Si les banques et les assureurs en Europe continuent de gérer leurs sociétés de gestion d’actifs comme des activités secondaires, leur part de marché dans les actifs gérés à l’échelle mondiale chutera de 31 % à 21 % d’ici à 2015, selon Casey Quirk, un consultant américain cité par le Financial Times.En revanche s’ils prennent au sérieux les activités de gestion, ils pourraient doper leur valeur de 175 milliards d’euros et augmenter leurs revenus de 24 %.Les banques ont besoin d’une stratégie plus claire pour leur gestion d’actifs. Elle doivent aussi améliorer la façon dont elles vendent leurs fonds via des conseillers non affiliés. La clé du succès est d’attirer les talents et de les retenir, et d’établir une culture d’indépendance vis-à-vis de la maison mère, commente le FT.
A l’occasion de la présentation des perspectives de marché et allocation d’actifs par Jean-Marie Mercadal, directeur général adjoint en charge des gestions et responsable de la multigestion, le groupe OFI a indiqué que ses encours ont désormais atteint 49,9 milliards d’euros contre 48 milliards à la mi-décembre (lire notre article du 17 décembre). De fait, avant la fin du premier semestre, les souscriptions nettes ont atteint 1,2 milliard d’euros depuis début janvier contre environ 1 milliard pour toute l’année dernière.Il n’en reste pas moins que, sur ce total, les produits monétaires ont attiré 900 millions d’euros. Pour le reste, les convertibles ont représenté 150 millions, le reliquat se répartissant entre le haut rendement et quelque 100 millions d’euros pour les fonds de performance absolue, dont 56 millions pour l’OFI Risk Arb Absolu, un produit d’arbitrage sur les fusions-acquisitions dont l’encours se situe à 117 millions d’euros.Concernant le contexte macro-économique pour les mois d'été, Jean-Marie Mercadal, face au «côté anxiogène de la conjoncture», confirme ses doutes de mars et reste prudent. Il préconise de «ne pas toucher aux dettes de l’Europe périphérique» et de préférer le risque entreprises soit sous forme d’actions soit sous celle d’obligations. Il serait judicieux pour lui de privilégier de grandes valeurs mondiales de sociétés présentes sur les marchés émergents, qui disposent du pouvoir d’imposer leurs prix et/ou servent des dividendes élevés. Dans l’idéal, la répartition actions/obligations serait à son avis de 60/40 actuellement.
Selon nos informations, Tobam a recruté Sylvain Viret en tant que responsable des clients institutionnels dans l’Europe francophone. L’intéressé était précédemment directeur commercial chez PhiTrust, après avoir été responsable de la clientèle institutionnelle chez Pioneer Investments en France. Tobam, qui est l’ex-Lehman Brothers AM, et dont Calpers a récemment pris une participation de 17,5 % avec Strategic Investment Company, s’est spécialisée dans la gestion «anti-benchmark» qui se fonde sur le constat que les indices de référence pondérés par la capitalisation ne sont pas suffisamment diversifiés et qu’ils ont tendance à donner un poids excessif aux valeurs et aux secteurs dont les cours ont déjà beaucoup monté. La société gérait fin avril 1,35 milliard d’euros.
L’Union Financière George V a annoncé, vendredi 17 juin, le lancement de MY Stop, un indicateur visuel reposant sur de l’analyse graphique se présentant comme un outil d’aide à l’allocation d’actifs dédié aux conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). Pour chaque fonds, l’indicateur est représenté par une ligne, soit rouge (en phase de vente), soit verte (en phase d’achat). Cette ligne se superpose à celle des cours réels du fonds et indique la tendance. Dès que la courbe de performance est franchie par la ligne MY Stop d’une façon ou d’une autre, la tendance s’inverse. L’outil se veut toutefois peu sensible aux faux signaux pendant les périodes à faible tendance, précise un communiqué.
