Le président de la Securities and Exchange Commission, Jay Clayton, a confirmé lundi que son mandat se terminera à la fin de l’année 2020. Jay Clayton avait prêté serment le 4 mai 2017. Quelques règlementations concernant la gestion d’actifs ont été adoptéessous sa présidence dont celles portant sur les ETF, la simplification des fonds de fonds ou encore la modernisation du reporting des fonds d’investissement américains. C’est aussi durant le mandat de Jay Clayton qu’un comité consultatif sur la gestion d’actifs a été créé au sein de la SEC.
Le groupe financier espagnol CaixaBank a nommé l’ex-responsable des investissements de sa gestion d’actifs, Guillermo Hermidan au poste de responsable des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance au sein de sa banque privée, indique le site Funds People. Il occupe ses nouvelles fonctions depuis septembre.
Le duo formé par le président de l’autorité des marchés financiers en Espagne, Sebastián Albellan et sa vice-présidente, Ana María Martínez-Pina, en poste depuis 2016, ne sera pas reconduit pour unsecond mandat, rapportentplusieurs médias espagnols. Selon l’agence de presse Europa Press,Sebastián Albella a lui-même demandé à ne pas être renouvelé à la ministre des affaires économiques espagnole Nadia Calviño. Le nom de sonsuccesseurpourrait être connu aujourd’hui à l’issue du conseil des ministres espagnols.Sebastián Albellaet Ana María Martínez-Pina resteront néanmoins en poste jusqu’au terme de leur mandat qui expire fin novembre.
M&G Investments a annoncé ce 16 novembre le lancement d’un fonds actions à impact, destiné à lutter contre le changement climatique. Dénommé M&G (Lux) Climate Solutions Fund, le véhicule est un portefeuille concentré composé d’environ 30 entreprises réparties en trois domaines d’impact principaux: les énergies propres, les technologies vertes et la promotion de l’économie circulaire. Il sera géré par Randeep Somel. La stratégie utilise la même approche et le même processus d’investissement que la stratégie Positive Impact, dont Randeep Somel prendra la gestion adjointe, aux côtés du gérant principal John William Olsen. L’univers d’investissement est défini par l’équipe dédiée à l’Impact positif, dirigée par Ben Constable-Maxwell. Les entreprises susceptibles d’être intégrées dans le portefeuille sont les suivantes: - celles dont les produits ou les services contribuent à transformer la société ou l’environnement; - celles qui fournissent des solutions à d’autres entreprises pour qu’elles aient un impact social ou environnemental positif; - celles qui ont porté et généralisé l’impact et la durabilité dans leur secteur respectif. M&G s’engage par ailleurs à publier chaque année une analyse de l’impact net positif de chaque entreprise sur le climat et de l’alignement de son chiffre d’affaire sur les Objectifs de Développement Durable des Nations unies, dont le fonds a adopté le dispositif.
Le co-responsable de la banque d’investissement de Goldman Sachs, Gregg Lemkau, quitte la banque américaine pour gérer MSD Partners, une société d’investissement créée par Michael Dell, rapporte le Financial Times. Jusqu’à l’annonce de lundi, Gregg Lemkau était considéré comme un éventuel futur directeur général pour Goldman. Il rejoindra son nouvel employeur en février. MSD Partners travaille aux côtés du family office de la famille de Michael Dell, gérant plus de 15 milliards de dollars d’actifs dans le crédit, le private equity, l’immobilier et les actions cotées. Jim Esposito, co-responsable de la division titres, remplacera Gregg Lemkau début 2021, selon une note envoyée aux salariés.
La Commission européenne donnera son accord à un deal avec la firme allemande de biotechnologie CureVac pour l’acquisition de jusqu'à 405 millions de doses de son vaccin potentiel contre le Covid-19, a annoncé la présidente de l’exécutif bruxellois, Ursula von der Leyen. CureVac a bénéficié de fonds européens pour mettre au point son vaccin. La Commission a déjà conclu des accords de ce type avec AstraZeneca, Johnson & Johnson, Sanofi et Pfizer. Les discussions engagées avec Moderna, qui a annoncé lundi que son candidat vaccin contre le Covid-19 était efficace à 94,5%, pourraient aboutir bientôt.
