Les jalons d’un impôt minimum mondial sur les sociétés à 15% ont été posés par le G7 samedi. Jusqu’à 123,5 milliards d’euros pourraient rentrer tous les ans dans les caisses des Etats.
Le groupe helvétique Credit Suisse a estimé dansune note de recherche publiée vendredi 4 juin, que l’environnement actuel reste favorable à la poursuite du mouvement de consolidation dans la gestion d’actifs en 2022. Dans sa note, Credit Suisse estime que les gestionnaires d’actifs ont besoin de mettre à niveau leurs capacités existantes afin de croître dans divers segments, dont les marchés privés, les fonds négociés en bourse (ETF), la gestion obligataire active et les fonds indiciels. Les analystes de Credit Suisse prévoient que JP Morgan, State Street et UBS figureront parmi les banques qui feront le plus d’acquisitions desociétés de gestion. DWS, filiale de Deutsche Bank, Invesco et Franklin Resources devraient être les gestionnaires qui procèderont le plus à des acquisitions de sociétés de gestion. L’assureur italienGenerali pourrait se montrer aussi actif sur ce plan. Le groupe helvétique note par ailleurs que plusieurs banques ont fait part de leur désir de vendre leurs sociétés de gestion comme Banco doBrasil avec sa filiale de gestion BB DTVM. BBVA, Janus Henderson, Cohen & Steers, Wisdom Tree et Victoria Capital pourraient aussi être de potentiels vendeurs. Le fonds activiste Trian détient par ailleurs des participations dans Invesco et Janus Henderson, qui n’ont pas caché leurs intentions en matière de fusions et acquisitions. Credit Suisse estime également que les gestionnaires de patrimoine aux Etats-Unis (Focus, Hightower, Mercer, CI Financial) et les multigestionnaires d’actifs (AMG) continueront d'être des acquéreurs actifs, notamment en raison des perspectives de hausse des impôts.
Le gérant allemand DWS vient d'élargir sa gamme de fonds thématiques ESG avec une stratégie actions dédiée à la protection des océans. Le fonds, dénommé DWS Concept ESG Blue Economy, est géré par Paul Buchwitz. Il sera principalement investi dans les entreprises liées aux écosystèmes marins et côtiers, que leur impact soit positif ou négatif. Le dialogue avec les sociétés sera central dans la stratégie. La firme allemande va par ailleurs s’adjoindre les services de la World Wide Fund for Nature (WWF), qui l’aidera à placer et à suivre des objectifs de durabilités concrets et mesurables pour les sociétés en portefeuille.
Alex Duffy a quitté Fidelity International pour se consacrer à d’autres projets, rapporte Citywire. Le gérant, qui est parti le 28 mai, travaillait pour la société de gestion américaine depuis 17 ans et était le gérant principal de la stratégie Fidelity Emerging Markets Focus (766 millions d’euros d’encours). Amit Goel a été nommé gérant principal du fonds et travaillera avec Punam Sharma et Sherry Qin.
Natixis Investment Managers a annoncé ce 4 juin le lancement à l’international du fonds WCM Select Global Growth Equity, géré par son affilié américain WCM Investment Management. Le nouveau fonds, libellé en dollars, suit une stratégie de gestion active bottom-up concentrée sur une quarantaine de valeurs. Les deux gérants Sanjay Ayer et Mike Hayward chercheront à identifier des sociétés leaders sur leur secteur, présentant des fondamentaux attractifs, tels qu’une croissance historique à long terme du chiffre d’affaires et des bénéfices, des bilans solides, un endettement faible ou nul, et un retour sur investissement élevé ou en hausse. La performance sera évaluée au regard du MSCI All Country World comme principal indice de référence. Domicilié au Luxembourg, le fonds est actuellement enregistré pour la vente au Luxembourg, en France, en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, en Irlande, en Italie et en Espagne. Il sera commercialisé auprès des investisseurs institutionnels et des particuliers.
Groupama Asset Management vient de faire labelliser six nouveaux fonds par l’AFNOR. Il s’agit des fonds Groupama Trésorerie, France Gan, Groupama France Stock, Groupama Crédit Euro CT, FCPE Groupama Epargne Responsable Dynamique, et FCPE Groupama Epargne Responsable Perspective Dynamique. Les encours labellisés de la société de gestion atteignent désormais 11,7 milliards d’euros.