Natixis a annoncé, lundi 20 juin, l’arrivée d’Etienne Varloot au poste de responsable du département des Risques de marché au sein de la direction des Risques de Natixis. Ce département regroupe l’ensemble des équipes chargées de piloter les risques de marché de la banque à travers le monde, précise un communiqué. Dans ses nouvelles fonctions, le nouveau promu rapportera à Jacques Beyssade, directeur des Risques et membre du Comité Exécutif de Natixis.Agé de 43 ans, Etienne Varloot était responsable adjoint des Risques de marché et de crédit de la Banque de France depuis 2009.
La société de gestion DNCA Finance vient d’annoncer le «soft closing» de son fonds DNCA Invest MIURA, un fonds diversifié Long/Short Actions figurant au sein de la Sicav DNCA Invest. Il s’agit de réguler le rythme des souscriptions pour tenir au plus près l’objectif de gestion, selon DNCA Finance. De fait, dès que l’encours du compartiment qui est actuellement de 425 millions d’euros aura atteint le seuil de 450 millions d’euros, les parts I destinées aux investisseurs institutionnels subiront un droit d’entrée de 3%. En revanche, les autres parts A et B resteront ouvertes sans droit. La société de gestion précise cependant que lorsque l’OPCVM aura atteint un encours de 600 millions d’euros, les deux types de parts A et B seront également grevés par des frais d’entrée de 3 %.
Quilvest Banque Privée a annoncé, vendredi 17 juin, le recrutement de Jean Raoul-Duval au sein de l'équipe de gestion de Quilvest, au poste d’analyste crédit. Agé de 29 ans, le nouveau promu a précédemment occupé des fonctions d’analyste - gérant chez Quilvest & Associés.
BNP Paribas Investment Partners a annoncé, vendredi 17 juin, le recrutement de Skander Chabbi au poste de responsable des obligations convertibles. Il succède à Frédéric Surry, COO et responsable des solutions d’expertise transversale, qui a dirigé l’équipe ad interim. Le nouveau promu aura la responsabilité globale de l’équipe d’investissement dédiée aux obligations convertibles qui gère des stratégies pour des portefeuilles mondiaux, européens et asiatiques, indique un communiqué. Il aura également pour mission de consolider le processus d’investissement, la performance et l’offre de produits. Agé de 37 ans, Skander Chabbi qui a rejoint BNP Paribas Investment Partners le 6 juin et dont le poste est basé à Paris travaillait auparavant chez DWS Investments (groupe Deutsche Bank), à Francfort, où il gérait des portefeuilles globaux .
Dans une lettre aux souscripteurs datée du 8 juin, Isaac Souede, le CEO de Permal (groupe Legg Mason), s’efforce de rassurer les clients de Merrill Lynch qui ont souscrit des parts du Permal investment Holdings NV, un fonds de fonds multistratégies de 2,2 milliards de dollars, rapporte The Wall Street Journal.Le manager affirme que ce fonds n’aurait pas de problème de liquidité en cas de «market crunch». Cela vaut également pour le Permal Fixed Income Holdings NV de 6 milliards de dollars. Citigroup et Bank of America Merrill Lynch avaient mis en garde leurs clients contre d'éventuels problèmes de liquidités de ces deux fonds.Permal est parvenu à stabiliser sa base de clientèle, avec désormais près de 40 % de fonds de pension et autres institutionnels. Récemment, pour son premier investissement dans l’alternatif, le fonds de pension de New York City (117 milliards de dollars) a choisi Permal, auquel il a confié 450 millions de dollars.
Selon une source proche, Sylvain Viret, l’ancien directeur commercial de PhiTrust Active Investors, vient d’être nommé commercial auprès des institutionnels français chez Tobam. Ce gestionnaire quantitatif, basé à Paris et sorti fin 2008 du giron Lehman Brothers, espère percer dans l’Hexagone : sur 1,9 milliard d’euros d’encours à fin mai, Tobam gère seulement 5 % pour le compte de clients français (L’Agefi Hebdo du 2 juin). Sylvain Viret, 48 ans, avait rejoint PhiTrust (spécialiste de l’ISR) en septembre 2010.
