. Le 11 février, le yen a atteint un pic de 15 mois à 110,985 face au dollar, profitant de son statut de valeur refuge dans un contexte d’inquiétude face au ralentissement mondial.
L’activité manufacturière dans la région de Chicago s’est de nouveau contractée en février, contrairement aux attentes, montre lundi l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI de Chicago est tombé à 47,6 ce mois-ci après 55,6 en janvier, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 53,0. Cet indice est particulièrement volatil depuis un an. Il a été à sept reprises inférieur à 50, signe d’une contraction de l’activité, en 2015.
La production totale de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a reculé en février à 32,37 millions de barils par jour (bpj) après avoir atteint 32,65 millions de bpj en janvier, selon une étude de Reuters. Pour l’essentiel, ce déclin n’est pas le fruit de la volonté des pays de l’Opep. Le recul le plus important provient ainsi d’Irak, qui a été le principal moteur de la hausse de la production en 2015. L’oléoduc transportant le brut produit au Kurdistan est à l’arrêt depuis le 17 février et pourrait rester fermé jusque mi-mars.
Dans un nouveau rapport, l’agence Standard & Poor’s dit s’attendre à ce que le stock mondial de dette gouvernementale progresse de 2% cette année pour atteindre 42.400 milliards de dollars, avec des emprunts nets de 6.700 milliards de dollars qui continueront à surpasser les montants remboursés. Les Etats-Unis devraient accroître leurs emprunts de 8% ou 163 milliards de dollars, tandis que la Chine le fera à hauteur de 18% ou 51 milliards de dollars.
L’activité en Grèce a enregistré une croissance de 0,1% au quatrième trimestre, au lieu d’une contraction de 0,6% initialement estimée, montrent les données révisées du produit intérieur brut publiées lundi par l’institut de la statistique Elstat. Sur un an, le PIB affiche une baisse de 0,8%, moins importante que celle de 1,9% annoncée en première estimation. Le PIB du troisième trimestre a également été révisé à la hausse, sa contraction ressortant à 1,4% contre un recul de 1,2% précédemment annoncé.
La croissance du Danemark a ralenti à 1,2% en 2015 après 1,3% l’année précédente, la consommation des ménages n’ayant pas repris autant qu’attendu, montrent les données préliminaires publiées lundi. Le gouvernement comme la banque centrale prévoyaient en moyenne une croissance de 1,4%. Sur le seul quatrième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,2% après une contraction de 0,5% les trois mois précédents. Pour l’année 2016, le gouvernement prévoit une hausse de 1,9% de l’activité.
La présentation du projet de loi sur la réforme du marché du travail au conseil des ministres est reportée d’une quinzaine de jours pour «lever les incompréhensions» et «corriger ce qui doit l'être», a indiqué lundi le Premier ministre, Manuel Valls. Très critiqué par l’ensemble des syndicats et une partie des élus socialistes, le texte devait à l’origine être présenté le 9 mars au conseil des ministres.
Edmond de Rothschild (Suisse) a nommé Roland D. Eberhard au poste de head of Multi-Management Alternatives, Hedge Fund Investments pour la Suisse, à compter du 1er mars 2016.
La société de gestion d’Olivier Delamarche et Jean Borjeix a fusionné avec A2 Gestion, une société de multigestion qui totalise 30 millions d’euros d’encours sous gestion. La structure est présidée par Hervé de Beublain.
Les statistiques nationales publiées par Efama pour l’année 2015 ne montrent pas de profonds changements dans la hiérarchie des places domiciliataires.
L'augmentation des encours sous gestion au sein de l'industrie des OPCVM en Europe aurait ralentit le processus de consolidation du secteur, estime Lipper. Tour d'horizon des tendances des offres produits par classes d'actifs.