La Banque centrale européenne a annoncé le lancement d’une enquête externe après plusieurs pannes ayant paralysé le système de paiement entre banques dans la zone euro, des épisodes malvenus au moment où l’institution étudie le projet d’un euro numérique. L’enquête, confiée à une société d’audit indépendante, a été décidée après un «incident le 23 octobre qui a affecté (le) système de règlement brut en temps réel (entre banques) ‘Target2', provoquant une panne de près de 10 heures», explique la BCE dans un communiqué. L’institution gardienne de l’euro évoque aussi «d’autres incidents» en 2020 ayant affecté cette plateforme ainsi qu’une autre permettant le règlement de titres.
Après Pfizer avec BioNtech la semaine dernière, Moderna a déclaré lundi que son vaccin expérimental était efficace à 94,5% dans la prévention du Covid-19. Ces résultats ont été publiés sur la base de données intermédiaires d’un essai clinique effectué auprès de 95 personnes. La publication de cette annonce a accentué les gains du CAC 40. Comme pour Pfizer, ce nouveau vaccin utilise la technologie de l’ARN messager. Mais contrairement à celui de Pfizer, le vaccin de Moderna n’a pas besoin d'être maintenu à -70 degrés. Il peut être conservé dans un réfrigérateur traditionnel pendant 30 jours et six mois à -20 degrés.
Les dirigeants de Facebook et Twitter vont être auditionnés mardi par des sénateurs américains, pour la deuxième fois en moins d’un mois, sur le rôle des réseaux sociaux dans le débat public aux Etats-Unis. Mark Zuckerberg et Jack Dorsey vont répondre aux questions, par caméras interposées, de la commission judiciaire du Sénat, sous contrôle républicain. Leur présence est «volontaire», d’après le panel. L’audition doit porter sur «la gestion de l'élection de 2020» par les plateformes et ce que le président de la commission, Lindsey Graham, appelle «la censure et la suppression d’articles de presse».
«Il existe beaucoup de bonnes raisons d’être sceptiques à l’égard des fusions», a admis Dick Weil, le directeur général de Janus Henderson, lors d’une allocution enregistrée en introduction à un «voyage de presse» virtuel organisé par la société de gestion. «De nombreuses fusions ne fonctionnent pas comme prévu», a-t-il estimé depuis Londres. Mais pour lui, le rapprochement qui a donné naissance au groupe Janus Henderson en 2017 est l’exception qui confirme la règle. «Nous bâtissons une infrastructure mondiale qu’aucune de nos deux sociétés indépendantes n’aurait pu se permettre». L’avantage principal, selon le CEO, est que cela permet à son groupe d’avoir une culture «réellement internationale», avec une perspective vraiment mondiale. En attendant, Janus Henderson continue d’être en décollecte. Depuis le début de l’année à fin septembre, la société de gestion américano-britannique a vu sortir environ 23,3 milliards de dollars, après des rachats de 27 milliards sur l’ensemble de 2019 et de 18,1 milliards sur 2018. La société de gestion gérait fin septembre 358 milliards de dollars. Début octobre, le fonds activiste Trian Fund Management a confirmé avoir acquis 9,9 % du capital de la société de gestion, un sujet que n’a pas mentionné Dick Weil dans son intervention. Concernant l’environnement dans lequel il évolue, le patron de Janus Henderson a rappelé qu’il s’agissait d’un secteur extrêmement concurrentiel», mais aussi «sain et mature». Cette concurrence conduit à une pression sur les frais et les revenus. Mais en contrepartie, «les clients obtiennent une meilleure offre». «Nous voyons la nature concurrentielle du secteur comme une force positive pour nous améliorer», a-t-il affirmé. Enfin, évoquant la crise du Covid-19, Dick Weil s’est dit «stupéfait» que tout le monde ait réussi à travailler à distance. «Nous sommes très efficaces. Nous sommes même plus efficaces», a-t-il ajouté. Il prédit que le monde du travail va devenir plus flexible, même si la présence au bureau certains jours sera nécessaire. «Ce sera une bonne chose quand nous pourrons tous passer plus de temps ensemble au bureau», conclut-il.