Les investisseurs internationaux sont à la recherche de bonnes affaires. Selon les données du «Flow Show», le rapport mondial hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research, les principaux gagnants de la semaine (27 mai-2 juin) sont les stratégies value, pariant sur les actions décotées par rapport à leurs valeurs théoriques. Pour les auteurs du rapport, les investisseurs, qui anticipaient jusqu’ici une période d’inflation, seraient désormais en train de préparer leurs portefeuilles à un risque de stagflation, un mélange de stagnation de la croissance couplé à de l’inflation. En dehors de ces prises de positions, l’attentisme est de mise avec une collecte importante sur les fonds monétaires et d’obligations d’entreprises investment grade, les entreprises les mieux notées. Les flux vers les fonds actions se sont élevés cette semaine à 14,7 milliards de dollars (12,1 milliards d’euros), partagés entre 9,5 milliards sur les fonds indiciels cotés, et 5,2 milliards sur les fonds gérés de façon active. La majeure partie de l’argent frais s’est donc dirigée vers la gestion value (+3,2 milliards) et les secteurs décotés. Les fonds de financières ont ainsi reçu 2,8 milliards de dollars, suivis par ceux couvrant les entreprises de matériaux (+1,8 milliard) et de l’énergie (+0,9 milliard). A l’inverse, les fonds tech ont rendu 1,6 milliard de dollars à leurs porteurs de parts, un niveau inégalé depuis fin 2018. Le style de gestion croissance et les fonds de grandes capitalisations ont également connu une semaine négative, avec respectivement -3,9 milliards et -1,5 milliard de dollars de collecte. Sous le prisme géographique, les niveaux de collecte sont modérés mais positifs, avec +2,3 milliards pour l’Europe, +1,4 milliard pour le Japon, +1,2 milliard pour les Etats-Unis, et +0,7 milliard pour les émergents. Les fonds obligataires ont, eux, attirés 11,8 milliards de dollars, principalement dans les fonds d’obligations d’entreprises de la catégorie investment grade (+5,3 milliards). Les fonds d’obligations souveraines indexées à l’inflation sont l’autre segment ayant enregistré une bonne semaine, avec 1,9 milliard de dollars de souscriptions nettes. Le reste des sous-catégories de fonds obligataires ont tous enregistré des collectes positives mais relativement faibles. Sur le monétaire, les fonds ont collecté 16,7 milliards de dollars.
Generali serait intéressé par NN Investment Partners, la société de gestion du groupe NN, selon Il Sole 24 Ore. Bloomberg indique qu’une offre initiale aurait été présentée pour la société de gestion néerlandaise. DWS, la société de gestion de l’allemand Deutsche Bank, Allianz et UBS seraient aussi sur les rangs. Reuters évoque aussi la présence d’Intesa Sanpaolo. NN IP gère environ 300 milliards d’euros d’actifs et serait valorisé à 1,5 milliard d’euros. Le groupe NN a annoncé lundi 26 avril qu’il étudiait diverses «options stratégiques» pour sa société de gestion d’actifs, NN Investment Partners. Parmi les options étudiées, NN évoque dans son communiqué une fusion, une joint-venture ou une cession partielle.
L’Union Bancaire Privée (UBP) vient de recruter Philippe Lespinard au poste nouvellement créé de head of alternative fixed income & partnerships et head of asset management à Londres. Il supervisera le développement d’UBP en matière d’obligations émergentes, convertibles et de dette privée. Il sera également responsable de la gestion des partenariats existants de l’UBP avec les leaders de l’industrie en gestion long-only, et de la négociation de nouveaux partenariats lorsque des opportunités se présentent. Philippe Lespinard arrive de Schroder Investment Management, où il était responsable du fixed income depuis une dizaine d’années. Avant Schroders, il a occupé plusieurs postes de directeur des investissements, notamment chez Citigroup et BNP Paribas. Il a débuté sa carrière dans la finance en tant que gérant de portefeuille obligataire à la Banque mondiale.
