La chancelière allemande a hier une fois de plus rejeté le principe des euro-obligations, estimant qu’elles ne seraient d’aucun secours dans la crise actuelle. Elle juge par ailleurs que ces obligations n’incitent ni aux réformes ni à la consolidation des finances publiques. Angela Merkel a de nouveau réclamé des sanctions pour les pays qui font un mauvais usage des fonds structurels, ainsi que l’instauration dans d’autres pays de la zone euro d’une «règle d’or» sur le modèle allemand.
Les commandes de biens durables aux Etats-Unis ont augmenté nettement plus que prévu en juillet. Le département américain du Commerce a rapporté une hausse de 4% (contre 2% attendus) des commandes en mai, après une baisse de 1,3% (révisée de -1,9%) en juin, portées par le secteur aéronautique et automobile. Les commandes d'équipements de transport ont globalement bondi de 14,6%, leur plus forte progression depuis janvier.
Le moral des entreprises allemandes a affiché en août son plongeon le plus marqué depuis la crise de 2008, ravivant les craintes entourant la santé économique de la zone euro sur fond de crise de la dette. L’indice du climat des affaires calculé par l’institut munichois Ifo auprès de quelque 7.000 entreprises est tombé à 108,7 en août, contre 112,9 en juillet, au plus bas depuis juin 2010 et bien en-deçà du consensus Reuters (111,0).
Le gouvernement chypriote a présenté hier de nouvelles mesures budgétaires pour éviter un nouvel abaissement de sa note souveraine mais des députés les ont jugées insuffisantes. Avec un plan d’austérité de 750 millions d’euros mis sur la table, Chypre s’efforce d’assainir ses finances afin de ne pas devenir le quatrième pays de la zone euro à demander une aide financière internationale.
Le président allemand Christian Wulff a mis en doute la légalité du programme de rachat d’obligations souveraines de la Banque centrale européenne (BCE), pointant la forte opposition que rencontre cette mesure en Allemagne. «Je considère l’acquisition massive d’obligations d’Etats par le biais de la Banque centrale européenne comme étant légalement contestable», a-t-il déclaré lors d’une conférence d'économistes en Bavière.
L’Allemagne a émis une nouvelle souche d’obligations d’Etat à 10 ans dont le faible rendement a limité la demande, mais la fuite des investisseurs vers les actifs de qualité a permis à l’adjudication de se dérouler dans des conditions correctes, estiment les analystes. Le Trésor allemand a en effet placé 4,86 milliards d’euros à 10 ans alors qu’il visait 6 milliards. Le ratio de couverture s’est établi à 1,4 - en dessous de la moyenne de l’année à 1,66 - et la Bundesbank a retenu un montant plus élevé que d’habitude. Le rendement moyen est ressorti à 2,15%, soit au plus bas niveau depuis au moins 1999 selon des données IFR, un service de Thomson Reuters. Le coupon avait été fixé à 2,25%, au plus bas depuis le lancement de l’euro pour du papier allemand à 10 ans. La précédente émission à 10 ans portait un coupon plus élevé de 100 points de base, soit 3,25%.
Après avoir atteint en début de semaine un record historique, les contrats à terme sur l’or pour une livraison en décembre ont chuté hier de 5,6% à 1.757,3 dollar l’once à New York sur des espoirs de stabilisation des marchés financiers. Ce repli est le plus important enregistré en une séance depuis mars 2008.
La Suisse et la Grande-Bretagne ont conclu hier un accord permettant à Londres de taxer les comptes détenus en secret par des citoyens britanniques sur des comptes ouverts dans la Confédération. Selon les termes de cet accord annoncé par le ministère suisse des Finances, les personnes domiciliées en Grande-Bretagne devront s’acquitter d’un impôt forfaitaire représentant entre 19% et 34% du capital placé dans les banques helvétiques. S’ils veulent échapper à cet impôt, les détenteurs de comptes concernés devront en dévoiler l’existence aux autorités fiscales britanniques. L’accord, qui pourrait entrer en vigueur début 2013, prévoit en outre un impôt libératoire sur les bénéfices futurs compris entre 27% et 48%. Les banques helvétiques devront en outre verser par anticipation 500 millions de francs suisses (435 millions d’euros) au Trésor britannique. Le texte doit encore être adopté par les Parlements des deux pays.