Eurizon, la société de gestion du groupe Intesa Sanpaolo, a enregistré au troisième trimestre des souscriptions nettes de 1,9 milliard d’euros. La collecte a concerné principalement des fonds ouverts, avec 1,2 milliard d’euros. La contribution principale vient des stratégies obligataires (+2 milliards d’euros), suivi par les actions (+1 milliard) et les produits diversifiés (+895 millions). Les fonds flexibles et monétaires ont respectivement fait l’objet d’une décollecte de 1,7 et 1 milliard d’euros. Eurizon renoue ainsi avec une collecte positive depuis le début de l’année, à 804 millions d’euros. Au premier semestre, elle était négative de 1,4 milliard d’euros. Cela s’explique essentiellement par les fonds ouverts, qui bénéficient d’environ 1,9 milliard d’euros de nouvelles souscriptions nettes. Les encours gérés à fin septembre sont ressortis à 334,5 milliards d’euros, en hausse de 2 % sur le trimestre et de 2,5 % sur un an. Le bénéfice net consolidé (incluant les résultats des participations minoritaires) sur neuf mois s’élève à 326,4 millions d’euros et la marge issue des commissions à 528,2 millions. Le coefficient d’exploitation s’inscrit à 20 %. A l’étranger, la filiale chinoise à 49 % Penghua Fund Management atteint 99 milliards d’euros d’encours, en hausse de 20 % depuis le début de l’année et la collecte sur 9 mois dépasse les 12 milliards d’euros. En comptant la structure chinoise, les encours totaux d’Eurizon dépassent les 433 milliards d’euros. Depuis le 9 novembre, la filiale de Hong Kong a par ailleurs été renommée Eurizon Capital Asia LTD, Les prochains mois verront de nouveaux projets se concrétiser, notamment avec UBI, Banca, la troisième banque d’Italie, qui a été rachetée par Intesa Sanpaolo à l'été dernier. «Ainsi, nous venons tout juste de lancer le premier fonds d’Eurizon sur le réseau d’UBI, et nous sommes actuellement en discussion avec nos collègues de Pramerica afin de rapprocher davantage nos deux structures de gestion d’actifs », annonce Saverio Perissinotto, l’administrateur délégué d’Eurizon. Pramerica est la société de gestion conjointe d’UBI Banca et de l’américain Pramerica Financial. Elle affiche un encours sous gestion de 65 milliards d’euros.
La société de gestion allemande Aquila Capital, spécialisée dans l’immobilier avec 11 milliards d’euros d’encours, lance une nouvelle stratégie d’investissement sur l’efficacité énergétique. L’objectif est de financer des projets d’efficacité énergétique de petite et moyenne tailles dans les secteurs public et privé de toute l’Europe. Son premier investissement concerne un projet d’illumination routière en Italie. Lprojet, d’un montant total de près de 3 millions d’euros, consiste en le remplacement des systèmes d'éclairage existants pour plus de 10.000 points lumineux et la gestion des systèmes d'éclairage public régis par des contrats de concession à long terme dans huit municipalités du centre de l’Italie.
