C’est à peine croyable, mais il s’envoie encore 17 milliards de fax par an dans le monde et il existe 45 millions de télécopieurs. Sans compter que la moitié des imprimantes laser sont multifonctions, donc dotées d’un télécopieur, indique une étude de Check Point. Or, indique ce conseil en cybersécurité, un simple numéro de fax suffit pour exploiter les failles dans les protocoles de communication des télécopieurs. Et des failles, il y en a de plus en plus à la disposition des « agresseurs ».
Par Gaëlle Malléjac, Directrice des Investissements, Gestions Actives et Patrice Robert, Responsable de la Table de Négociation de Groupama Asset Management
En road show en Chine à quelques jours de la présentation du projet de budget italien très attendu par les marchés financiers, Giovanni Tria, le ministre de l’Economie de la péninsule, a juré ses grands dieux qu’il n’était pas là pour faire la promotion de la dette publique italienne. L’objet de sa visite est uniquement « de renforcer la coopération économique entre les deux pays ». Et d’ajouter : « Les investisseurs chinois évalueront l’opportunité d’acheter de la dette italienne au même titre que les autres investisseurs ». Qu’il nous permette d’être dubitatif. Diminuer les impôts et augmenter les dépenses sociales quand la dette publique culmine à 132 % du PIB et le taux 10 ans du souverain ressort à 3,15 %, nécessitent quelques sacrifices…
… de l’heure. C’est le salaire que devra gagner l’ouvrier de l’industrie automobile pour 40 % à 45 % du contenu fabriqué au Mexique et aux Etats-Unis. De plus, 75 % du contenu d’une voiture devra être fabriqué dans l’espace « feu Alena », terme banni par le président américain Donald Trump pour sa connotation péjorative. Le Canada est invité à se joindre au nouvel accord commercial Mexique-Etats-Unis en date du 28 août. La Banque des règlements internationaux (BRI) estimait que la disparition de l’Alena couterait 99 milliards de dollars par an aux trois pays qui la composent. Avec cet accrod, le nom Alena doit disparaître.
Faire entendre la voix des entrepreneurs que l’on n’entend pas jusqu’au plus haut sommet de l’État, tel est le premier objectif du MégaphoneAdie. «En tant que micro-entrepreneur, j’ai l’impression au quotidien d’être quantité négligeable. C’est désagréable. Je considère pourtant avoir ma place dans le paysage des entreprises, autant que l’a une start-up ou une entreprise de mille salariés. » Ce n’est pas l’Adie* qui le dit, c’est Sophie, 37 ans, créatrice d’une boutique de cadeaux dans les Vosges à travers le « mégaphone » que l’Adie a tendu aux entrepreneurs qu’elle finance et accompagne.
Varappe. Le montant de dettes des entreprises américaines notées par S&P Global Ratings arrivant à échéance d’ici à 2023, atteint un total de 4.880 milliards de dollars. Le montant à refinancer devrait dépasser le milliard de dollars en 2021 et 2022, précise l’agence de notation. A elles seules, les entreprises américaines pèsent 44 % de la dette mondiale à maturité d’ici 2023. Ce pourcentage monte à 62 % pour la catégorie « spéculative » (notée BB+ et en deçà). La dette « high yield » à refinancer au cours des cinq prochaines années est de 1.550 milliards. Pour S&P, le refinancement de cette dette est particulièrement à risque si les conditions financières deviennent moins favorables qu’au cours des années précédentes. Sur ce total, la dette des entreprises financières pèse 1.199 milliards de dollars (90 % classée Investment Grade). Face à ces échéances, les entreprises prennent les devants et allongent les maturités de leur dette. Pour les analystes de S&P, « ce mur de maturité » devrait continuer à être « rollé » dans les années à venir.
Logique. Avec le Brexit en perspective, la Grande-Bretagne n’attire plus les ressortissants des autres pays de l’Union européenne. Entre mars 2017 et mars 2018, quelque 87.000 Européens se sont installés outre-Manche, soit 36.000 de moins que l’année précédente. Ce qui n’empêche pas le solde migratoire global de se situer à un point haut avec 235.000 arrivées de migrants en provenance de pays non-européens, indiquent les services statistiques britanniques. Le pouvoir d’attraction de la Grande-Bretagne reste intact. Avec pour conséquence que l’objectif du gouvernement de ramener le solde migratoire sous le seuil des 100.000, est encore lointain.
