La Parole à... Pervenche Berès, députée européenne, coordinatrice de la commission des Affaires économiques et monétaires pour le groupe Socialistes et Démocrates
C’est la probabilité de voir la livre sterling s’affaiblir contre l’euro jusqu’à la parité au cours de l’année à venir, selon une enquête Reuters auprès d’une cinquantaine de stratégistes changes. 25 % de chances de voir un 1 pour 1, ce n’est pas encore un scénario central.
Krzysztof Rybinski ne dit pas merci à Mario Draghi. En 2012, cet ancien vice-président de la banque centrale polonaise avait eu la riche idée de concevoir un fonds en zlotys pour parier sur l’éclatement de la zone euro et la mort de la monnaie unique. Baptisé Eurogeddon, ce placement s’est surtout révélé apocalyptique pour ses souscripteurs, avec une « performance » négative de -56 % depuis son lancement. Le fonds, qui ne gérait plus que l’équivalent de 150.000 euros, vient d’être liquidé.
Ondulations. La caractéristique du cycle de croissance économique actuel aux Etats-Unis est d’être long, et même très long au regard des standards historiques. La moyenne d’un cycle depuis un siècle est de 55 mois tandis que la vague d’expansion du moment, toujours en activité, affiche déjà 98 mois. En arrêtant la comparaison aux trois derniers cycles connus, c’est-à-dire depuis 1982, la moyenne ressort alors à 95 mois. Sur cette échelle, la situation du moment ne présente aucune « anomalie » par rapport aux trente dernières années. Elle correspond à une période de politiques monétaires plus actives, à la financiarisation des économies et à un rôle du crédit bien plus important qu’auparavant. Les mois à venir n’apporteront pas d’indications définitives sur la croissance américaine dont les statistiques seront perturbées et « floutées » par les ouragans, estime Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM. Il sera difficile d’avoir une idée précise de la situation. Frédéric Rollin souligne qu’un « cycle meurt en général d’une surchauffe », une condition que ne remplit pas l’économie américaine actuellement.
Révolution. Dispersion n’est pas gage de performance. Dans une lettre envoyée au ministère des Finances norvégien, Norges Bank IM préconise une remise à plat de sa gestion de taux et crédit. Terminés l’exposition aux obligations corporate, les maturités supérieures à 10 ans ainsi que les papiers libellés dans des devises autres que le dollar, l’euro et la livre. Le fonds souverain (863 milliards d’euros sous gestion) indique vouloir réduire sa poche obligataire (aujourd’hui de 32,4 %) pour monter en puissance sur les actions, en les passant de 60% à 70 % du portefeuille cible. Si l’institutionnel croit aux vertus de la diversification pour les actions, il les juge « modérées sur les obligations ». Une des conséquences : le recentrage sur des monnaies fortes. Le benchmark obligataire n’en comptera que trois contre 23 aujourd’hui. Un traitement identique est réservé aux émissions d’entreprise (30 % de la poche obligataire à ce jour). Enfin, la limite à des maturités d’environ 10 ans offrirait une volatilité contenue. Le ministère doit donner sa réponse. Les asset managers de la planète ont les yeux rivés sur sa décision.
« Congratulations ! » En direct de Londres, l’EPRA (European Public Real Estate Association) a présenté les résultats de l’étude de Deloitte sur l’application des meilleures pratiques, en matière de reporting, des foncières cotées. En compétition, 142 acteurs dont 106 ont été primés d’une médaille d’or ou d’argent pour la qualité de leur communication. Parmi les critères portés par l’association, l’actif réévalué triple net, les taux de rendement initiaux, le taux de vacance, les ratios de coût… Certains acteurs restent à convaincre de l’intérêt d’améliorer leur reporting financier. Pour l’EPRA, la transparence de tout un secteur serait en jeu.
Rien n’arrête les hackers, ces pirates du numérique, qui peuvent parfois être aussi de simples corsaires. Surtout ceux qui veulent battre des records du monde. Equifax, une société de notation des particuliers américains, a été victime d’un piratage informatique géant entre mi-mai et juillet. Elle a découvert l’intrusion le 29 juillet dernier. Des informations personnelles concernant 143 millions d’Américains – numéros de Sécurité sociale, de permis de conduire – se sont évaporées dans la nature. Le piratage a emmené au passage plus de 200.000 numéros de cartes de crédit et 180.000 dossiers de clients impliqués dans des litiges. Evidemment, les suites judiciaires risquent d’être très longues. Une bonne trentaine de procédures en justice ont été lancées et ce ne sont pas les pirates qui auront à rendre des comptes.
