Les premiers fonds européens d’investissement de long terme (Feilt ou Eltif) vont bientôt voir le jour en Italie, rapporte Funds People Italia. Des sociétés de gestion comme Amundi et Kairos ont déjà fait part de leur intérêt pour cet instrument, sans en dire davantage. Eurizon, en revanche, est prêt à lancer son Eltif. « Le fonds sur lequel nous sommes en train de travailler, et qui a été soumis aux autorités compétentes, s’adresse à la clientèle privée mais aussi aux investisseurs retail, à condition qu’ils aient été conseillés par un gérant ou un distributeur », commente Massimo Mazzini, responsable marketing et développement commercial de la société.
AEW a annoncé ce 29 novembre la clôture de sa levée de capitaux pour le compte de Residys, un fonds ciblant des actifs immobiliers résidentiels en France et notamment en région parisienne. Avec l’entrée au capital de Residys de nouveaux investisseurs institutionnels français et internationaux, le fonds est à présent doté d’environ 370 millions d’euros de capitaux propres ce qui porte sa capacité d’investissement totale à plus de 600 millions d’euros. Depuis son lancement en 2017, le fonds a réalisé 15 acquisitions, principalement à Paris et en région parisienne, ce qui représente environ 50% de sa capacité d’investissement. Grâce à un important pipeline d’opportunités d’acquisitions, les nouveaux capitaux permettront à AEW de poursuivre le déploiement de la stratégie d’investissement du fonds et ainsi tirer profit de la dynamique positive du marché immobilier résidentiel français. «Cette levée de fonds réussie, auprès notamment de nouveaux clients internationaux, reflète l’engouement des investisseurs institutionnels pour cette classe d’actifs. Avec plus de 20 ans d’expérience en investissement résidentiel en France, Residys est notre premier fonds dédié à ce secteur. Le lancement de cette stratégie d’investissement repose sur la qualité de nos travaux de recherche et d’analyse sur les grandes tendances démographiques et les opportunités offertes par le projet du Grand Paris», commente Stéphane Sebban, gérant du fonds chez AEW.
Swiss Life tient aujourd'hui sa Journée dédiée aux investisseurs. Le groupe coté compte atteindre 600 à 650 millions de francs, de résultat lié aux frais et commissions d'ici fin 2021.
C’est la première privatisation d’une Landesbank allemande. La banque régionale publique allemande HSH Nordbank passe dans le giron d’un groupe d’investisseurs comprenant Cerberus, J.C. Flowers, Golden Tree Asset Management, Centaurus Capital ainsi que la société autrichienne Bawag, accompagnée en Bourse par Cerberus. La participation de 94,9% de HSH Beteiligungs Management dans la banque régionale est passée ce 28 novembre entre les mains du groupe d’investisseurs privés, après le feu vert accordé lundi dernier par les autorités de concurrence européennes. «Il s’agir là de la première privatisation d’une Landesbank. Peu d’observateurs auraient considéré cela comme possible», a déclaré Stefan Ermisch, le patron de HSH-Nordbank. La transaction devrait être bouclée en février et la banque sera alors inscrite dans le registre du commerce sous l’appellation «Hamburg Commercial Bank».
Actuellement poursuivi en France pour «complicité de blanchiment de fraude fiscale» et «complicité de démarchage bancaire illicite», le groupe suisse UBS souhaitait trouver un compromis avec la justice et payer une amende plutôt que d’aller au procès. «Face à un dossier vide, si UBS avait pu trouver un accord raisonnable avec le parquet national financier (PNF), nous l’aurions fait», a déclaré dans les colonnes du Temps le président d’UBS France, Jean-Frédéric de Leusse. Selon lui, «un accord à des conditions acceptables pour nos clients et nos actionnaires (...) aurait dû être la solution». Le dirigeant estime que la mise en cause pénale d’entreprises peut «devenir une peine de mort avant même que le jugement soit prononcé» - pour UBS, le verdict devrait tomber 20 février prochain - et que dans ce cas, la justice transactionnelle constitue la meilleure solution, comme cela s’est fait aux Etats-Unis et en Allemagne.