Une boutique espagnole spécialisée dans l’investissement à impact, Impact Bridge Asset Management, a obtenu l’agrément de l’autorité espagnole des marchés financiers CNMV pour devenir une société de gestion de fonds d’investissementcollectifs. Fondé et dirigé parArturo BenitoetÍñigo Serrats, Impact Bridge comprend une équipe de huit professionnels basés à Madrid et Singapour, épaulés dans leurs décisions par un comité indépendant. Le gestionnaire poursuit actuellement une stratégie de dette privée, investissant des fonds de fonds et des joint-ventures sur ce segment avec un impact social fort. Le lancement d’une stratégie de private equity avec un impact social est envisagé pour le second semestre 2021.
Aberdeen Standard Investments a recruté François-Xavier Dirickx en tant que directeur associé en charge du développement pour le Belux, selon un communiqué diffusé sur Linked-In. Basé à Luxembourg, il aura pour mission de renforcer les relations d’ASI avec les clients wholesale et institutionnels au Luxembourg et en Belgique. François-Xavier Dirickx a passé six ans chez JPMorgan auparavant où il s’occupait dernièrement des ventes au Benelux. Dans le même temps, Viola Strotz a été transférée dans l’équipe distribution en tant que senior wholesale sales support executive.
Le directeur des investissements d’Amundi, Pascal Blanqué, s’est exprimé sur l'évolutionde la cryptomonnaie bitcoin à l’occasion de son intervention, jeudi, au cours d’une conférence de presse organisée par la société de gestion du groupe Crédit Agricole en amont de ses journées «World Investment Forum» des 10 et 11 juin. Selon Pascal Blanqué, il apparaît clairement que certains segments du marché comportent une bulle financière, notamment celui des cryptomonnaies.« Les cryptomonnaies n’ont pas de valeur en elles-mêmes et tôt ou tard, les autorités vont couper la musique et la bulle va exploser», a-t-il déclaré. Le directeur des investissements d’Amundi estime qu’on se souviendra du bitcoin pour sa contribution à la technologie de la blockchain et pour le fait qu’il ait poussé les banques centrales à envisager l'émission de monnaies virtuelles.
Bruno Colmant vient de quitter le poste de directeur général de la banque Degroof Petercam, a appris le quotidien local La Libre. Le financier belge a déclaré que cette prise de poste en 2019 avait une vocation transitoire, et qu’il souhaitait désormais se concentrer uniquement sur son autre fonction, celle de directeur de la banque privée. Aucun successeur à la tête de l'établissement belge n’a été annoncé pour le moment.
Une étape fondatrice pour les pensions britanniques.C’est ainsi que British Airways a désigné la nomination de BlackRock en tant que directeur d’investissement externe de ses deux fonds de pension à prestation déterminée The Airways Pension Scheme (APS) et New Airways Pension Scheme (NAPS). Ils font partie des plus gros fonds de pension professionnels britanniques à prestation déterminée -c’est-à-dire à rente fixe, un modèle de plus en plus abandonné au profit de celui reposant sur une cotisation déterminée - et cumulent 21,5 milliards de livres (25 milliards d’euros) d’actifs pour le compte de 85.000 membres. La gestion des investissements va donc être transférée du gérant interne British Airways Pension Investment Management Limited (BAPIML) à BlackRock, intronisé outsourced chief investment officer (OCIO, directeur d’investissement externe), une décision qualifiée de «pionnière». Une partie du personnel de BAPIML suivra le même chemin pour assurer la continuité du service. Le but de la manœuvre consiste à optimiser les coûts et l’efficacité des investissements. Le transfert des actifs a été réalisé le 1er juin 2021. «En tant que gérant interne, BAPIML a réalisé une performance d’investissement et une administration excellentes des fonds de pension depuis de nombreuses années, commente Roger Maynard, président des conseils d’administration des deux fonds. Cet accord représente l’étape suivante nécessaire dans l’évolution des fonds alors qu’ils doivent optimiser leurs stratégies d’investissement respectives et se rapprocher de leurs objectifs de financement.» Sous-Financement Si APS reste relativement solide avec un taux de financement de 105,4% de ses 7,6 milliards de livres d’actifs (derniers chiffres disponibles du 31 mars 2020), NAPS se trouve lui sous-financé depuis plusieurs années. Au 31 mars 2020, le fonds disposait de 17,8 milliards de livres d’actifs couvrant 87% de son passif. Son déficit atteignait alors 2,6 milliards de livres. Un plan de redressement du fonds fermé depuis longtemps aux nouveaux membres a été enclenché en 2018, qui prévoyait un étalement des contributions de la compagnie aérienne au fonds, un plan mis à mal par la pandémie de Covid-19. Le recours aux OCIO augmente régulièrement et a atteint 2.000 milliards de dollars d’actifs en 2020 selon Pensions & Investments, contre 600 milliards en 2011. Les fonds de pension à prestation déterminée sont les plus nombreux à recourir à ce service.
