A l’issue d’un appel d’offres, l’assureur a décidé de transférer au 1er janvier 2014 son activité de tenue de compte d'épargne salariale à la filiale du groupe paritaire Humanis, tout en conservant la gestion des encours. Le dernier mouvement du genre dans cette industrie non rentable.
Les deux constructeurs français vont annoncer la semaine prochaine la fin de plus de quarante ans de collaboration en France. PSA va racheter la participation de 50% détenue par Renault dans l’usine de moteurs de Douvrin. Renault rachètera quant à lui les 20% détenus par PSA dans l’usine de boîtes de vitesses de Ruitz (Société de transmissions automatiques, STA).
La France et l’Italie souhaitent qu’un président à temps plein de l’Eurogroupe soit installé dans ses fonctions après les élections européennes de mai prochain, peut-on lire dans un relevé de conclusions du sommet franco-italien de mercredi. François Hollande et le président du Conseil italien Enrico Letta souhaitent «donner à l’Europe une nouvelle ambition politique, pour réorienter l’Europe de l’austérité vers la croissance», explique ce document.
Le groupe de travail, mandaté par le gouvernement japonais pour dresser les contours d’une réforme de la politique d’investissement du fonds public des retraites, a rendu son rapport mercredi. Il préconise notamment de diversifier ses investissements, aujourd’hui largement tournés vers les obligations d’Etat et actions domestiques, au profit des infrastructures, des actifs immobiliers, des fonds de private equity ou des matières premières. Les actifs étrangers et les investissements directs sont également en ligne de mire.
Jean-Marc Ayrault entamera lundi des discussions avec les partenaires sociaux sur une remise à plat de la fiscalité, notamment l’instauration d'«un système gagnant gagnant» pour les entreprises ne pesant pas que sur le coût du travail. Invité mercredi de France Inter, le Premier ministre a refusé de se prononcer sur un éventuel transfert des charges sociales sur le travail vers d’autres impôts pour favoriser la compétitivité des entreprises.
Les reventes de logements ont baissé de 3,2% en octobre aux Etats-Unis après un recul de 1,9% (confirmé) le mois précédent, selon les chiffres publiés mercredi par l’Association nationale des agents immobiliers (NAR). Cette dernière a attribué la baisse des transactions à une moindre offre, au niveau élevé des prix et, plus ponctuellement, au «shutdown» des administrations fédérales pendant la première quinzaine d’octobre.
Dans le cadre de l’appel d’offres pour sélectionner les gérants qui intègreront la plateforme pilotée par Amundi (environ 2 milliards d’euros au total), la Coface avec l’aide de son consultant bfinance a déjà retenu un gérant sur les obligations émergentes. Les actions EMU constituent une autre poche de diversification avec l’envoi d’un questionnaire pour un fonds de 40 millions d’euros. Les sociétés de gestion ont reçu le questionnaire le 4 novembre. Elles avaient jusqu’au 14 novembre pour y répondre. Le deuxième tour des écrits est à rendre pour le lundi 25 novembre avec une due diligence prévue le 13 décembre.
L’Union Mutualiste Retraite a diversifié son allocation à l’immobilier en investissant dans un fonds d’immobilier à dimension sociale. L’OPCI, constitué par Viveris Reim en rachetant au groupe Korian cinq Ehpad, quatre cliniques et un établissement psychiatrique, propose un TRI cible net de 6,5%.
La Banque centrale européenne réfléchit à faire payer les dépôts des banques, rapporte mercredi l’agence Bloomberg qui cite des sources non identifiées. Si la BCE venait à rendre le taux de dépôt négatif, alors qu’il est actuellement nul, elle le ramènerait à -0,1%, croit savoir Bloomberg. Mario Draghi, le président de la BCE, a prévenu en novembre que la banque centrale était prête à adopter des taux négatifs si cela s’avérait nécessaire, mais l’efficacité d’une telle mesure continue à faire débat parmi les membres du conseil des gouverneurs.