Credit Suisse Asset Management a dévoilé un fonds d’investissement alternatif réservé (RAIF) sur la thématique de l’immobilier logistique. Lenouveau fonds Credit Suisse Logistics Property Partners a pour but de profiter de la croissance des surfaces logistiques en nouant des partenariats avec des spécialistes de l’immobilier logistique. Les partenariats incluront différentes structures, dont des joint ventures, des co-investissements et des investissements en fonds logistiques cibles existants. Le portefeuillediversifierales gestionnaires, les marchés et les stratégies avec plus d’une centaine d’immeubles et de locataires logistiques.Le fonds Credit Suisse Logistics Property Partners «investira principalement dans des immeubles existants qui disposent de revenus locatifs attrayants tout en présentant un potentiel d’accroissement de valeur.» «L’environnement de marché dû au COVID-19 et aux difficultés économiques qu’il a entraînées devrait offrir des opportunités d’achat très intéressantes dans les deux années qui viennent, c’est-à-dire pendant la période d’investissement du fonds Credit Suisse Logistics Property Partners,» estime Credit Suisse AM. Le nouveau fonds du gestionnaire helvétique visedes distributions annuelles comprises entre 3% et 4%ainsi qu’un TRI net de 10% à 12%par an en dollars sur une période de sept ans. L'équipe de gestion de portefeuille deCredit Suisse AM gère environ 2 milliards de francs suissespour plus de 130 investisseurs institutionnels. Sur ce total,plus de 460 millions de francs suissessont investis dans des stratégies de logistique.
Guillaume de Martel est de retour à Paris. L’ancien directeur général de Lyxor Allemagne vient de se voir confier la présidence exécutive de SG 29 Haussmann, la filiale de la Société Générale dédiée à la gestion d’actifs de la clientèle privée. Il avait été envoyé outre-Rhin sur le dossier de la fusion de Lyxor Allemagne avec Commerzbank AM au cours de l’année 2018, puis avait pris la tête de la filiale en juillet 2019. Auparavant, il avait géré des ETF (2014-2017), et fondé et dirigé Lyxor Intermediation (2017-2019).
Après Pfizer avec BioNtech la semaine dernière, Moderna a déclaré aujourd’hui que son vaccin expérimental était efficace à 94,5% dans la prévention du Covid-19. Ces résultats ont été publiés sur la base de données intermédiaires d’un essai clinique effectué auprès de 95 personnes.Seules cinq de ces personnes ont été contaminées alors qu’elles avaient reçu le candidat vaccin, administré en deux doses espacées de 28 jours.
La société de gestion américaine AllianceBernstein (AB) s’est associée la semaine dernière à Lacarne Capital, une plateforme de dette immobilière européenne, pour lancer une activité de dette portant sur l’immobilier commercial en Europe. Clark Coffee, directeur général de Lacarne Capital, en sera le responsable des investissements. Il sera épaulé parShivam Rastogi, ex-directeur de l’origination de dette et des prêts à haut rendement en Europe de Deutsche Bank, et Daniel Stengel, ancien conseiller général de Tyndaris Real Estate. L'équipe sera basée à Londres et Francfort. Le capital d’amorçage de cette nouvelle activité s'élève à 1,2 milliards d’euros. AB disposedéjà d’une plateforme équivalente aux Etats-Unis depuis 2013, à travers laquelle elle a déjà levé environ 6 milliards de dollars auprès d’investisseurs.
L’autorité de supervision des marchés financiers allemands BaFina indiqué avoir infligé une amende de 120.000 euros à lasociété de gestion JO Hambro Capital Management (JOHCM). Le gestionnaire allemand a enfreint la législation locale en vigueursur les transactions sur le marchéactions en ne transmettant pas au régulateur ses notifications de droits de vote dans un délai approprié.
Le négociateur britannique sur le Brexit a fait état dimanche de «progrès» lors des discussions avec Bruxelles ces derniers jours, alors que la Grande-Bretagne et l’Union européenne n’ont pas réussi à respecter la date butoir de mi-novembre pour conclure un accord sur leurs futures relations. Des «projets de textes de traités communs» sont désormais sur la table, a assuré David Frost sur Twitter, tout en reconnaissant toujours des désaccords sur des «éléments importants». Le négociateur britannique est un proche de Dominic Cummings, conseiller spécial de Boris Johnson et partisan d’un Brexit sans accord, qui est annoncé sur le départ du 10, Downing Street.
Les fonds actions à l'échelle mondiale ont enregistré sur la semaine au 11 novembre des souscriptions nettes de 44,5 milliards de dollars, un niveau jamais enregistré, selon le «Flow Show», le rapport sur les flux de collecte de BofA Global Research. La collecte a été dopée par le résultat des élections aux Etats-Unis et les espoirs d’un futur vaccin contre le Covid-19. Les fonds en actions américaines ont notamment drainé 32,5 milliards de dollars. Les fonds d’actions européennes ont, eux, vu sortir 300 millions de dollars.