Le label Towards Sustainability, qui revendique les critères de labellisation les plus stricts d’Europe, a été accordé à plus de 580 produits d’investissement gérant 390 milliards d’euros provenant de 85 institutions financières depuis sa création en novembre 2019. Ce label est attribué par une entité indépendante, l’Agence centrale de labellisation, selon une norme qui doit être révisée tous les deux ans. Ainsi pour sa première révision, qui doit entrer en vigueur en janvier 2022, le label Towards Sustainability évoluera pour s’aligner sur la réglementation européenne. L’Union européenne a en effet mis en œuvre le règlement sur la transparence en mars dernier, introduisant des nuances de durabilité dans la segmentation des fonds d’investissement, et a récemment dévoilé sa première taxonomie verte, désignant les activités vertes et celles qui ne le sont pas. A cela, s’ajoute le fait que la révision du label attend des produits d’investissement qu’ils assurent une intégration plus profonde de la durabilité et de la due diligence ESG dans le processus d’investissement en exigeant la mise en place de plusieurs stratégies différentes. «Les critères restrictifs concernant les secteurs nuisibles (par exemple, les armes, le tabac, le charbon) ont été renforcés. En ce qui concerne le secteur des combustibles fossiles, un équilibre est recherché entre le soutien à la transition et l'évitement des entreprises qui n’avancent pas assez vite. Dans cette optique, les critères pour ce secteur sont devenus plus stricts tout en laissant une marge de manœuvre aux entreprises qui peuvent démontrer de manière crédible qu’elles sont en train d’opérer une transition active. Ainsi, la norme de qualité ne se contente pas d’examiner les opérations courantes (indiquées par le chiffre d’affaires), mais évalue également les investissements dans de nouvelles activités durables (indiqués par les dépenses d’investissement). Enfin, des attentes plus détaillées sont formulées pour les États dans le cadre d’investissements en obligations souveraines», explique le CLA dans un communiqué publié sur le site du label belge. Le site web Towards Sustainability subira également une transformation d’ici janvier 2022 puisqu’il fournira des informations plus détaillées sur chaque produit labellisé. Ce «Sustainability ID» comprendra par exemple l’exposition au secteur des combustibles fossiles, l’empreinte carbone, l’alignement sur la taxonomie, etc . «Ces informations permettent à l’investisseur de déterminer si un produit particulier répond à ses attentes personnelles en matière de durabilité», affirme la société. Enfin, les gestionnaires de produits sont invités à publier sur leur propre site web des politiques détaillées sur un large éventail de sujets clés en matière de durabilité (par exemple, sur le secteur de l'énergie, la biodiversité, la diversité, la fiscalité, les régimes oppressifs, etc.)
La Financière de L’Echiquier (LFDE) a annoncé ce 3 juin le recrutement d’Aurélien Jacquot au poste d’analyste crédit senior. Il arrive de Fitch Ratings, où il avait démarré sa carrière en 2013. Il y était dernièrement directeur de l'équipe d’analyse dédiée aux secteurs industriels en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.
Après l’énergie solaire et l’espace, HANetf sort un ETF sur l’industrie du voyage. Le Airlines, Hotels and Cruise Lines ETF (TRYP) fournira une exposition aux compagnies aériennes, aux groupes hôteliers et aux opérateurs de croisières, au moment où le secteur peut espérer refaire surface après avoir été mis quasiment à l’arrêt par le Covid-19. Il est censé permettre aux investisseurs de «participer au rebond potentiel du secteur du voyage après la pandémie». Le nouvel ETF suivra l’indice Solactive Airlines, Hotels, Cruise Lines et aura un taux de frais sur encours de 69 points de base. Il sera coté sur le London Stock Exchange en fin de mois et sera agréé à la vente en Europe.