Les derniers indicateurs américains témoignent d’une amélioration et des chiffres «vigoureux» de l’emploi en novembre accroîtraient la probabilité d’un début de retrait des mesures de soutien de la Réserve fédérale dès sa prochaine réunion de décembre, a estimé mercredi James Bullard, président de l’antenne de St. Louis de la banque centrale. «C’est assurément sur la table, mais cela dépendra des statistiques, a-t-il dit à Bloomberg TV. Un rapport de l’emploi vigoureux, je pense, accroîtrait la probabilité d’un début de réduction de l’assouplissement quantitatif (QE) en décembre.»
Funds on sale in Norway in October posted net subscriptions of NOK3.1bn (or EUR377m), with a contribution from institutional investors of NOK1.7bn, according to figures from the Norwegian fund association. Market effects, for their part, represented NOK18bn, or EUR2.2bn. Assets totalled NOK652bn, or EUR79.3bn, which represents an increase of 17% compared with the beginning of the year.
Le dispositif PEA-PME séduit incontestablement les sociétés de gestion. Une étude réalisée par Morningstar avec la collaboration du site Toutsurmesfinances.com et le bureau de recherche indépendant sur les small & midcaps françaises IDMidCaps, indique ainsi que, sur 39 sociétés de gestion ayant répondu – toutes présentes dans la catégorie small & midcaps de Morningstar - 71% d’entre elles comptent lancer une offre de fonds PEA PME et 15% comptent même en lancer plusieurs. Plus précisément, 50% des gérants envisagent de créer un fonds uniquement investi en actions et 50% un fonds composé d’actions et d’obligations émises par des PME. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un produit destiné à étoffer les gammes existantes. 61%, créeront donc un nouveau produit et seulement 30% des établissements interrogés pensent adapter un produit existant. A noter également l’absence de biais géographique du côté des valeurs recherchées. Les sociétés de gestion sondées affichent un intérêt équilibré entre univers d’investissement purement hexagonal ou européen. Cela étant, les gérants sont lucides sur le développement de leur produit au regard de la taille de la classe d’actifs. Ainsi, les trois quarts des sociétés interrogées n’envisagent pas collecter plus de 50 millions sur ce type de fonds. Les plus optimistes, qui tablent sur une collecte comprise entre 100 et 200 millions d’euros, ne représentent que 8 % des sociétés interrogées. «Tout cela semble cohérent avec les actifs sous gestion au sein des sociétés dans la catégorie Morningstar Actions France Small&Mid Caps, qui atteignent aujourd’hui en moyenne 70 millions environ», confirme Morningstar. Qu’attendre de ce très bon accueil réservé à ces fonds ? «En termes de performances, et jusqu’en septembre, les multiples 2013 étaient en ligne avec ceux des 4 dernières années», répond Morningstar qui note que depuis, le CAC M&S a gagné 10%. Les prévisions ont été légèrement abaissées désormais. «Par ailleurs», relève l’enquête, «la progression de l’indice ne s’accompagne pas pour le moment d’une augmentation des volumes. La poursuite de la hausse passera par un retour des capitaux. La réallocation des actifs vers les actions européennes est en cours depuis quelques mois et, pour le segment spécifique des valeurs moyennes, le lancement du PEA PME devrait donner un coup d’accélérateur supplémentaire», conclut l’enquête.
Entré chez Franklin Templeton en 2005 dans l’équipe ventes pour l’Ibérie, Javier Villegas a été nommé coordinateur des relations avec les clients mondiaux et les consultants les plus importants pour la catégorie «America Offshore» ainsi que pour l’Amérique latine, rapporte Funds People. L’intéressé sera désormais basé à Miami.