La facilité de financement en dollar de la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas été sollicitée hier, apaisant les inquiétudes sur de possibles difficultés des banques de la zone euro à accéder aux marchés monétaires américains. L’opération hebdomadaire de la BCE, généralement plus chère que le marché pour les établissements financiers, avait été utilisée la semaine dernière pour la première fois depuis février, signe de tensions sur le marché monétaire.
Le plafonnement de la dette publique sera inscrit dans la constitution espagnole conformément aux directives actuelles de l’Union européenne, mais il n’est pas nécessaire de faire figurer un objectif chiffré, a déclaré hier la ministre de l’Economie Elena Salgado.
Le gouvernement danois a présenté hier un projet de budget tablant sur un bond de 24% du déficit public en 2012, en défendant sa politique de relance face au risque de retournement de l’économie. Le gouvernement de centre-droit a indiqué que le déficit public devrait atteindre 4,6% du produit intérieur brut (PIB) en 2012, après 3,8% cette année. En mai, sa prévision de déficit était de 4,1% pour 2011 et de 4,3% pour 2012.
Russell Investments vient de nommer Jim Leggate en tant que managing director pour le Moyen-Orient. Placé sous la direction de Pascal Duval, président EMEA, et basé à Dubaï, il aura pour mission de recruter une équipe dans la région. Précédemment, Jim Leggate était directeur exécutif et head of EMEA asset owners and investment consulting au sein de MSCI.
En réponse à des marchés toujours plus volatils, Stoxx Limited a annoncé une série de nouvelles règles visant à améliorer la liquidité de ses paniers d’indices. Les indices de «blue chips» régionaux seront désormais ouverts à la procédure d’admission accélérée et les indices de références, tels que le Stoxx Europe 600, seront soumis à une liquidité minimum.
Malgré la chute des marchés, le hedge fund Tudor BVI Global Fund (7,6 milliards de dollars) affiche une performance de 3 % depuis le début du mois, grâce à des placements liés à l’or et à des positions baissières sur les actions, rapporte The Wall Street Journal.Cela explique que les investisseurs, même s’ils regimbent depuis longtemps sur le montant élevé des frais, continuent d'être fidèles.Paul Tudor Jones II, le gérant, a accepté de baisser la commission de gestion à 2,75 % contre 4 % pour une nouvelle classe de parts, mais la commission de performance passe à 27 %.Les souscripteurs peuvent choisir de continuer à payer 4 % de frais de gestion, mais avec seulement 23 % de commission de performance.En tout état de cause, fort de ses succès, Tudor Investment reste plus cher que la moyenne des hedge funds, qui facturent typiquement 2 % de commission de gestion et 20 % de commission de performance.
Le hedge fund Jana Partners et le fonds de pension canadien Ontario Teachers, premiers actionnaires de McGraw-Hill, la maison mère de S&P, maintiennent leur pression sur sa direction en demandant une scission du groupe en quatre entités distinctes, dont l’agence de notation, rapporte L’Agefi. Pour leur part, les dirigeants de la société réfléchiraient à scinder uniquement la division de livre scolaires, moins rentable que l’activité de données financières, note le quotidien.
Dans une notification à la SEC, Transamerica Asset Management Group annonce son intention de lancer en octobre un fonds multi-classes d’actifs qui sera «sous-conseillé» par Aegon USA Investment Management et qui investira en ETF de promoteurs comme notamment State Street (SPDR), Vanguard ou BlackRock (iShares). Le Transamerica Global Tactical Income aura comme gérant principal Jeff Whitehead.