DeA Capital Alternative Funds a levé 330 millions d’euros pour Taste of Italy 2, un fonds de private equity spécialisé dans le secteur italien de l’alimentation et des boissons. C’est plus que l’objectif de 300 millions d’euros. Le premier fonds avait levé 218 millions d’euros. La nouveauté dans Taste of Italy 2 est que l'équipe de gestion pourra investir jusqu’à 30 % de ses actifs à l’étranger, notamment dans la Péninsule ibérique. A ce titre, un bureau a été ouvert à Madrid, avec deux professionnels locaux. Le reste des investissements se fera en Italie. Parmi les principaux investisseurs de Taste of Italy 2 figurent le Fondo Italiano d’Investimento, le European Investment Fund, le Fondo Pensione Nazionale BCC – Banca Credito Cooperativo et la Cassa Nazionale di Previdenza e Assistenza Forense. Le fonds a déjà pris une participation majoritaire dans Gastronomica Roscio, une société italienne spécialisée dans les plats préparés, frais ou surgelés, pour d’importantes chaînes de distribution et des marques internationales. DeA Capital Alternative Funds est une société de gestion alternative gérant plus de 5 milliards d’euros. Elle est contrôlée par DeA Capital, société du groupe De Agostini.
Le centre de médiation et d’arbitrage de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (WIPO) a ordonné début novembrele transfert de noms de domaine en ligne à deux sociétés de gestion. Ces noms étaient enregistrés et utilisés à des fins frauduleuses par des entreprises basées aux Etats-Unis, rapporte Asset News. Après avoir porté l’affaire devant le WIPO en septembre, le groupe suisse Lombard Odier a ainsi récupéré le nom de domainelombardodieram.com. Quant auhedge fund britannique Man Group, qui s'était également plaint auprès du médiateur en septembre,il est désormais propriétaire du nom de domaine man-am.com. Dans le cas de Man Group, l’utilisation frauduleuse du nom de domaine man-am.com est allée beaucoup plus loin, explique Asset News. L’entreprise américaine qui l’avait enregistrén’hésitait pas à envoyer des emails avec une référence à l’adresse d’une entité irlandaise de Man Group qui existe réellement pour leurrer les investisseurs.
Les fonds actions à l'échelle mondiale ont enregistré sur la semaine au 11 novembre des souscriptions nettes de 44,5 milliards de dollars, soit un niveau jamais enregistré, selon le «Flow Show», le rapport sur les flux de collecte de BofA Global Research.
BNP Paribas Asset Management a vendu environ 10,5 % du capital d’Impax Asset Management à un prix de 510 pence par action le 10 novembre. Suite à cette opération, la société de gestion française détiendra encore environ 14 % du capital de la société de gestion britannique spécialiste de l’environnement, cotée sur l’AIM (Alternative Investment Market). Ces actions sont soumises à un blocage de 180 jours. BNPP AM était entré au capital d’Impax AM en 2007. Malgré ce désengagement capitalistique, Impax AM a tenu à souligner que la société française restait pour elle un partenaire important. «BNPP AM continue de soutenir Impax et a récemment mis à jour les accords en vertu desquels elle fournit à Impax des services de marketing, d’introduction et autres services de distribution, tandis qu’Impax a la délégation exclusive de la gestion de cinq des stratégies d’investissement en actions cotées de BNPP AM axées sur l’investissement dans des solutions environnementales», précise la société britannique dans le communiqué annonçant l’opération. «Grâce à cet accord, BNPP AM et Impax ont renforcé leur partenariat commercial existant pour une durée minimale de quatre ans. La durabilité est au cœur de la stratégie de BNPP AM et la société s’est engagée à investir dans des fonds thématiques, un segment qui connaît une croissance rapide», poursuit-elle. Impax AM est une société de gestion britannique spécialisée dans les stratégies environnementales fondée en 1998. Ses encours ressortaient au 30 avril à 15,8 milliards de livres. Au premier semestre 2020, elle a enregistré une collecte record de 1,8 milliard de livres.