Alors que BPCE souhaite confier dès 2016 à Natixis, et non plus à la CNP Assurances, les nouveaux contrats d’assurance de personnes vendus aux clients des Caisses d’Epargne, le premier actionnaire (41% en direct) de l’assureur, la Caisse des dépôts, fait valoir ses intérêts, rapporte L’Agefi. Jean-Pierre Jouyet, le directeur général va reprendre son mandat d’administrateur de CNP Assurances. Le dirigeant souligne la nécessité pour la compagnie «d’accélérer son développement pas uniquement en assurance vie, mais aussi dans la prévoyance et l’assurance emprunteur. En moyenne, entre 2009 et 2012, l’assureur vie a apporté près de 400 millions d’euros par an de résultat net dit récurrent au groupe Caisse des dépôts, note le quotidien.
Cinzia Tagliabue a été promue administrateur délégué de Pioneer Investment Management SGRpA (Italia), la structure italienne de la société de gestion, annonce un communiqué diffusé mardi.L’intéressée fait partie de l’équipe qui a réuni la gestion d’actifs d’UniCredit, devenant en 2001 responsable pour la clientèle institutionnelle italienne. En 2008, elle a été nommée responsable commerciale et de la distribution de Pioneer Investments Italie et depuis 2010 elle était directeur général.Dans son nouveau rôle, Cinzia Tagliabue fera aussi partie du conseil d’administration de la société, dont le nombre de membres passera de 5 à 6.Sur les 10 premiers mois de l’année, la structure italienne de Pioneer Investments a enregistré des souscriptions nettes de 4 milliards d’euros.
Dans le cadre de l’essor de ses activités de gestion de fonds de prêts à l’économie développées au sein de sa plate-forme dédiée Acofi Loan Management Services, Acofi a nommé Philippe Deloffre au poste de directeur des fonds de prêts immobiliers. Dernièrement il travaillait pour CBRE à Paris où il a fondé et développé l’activité Debt Advisory, dédiée au courtage en financement, aux cessions de créances et aux restructurations. Philippe Deloffre aura pour mission de poursuivre le déploiement du fonds PREDIREC Immo 2019 et de préparer dans le cours du 1er semestre 2014 le lancement d’un nouveau fonds de prêts immobiliers professionnels.
Après le Eaton Vance Short Duration Strategic Income Fund, le Eaton Vance Short Duration Real Return Fund et le Eaton Vance Short Duration Government Income Fun, Eaton Vance Management (EVM), filiale d’Eaton Vance Corp, a lancé le Eaton Vance Short Duration High Income Fund (*) géré par Michael W. Weilheimer, vice president & director of high yield investments, ainsi que par Andrew P. Szczurowski (vice president chez EVM) comme co-gérant de portefeuille, aux côtés de Eric A. Stein , vice president & co-directeur du global income group d’EVM.Le fonds investira principalement en instruments de rendement de catégorie spéculative, dont des prêts à taux flottant et des obligations convertibles. L’objectif est de respecter une duration moyenne pondérée en dollars de trois ans ou moins, dans une optique de «total return».(*) code mnémonique : ESHAX pour les parts A et ESHIX pour les parts I). Le taux de frais sur encours ressort à 1,05 % et le droit d’entrée à 2,25 % pour l’ESHAX. Pour les parts I, sans droit d’entrée, le taux de frais sur encours s’inscrit à 0,60 %.
Amundi a recruté début novembre Pierre Cailleteau en tant que responsable de la clientèle institutionnels et entités souveraines. L’intéressé était, de 2010 à 2013, managing director chez Lazard dans l’équipe de conseil aux gouvernements. Il a également travaillé chez Moody’s, Calyon, au FMI et à la Banque de France.Frédéric Semama a parallèlement été nommé directeur adjoint de la clientèle institutionnels et entités souveraines. Il était précédemment directeur adjoint des entités souveraines de la société de gestion française qu’il a rejoint en 2009.Pierre Cailleteau rejoindra également le comité exécutif d’Amundi, présidé par Yves Perrier, et qui s’est enrichi de plusieurs nouveaux membres, comme l’annonce un communiqué.Outre Pierre Cailleteau, les nouveaux membres du comité sont Pedro Antonio Arias, responsable des gestions spécialisées (private equity et immobilier), Valérie Baudson, responsable du métier ETF et indiciel, Christophe Lemarié, directeur général de Société Générale Gestion et responsable des solutions patrimoniales pour les réseaux partenaires, et Jean-Eric Mercier, directeur général de CPR AM.
