Navnoor Kang, l’ancien responsable des obligations du fonds de pension de New York accusé de corruption, a plaidé coupable mercredi de deux chefs d’accusation, rapporte le Wall Street Journal. L’année dernière, les procureurs américains ont affirmé que des commerciaux avaient couvert Navnoor Kang de cadeaux allant des prostitués et de la cocaïne aux weekends d’agrément, dont un séjour de ski dans l’Utah, en passant par une montre de luxe en échange de quoi le dirigeant du fonds procédait à des transactions allant dans leur sens. Au tribunal, l’accusé a admis avoir reçu une partie de ces cadeaux, dont le séjour de ski, la montre, des dîners et des tickets de concert. Mais il a laissé de côté les autres allégations. Avant de rejoindre le fonds de pension de New York, Navnoor Kang avait travaillé chez Pimco et Guggenheim Partners.
UBS Asset Management (UBS AM) a nommé Charlotte Baenninger en tant que nouvelle responsable de la gestion obligataire, a appris Citywire Selector. Basée à Zurich, l’intéressée assurait déjà la direction par intérim de l’équipe obligataire depuis le début de l’année. Charlotte Baenninger compte 30 ans d’expérience dans le secteur de la gestion d’actifs et elle a joué un rôle déterminant dans la construction de la plateforme obligataire suisse. En 2001, elle avait été nommé responsable de la gestion obligataire pour la Suisse, fonction qu’elle a assumé pendant 16 ans.
La première fintech suisse à avoir obtenu une licence bancaire, Flynt Bank, cède son produit phare à un groupe d’entrepreneurs suisses qui sont déjà ses clients, a annoncé l’établissement suisse fondé en 2014 par le créateur de Leonteq, Jan Schoch, rapporte Le Temps. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué, si ce n’est qu’il constituera «une injection financière considérable en fin d’année». Dénommé «Worth Ecosystem», le logiciel vendu par Flynt Bank permet de centraliser l’accès à tous les actifs d’un client fortuné, des plus liquides (comptes bancaires) aux plus illiquides (collections d’art), avec une valorisation en temps réel. Quatre membres du conseil d’administration, dont le président, Peter Forstmoser (ex-président de Swiss Re), ont démissionné. Le directeur général, Stijn Vander Straeten, quittera son poste fin janvier 2018, après 9 mois aux commandes. La nouvelle présidente est Jasmin Schmuki, qui dirige le family office de Jan Schoch. Ce dernier, qui reste le principal actionnaire de la banque, «a pu se concentrer totalement sur Flynt ces dernières semaines et mener un examen stratégique» de la société, explique le directeur, Stijn Vander Straeten. En octobre, Jan Schoch s’était retiré de Leonteq et avait vendu ses parts pour une soixantaine de millions de francs. Il avait créé il y a une dizaine d’années cette société spécialisée dans les produits dérivés, dont le principal actionnaire est désormais Raiffeisen.Flynt Bank elle-même n’est pas vendue et est suffisamment capitalisée jusqu’à la fin de 2017, précise encore Stijn Vander Straeten. L’établissement possède d’autres produits «basés sur d’autres solutions» et qui seront dévoilés «en temps utile».
BNY Mellon Investment Management a annoncé ce 8 novembre le lancement d’un nouveau fonds dédié aux actions américaines, le BNY Mellon Dynamic U.S. Equity Fund à destination des investisseurs institutionnels et des intermédiaires en France et en Europe. Géré par Mellon Capital Management, l’une des boutiques affiliées de BNY Mellon, le fonds s’appuie sur une approche de valeur relative et a pour objectif de battre son indice de référence, le S&P 500, de 2% à 4% brut de frais sur une base annuelle.Mellon Capital gère la stratégie Dynamic U.S. Equity (DUSE) depuis 1989. Au cours des 28 dernières années, la stratégie a surperformé le S&P500 de 3,3% (brut de frais) par an, générant une surperformance sur 21 des 27 dernières années calendaires. « Nous sommes très heureux de lancer la stratégie Dynamic U.S. Equity au travers d’un véhicule UCITS. Nous sommes convaincus que cette stratégie est actuellement sans égale sur la place, et son track-record de 28 ans constitue un atout indéniable. Au sein de l’univers eVestment U.S. Large Cap, qui regroupe plus de 200 stratégies, la stratégie Dynamic U.S. Equity se classe en première position sur 3, 5, 7 et 10 ans. Alors que seules 21 stratégies disposent d’un track-record de 28 ans, la stratégie Dynamic U.S. Equity surpasse toutes ses concurrentes», commente James Staven, gérant du BNY Mellon Dynamic U.S. Equity Fund.Le BNY Mellon Dynamic U.S. Equity Fund est distribué dans les pays suivants : France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Pays-Bas, Autriche, Suisse, Belgique, Danemark, Finlande, Norvège et Suède.
