Credit Suisse devrait s’en sortir mieux que prévu dans l’affaire des titres hypothécaires RMBS, rapporte L’Agefi suisse. Credit Suisse avait déjà trouvé un accord à Washington en janvier 2017. Selon les termes de l’accord, le numéro deux bancaire helvétique a versé une amende civile de 2,48 milliards de dollars (quasiment autant en francs au cours actuel). Credit Suisse s’était en outre engagée «à payer une indemnité aux personnes lésées pour un total de 2,8 milliards de dollars», selon le communiqué d’alors. Sauf qu’au final, la banque ne devrait payer qu’au maximum 120 millions de dollars au lieu des 2,8 milliards envisagés, a indiqué un porte-parole de Credit Suisse. Ce montant doit être versé dans le cadre du «Consumer relief» – un programme de soutien aux consommateurs – conclu avec le département américain de la justice (DoJ). Ce programme concerne notamment des aides sur les hypothèques, en matière de modification de la durée des prêts et des taux, ainsi que d’effacement de dette. Mais ni Credit Suissel, ni le cabinet d’avocats Jenner & Block en charge du dossier ou le DoJ n’ont voulu expliquer les raisons de la différence de coûts.
Quelle différence existe-t-il entre 3 % et 1,7 %, les taux de croissance du PIB respectifs en année mobile des Etats-Unis et de la zone euro au troisième trimestre ? Essentiellement un coup de pouce budgétaire et fiscal monumental de l’autre côté de l’Atlantique et une tenue des comptes publics d’apothicaire de ce côté-ci. Avec un déficit budgétaire de 1.500 milliards de dollars, la fête peut continuer encore un temps aux Etats-Unis. Jusqu’à quand ? La cigale, ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. N’oublions pas que la cigale se tourna vers la fourmi pour lui dire : « Je vous paierai, foi d’animal, intérêt et capital ».
C’est le poids des services financiers dans le PIB britannique, selon le Fonds monétaire international (FMI). Le secteur emploie directement 1,1 million de personnes (les deux tiers à Londres) et jusqu’à 2,2 millions en incluant les services juridiques, de comptabilité et le consulting. Les services financiers contribuent pour 12 % à l’impôt sur le revenu et à la sécurité sociale. Ils pèsent 15 % de l’impôt sur les sociétés du royaume. Un quart de ses revenus proviennent d’activités avec l’Union européenne et un autre quart avec le reste du monde.
C’est un éloge dont se serait sans doute bien passé Mario Draghi (photo), le président de la Banque centrale européenne (BCE). Matteo Salvini, le vice-président du Conseil italien, ministre de l’Intérieur et accessoirement responsable de la Ligue, a déclaré que Mario Draghi « œuvre beaucoup pour l’Italie, les Italiens et leur épargne ». Le président de la BCE, un « bureaucrate ? Il y a pire. Il joue son rôle », a-t-il ajouté. Il doit bien y avoir une raison à tous ces débordements soudains de sympathie.
Augures. Les prédictions faisant état d’un imminent et brutal retournement de la croissance économique mondiale sont prématurées, estime l’institut de recherche économique Oxford Economics. « Si l’expansion mondiale a ralenti depuis le début de l’année, les indicateurs avancés continuent de faire état d’une croissance saine dans la plupart des économies majeures », indique Adrian Cooper, d’Oxford Economics (+2,8 % pour le PIB mondial). A cela quatre raisons : la croissance aux Etats-Unis demeurera soutenue par la politique budgétaire ; l’impact sur l’activité de la bataille tarifaire commerciale est gérable, les autorités politiques chinoises sauront prévenir un fort ralentissement ; et la conjoncture en zone euro rencontrera peu vents de contraire si elle arrive à s’épargner une crise du Brexit (no-deal) ou de la dette publique italienne. Mais attention, prévient Adrian Cooper : les risques de récession sont certes faibles pour l’an prochain ; en revanche, ils sont bien plus importants pour 2020.
La version allemande du projet de futur «Fonds monétaire européen», censé venir en aide à l’avenir aux pays de la zone euro en difficulté, prévoit des critères d'éligibilité stricts, selon Reuters et le quotidien Die Zeit. Selon les propositions du ministère allemand des Finances, le nouveau fonds ne serait accessible qu’aux pays ayant subi «un choc économique asymétrique échappant à leur contrôle». Soit ayant un déficit budgétaire inférieur à 3% du produit intérieur brut (PIB) et une dette publique de moins de 60% du PIB, à moins d’avoir réduit sa dette de 0,5 point de PIB au cours de chacune des trois dernières années avant sa demande d’assistance. Les ministres des Finances de la zone euro sont censés s’accorder avant la fin de l’année sur ce futur fonds de stabilisation régional.