… d’euros. C’est le montant des prêts non performants (NPL) des banques grecques à fin juin. La Banque de Grèce a en projet de mettre sur pied un véhicule (SPV) de titrisation impliquant aussi des crédits d’impôt différés. Avec ce plan ambitieux, la banque centrale estime pouvoir transférer du bilan des banques dans ce SPV 40 milliards d’euros de créances douteuses. Le montant total de 89 milliards représente la moitié de l’encours de crédit au secteur privé pour une économie dont le PIB est de 200 milliards d’euros.
Galaxie. La richesse du monde au sens des actifs financiers de la planète susceptibles de faire l’objet d’investissements de la part des sociétés de gestion est évaluée à 124,7 milliers de milliards de dollars par State Street Global Investors. Les classes d’actifs ont beau être nombreuses, trois catégories – les actions des entreprises cotées avec plus de 52.000 milliards de dollars et 42 % du total, les titres de dettes publiques avec près de 30.000 milliards et le crédit investment grade avec plus de 20.000 milliards –, représentent à elles seule 83 % du portefeuille de marché mondial. A la date du relevé, à la fin du mois de septembre 2018, le niveau des actions n’était plus qu’à une encablure de celui qui était le sien en 2007 avant la crise financière, précise Antoine Lesné, responsable stratégie et recherche SPDR ETF Europe.
Officiellement, le dossier n’est pas en discussion à Bruxelles. Mais certains Etats membres veulent l’ouvrir avant de relancer les discussions sur la garantie des dépôts.
... milliards de dollars, c’est le montant des rachats enregistrés par les hedge funds en septembre. Soit le plus élevé depuis plus de cinq ans, selon le dernier Barclay Fund Flow Indicator. En août, l’industrie avait engrangé 21,7 milliards. Depuis janvier, les fonds alternatifs affichent des souscriptions nettes de seulement 2,7 milliards. Les hedge funds basés aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ont subi en septembre des rachats nets respectivement de 36,1 et 11,6 milliards de dollars, contre -2,8 milliards pour les fonds européens.
Diffusion. « L’ESG, la question n’est plus : ‘pourquoi ?’, mais : ‘comment ?’ », souligne Cyrille Collet (photo), directeur de la gestion actions de CPR AM. Le gestionnaire qui applique déjà cette approche à ses mandats institutionnels et une partie de ses fonds ouverts franchit une marche supplémentaire. Il applique sa méthodologie à sa gamme actions gérée selon un processus quantitatif : la méthodologie ESG par les risques dans la construction de l’univers d’investissement composé de 8.000 valeurs internationales. Après un premier niveau d’exclusion des entreprises les moins bien notées, le second niveau consiste, quant à lui, à exclure de cet univers préalablement filtré les entreprises les moins bien notées en prenant en compte, cette fois, une sélection de cinq critères ESG propres à chaque zone géographique. Pour tenir compte des enjeux majeurs auxquels chaque zone doit faire face de façon plus spécifique.
C’était la première introduction en Bourse au Belgrade Stock Exchange (acronyme et indice Belex) depuis la… Seconde Guerre mondiale. L’IPO, le 20 novembre, d’un développeur de parcs éoliens répondant au nom de Fintel Energija à 500 dinars l’action…, pour un volume de 440 titres, a réussi. Fondée en 1894, la Bourse serbe capitalise un montant minuscule. Il est vrai que son existence tient du miracle après les années du titisme et les guerres dans l’ancienne Yougoslavie. La Bourse et la survie.
La plate-forme de recrutement Qapa y va régulièrement de son petit sondage sur des sujets de société. Cette fois, il a interrogé sa base de candidats actifs et employeurs (135.000) sur les relations entre chefs et subordonnés. Il en ressort que 43 % des personnes interrogées seraient disposées à se lier d’amitié avec leur supérieur hiérarchique. En face, moins d’un cinquième des « boss » (18 %) – 26 % hommes, mais seulement 11 % des femmes ! – se disent prêts à faire copain-copain. Et vous ?