La fintech JHC Systems, spécialisée dans la gestion de fortune, vient d’ouvrir un bureau à Dubaï, son premier à l’international. Cette implantation répond à la demande croissante des investisseurs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Le nouveau bureau sera dirigé par Amer Attar qui rejoint JHC en qualité de responsable des alliances stratégiques. Amer Attar, qui connaît bien les fintech et les services au Moyen-Orient, a travaillé précédemment chez Openlink et Misys (devenu Finastra).
La caisse de pension suisse Tellco Vorsorge AG, basée à Schwyz, a annoncé ce 8 novembre qu’elle fusionnait avec la banque privée Privatbank Dominick Company AG. Cette fusion fait suite à l’acquisition, en juillet dernier, de la banque privée par Tellco Vorsorge AG. La nouvelle entité, dénommée Tellco AG, intègre l’ensemble des services proposées par les deux sociétés, à savoir des prestations de prévoyance, de gestion de patrimoine ainsi qu’une expertise dans l’immobilier. Tellco AG affiche un effectif de 140 collaborateurs et des actifs sous gestion d’environ 7 milliards de francs suisses. Sa clientèle comprend actuellement à la fois des investisseurs institutionnels et des particuliers.
BNP Paribas Securities Services (BP2S), la filiale de BNP Paribas dédiée aux métiers titres (conservation de titres, administration de fonds et services liés comme le prêt emprunt de titres ou la gestion de collatéral, le reporting sophistiqué), a annoncé aujourd’hui l’acquisition, pour 36 millions de dollars, de la majeure partie des activités de back office (incluant la gestion des fonds et la comptabilité des fonds), de middle office, ainsi que les fonctions de conservation d’actifs aux Etats-Unis de Janus Henderson. La structure sert 130 milliards de dollars d’actifs, contre 10.000 milliards chez BP2S.
Gonflement. Céder 10 milliards d’euros d’actifs non stratégiques à horizon 2020... EDF continue de dérouler sa feuille de route. Le groupe public vient d’annoncer la cession à Tikehau Investment Management d’un portefeuille d’environ 200 actifs de bureaux et d’activités répartis dans toute la France. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. Le gestionnaire logera ses actifs au sein d’un de ses OPCI dédiés : Tikehau Real Estate III. Autre cession d’envergure, celle de Cœur Défense. L’immeuble de bureau du quartier de la Défense passe des mains de Lone Star à celles d’Amundi Immobilier, Crédit Agricole Assurances et Primonial Reim. Cet actif aurait été vendu 1,8 milliard d’euros par le fonds nord-américain, qui lui-même l’avait acquis 1,3 milliard, trois ans plus tôt. Cette ancienne propriété de la banque Lehman Brothers ainsi que le portefeuille d’EDF vont venir gonfler le marché de l’investissement qui, à fin septembre, accusait un retard par rapport à la même période 2016 (14 milliards contre 20 milliards).
Cette année, trêve des confiseurs nouvelle mouture. Sous le sapin, les créateurs de la société IfeelGoods, propriétaire du site macartecadeau.com, ont imaginé y glisser une carte cadeau « bitcoin ». L’heureux récipiendaire pourra non pas régler ses achats auprès des 80 enseignes que le site référencie, mais détiendra en propre cette cybermonnaie. Achetée (hors frais) 50 euros, cette carte cadeau offerte en format physique ou digital devra être convertie sur le site bitit. Cette plate-forme française se chargera, trois jours après la demande, de procéder à la conversion. Conservées dans un wallet, les sous-unités de bitcoin continueront à vivre leur vie au rythme d’une volatilité insolente ou permettront de régler ses achats sur certains sites marchands (Expédia, Showroomprive.com...), voire d’être purement et simplement converties. Le 6 novembre, 1 bitcoin s’échangeait 6.265, euros contre 5.255 euros le 31 octobre. Merci Père Noël.