Lundi 11 septembre 2017 en cours de matinée : l’indice MSCI Monde Actions atteint un plus haut historique juste après les premiers échanges sur les marchés européens. L’indice traque quelque 2.400 actions dans pas moins de 47 pays et représente un ensemble de 2.800 milliards de dollars. Les investisseurs ont été soulagés par deux choses, selon les agences. Premièrement, l’ouragan Irma a perdu de sa puissance et l’ampleur des dégâts qu’il a causés est bien moindre qu’attendu. Seconde explication, la Corée du Nord n’a pas fait de test de missile balistique le week-end passé et les marchés s’en réjouissent. On ne pourra plus dire que les analystes ne tiennent pas compte de critères extra-financiers pour établir leurs évaluations boursières…
Le taux de chômage au Royaume-Uni est tombé à 4,3% au cours de la période allant de mai à juillet. Selon les chiffres publiés hier par l’Office national des statistiques (ONS), il s’agit du taux de chômage le plus bas depuis 1975. Cependant, les données publiées par l’ONS indiquent aussi que la croissance du salaire hebdomadaire moyen après inflation a stagné à 2,1% sur la même période, un niveau légèrement inférieur aux prévisions.
Deutsche AM et Franklin Templeton, comme la majorité des asset managers qui se sont déclarés à ce jour, ne transféreront pas ces coûts à leurs clients.
Dans le cadre de la participation d'Haas Gestion aux Coupoles Distrib Invest, Chaguir Mandjee, directeur de la gestion et Pauline Tuccela, responsable de la multigestion, expose la stratégie de la société en matière d'architecture ouverte. Les deux responsables de la sélection de fonds externes dévoilent notamment l'ambition de la société de se développer sur le segment des mandats de gestion. Ils dévoilent également les rouages de leur processus de sélection.
L’Allemagne, la France et l’Italie ont salué aujourd’hui la volonté de la Commission européenne de renforcer le contrôle des investissements étrangers dans les secteurs jugés stratégiques, y voyant « une étape majeure pour assurer une concurrence loyale et équitable en Europe ». Dans son discours annuel sur l'état de l’Union, le président de la CE, Jean-Claude Juncker, a proposé la mise en place d’un nouveau cadre pour l’examen de ces investissements, en faisant valoir que « l’Europe doit toujours défendre ses intérêts stratégiques ».
Active management still has some fine days ahead of it. In second quarter 2017, 55% of active managers outperormed their benchmark indices, according to the most recent study by Lyxor Asset Management dedicated to the performance of active managers. “This is a net improvement compared with the results observed at the end of last year, when only 28% had outperfomred, and compared with 52% in first quarter,” the asset management firm says in a statement. The report each quarter analyses the performance of 3,871 active funds domiciled in Europe, which represents about EUR1.3trn in assets under management. According to Lyxor, the improvement in performance is largely attributable to active managers in equity markets. In fact, 63% of them have outperformed their benchmarks in second quarter, on the back of economic buoyancy and accomodating policy from the central banks. “It is the European mid and large caps, global equities and UK equities where the developments have been most remarkable,” says Lyxor. In Europe, the performance of active managers is closely related to the performance of the “low beta” factor, the asset management firm adds. “Unlike 2016, their cautious positioning has borne fruit,” says Lyxor. European small caps have also had a solid rebound in second quarter, continuing their positive trend observed in the previous Lyxor study. Another notable lesson: active management still tends to be more effective in less liquid market segments. 73% of global equity managers, most of whom are preferring Europe to the United States and have no currency risk hedging, have taken advantage of the depreciation of the US dollar against the euro. However, bond mangers have been penalised by the persistent low interest rate environment, the Lyxor study notes. Only 35% of active bond managers outperformed in second quarter, though 53% did so in the first three months of the year. Emerging market debt and euro high yield were the most challenging segments to manage, says Lyxor.