Pedro Passos Coelho, Premier ministre désigné du Portugal, a présenté vendredi au président du pays la composition de son gouvernement, au sein duquel le poste de ministre des Finances sera occupé par l'économiste Vitor Gaspar. Ce dernier occupait jusqu’à présent le poste de conseiller spécial de la Banque du Portugal.
L’agence de notation a annoncé vendredi examiner la note souveraine italienne Aa2, pour éventuellement l’abaisser ensuite, jugeant l'économie transalpine mal préparée à un relèvement de taux d’intérêt par la Banque centrale européenne. Fragile, l'économie italienne aurait du mal à affronter une hausse du loyer de l’argent dans un contexte marqué par la difficulté de plus en plus forte de se financer pour les Etats européens fortement endettés. Le communiqué publié par Moody’s évoque les fragilités structurelles de l’Italie, comme sa faible productivité ou « les rigidités de sa législation sur le travail et les marchés » qui ont plombé la croissance au cours des dix dernières années. « L’Italie n’a pour l’instant repris qu’une fraction des sept points de pourcentage de PIB perdus durant la crise mondiale, en dépit de la faiblesse des taux d’intérêt qui devraient être augmentés à moyen terme ».
L’institution de Washington a abaissé vendredi ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis à 2,5% cette année et 2,7% en 2012, contre 2,8% et 2,9% dans sa précédente estimation. Le FMI est légèrement plus optimiste concernant les perspectives de croissance de la zone euro cette année, mais craint toutefois une forte volatilité financière dans les prochains mois.
Dans un contexte de marché difficile, très de peu de stratégies déployées par les fonds d’arbitrage ont pu enregistrer des gains le mois dernier, d’après le baromètre de l’Edhec-Risk Institute. L’activité d’arbitrage « fixed income » est parvenue à signer une année complète de bénéfices (+0,33%) mais la stratégie « equity market neutral » a plongé dans le rouge (-0,29%) après une série de huit mois de gains.
Des dizaines de milliers d’Espagnols ont pris part à des rassemblements à travers le pays, hier, pour protester contre le « Pacte de stabilité et de croissance » de la zone euro qui a permis aux dirigeants de lancer des réformes assouplissant les conditions de licenciement et d’embauche. Les manifestants ont également visé la gestion de la crise économique par la classe politique.
Les prix des produits agricoles de base devraient rester plus élevés sur 2011-2020 que lors de la précédente décennie mais moins qu’en 2010-2011, selon un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’OCDE. Pour expliquer cette tendance, les auteurs citent la demande soutenue pour les produits alimentaires et les biocarburants ainsi que les répercussions des hausses des prix de l'énergie. L'étude fait état d’une moyenne supérieure de 20% pour les céréales (maïs) et jusqu'à 30% pour la viande (volaille) sur la période 2011-2020.
Alors que le Premier ministre grec Georges Papandréou a nommé vendredi un nouveau ministre des Finances, Evangelos Venizelos, dans l’espoir de rallier des soutiens à son nouveau projet d’austérité, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy sont convenus de chercher une solution rapide pour aider la Grèce à faire face à sa dette.«Nous voulons que le secteur privé participe sur une base volontaire au plan de sauvetage de la Grèce. Je veux insister là-dessus, il n’y a aucune base légale pour une participation obligatoire», a déclaré Angela Merkel. La France, comme la Banque centrale européenne (BCE), insistent depuis des semaines sur le caractère volontaire de la participation des créanciers privés, banques, assureurs et fonds d’investissements, pour ne pas affoler les marchés. L’Allemagne insistait jusqu'à présent pour associer le secteur privé au nouveau sauvetage de la Grèce sous la forme de la souscription de nouvelles obligations de l’Etat grec à maturité plus longue, qui se substitueraient aux titres de dette existants.
La zone euro a enregistré en avril un déficit commercial plus marqué que prévu alors que l’excédent du mois de mars a été revu à 1,6 milliard d’euros contre +2,8 milliards en première estimation, selon des données publiées vendredi par Eurostat. Le déficit est ressorti à 4,1 milliards d’euros en avril alors que le consensus était de -2,1 milliards.