Platitude. Un taux à 10 ans du T-note de 2,81 %, un taux à 2 ans de 2,60 %, la courbe des taux américaine (2-10 ans, en date du 23 août) s’aplatit de plus en plus. Les prochaines hausses attendues du taux des fed funds par la Réserve fédérale pousseront les taux de la partie courbe à la hausse. Le risque d’inversion de la courbe est donc bien réel, avec comme signification majeure : une inversion est annonciatrice de récession de l’activité économique, telle est la leçon à retenir depuis les années 1960. L’inversion de la courbe affecte la rentabilité des banques qui resserrent dans la foulée l’octroi de crédit à l’économie. Les économistes de La Banque Postale AM soulignent les prises de positions spéculatives extrêmes des investisseurs : « les positions vendeuses sur les futures (paris sur une hausse des taux) ont atteint des niveaux jamais vu pour les taux à 10 ans. Un débouclement même partiel de ces positions est probable et entraînerait des rachats », faisant mécaniquement baisser les taux à 10 ans. Une courbe « plate » puis une inversion forme un scenario tout à fait plausible. Au point que des responsables de la politique monétaire américaine s’en sont émus (Robert Kaplan de la Fed de Dallas, Raphael Bostic d’Atlanta, Neel Kashkari de Minneapolis ou James Bullard de St. Louis), réclamant une approche prudente du mouvement de hausse du taux cible des fed funds. Cette fois encore, une inversion de la courbe serait-t-elle synonyme de récession ? Les économistes de Lombard Odier IM ne le pensent pas. La courbe est sujette à distorsion du fait de la politique non conventionnelle de la Fed (Quantitative easing, operations Twist). Cette distorsion affecte la pertinence de la courbe des taux comme indicateur avancé d’une récession à venir, expliquent-ils. Et cela même si ils reconnaissent que le cycle économique américain est en bout de course après neuf années d’expansion.
Le dernier indépendant français de la gestion ISR serait en discussions avec l’assureur italien Generali, qui souhaite constituer une plate-forme de gestion multiboutique.
Parmi les promoteurs de fonds domiciliés en Europe, Natixis fait la course en tête au mois de juillet avec des entrées nettes de 5,1 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. Natixis devance HSBC (collecte de 3,3 milliards d’euros), Groupama (2,7 milliards d’euros), Morgan Stanley (2,3 milliards d’euros) et Vanguard (1,95 milliard d’euros). Ces flux ont souvent été tirés par la collecte enregistrée sur le segment des produits monétaires, précise un communiqué. Au total, le mois de juillet s’est soldé par des sorties nettes de 5 milliards d’euros, malgré une contribution nette positive de 4,2 milliards d’euros pour les seuls ETF.
Le groupe bancaire OCBC Bank, basé à Singapour, a annoncé le lancement de OCBC RoboInvest, un service d’investissement digital automatisé basé sur des algorithmes. Selon un communiqué, OCBC Bank est la première banque de la région de l’Asie du Sud-Est à proposer ce nouveau service, qui vise la génération des «millenials» (personnes âgées de 25 à 40 ans).Le ticket d’entrée a été fixé à 3.500 dollars de Singapour. Le client peut investir dans une gamme de 28 portefeuilles d’actions et d’ETF sur six marchés et construits sur des thèmes tels que la technologie, l’immobilier au travers des Reits, les sociétés à forte croissance spécialisées dans les biens de consommation, la santé ou encore le secteur nourriture et boissons.Les frais de gestion sont de 1,5% par an pour les encours allant jusqu'à 50.000 dollars de Singapour et de 1% au-delà.