… milliards de dollars, c’est le total des actifs gérés par les 500 plus grandes sociétés de gestion au monde, selon Willis Towers Watson. Seul l’encours de la gestion britannique poursuit son recul. La gestion active reste majoritaire face à une gestion passive qui représentait 21,6 % de l’encours fin 2016, mais qui ne cesse de progresser (plus 5 points en 5 ans).
« Dovish ». Le changement dans la continuité. Jerome Powell (photo) a été nommé par le président Donald Trump à la présidence du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale, avec effet en février 2018. Juriste de formation, ancien membre du Trésor, Jerome Powell, d’obédience républicaine, a intégré le Conseil des gouverneurs de la Fed en 2012 sous la présidence Obama. Les stratégistes de marché lui prêtent un biais « dovish » et le décrivent comme un fervent partisan de la politique monétaire non conventionnelle et accommodante. Il n’aurait jamais voté contre une décision du conseil (FOMC). Il est aussi connu pour ses prises de position favorables à un assouplissement des règles prudentielles comme la règle Volcker, le ratio de levier ou les plans de résolution bancaire. Par ailleurs, à l’occasion de la réunion du FOMC du 31 octobre et du 1er novembre, la Réserve fédérale a légèrement modifié son « wording », qualifiant l’activité économique aux Etats-Unis de « solide », contre « modérée » auparavant. Ce changement est suffisant pour que les analystes tablent sur une troisième hausse du taux cible des Fed funds (1 %-1,25 %) en décembre prochain.
Rien ne semble pouvoir entamer la confiance du gouvernement britannique sur l’issue des négociations autour du Brexit avec la Commission européenne. Le secrétaire au commerce Liam Fox (photo) se veut rassurant et déclare « ne pas craindre » une sortie de l’UE sans un accord sur le commerce. Ce qui n’empêche pas Londres de préparer l’embauche d’une cinquantaine de diplomates pour renforcer « l’influence bilatérale » avec les pays membres de l’UE.
Les ministres des Finances de la zone euro vont choisir un remplaçant à Jeroen Dijsselbloem. Des noms circulent. Le choix final dépend de multiples facteurs.
Au boulot ! Un peu partout en Europe, l’embellie de la conjoncture économique parvient à créer des emplois et, au bout du compte, à réduire le taux de chômage. Certes, dans les pays les plus touchés, la situation demeure critique. L’amélioration constatée en Espagne – quelque 2 millions d’emplois créés depuis le paroxysme de la crise en 2013 – ne fait que ramener le taux de chômage de 27 % il y a quatre ans à 16,5 % aujourd’hui. En Grèce, le taux de chômage se situe bien au-delà de 20 % et continue de toucher plus de 40 % des jeunes. En matière d’emploi, le record vient d’Allemagne. Le chômage (version mesure nationale) représente 5,6 % de la population active (octobre 2017) et touche désormais son point le plus bas depuis le début des années 1990 et la réunification du pays. Dans son acception BIT (Organisation internationale du travail), le taux de chômage outre-Rhin est même de 3,6 % (septembre 2017). Le taux d’emploi continue d’augmenter à 67,1 %, précise Rainer Sartoris, économiste à HSBC. Selon l’Office fédéral du travail, le nombre de postes vacants est au plus haut, à 780.000 (+88.000 en un an). En glissement sur un an, le chômage a diminué de 161.000 demandeurs d’emploi et concerne 2,48 millions de travailleurs allemands. « Les indicateurs avancés continuent de souligner une forte création d’emplois à venir, ajoute l’économiste de HSBC, ce qui devrait soutenir la consommation domestique… Des hausses de salaires combinées à des baisses d’impôts substantielles au début de 2018 devraient assurer une croissance économique solide en Allemagne l’année prochaine » et au-delà en Europe.