La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mercredi qu’elle retournerait à Bruxelles samedi, après une visite éclair qui n’a pas permis de percée décisive dans les négociations sur le Brexit, à trois jours d’un sommet entre les 27, censé sceller un accord final. Plusieurs dossiers ont cristallisé les tensions ces derniers jours, comme le sort du territoire britannique de Gibraltar, la nature de la future relation commerciale entre les deux parties, encadrée par une future ‘déclaration politique’, ou encore l’accès aux eaux britanniques des pêcheurs européens après le Brexit. Les deux parties disposeront pour négocier d’une période de transition, prévue jusqu'à fin 2020, qu’elles pourront prolonger si besoin. Par ailleurs, l’UE est d’accord pour «aboutir à une absence de droits de douane et de quotas». Mais sans que Londres s’affranchisse des règles de l’union douanière.
Le géant américain de la gestion d'actifs, dont les encours s'élèvent à quelque 5.300 milliards de dollars, dont 1.000 milliards sur les ETF, souhaite renforcer sa présence en Europe. Ce qui passe notamment par de la croissance sur le segment des ETF obligataires
Invesco Great Wall Fund Management, la joint-venture chinoise de la société de gestion américaine, a recruté Kevin Chen en tant que general manager adjoint, rapporte AsianInvestor. L’intéressé vient d’Axa Rosenberg où il était directeur des investissements pour l’Asie.
Le gérant actions allemandes Tim Albrecht a opéré un demi-tour sensationnel en choisissant de rester chez DWS alors qu’il avait accepté de rejoindre Berenberg en début d’année, rapporte Citywire Deutschland. L’intéressé était censé intégrer en janvier 2019 la banque privée. Mais il restera gérant de portefeuilles chez DWS.
Au 30 septembre 2018, l’Actif Net Réévalué de NextStage progresse de +1% à 222,8 millions d’euros contre 220,6 millions d’euros au 30 juin 2018, soutenue par la revalorisation de l’une des participations au regard de sa forte croissance. «Bien que les valorisations des participations non cotées soient semestrielles, en cas de survenance d’un événement jugé significatif, la juste valeur d’une participation peut être actualisée lors d’un calcul d’ANR trimestriel. De plus, quatre des quinze participations du portefeuille acquises en 2017 sont toujours valorisées à leur prix d’acquisition et bénéficient d’une dynamique solide de développement», précise Nextstage dans un communiqué. L’Actif Net Réévalué par action ordinaire au 30 septembre 2018 ressort à 115,56 euros, en hausse de 1%, après neutralisation des actions de préférence. L’ANR de 222,8 millions d’euros se répartit entre 161,1 millions d’euros de valorisation des 15 participations et 61,6 millions d’euros de trésorerie nette de Besoin en Fonds de Roulement (BFR). Après prise en compte du protocole d’investissement dans une nouvelle participation de 8,4 millions d’euros, en passe d’être finalisé, ainsi que du réinvestissement de 2,9 millions d’euros du 6 novembre 2018 dans Dream Yacht Charter, la trésorerie nette de BFR s’élève à 50,7 millions d’euros au 21 novembre 2018. NextStage porte ainsi à 41 millions d’euros le montant engagé à cette date sur l’objectif de 50 millions d’euros arrêté pour l’année 2018. NextStage confirme par ailleurs son projet d’augmentation de capital par placement privé d’ici à fin 2018 ou début 2019, sous réserve des conditions de marché.
Vanguard, qui gère plus de 5.300 milliards de dollars d’actifs dans le monde, a vu les actifs sous gestion de sa plate-forme de fonds récemment lancée atteindre le milliard de livres d’encours pour la première fois, rapporte Financial News. La plate-forme a été lancée il y a seulement 18 mois. Nike Blake, responsable du « personal investing » au Royaume-Uni chez Vanguard, a qualifié ce chiffre de « départ formidable ».
La société de gestion britannique Liontrust Asset Management a réalisé sur les six mois au 30 septembre une collecte nette de 723 millions de livres, contre 178 millions de livres sur le semestre à fin septembre 2017. Une évolution due notamment à une «demande sensiblement plus forte» sur les fonds durables acquis chez Alliance Trust Investments. Dans le détail, Liontrust AM indique que la demande retail a représenté 707 millions de livres, alors que les produits institutionnels ont subi des sorties nettes de 134 millions de livres. Les actifs sous gestion sont passés de 10,4 milliards de livres à fin avril à 12 milliards de livres à fin septembre. Depuis, les encours se sont repliés à 11,5 milliards de livres à la date du 19 novembre. Les actifs gérés par l'équipe dédiée à l’investissement durable qui a rejoint Liontrust à l’occasion de l’acquisition d’Alliance Trust Investments s'élèvent à 3,4 milliards de livres contre 2,5 milliards de livres en avril 2017. Le bénéfice avant impôts ressort à 7,8 millions de livres sur la période contre 3,1 millions de livres précédemment.
Suite aux perquisitions dans ses bureaux de Munich, BlackRock a réagi, par la voix de son patron Larry Fink, rapporte le Handelsblatt. Apportant ainsi un soutien indirect à Friedrich Merz, président du conseil de surveillance de BlackRock en Allemagne et candidat à la présidence du parti conservateur CDU. Dans une lettre publiée sur le site allemand de BlackRock, Larry Fink souligne notamment que les intérêts des clients ont toujours été au centre des activités du groupe. Larry Fink utilise des formules comme « grande responsabilité », « contribution positive », « confiance », qui ne laissent aucun doute sur le message : BlackRock est une entreprise qui agit de façon responsable. Autrement dit, BlackRock n’est pas cette entreprise présentée comme un prédateur dans certains médias et Friedrich Merz est un acteur responsable qui a toute la confiance de son patron. Il est vrai aussi que BlackRock est l’actionnaire de référence ou l’un des principaux actionnaires de plusieurs sociétés de l’indice DAX. Selon certains observateurs, cette influence qui ne cesse de croître est dangereuse.