Le groupe de services financiers du Liechtenstein LGT, spécialisée dans la banque privée et l’asset management, a enregistré au premier semestre une collecte nette de 5 milliards de francs. Malgré l’impact négatif des marchés sur la performance, les actifs sous gestion se sont ainsi accrus d’un peu plus de 2%, passant de 201,8 milliards de francs à 206 milliards de francs.Grâce aux acquisitions bouclées l’an dernier, dont les activités de banque privée d’ABN Amro en Asie et au Moyen-Orient, LGT a vu son bénéfice progresser de 15% au premier semestre pour s'établir à 174,8 millions de francs même si par ailleurs ces opérations ont contribué à une hausse des coûts de 15% à 594 millions de francs. Le coefficient d’exploitation s’est d’ailleurs amélioré à 71,5% contre 74,1% précédemment.
Le fonds pétrolier norvégien devrait disposer de davantage de temps pour ajuster ses allocations d’actions et d’obligations afin de mieux exploiter les écarts de rendement entre les deux classes d’actifs, selon la banque centrale Norges Bank, qui gère le fonds, rapporte l’agence Reuters. L’objectif du fonds est d’investir 70% de son portefeuille sur les marchés des actions internationales, et elle doit acheter ou vendre des actions pour «rebalancer» ses allocations en cas de déviation de plus de 4 points de pourcentage par rapport à l’objectif.A l’avenir, la déviation maximale devrait être limitée à deux points de pourcentage et le processus de rebalancement devrait pouvoir prendre plus de temps. «La combinaison d’une bande de fluctuation plus étroite et d’une période de rebalancement plus progressive signifie que le rebalancement interviendra plus fréquemment sur des périodes plus longues qu’aujourd’hui. Le rebalancement fera désormais partie, dans une plus grande mesure, de la gestion de portefeuille ordinaire», explique Norges Bank.
La société de gestion AQR, spécialisée dans la gestion quantitative, a recruté Shane Williams au poste nouvellement créé de responsable des technologies clients, rapporte Financial News qui a connaissance d’un email adressé par l’intéressé à son entourage professionnel. Shane Williams rejoint AQR après avoir passé onze ans chez UBS, où il était dernièrement co-responsable de SmartWealth, le robot-conseiller du groupe bancaire suisse.Cette nomination intervient alors que la société de gestion s’intéresse de très près à la technologie blockchain qui pourrait diminuer les coûts et améliorer les activités de trading sur les classes d’actifs traditionnelles.
Encore un départ de taille chez Syz Asset Management. Hartwig Kos, co-responsable du multi-asset et responsable adjoint des investissements («vice CIO»), quitte le groupe genevois, rapporte le site spécialisé Citywire. Il y a seulement quelques mois, en mai dernier, Katia Coudray, directrice générale de Syz, avait déjà tiré sa révérence. Hartwig Kos avait rejoint Syz AM en 2015 en provenance de Barings.Suite à ce départ, Fabrizio Quirighetti, qui co-pilotait la gamme multi-classes d’actifs avec Hartwig Kos, assumera seul la direction de l'équipe dédiée au multi-asset. Il va également prendre en charge la gestion des deux prncipales stratégies de la gamme, Oyster Multi-Asset Diversified et Oyster Diversified GBP. Fabrizio Quirighetti, qui travaille chez Syz depuis 2002, a géré ces deux fonds avec Hartwig Kos et Maurice Harari, tous deux basés à Londres, jusqu’en 2016. Les deux stratégies ont ensuite été gérées de Londres. A compter d’octobre 2018, Fabrizio Quirighetti et Maurice Harari auront la co-responsabilité des deux fonds.
Après avoir largement contribué au développement sur le marché suisse de BlackRock jusqu’en 2014, Martin Gut repart à l’offensive en prenant les rênes des activités de Muzinich en Suisse, a annoncé ce 28 août la société de gestion américaine. Martin Gut sera plus particulièrement en charge des relations avec les clientèles institutionnelle et wholesale sur le marché suisse, précise un communiqué.Muzinich gère environ 33,5 milliards de dollars, dont un petit milliard en Suisse. Martin Gut, qui sera à la tête d’une équipe de 5 collaborateurs, se concentrera sur le renforcement de la distribution et la conquête de nouveaux clients.