C’est le taux de base de la Banque d’Angleterre (BoE) relevé le 2 novembre en raison d’une inflation importée trop élevée. Auparavant, il était de 0,25 %. C’est la première hausse du taux directeur depuis dix ans. Les incertitudes pesant sur la conjoncture économique et la mauvaise tournure que prennent les négociations du Brexit pourraient empêcher d’autres hausses dans les mois à venir.
L’Etat veut développer les infrastructures en énergies renouvelables, fort bien. Les investisseurs attirés auront toutefois intérêt y regarder de près s’ils veulent rester en accord avec leurs bonnes intentions environnementales. Contrairement aux apparences, l’électricité produite avec le vent ou le soleil n’est ni infinie ni gratuite, elle fait appel à des technologies complexes qui ont massivement besoin de métaux, de béton et d’énergies fossiles pour être fabriquées. Déployées à grande échelle, elles nécessitent 10 fois plus de matériaux que pour une centrale nucléaire ou thermique. De plus, « l’empreinte carbone est équivalente pour produire 1 kWh éolien et 1 kWh nucléaire, le solaire est 10 à 20 fois pire pour l’environnement… », rappelle le chercheur Jean-Marc Jancovici, président de The Shift Project. Pas plus de « free lunch » en production d’énergie que sur les marchés financiers…
Le spécialiste de la transformation d’actifs urbains obsolètes va créer en 2018 un véhicule de 300 millions d’euros combinant rendement et création de valeur.
Le groupe a annoncé la fusion de ses deux entités de gestion d’actifs en Allemagne, Frankfurt-Trust Investment-Gesellschaft et Oddo BHF AM. C’est sous cette dernière marque que sera désormais exercée l’activité. «La fusion est conditionnée à l’approbation de la BaFin et à la consultation des comités d’entreprise, et devrait prendre effet au premier semestre 2018», indique un communiqué. Oddo BHF AM affiche 61 milliards d’euros d’actifs gérés en France et en Allemagne.
Dans le cadre de l’Union de l'énergie, la Commission européenne a proposé hier de nouveaux objectifs en matière d'émissions de dioxyde de carbone (CO2) pour l’ensemble de la flotte de voitures particulières (VP) et de camionnettes neuves (VUL) de l’UE. «Les émissions moyennes de CO2 devront être, en 2030, inférieures de 30% à celles de 2021», indique Bruxelles dans un communiqué. Des objectifs intermédiaires ont également été fixés pour 2025. Prenant acte des doléances des constructeurs, Bruxelles prévoit de consacrer 800 millions d’euros comme contribution au financement d’un réseau de bornes de recharge des véhicules électriques et 200 millions supplémentaires pour soutenir le développement de batteries.
Dans une tribune publiée sur son blog, Olivier Rozenfeld, président du groupe Fidroit, analyse les futures évolutions du métier de CGP estimant que des innovations tardives devraient avoir lieu dans les années à venir.
L’accord-cadre, objet de la consultation, a pour objet la gestion pour le compte de la CAVAMAC d’une partie des réserves des régimes obligatoires de sécurité sociale dont elle est en charge, placées en actions zones euros. Le montant global envisagé pour l’ensemble des mandats est d’environ 200 millions d’euros. Ce montant pourra évoluer en augmentation ou en diminution au cours du mandat. La consultation a donc pour objet de sélectionner quatre sociétés de gestion (dont deux seront titulaires d’un mandat dit stand-by), qui assureront la mise en place et la gestion de deux organismes de placement collectif de droit français sous la forme de Fonds d’Investissement à Vocation Générale dédiés à la CAVAMAC et destinées quasi exclusivement à cette caisse. Le contrat est un accord-cadre donnant lieu à l'émission de bons de commande, sans minimum ni maximum. Compte tenu de l’importance du montant global donné en gestion, de la capacité des acteurs du marché à gérer des montants conséquents et d’une volonté de diversification des risques, cet accord est conclu avec plusieurs opérateurs économiques (accord-cadre pluri-attributaires).
Selon nos informations, la société de gestion Montaigne Capital vient de recruter Benjamin Poyet-Vicard au poste d’ingénieur patrimonial. Il est arrivé officiellement au sein de la société parisienne le mardi 31 octobre. Outre les problématiques patrimoniales il participera au processus de sélection des fonds externes.