L’administration américaine a publié jeudi un décret présidentiel interdisant les investissements de fonds d’investissement, fonds de pension et particuliers américains dans des sociétés dont Washington considère qu’elles sont possédées ou contrôlées par l’armée chinoise. A compter du 11 janvier 2021, soit neuf jours avant le départ de Donald Trump de la Maison Blanche,les fonds d’investissement américains ne pourront donc plus acheter des actions de sociétés liées à l’Armée populaire de libération selon l’administration Trump. Ils auront jusqu’au 11 novembre 2021 pour vendre lesparticipations qu’ils détiennent dans les sociétés concernées. Dans le décret, Donald Trump soutient que la Chine"exploite de plus en plus les capitaux des Etats-Unis pour permettre le développement et la modernisation de ses activités militaires, ses services de renseignement et autres systèmes de sécurité, ce qui lui permet de menacer directementles Etats-Unis ainsi queles troupes américaines stationnées à l'étranger.» L’agence Reuters, qui avait révélé en premier la publication à venir d’un tel décret, indique que celui-ci est «susceptible d’avoir un impact considérable» sur certaines des plus grandes entreprises chinoises comme les groupes télécoms China Telecom Corp et China Mobile (qui font partie de l’indice MSCI Emerging Markets, ndlr) ou le fabricant d’équipements de surveillance Hikvision.31 sociétés chinoises, cotées à Hong Kong, en Chine ou à même à Wall Street à travers des filiales, seraient visées par l’interdiction. Plusieurs gestionnaires d’actifs américains dont Franklin Resources, Brandes Investment Partners ou encore Neuberger Berman étaient investis dans l’un des titres visés fin septembre 2020, constate NewsManagers. Le Financial Times observe que les valeurs des groupes de télécommunications chinois commeChina Telecom et China Mobile se sont effondrées de 9,3% et 6,3% à la bourse de Hong Kong suite à la publication du décret. Selon un officiel de la Maison Blanche cité par le Financial Times, le décret «interdit aussi les investissements dans les fonds actions marchés émergents.» Le décret de l’administration risque aussi de freiner le développement du marché des fonds sur les actions chinoises A-Shares voire celui des gestionnaires d’actifs étrangers cherchant à s’implanter en Chine. Il pourrait tout autant influersur la sélection de gérants étrangers par les investisseurs institutionnels américains.
DWS a annoncé avoir créé un organe consultatif pour faire avancer sa stratégie globale en matière d’ESG qui viendra complémenter sa propre expertise. Les membres du conseil viennent de grandes entreprises mondiales, d’universités et d’institutions publiques. Georg Kell, directeur fondateur du Pacte mondial des Nations unies, Lisa Jackson d’Apple et Marie Haga du FIDA, font partie des membres. Il est composé de six personnes issues de diverses disciplines, qui conseilleront le PDG et le conseil exécutif de DWS sur l’accélération de sa stratégie ESG. Les membres du conseil consultatif ESG de DWS sont : • Peter Damgaard-Jensen est le président du Groupe d’investisseurs institutionnels sur le changement climatique (IIGCC), le principal organisme européen d’investissement axé sur le changement climatique. Il représente le domaine du développement durable dans le secteur des fonds de pension, notamment en tant qu’ancien PDG du fonds de pension danois PKA, l’un des plus grands fonds de pension du Danemark. • Marie Haga est vice-présidente associée du Fonds international de développement agricole (FIDA). Dans son ancien rôle de directrice exécutive du Global Crop Diversity Trust, Marie a acquis une réputation internationale dans le domaine de la biodiversité et de la sécurité alimentaire. Elle a également été membre du Parlement norvégien et a occupé trois postes ministériels. • Ioannis Ioannou est professeur de stratégie et d’entrepreneuriat à la London Business School. C’est un universitaire influent et souvent cité dans les domaines du développement durable des entreprises, de l’intégration des facteurs ESG et du business responsable. Il siège au