A 20 ans, David Charlet a une idée très précise de ce qu’il veut et surtout de ce qu’il ne veut pas faire. « J’avais envie de gérer des entreprises, de m’occuper du développement de structures et éventuellement d’évoluer dans le monde de la gestion de patrimoine sans que cela soit très précis, nous confie-t-il. Je n’avais pas envie d’être un gérant de fonds et je ne voulais pas être un salarié toute ma vie. J’avais l’ambition de fabriquer quelque chose. »
La Caisse des dépôts (CDC) a franchi en hausse le seuil de 10% du capital de Vallourec après l’acquisition par sa filiale Bpifrance d’actions du spécialiste des tubes sans soudure en acier, selon un avis de l’Autorité des marchés financiers (AMF) publié mardi. L’AMF précise que la CDC détient 10,08% du capital de Vallourec, dont 7,93% détenus par Bpifrance qui a aussi 11,73% des droits de vote. La filiale de la CDC, qui s’est engagée auprès de Vallourec à ne pas monter à plus de 15% du capital, a aussi informé l’AMF qu’elle entendait demander un siège au conseil de surveillance du groupe français. Fin janvier, Vallourec a annoncé un projet d’augmentation de capital d’un milliard d’euros à laquelle participeront Bpifrance et Nippon Steel & Sumitomo Metal Corporation (NSSMC). A l’issue de cette levée de fonds, Bpifrance et NSSMC porteront leur part au capital de Vallourec à 15% chacun. (Matthieu Protard, édité par Dominique Rodriguez)
Le groupe Up prend part au lancement du fonds d’investissement CoopMed, qui soutient le développement économique et social des pays des rives Sud et Est de la Méditerranée. Le groupe Up, acteur majeur de l'Économie Sociale et Solidaire (ESS), dont la maison-mère est une société coopérative et participative (SCOP), renforce ainsi sa stratégie d’investissement dans ses zones d’implantation et son soutien à l’ESS. CoopMed est le premier outil de financement et de développement de l'Économie Sociale et Solidaire dans les pays du pourtour méditerranéen¹. Il regroupe d’importants intervenants de l’ESS comme des banques coopératives, des mutuelles ainsi que des acteurs institutionnels dont la Banque Européenne d’Investissement. CoopMed a pour mission de développer la création d’emplois et d’activités économiques en s’appuyant sur les acteurs financiers locaux qui financent l'Économie Sociale et Solidaire. Les interventions de CoopMed bénéficieront au final à des coopératives et des micro-entrepreneurs. CoopMed vise également à lutter contre les changements climatiques en favorisant les initiatives vertes et innovantes. Le fonds va ainsi accompagner l'émancipation de la société civile en soutenant les initiatives économiques locales. La capacité initiale d’investissement de CoopMed est actuellement de 10,5 millions d’euros. L’ambition est d’atteindre 20 millions d’euros. Pour le groupe Up, ce nouvel investissement dans un fonds de développement de l’ESS vient renforcer sa politique de développement local, au cœur de ses zones d’implantation, et témoigne de sa volonté de contribuer au développement de l'Économie Sociale et Solidaire. Déjà, en 2014, le groupe Up avait intégré le fonds d’investissement CoopEst. A cela s’ajoutent les actions de la Fondation du groupe Up réalisées en 2015 dans huit pays. La Fondation du groupe Up s’engage dans le soutien aux porteurs de projets qui œuvrent pour lutter contre toutes formes d’exclusion et de discrimination, et créent de l’emploi à travers l’innovation sociale, le développement local et durable des territoires, la promotion de l’ESS et de la gouvernance démocratique. « En investissant dans CoopMed, le groupe Up soutiendra des projets ancrés dans l'Économie Sociale et Solidaire, proches de ses valeurs, afin de faire en sorte que développement économique rime toujours avec progrès social», a indiqué Yassir FICHTALI, Directeur des Relations Extérieures du groupe Up, membre du CA de CoopMed.
La production totale de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a reculé en février à 32,37 millions de barils par jour (bpj) après avoir atteint 32,65 millions de bpj en janvier, selon une étude de Reuters. Pour l’essentiel, ce déclin n’est pas le fruit de la volonté des pays de l’Opep. Le recul le plus important provient ainsi d’Irak, qui a été le principal moteur de la hausse de la production en 2015. L’oléoduc transportant le brut produit au Kurdistan est à l’arrêt depuis le 17 février et pourrait rester fermé jusque mi-mars.