JP Morgan va lancer un fonds diversifié qui sera domicilié à Hong Kong et destiné aux investisseurs locaux, rapporte Asian Investor. Il investira dans cinq grandes classes d’actifs, la dette à haut rendement américaine ( pour environ 40%), la dette émergente (20%), les actions internationales à haut rendement (15%), les actions émergentes à haut rendement (15%) et les reits (10%).Le fonds, qui proposera un dividende mensuel, compte démarrer le 12 septembre avec des actifs compris entre 30 et 50 millions de dollars. Fin 2008, JP Morgan avait lancé un fonds similaire domicilié au Luxembourg. JP Morgan envisageait de répliquer ce produit pour l’Asie depuis plus d’un an.
Le groupe bancaire arabe Emirates NBD vient de nommer Pierre Pissaloux en qualité de nouveau responsable de la gestion de fortune, selon la presse du Moyen-Orient, rapporte Wealthbriefing. Pierre Pissaloux aurait pris ses fonctions le mois dernier et prendra en charge les activités de gestion de fortune et de banque privée du groupe. Il travaillait précédemment chez HSBC Private Bank à Londres en qualité de responsable des activités au Moyen Orient.
Axa Investment Management envisage la réouverture de son fonds onshore US Short Duration High Yield dont les encours s'élèvent à 535 millions de livres, rapporte Investment Week.Le fonds lancé en avril 2010 avait été fermé temporairement en novembre dernier après avoir atteint son plafond de 500 millions de livres. Selon Investment Week, Axa IM a pris un certain nombre de mesures pour ralentir le rythme d’investissement dans le fonds et protéger les investisseurs existants. Après les défections fin juin 2011 de Hannah Strasser, Anne Yobage et Thomas Kelleher, le fonds est désormais piloté par le chef stratégiste du groupe Robert Schumacher.
Generali Patrimoine a annoncé mardi 23 août le lancement d’un fonds en euros baptisé Elixence. Tout en maintenant la garantie du capital investi, le produit se veut plus dynamique qu’un fonds en euros traditionnel, en étant composé jusqu'à 30 % en actions. De son côté, la part obligataire (minimum 70%) est majoritairement constituée d’obligations d’Etat. Dans son fonctionnement, la poche dynamique, est au départ piloté par Generali Investments selon les conditions de marché et sur les recommandations de son comité d’investissement européen (GIIC). Dans le détail, elle est composée d’un fonds de fonds sélectionnés par l'équipe de multigestion du groupe Generali, diversifié et piloté de façon flexible, les différents OPCVM sous-jacents étant regroupés en trois catégories (prudente, équilibre et dynamique). Outre ce fonds de fonds, des investissements en direct (immobilier ou actions) sont également possibles. Par ailleurs, la poche obligataire comporte au moins 40% d’emprunts d’Etat, garanties d’Etat et agences publiques répondant aux objectifs de performance du fonds.Outre la garantie en capital des fonds euros classiques, Elixence bénéficie d’un effet cliquet annuel.Caractéristiques :Elixence est disponible dans les contrats Himalia et Espace Invest 4 en édition limitée.Versement initial ou versement libre : 80% maximum du montant versé peuvent être investis, les 20% restants devant être répartis sur des supports en unités de compte.
Edmond de Rothschild Asset Management a annoncé le 23 août le recrutement de Weiwei Li en qualité de gérante actions chinoises, sous la responsabilité de Yi Tang au sein de l’équipe de gestion dédiée aux marchés émergents d’Edmond de Rothschild Asset Management."L’arrivée de Weiwei Li s’inscrit dans la volonté d’Edmond de Rothschild Asset Management de renforcer son équipe dédiée aux marchés émergents, dans la lignée de l’arrivée de Thomas Gerhardt en qualité de responsable, et démontre l’engagement de la société pour l’investissement en Chine», souligne EdRAM dans un communiqué. Après avoir travaillé à Londres comme gérante pour le compte de Fabien Pictet & Partners, spécialiste des marchés émergents, elle rejoint en 2007 Altima Partners LLP, en qualité d’analyste Asie. Avant de venir en Europe, elle a développé son expérience des marchés financiers en Chine, au sein de plusieurs institutions financières chinoises et internationales de renom, dont ABN Amro et Invesco.