Deux acheteurs sont encore sur les rangs pour reprendre les activités de banque privée en Allemagne du Credit Suisse. Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Bethman Bank, une filiale d’ABN Amro et Merck Fink & Co, une filiale de KBL Luxembourg, sont encore en lice. Un de ces deux établissements devrait remporter la mise, probablement encore avant Noël, précise le quotidien, sans citer de source. En juin dernier, la direction du Credit Suisse avait annoncé qu’elle examinait ses affaires en Allemagne et que toutes les options étaient ouvertes. La grande banque détient neuf succursales et gère des actifs estimés entre 4 et 5 milliards d’euros en Allemagne.
Avec le DB Platinum IV Equity Risk Premia, Deutsche Asset & Wealth Management (DeAWM) propose aux investisseurs institutionnels et aux particuliers avertis un portefeuille actions très diversifié. Ce produit de beta intelligent se fonde sur les recherches de Spyros Mesomeris, global head of quantitative investment solutions de la Deutsche Bank, et cherche à profiter de cinq primes de risque différentes tout en conservant une exposition neutre au marché. Dans la pratique, le fonds extrait sa performance exclusivement des primes de risque, indépendamment d’une hausse éventuelle des marchés d’actions.Chaque prime de risque est reproduite de manière passive et transparente dans un portefeuille qui est pondéré en fonction de stratégies obéissant à des règles stables. Autrement dit, l’investisseur peut avec ce fonds investir sur le marché des actions sans s’exposer au risque classique de ce marché, souligne Sandra Niethen, head of systematic funds de DeAWM pour l’Europe et l’Asie.Le gestionnaire prévoit de proposer très prochainement des parts retail de ce fonds qui bénéficie déjà d’un agrément de commercialisation au Luxembourg, en Allemagne et au Royaume-Uni.CaractéristiquesDénomination : DB Platinum IV Equity Risk PremiaSociété de gestion : DB Platinum AdvisorsCodes Isin LU0902964005 (parts 1 C-E)LU0902964344 (parts 2 C-E)Droit d’entrée : 0 %Commission de gestion : 0,50 % (parts 1 C-E)0,40 % (parts 2 C-E)Droits de garde 0,15 %Taxe d’abonnement : 0,01 %Taux de frais sur encours :0,66 % (parts 1 C-E)0,56 % (parts 2 C-E)Souscription minimale initiale :10.000 euros (parts 1 C-E)7,5 millions d’euros (parts 2 C-E)
Christian Rauner «ne travaille désormais plus pour Universal-Investment (UI)», selon un communiqué du gestionnaire allemand qui précise que le poste de directeur de la distribution a été supprimé dans le cadre d’une restructuration du pôle produits blancs (private label), indique Fonds Professionell.. L’intéressé était responsable de la division private label funds & services d’Universal-Investment et l’un des directeurs généraux de la filiale Universal-Vertrieb-Services (UVS) depuis 2007. Les services coiffés par Christian Rauner passent sous l’autorité directe de Bernd Vorbeck, président du comité directeur d’UI.
Dans la convocation à une assemblée générale extraordinaire pour le 20 décembre, la société allemande de conseil en investissements durables versiko AG indique que compte tenu de la notoriété et de l’importance du chiffre d’affaires de sa filiale luxembourgeoise à 100 % ÖkoWorld Lux SA, le conseil de surveillance et le directoire proposent de modifier les statuts et de changer la raison sociale de la société en ÖkoWorld AG.