Quatorze ans après un défaut sur sa dette souveraine, l’Argentine est parvenue à un accord avec ses principaux créanciers obligataires, qui avaient refusé les restructurations de dette de l’Etat (les holdouts). L’accord, conclu dans la nuit de dimanche à lundi, a été annoncé dans la journée par Daniel Pollack, un médiateur mandaté par un tribunal de New York. «C’est une étape considérable dans ce litige interminable, mais ce n’est pas l’étape finale», a-t-il déclaré. L’accord est conditionné au feu vert du parlement argentin, et plus précisément à la levée de la «Lock Law» et de la «Sovereign Law» qui interdisent tout accord de ce type.
Le Japon n’est pas intervenu sur le marché des changes entre le 28 janvier et le 25 février, a affirmé lundi le ministère des Finances, bien que le yen s’apprête à afficher sa plus forte hausse mensuelle depuis le mois d’octobre 2008. Le 11 février, le yen a atteint un pic de 15 mois à 110,985 face au dollar, profitant de son statut de valeur refuge dans un contexte d’inquiétude face au ralentissement mondial.
L’activité manufacturière dans la région de Chicago s’est de nouveau contractée en février, contrairement aux attentes, montre lundi l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI de Chicago est tombé à 47,6 ce mois-ci après 55,6 en janvier, alors que les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 53,0. Cet indice est particulièrement volatil depuis un an. Il a été à sept reprises inférieur à 50, signe d’une contraction de l’activité, en 2015.
Après une collecte nette de 250 millions d’euros en 2015, BNY Mellon Investment Management France se montre confiant pour 2016. Et pour cause, la société vient notamment de remporter deux mandats importants, confie à Newsmanagers Anne-Laure Frischlander-Jacobson, directeur général France & Benelux de BNY Mellon IM. Elle évoque également les projets de la société en France.
Lazard Asset Management (Lazard AM) a décidé d’arrêter la gestion d’une stratégie actions asiatiques hors Japon à Singapour mais la société de gestion reste présente dans le pays et reste engagée dans la région, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Selon le site d’information, l’équipe actions basée à Singapour comptait six personnes, placées sous la responsabilité de Manish Singhai. « La décision a été prise d’un point de vue purement commercial, a indique un porte-parole de Lazard AM à Asian Investor. Cela n’a rien à voir avec la performance de l’équipe. » La société de gestion a précisé que cette stratégie actions asiatiques, baptisée Lazard Asia ex-Japan Advantage Strategy, serait désormais gérée depuis les Etats-Unis. « Nous ne fermons pas notre bureau à Singapour et nous ne nous retirons pas du pays, a tenu à précisé le porte-parole de Lazard AM. Nous sommes et nous resterons engagés en Asie. »
Deutsche Asset Management a décidé de limiter l’accès à un fonds d’actions allemandes si les encours continuent de croître, rapporte le site spécialisé Citywire Selector. Le DWS Aktien Strategie Deutschland, géré depuis l’an 2000 par Henning Gebhardt, a attiré 1,3 milliard d’euros au cours des douze derniers mois pour atteindre la barre des 3 milliards d’euros. Un porte-parole de Deutsche AM a indiqué à Citywire que le fonds était désormais très proche de son plafond, ce qui impose de limiter son accès à de nouveaux engagements afin de préserver sa stratégie d’investissement.Le fonds domicilié en Allemagne mais disponible sur de nombreux marchés a dégagé 62,3% au cours des trois années à fin janvier 2016, à comparer à un gain de 31,8% pour l’indice de référence, le HDAX TR sur la même période.
Tommaso Corcos, le numéro un d’Eurizon Capital Sgr, la société de gestion d’Intesa Sanpaolo, sera le futur président d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion, rapporte Bluerating. Il remplacera Giordano Lombardo, le directeur général de Pioneer Investments, qui va prendre la présidence de la future holding de gestion d’actifs entre Unicredit et l’espagnol Santander. La nomination du président d’Assogestioni serait le fruit en premier lieu d’un accord entre les dirigeants des deux grandes banques italiennes, Carlo Messina pour Intesa Sanpaolo, et Federico Ghizzoni pour Unicredit, commente Bluerating. Generali aurait été opposé à cette nomination, de même qu’Anima Sgr et Azimut.