Le groupe luxembourgeois Mimco Capital arrive en France avec la création de Mimco AM, société de gestion qui a obtenu son agrément par l’Autorité des marchés financiers (AMF) fin mai, au titre de la directive AIFM. En tant que société de gestion AIFM du groupe, Mimco Asset Management commercialisera des fonds d’investissement alternatifs de private equity immobilier. La filiale sera dirigée par Ara Adjennian en tant que directeur général et associé. Il a été fondateur de 3A Capital à Paris. La mission de Mimco AM sera de continuer à développer, restructurer et revitaliser des opérations jugées à forte valeur ajoutée. Elle proposera notamment de nouveaux fonds thématiques pour des opérations au Luxembourg, en Allemagne et en France.
Le gestionnaire d’actifs alternatif Investcorp, a approuvé, mercredi, la recommandation de son conseil d’administration de sortir de la cote de la Bourse de Bahreïn et de se convertir en société privée. L’opération devrait être close au cours du troisième trimestre 2021. Mohammed Alardhi, président exécutif d’Investcorp a déclaré que cette option était la plus appropriée pour que la croissance d’Investcorp se poursuive. La société de gestion compte 35,4 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
Le règlement SFDR (sustainable financial disclosure regulation)sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers, entré en vigueur le 10 mars dernier, laisse de nombreuses sociétés degestionperplexes quant à son application concrète. Y compris dans les marchés scandinaves, identifiés comme étant parmi les plus avancés dans le domaine de la gestion répondant aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, constate Bloomberg Green. Pour rappel, le règlementSFDR a introduit une distinction dans la catégorisation des produitsprésentant des caractéristiques extra-financières : les produits qui promeuvent des caractéristiques environnementales et/ou sociales (produits dits « article 8 ») et ceux qui ont pour objectif l’investissement durable (produits dits « article 9 »). Interrogé par Bloomberg Green,Thomas Otbo, responsable des investissements de la gestion d’actifs de Danske Bank, indique que «beaucoup d’incertitudes » persistent quant à la façon de s’adapter à ces nouvelles règles.Pia Gisgard, responsable de la durabilité et de la gouvernance chezSwedbank Robur, cite l’absence de standards, mesures et indicateurs communsà l’industrie et l’analyse de données commeles plus gros challenges.Du côté des régulateurs scandinaves, l’interprétation du règlement SFDR demeure tout aussi ardue. L’Autorité suédoise de supervisiondes marchés financiers (FSA) a indiqué travailleravec les régulateurs d’autres pays et l’industrie financière pour interpréter la nouvelle réglementation et éviter de labelliser des fonds de manière inconsistante.
Le tierce partie marketeur MyFunds Office, qui a déjà conclu deux partenariats ces dernières semaines avec Bank of China et UBS AM, vient de signer avec le gérant américain Calamos Investments. La société de Jérôme Glodas va distribuer la stratégie Calamos Global Convertible Fund en France, en Belgique et à Monaco. Le fonds, géré par Eli Pars, comptait 570 millions de dollars (467 millions d’euros) d’encours à fin mars. Il s’agit probablement du dernier accord de distribution signé cette année par MyFunds, son dirigeant ayant précisé à NewsManagers qu’il souhaitait limiter son offre à quinze fonds pour ses clients conseillers en gestion de patrimoine. Il envisage également de ne plus nouer d’accord pour la clientèle institutionnelle sur 2021. Basé à Chicago, Calamos Investments est une société de gestion américaine multi-classes d’actifs fondée par John P. Calamos senior en 1977. A fin mars, elle comptait 35,9 milliards de dollars d’encours sous gestion.