The value of the Norwegian sovereign fund, the largest in the world, on 12 September at about 10:30 am passed the psychologically significant threshold of NOK7.851trn, or USD1trn (EUR835bn), due to the dynamism of global stock markets and the strength of the euro. The fund, created in 1998 to pool earings from oil and gas exploitation and bring their benefits to future generations, now weighs in at about 2.5 times the total annual GDP of Norway, whereas initial projectons had predicted that it would peak at 1.3 times GDP during the 2020s.
From 3rd January 2018, Aberdeen Standard Investments will absorb all research costs to coincide with the new MiFID II legislation which comes into effect on that date. «This follows a comprehensive review that extends the approach taken by Aberdeen Asset Management earlier this year to the newly combined entity. It demonstrates one of the immediate scale benefits from the merger by applying the highest standards towards research for the benefit of all our clients across the globe», according to a press release.Other asset management companies have announced that they will absorb all research costs: AllianzGI, JPMorgan, Vanguard, Jupiter or M&G.
In July, open funds on sale in Italy posted net subscriptions of EUR5.7bn, bringing inflows since the beginning of the year to nearly EUR50bn, the most recent statistics from Assogestioni, the Italian association of asset management professionals, reveal. This level is far higher than all inflows in 2016, which totalled EUR34.5bn. In July, inflows went to bond funds (EUR2.4bn), flexible funds (EUR1.7bn), and diversified funds (EUR1.5bn). Equity funds took in EUR561m. Assets as of the end of July totalled EUR970bn. Including closed funds and mandated management, this figure rises to EUR2.021trn. The Intesa Sanpaolo group shows the strongest inflows in July, with EUR3.7bn, far ahead of its rivals. Amundi (all of whose data are now consolidated with Pioneer) takes second place, with EUR1.079trn. Anima takes third place, with EUR655.5m. For outflows, Allianz tops the list with net redemptions of EUR325.4bn, followed by State Street Global Advisors (-EUR273.1m) and Gruppo Bancario Veneto Banca (-EUR192m).
After Amundi, BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) has become the next firm to be distinguished by the PRI (Principles for Responsible Investment). The asset management firm has received a grade of A+, the highest, on an annual evaluation report by the PRI. BNP Paribas AM receives this result for the third consecutive year, the asset management firm says in a statement. “This A+ score is a sign of the extent of the actions engaged in by BNPP AM, and attests to the quality of the actions taken in the production and distribution of ESG research within asset management teams,” the French group says in a statement. BNPP AM, which has been active in the area of socially responsible investment (SRI) since 2002, has nearly EUR25bn in SRI assets as of the end of December 2016, out of a total of EUR566bn in assets under management and advised.
Solactive announces the launch of the first Intuitive Beta™ Indices providing access to intuitive and easy-to-grasp investment concepts The new Solactive Intuitive Beta™ Indices constructed around intuitive themes such as workforce efficiency, corporate longevity and value investing are being rolled out. The Solactive Intuitive Beta™ is an innovative investment approach constituting the bedrock of a series of smart beta indices in which intuition, or gut feeling, takes a prominent role in defining the passive investment strategy. The first Intuitive Beta™ member is the Solactive Workforce Efficiency US Large Cap Index. The idea of creating a concept around workforce efficiency was incepted when thinking about what resources make a company outstanding. One of these is certainly its employees as human capital. Workforce efficiency is especially important in labor-intensive industries where the success of the firm mainly depends on its workforce, as opposed to capital-intensive industries where performance is more dependent on factors such as property, plant & equipment. The second Intuitive Beta™ newcomer is the Solactive P/E Ratio US Large Cap Index, an index made up of undervalued US companies, as measured by the P/E ratio. Last but not least, the Solactive US Established Companies Index selects the 100 oldest companies among US large caps. By investing in a basket of “time-proof” companies, where companies are on average 159 years old, investors can gain exposure to companies that have demonstrated resilience over time through repeated business cycles. Examples of constituents are Du Pont founded in 1802, Goldman Sachs in 1869 and Pfizer in 1849.