Le groupe Mirabaud a annoncé ce 28 août une hausse de 7% des avoirs administrés à 33,4 milliards de francs, dont 8,8 milliards de francs pour l’Asset Management. A l’issue du premier semestre, les revenus se sont élevés à 174 millions de francs suisses contre 151,6 millions de francs sur les six premiers mois de 2017 grâce à une contribution positives des trois lignes de métiers. Les commissions ont notamment progressé à 134,8 millions de francs contre 116,9 millions de francs précédemment, une marge d’intérêts de 16,9 millions contre 13 millions, un produit des opérations de négoce de18,2 millions de francs contre 16,3 millions de francs. Après charges d’exploitation, le bénéfice brut ressort à 36,8 millions de francs, en hausse de 10 millions de francs d’un semestre sur l’autre. Le bénéfice net consolidé s'élève à 29,9 millions de francs, en progression de 34%.« Ces bons résultats s’inscrivent dans la continuité de ceux obtenus récemment. Ils traduisent les performances de nos activités tant en Suisse qu’en Europe, aux Emirats arabes unis et au Canada. L’apport positif de nos trois lignes de métiers - Wealth Management, Asset Management et Brokerage - nous conforte dans nos développements stratégiques visant à offrir à notre clientèle privée et institutionnelle des services à haute valeur ajoutée innovants et complémentaires. La solidité financière du Groupe Mirabaud nous permet de poursuivre ce que nous faisons avec succès depuis 200 ans : investir sur le long terme et proposer à nos clients une expertise personnalisée et internationale », souligne Yves Mirabaud, Associé gérant Senior, cité dans un communiqué.
La société de gestion RobecoSAM, spécialisée dans l’investissement durable, a annoncé le lancement d’un fonds dédié à la mobilité afin de tirer parti des opportunités offertes par la chaîne de valeur des véhicules électriques. Le fonds RobecoSAM Smart Mobility Strategy, qui vise tant le grand public que les investisseurs institutionnels, sera piloté par le gérant de portefeuille senior Thiemo Lang, responsable également de RobecoSAM Smart Energy Strategy ainsi que de la stratégie Daiwa SBI Global EV Revolution.RobecoSAM souligne dans un communiqué que d’ici à 2030, un nouveau véhicule sur trois vendu sera électrique et que le marché des véhicules électriques pèsera quelque 1.400 milliards de dollars. Ce qui représente une croissance annuelle de 30%.
L’ancien directeur général adjoint de Safra Sarasin revient sur le devant de la scène. La société de gestion indépendante 1875 Finance, présente à Genève et Zurich, renforce son conseil d’administration avec l’arrivée d’Eric Sarasin. Pour la société, son arrivée apporte des perspectives de développement supplémentaires pour les métiers du Wealth Management et du Multi Family Office. Il sera chargé d’accompagner la croissance du bureau de Zurich grâce notamment à son réseau et à sa connaissance du marché alémanique, précise un communiqué.Eric Sarasin, 60 ans, a débuté sa carrière bancaire en 1982 chez Pictet et Cie Genève après l’obtention d’un diplôme suisse, puis américain, en Business Management & Administration, complété par le diplôme du Swiss Finance Institute. S’ensuivent quatre années aux Etats-Unis comme Senior Vice-Président au sein de la Citibank NA à New-York. Son retour en Suisse s’opère en 1988, avec un poste à la banque Sarasin de Bâle où il fut d’abord en charge du courtage pour les ventes des stocks suisses aux USA et Japon et du développement marketing pour les clients institutionnels en Europe. Au fil des années, il occupera plusieurs postes clés au sein de cette même banque, et devient associé en 1994. Nommé comme responsable du Département Institutionnel des High Net Worth Private Clients de la banque en même temps qu’il devient Président du conseil de la filiale genevoise et de Sarasin & Partners, Londres, et en 2000 responsable de la division Banque Privée Internationale du Groupe Sarasin, puis responsable du département Banque Privée de Genève, Lugano, Bâle et ZurichEn 2004, il sera nommé CEO de la division Privée et Institutionnelle, puis Head Private Banking en 2009, et enfin Deputy CEO de Safra Sarasin Ltd en 2013. Depuis 2016/17, Eric Sarasin est membre du Conseil d’Administration du Multi-Family Office ATAG (Bâle/Zurich) et de Rheinfinanz AG (Bâle).