UniCredit lance le projet « Sandokan 2 » sur 3 milliards de créances douteuses, dont la majorité est garantie par des biens immobiliers et projets de développement, rapporte Il Sole – 24 Ore. Les mêmes acteurs que lors de la première édition sont impliqués : Pimco, GQM et Aurora Recovery Capital. Selon des indiscrétions, la due diligence sur une première tranche de 800 millions d’euros aurait déjà démarré. D’ici à la fin du mois, une autre partie du portefeuille, pour 1 milliard d’euros, sera lancée.
Le gérant d’actifs GAM va supprimer des postes deux semaines après le départ de son patron. Le nouveau directeur général David Jacob a dans une note interne annoncé la restructuration des équipes en charge des marchés obligataires et actions. «Des redondances» dans ces unités justifieraient cette réorganisation entraînant une réduction d’emplois, a confirmé mardi à AWP un porte-parole. Selon la note interne du groupe suisse, dont AWP a pris connaissance, les équipes des marchés obligataires de Londres, Zurich et New York seront fusionnées et les experts en Europe chargés du marché des actions seront réduits en une équipe. GAM n’a pas souhaité s’exprimer sur le nombre précis de postes qui seront supprimés. Quant à l’agence de presse Reuters, elle évoque 20 emplois, en citant des sources proche du dossier. L’ancien directeur général Alexander Friedman avait démissionné au début du mois de novembre après que le gérant d’actifs avait dû encaisser des reflux d’actifs sous gestion à hauteur d’une dizaine de milliards. David Jacob a repris les rênes du groupe à titre intérimaire. Ces reflux avaient été provoqués notamment par le départ du gérant d’un des fonds du groupe Tim Haywood en juillet. La suspension de ce dernier est due à soupçons d’infraction au code de conduite interne. La turbulence sur les marchés financiers avait aussi aggravé la situation. Au 3e trimestre uniquement, les actifs sous gestion ont fondu de 11%. Les experts s’attendaient depuis un certain temps à une réduction des coûts vu l'évolution négative des affaires chez le Zurichois.
Le gérant d’actif et courtier américain AllianceBernstein rachète Autonomous Research, qui propose des services de recherche sur les actions européennes, selon le Financial Times. AllianceBernstein, qui a 530 milliards de dollars sous gestion, débourserait 110 millions de dollars pour acquérir Autonomous, basé à Londres, qui a des bureaux en Europe, en Asie et aux Etats-Unis, et appartient à plus de 40 associés. Les termes financiers de l’accord n’ont pas été divulgués. Créée en 2009 par des analystes de Merrill Lynch, Stuart Graham et Manus Costello , avec l’homme d’affaires Ed Allchin, la société compte l’assureur français Axa parmi ses actionnaires, à hauteur de 65%.
La société de gestion d’actifs Amundi a annoncé hier le lancement d’un programme de rachat d’actions, via un mandat conclu avec Kepler Cheuvreux. Les actions seront acquises en vue de couvrir les plans d’attribution d’actions de performance «les managers clés du groupe», selon le communiqué. Afin d'éviter une dilution des actionnaires existants, Amundi n'émettra pas de nouvelles actions, mais rachètera celles livrées en 2019, 2020 et 2021. Le nombre d’actions rachetées devrait s’élever au maximum à 2 millions, soit 1% du capital social. Le prix maximum de rachat sera de 100 euros par action. Le montant global affecté à ce programme ne pourra dépasser 200 millions d’euros. Ce plan sera mis en œuvre entre le 21 novembre 2018 et le 15 novembre 2019. Amundi détient déjà 199.600 actions au 31 octobre 2018 au titre du contrat de liquidité conclu avec Kepler-Cheuvreux.
Le FRR va lancer un appel d’offres sur les actions japonaises au mois de janvier 2019, nous apprend le magazine Asian Investor. Les mandats des trois délégataires actuels (Capital International, JP Morgan AM et Schroders) doivent en effet arriver à terme à la fin de l’année 2019. Cet appel d’offres sera l’occasion de les renouveler ou de les remplacer par de nouveaux gestionnaires, bien qu’Olivier Rousseau, membre du directoire du FRR, ait indiqué à Asian Investor être satisfait des performances des mandats actuels. Par ailleurs, l’institution souhaite augmenter son exposition aux marchés émergents, qui est stable à 6% de son encours depuis plusieurs années. Cette allocation ne se limitera pas à l’Asie, qui compte cependant pour 70% du benchmark, a également indiqué Olivier Rousseau. A l’heure actuelle, le FRR est exposée aux marchés émergents via des fonds communs de placement car l’institution n’a pas le droit d’investir en direct dans les marchés émergents, ni même via des mandats de gestion. AB.