The optimism of investors has not completely dissipated, but September has clearly not brought euphoria. Investors have reduced their liquidity allocations to 4.8% in September, but this level remains above the average of 4.5% observed over the past 10 years, according to the most recent Fund Manager Survey from Bank of America Merrill Lynch Global Research, carried out between 1 and 7 September, and covering a sample of 214 respondents, representing cumulative assets under management of USD629bn.The outlooks for global growth remain moderate, with only 25% of investors predicting a more dynamic economy in the next 12 months, compared with 62% at the start of the year. More than half of investors (54%) estimate that volatility is the most undervalued asset, followed by the pound sterling (15%) and the short US dollar (21%). A net 23% of investors feel the dollar is undervalued, the highest level observed since December 2014, while 81% feel that the bond market is undervalued, a level not seen for nearly one year. A bubble in equities would not represent a great surprise, according to 30% of investors, 28% of whom are underweight in US equities, and 47% overweight in emerging market equities. Such a large disparity between underweighting of US equities and emerging market equities has not been seen since December 2007.
La valeur du fonds souverain de la Norvège, le plus important au monde, a atteint ce 12 septembre, vers 10h30, le montant record de 7.851 milliards de couronnes, soit 1.000 milliards de dollars (ou 835 milliards d’euros) à la faveur du dynamisme des bourses mondiales et de la vigueur de l’euro. Créé en 1998 pour recueillir les revenus tirés de l’exploitation pétrolière et gazière afin d’en faire profiter les générations futures, ce fonds vaut désormais environ 2,5 fois plus que le produit intérieur brut de la Norvège, alors que les projections initiales portaient sur un pic à 1,3 fois le PIB au cours de la décennie 2020.
Santander Private Banking Gestion, la société de gestion de la banque privée de Santander, a nommé Alvaro Galiñanes au poste de directeur des investissements, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé était jusque-là responsable des portefeuilles de fonds discrétionnaires, poste qu’il occupait depuis son arrivée au sein de la société en 2008. Alvaro Galiñanes remplace ainsi Jesus Ruiz de la Peñas, qui occupait le poste de directeur des investissements depuis 2013. Ce dernier a décidé de quitter le groupe Santander pour poursuivre d’autres opportunités de carrière.
La société de gestion franco-suisse Quaero Capital vient de renforcer sa capacité de distribution européenne et mondiale en concluant un accord visant à mettre à disposition ses fonds sur la plateforme d’Allfunds Bank. « Grâce à cette initiative, l’ensemble des compartiments de la Sicav de Quaero Capital déjà enregistrés à l’étranger seront immédiatement mis à la disposition des sélectionneurs de fonds sur ses deux principaux marchés transfrontaliers européens (l’Italie et l’Espagne) ainsi qu’en Suisse et en France », précise le gestionnaire d’actifs dans un communiqué. Mieux, cet accord offre à Quaero Capital la possibilité de se développer dans plus de 40 pays où la plateforme Allfunds est présente, notamment en Asie où la société de gestion a conclu en janvier un accord de distribution avec Peak Capital.L’accord avec Allfunds a été piloté dans la péninsule ibérique par Amancio Perez, responsable du développement commercial de Quaero Capital dans cette région. L’intéressé sera également responsable du développement de la société de gestion en Amérique latine à travers des distributeurs tiers.
Les hedge funds qui parient sur la Chine ont dégagé des bénéfices parmi les plus élevés en 2017, grâce à leurs positions sur le secteur de la technologie, rapporte le Wall Street Journal. Mais certains gérants s’inquiètent de la surchauffe de ce secteur en Chine. Parmi les meilleurs performeurs du secteur cette année figure Pinpoint Asset Management, qui gère 1,9 milliard de dollars et dont le fonds Chine a gagné 23 % à fin août. Le Golden China Fund de Greenwoods Asset Management (1,6 milliard) a dégagé 30,4 % depuis le début de l’année. Zeal Asset Mangaement, qui gère 1,1 milliard, affiche un gain de 23 % pour son fonds Chine au 8 septembre. Oceanwide Asset Mangement, qui gère 100 millions, monte de 35 % pour son fonds Quam China Focus à fin août. Cela contraste avec la performance globale des hedge funds, de +3,9 % seulement cette année au 8 septembre.