L’alpha est-il condamné ? Pour qui considère le comportement des Bourses, il est permis de croire que cette notion, apanage de la gestion active (lire notre Dossier page 22) qui caractérise la surperformance par rapport à un indice de référence, appartiendra bientôt au passé. Cette conclusion s’applique bien s’agissant des marchés américains, où trois facteurs principaux se conjuguent pour la justifier : l’assouplissement quantitatif (QE) qui a permis aux banques centrales de piloter la hausse des marchés dans une mesure jamais vue par le passé ; les rachats d’actions, qui en découlent largement et ont atteint ces dernières années des proportions là encore sans rapport, même lointain, avec les volumes qui prévalaient autrefois ; enfin la montée corrélative de la gestion passive, qui résulte du souhait des investissements d’acheter une tendance, par le biais d’un indice, plutôt qu’une valeur en particulier.
L’accord sur le Brexit entre Londres et l’Union européenne (UE) amputera la croissance de l’économie britannique de 3,9 points de pourcentage d’ici à 2030, selon le National Institute of Economic and Social Research (Niesr). Soit une perte de PIB équivalente à l’économie du pays de Galles, ou la contribution de l’industrie financière de la City ou encore l’équivalent d’une perte de PIB de 1.100 livres par tête et par an. Une version « no deal » coûterait 5,5 % et la version du Royaume-Uni préservant une union douanière avec l’UE serait de 2,8 %.
Selon le magazine IPE, l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA) analysera l’exposition des fonds de pension européens à «l’ESG» lors du test de résistance biennal du secteur en 2019. Réalisée en deux parties, l’analyse portera sur une évaluation qualitative de la façon dont les fonds de pension professionnels (IORP) intègrent des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leurs processus d’investissement et évaluera les expositions de leur portefeuille. Cet exercice sera complété par un exercice quantitatif axé sur l’identification des activités susceptibles de faire l’objet de risques liés à la transition vers un environnement bas carbone. Lors d’une conférence tenue à Bruxelles ce 26 novembre, Matti Leppälä, président de PensionsEurope, a indiqué que la section qualitative comporterait des questions sur les politiques des fonds de pension, par exemple en ce qui concerne le vote et l’engagement, et l’impact de la directive sur le «droit de vote des actionnaires» pour les fonds de pension, rapporte l’IPE. La partie quantitative consisterait à demander aux fonds de pension quelle part de leur portefeuille est exposée aux secteurs d’activités les plus polluants. Toujours selon les déclarations de Matti Leppälä, l’EIOPA aurait engagé des discussions avec des parties prenantes telles que PensionsEurope, et le modèle définitif du stress test n’a pas encore été adopté. AB.
Allianz a finalisé l’acquisition de deux immeubles résidentiels situés à Paris, via Allianz Real Estate. Situés à proximité du par Monceau dans le 17 ème arrondissement de Paris, ces immeubles de style haussmannien du XIXème siècle, " constituent une rare opportunité d’acquisition sur le marché immobilier résidentiel parisien dans le cadre de ventes en bloc», précise Allainz. «Avec cette acquisition, nous saisissons l’opportunité exceptionnellement rare d’investir dans le prestigieux Paris haussmannien. Si les actifs résidentiels ne représentent qu’une part relativement modeste de notre portefeuille immobilier français, cette classe d’actifs conserve à nos yeux une importance stratégique, tant en termes de diversification qu’en termes d’opportunités de rendements stables à long terme», a commenté Sébastien Chemouny, directeur France chez Allianz Real Estate. Au 30 juin 2018, les actifs résidentiels représentent 17% du portefeuille immobilier total d’Allianz Real Estate. Cette acquisition est la deuxième opération réalisée cette année par Allianz sur le marché parisien. En avril dernier, Allianz a mis en place le financement de près de 300 M€ pour le compte du fonds de pension allemand Bayerische Versorgungskammer (« BVK ») visant à financer l’acquisition du nouveau flagship store d’Apple situé au 114 avenue des Champs-Élysées.