En 2015, 2 162 fonds ont été lancés en Europe, confirmant un déclin amorcé depuis 2011. Cette année-là, 3 196 fonds avaient été lancés. Depuis, ce nombre ne cesse de diminuer. Thomson Reuters Lipper, qui publie ces statistiques, note toutefois que cette tendance à la baisse des lancements ralentit depuis le pic de 2010. Parallèlement, 1 573 fonds ont été liquidés, soit un peu moins que l’année passée, et 1 127 fonds étaient fusionnés (stable). Les souscriptions record dans les fonds qui ont conduit à un niveau élevé d’encours à la fin 2015 ont sans doute allégé les pressions en termes de rentabilité pour les sociétés de gestion et donc ralenti le processus de concentration. « Cela signifie que certaines liquidations ou fusions de fonds ont été décalées dans le temps et auront lieu dans les années à venir », commente Thomson Reuters Lipper.Les lancements de fonds ont principalement concerné les fonds actions en 2015 (760) et les fonds diversifiés (701), les fonds obligataires arrivant en troisième position (461 fonds), devant les « autres » fonds (205) et les fonds monétaires (35). Une évolution en ligne avec la structure et les tendances du marché, note Thomson Reuters Lipper. Concernant les liquidations, ce sont aussi les fonds actions qui arrivent en tête (471), devant les « autres » fonds (397), les fonds obligataires (353) et les fonds diversifiés (342). Les fonds fusionnés concernent les fonds actions (384 fonds), les fonds obligataires (353) et les fonds diversifiés (259).Hormis les fonds diversifiés, qui s’étoffent de 100 produits, et dont la popularité se lit dans les chiffres de collecte 2015, toutes les classes d’actifs ont connu une baisse du nombre de produits disponibles, conclut Thomson Reuters Lipper.
L’opérateur boursier allemand Deutsche Börse et le britannique London Stock Exchange (LSE), en discussion en vue d’une possible fusion, ont reconnu le 26 février dans un long communiqué qu’un possible «Brexit» faisait peser un risque sur l’opération. En cas de Brexit, terme désignant une sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne, le projet de fusion entre Deutsche Börse et le LSE serait en danger, affirment les deux opérateurs. Un comité commun a été créé pour étudier les implications du vote par les électeurs du Royaume-Uni sur la présence du pays au sein à l’Union européenne et formuler éventuellement des recommandations, précisent les deux groupes. Le Premier ministre britannique David Cameron va faire voter ses concitoyens le 23 juin sur le maintien ou non de son pays dans l’Union. Il a tout récemment obtenu d’importantes concessions de la part des 27 autres pays de l’Union pour assurer le respect des intérêts britanniques au sein de l’Union. En attendant, les deux candidats au mariage ont donné quelques précisions sur les modalités de leur rapprochement. En cas de feu vert des autorités et d’un accord entre les deux entreprises, le nouveau groupe sera domicilié à Londres et chapeauté par une nouvelle maison mère britannique, assurant vouloir réaliser, comme ils l’avaient déjà initialement souligné, une fusion entre égaux, selon le communiqué.En vue de ce rapprochement, le LSE et Deutsche Börse ont entamé des discussions avec les autorités financières britannique et allemande, ainsi qu’avec les gouvernements du Royaume-Uni, d’Allemagne, d’Italie et de France, précisent-ils. Dans le détail, l’Allemand Carsten Kengeter, actuel PDG de Deutsche Börse, est appelé à devenir le patron de cette nouvelle structure. Le directeur financier du LSE, David Warren, assurera cette fonction au sein du groupe fusionné. L’actuel patron du LSE, le Français Xavier Rolet, va quant à lui démissionner de ses fonctions en cas de succès de ce mariage.La nouvelle entité serait dotée d’un directoire unitaire avec une égale représentation du groupe LSE et Deutsche Börse, détaillent les deux groupes.
Le directeur général de Credit Suisse pour la Russie, Steven Hellman, a quitté la grande banque, rapporte L’Agefi suisse. Il a renoncé à son poste ce mois-ci, a déclaré un porte-parole du numéro deux bancaire suisse, confirmant une information de la NZZ am Sonntag. Au vu d’un environnement économique détérioré, le directeur général de Credit Suisse Tidjane Thiam a décidé d’accélérer le réalignement de l’entreprise.