conseil consultatif de Ethical Corporation - Reuters Events et est membre du réseau d’experts du Forum économique mondial. • Lisa P. Jackson est vice-présidente des initiatives environnementales, politiques et sociales chez Apple Inc. Elle dirige la stratégie d’Apple en matière d’environnement, de politique d'éducation et d’accessibilité des produits. Elle a une longue expérience de l’engagement actif dans tous les domaines de l’ESG, ayant précédemment été à la tête de l’Agence américaine de protection de l’environnement nommée par l’ancien président Barack Obama. • Georg Kell, co-président En tant que directeur exécutif fondateur du Pacte mondial des Nations unies, la plus grande et la plus importante initiative mondiale pour la gestion durable des entreprises, Georg Kell est également président d’Arabesque, la société mère des deux partenaires de DWS, Arabesque AI et Arabesque S-Ray, dans laquelle DWS détient des participations minoritaires. • Roelfien Kuijpers, co-président En sa qualité de responsable mondial ESG pour les clients de DWS, Roelfien co-préside le nouveau Conseil consultatif ESG avec Georg Kell. Roelfien est également membre du conseil d’administration du Groupe d’investisseurs institutionnels sur le changement climatique.
Allianz Global Investors (AllianzGI) annonce avoir lancé trois nouveaux fonds actions en accord avec les objectifs de développement durable des Nations unies (ODD). Ces fonds sont baptisés Allianz Positive Change, Allianz Clean Planet et Allianz Food Security. Ils doivent compléter la nouvelle gamme de franchise thématique existante, notamment la stratégie Allianz Global Water. L'équipe de gestion examinera huit grands thèmes : l’inclusion sociale, la santé, l’inclusion financière, l'éducation, la sécurité alimentaire, l’eau, la propreté de la terre/l’économie circulaire et la transition énergétique. Elle identifiera ensuite les résultats spécifiques ciblés par un ou plusieurs des ODD afin de sélectionner les entreprises qui contribuent à la réalisation des objectifs sous-jacents en offrant une solution. « Les stratégies d’investissement alignées sur les ODD sont une priorité stratégique pour AllianzGI, et nous les considérons comme un moyen de répondre à la demande croissante d’investissements responsables », assure Barbara Rupf Bee, responsable EMEA chez AllianzGI.
Le gestionnaire d’actifs australien First Sentier Investors (ex-First State Investments) entend bien poursuivre son développement en Europe malgré la pandémie de Covid-19. Dans un entretien à Asset News, Chris Turpin, responsable de FSI pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, indique que la société de gestion continuera de développer sa plateforme en Europe continentale et notamment en France où elle est établie depuis plus de quinze ans et en Allemagne. Cinq des onze bureaux de FSI se situent actuellement en Europe (Paris, Francfort, Dublin, Londres et Edimbourg). «Fin 2018, nous avons ouvert un bureau à Dublin qui sera important pour nous sur le plan opérationnel post-Brexit», explique Chris Turpin à Asset News. Actuellement, la clientèle européenne de FSI se compose à 65% d’intermédiaires financiers et gérants discrétionnaires et à 35% d’investisseurs institutionnels. Chris Turpin évoque de «fortes ambitions pour l’Europe»."Nous nous attendons à ce que nos encours en Europe soient très proches de nos encours au Royaume-Uni dans les trois à cinq prochaines années», dit-il. Chris Turpin est également en charge du développement de l’entreprise. FSI travaille actuellement sur un plan sur le moyen-long terme pour adapter l’environnement de travail à la pandémie de Covid-19. Les bureaux de Londres et d’Edimbourg sont en effet fermés depuis mars. «Nous nous sommes bien adaptés pour gérer notre activité depuis l’extérieur. Cependant, nous aurons besoin d’avoir évolué vers un autre type de cadre de travail d’ici la fin du premier trimestre 2021 afin de ne plus réagir aux circonstances mais de les anticiper. Cela implique l’adoption de nouvelles politiques pour rendre l’environnement plus sûr et flexible», explique Chris Turpin.