Le minuscule fonds activiste Engine No.1 qui a récemment obtenu au moins deux sièges au conseil d’administration d’Exxon Mobil va s’attaquer à un nouveau défi : l’industrie des ETF, qui pèse 6.300 milliards de dollars, rapporte Bloomberg. Engine No. 1 prévoit en effet de lancer son premier fonds négocié en bourse (ETF) baptisé «Transform 500 ETF» pour encourager les changements dans les entreprises qu’il détient par le biais du vote par procuration, selon un document réglementaire déposé auprès de la SEC et lu par l’agence Bloomberg. Avec ce nouveau fonds, Engine No. 1 cherchera à mesurer la façon dont les entreprises investissent dans leurs employés et dans l’environnement, en utilisant des paramètres tels que la diversité au sein des salariés, la santé et la sécurité des employés, les émissions de carbone et l’utilisation des terres. Il utilisera une stratégie passive impliquant les entreprises de l’indice Morningstar U.S. Large Cap Select. La société a été créée à San Francisco l’an dernier par le gérant de hedge fund Chris James avec 250 millions de dollars d’encours dans le but de mettre la pression sur les entreprises dans lesquels elle investit en les forçant au changement, notamment en matière de transition énergétique. Concernant Exxon, la société avait investi à peine 0,02% du capital du pétrolier mais avait réussi à fédérer autour d’elle des géants comme BlackRock et State Street pour faire changer des administrateurs au conseil d’Exxon. La SEC doit encore donner son agrément sur le projet d’ETF d’Engine No.1
Trafigura a prévenu Credit Suisse l’an dernier que les fonds supply-chain de la banque semblaient contenir une facture suspicieuse de l’empire de Sanjeev Gupta, rapporte le Financial Times, citant trois personnes bien informées. L’alerte a été donnée en juillet 2020. Cela concernait une créance figurant dans les comptes annuels de l’un des fonds supply-chain proposés par la banque et gérés avec Greensill Capital. Cette créance indiquait que Trafigura devait 30 millions de dollars à Liberty Commodities de Gupta, sa principale entreprise de négoce de métaux fondée il y a près de 30 ans et faisant partie de sa GFG Alliance. Les dirigeants de Trafigura ont indiqué à Credit Suisse qu’ils doutaient de l’authenticité de cette facture. Selon les sources, les dirigeants de la banque ont approché Lex Greensill, le fondateur de Greensill, qui a expliqué qu’il pensait qu’il y avait un malentendu.
La banque privée suisse Julius Baer vient de nommer Rahul Malhotra au poste de directeur de l’Inde et de son sous-continent, a appris Finews. Il remplacera, en septembre prochain, Torsten Linke, qui a fait valoir ses droits à la retraite. Basé à Singapour, il couvrira également la clientèle indienne non-résidente, ainsi que le Japon et l'équipe Asie, basée en Suisse. Rahul Malhotra arrive de la banque privée de JPMorgan, où il couvrait l’Asie du Sud-Est.
La Banque Postale Asset Management va installer son futur siège au sein de l’immeuble Seine de Morland Mixité Capitale situé sur le Quai Henri IV dans le quatrième arrondissement de Paris. Les 180 salariés de LBP AM et de sa filiale Tocqueville Finance s’installeront sur 3.302 m² au sein d’un immeuble neuf et végétalisé avec vue sur Seine d’ici au premier trimestre 2022. Les équipes sont actuellement basées dans le 15ème arrondissement. Le projet de rénovation urbaine Morland Mixité Capitale, conçu par David Chipperfield Architects et CALQ Architecture pour le groupe Emerige, a pour objet la réhabilitation de l’ancien site administratif de la préfecture de Paris. Le site comprendra quelque onze usages ouverts aux Parisiens et aux visiteurs de la Capitale grâce à une rue intérieure qui se voudra «vivante et attractive», indique un communiqué et qui reliera le Boulevard Morland au Quai Henri IV. «Sa métamorphose donnera vie à des bureaux, logements, commerces, une crèche, un centre artistique, une auberge de jeunesse, un centre de fitness, une piscine et une rue intérieure accueillant un marché alimentaire permanent proposant des produits de qualité issus du circuit court», décrit le communiqué. Aux deux derniers étages, le bar et le restaurant d’un hôtel 5 étoiles abriteront une œuvre panoramique de l’artiste Olafur Eliasson et du Studio Other Spaces, accessible à tous et offrant une vue «spectaculaire» de Paris. Morland Mixité Capitale est aussi un projet ambitieux en termes d’éco-responsabilité et d’innovation. Le projet prévoit en outre 4 000 m² d’espaces végétalisés conçus par l’architecte paysagiste Michel Desvignes.