Selon les statistiques de la Banque des Pays-Bas (DNB), l’encours des fonds néerlandais a augmenté de 3,9 % durant le troisième trimestre pour atteindre un montant record de 627,4 milliards d’euros. L’effet de marché a été positif de 1,6 % contre un effet négatif de 1,9 % en avril-juin, rapporte Fonds Nieuws.Quant aux souscriptions nettes, elles ont atteint 16,9 milliards d’euros contre 0,6 milliard pour le trimestre précédent. Cela tient à l’ouverture des portefeuilles des compagnies d’assurance aux gestionnaires externes, ce qui s’est traduit par des rentrées nettes de 5,2 milliards d’euros pour les fonds obligataires, de 0,1 milliard pour les fonds d’actions et de 1,7 milliard pour les autres fonds.
BNY Mellon a lancé un fonds dette émergente pour son patron de la dette émergente Alexander Kozhemiakin, rapporte Citywire. Le fonds, BNY Mellon Emerging Market Debt Opportunistic, pourra être investi dans de la dette d’entreprises ou souveraine en dollars ou en devises locales.
Les sociétés de gestion européennes “captives”, détenues par des banques ou des assureurs, sont confrontées à un défi majeur, rapporte le Financial Times fund management. Traditionnellement, elles « détenaient » les canaux de distribution retail du continent et elles profitaient grassement de cette position de force. Mais cela est en train de changer. En 2007, les sociétés de gestion captives drainaient 67 % des 9,8 milliards d’euros de bénéfices dégagés en servant les investisseurs particuliers européens, soit environ 6,6 milliards d’euros, selon des chiffres qui doivent être publiés par McKinsey. Mais la part des sociétés captives a chuté à 53 % d’une manne réduite à 6 milliards d’euros l’année dernière, ce qui correspond à des bénéfices de seulement 3,2 milliards d’euros.
Pioneer Investments lance un fonds pur d’obligations d’entreprise catégorie investissement qui sera co-géré par Tanguy le Saout, responsable de l’obligataire européen, et Garrett Walsh, responsable de la recherche crédit pour l’Europe, est en mesure de révéler Citywire Global. Le Pioneer Funds Global Investment Grade Corporate Bond sera investi sur un univers mondial. Il exclura les obligations à haut rendement et les paris émergents hors indices.
Expansión constate qu’avant la crise, Santander AM et BBVA AM se partageaient 40 % du marché espagnol, mais qu’ils n’en contrôlent plus désormais que 30 %. Le duopole de ces deux acteurs est menacé par InverCaixa, dont l’encours à fin octobre a atteint 20,75 milliards d’euros, juste derrière les 20,89 milliards de BBVA AM.Sur les deux derniers mois, Santander AM, davantage orienté sur les actions, a collecté en net 1,44 milliard d’euros, tandis que BBVA AM, spécialiste des obligataires et fonds garantis, ne drainait que 502 millions d’euros. Pendant le même temps, InverCaixa, attirait 667 millions d’euros..
Le constat de départ est plutôt positif. Dans une récente note, Fitch Ratings constate que les principales sociétés de gestion marocaines ont réalisé des progrès au cours des dernières années «tant dans leur organisation que dans leurs opérations» . Les environnements opérationnels des trois premières sociétés, Wafa Gestion, CDG Capital Gestion et BMCE Capital Gestion , «bénéficient depuis quelques années d’une meilleure organisation des fonctions, de la mise en place de procédures et d’investissements en technologie. Cela permet aujourd’hui un traitement plus efficace et sécurisé des investissements, une plus grande discipline d’investissement et une bonne capacité d’absorption de nouveaux volumes d’actifs», souligne le rapport.Les sociétés de gestion marocaines sont néanmoins confrontées depuis 2011 à un environnement de faible croissance des encours au Maroc. Après six années de forte hausse, durant lesquelles ces encours ont plus que doublé, «la gestion collective y pâtit notamment des incertitudes économiques et budgétaires locales, de la concurrence des dépôts bancaires et des faibles performances des marchés actions», analyse Fitch Ratings A fin septembre 2013, les encours s’élevaient à 233 milliards de dirhams marocains, un niveau proche de celui de 2011. Ils étaient en baisse de 3,5% depuis le début de l’année, avec des rachats nets de 760 millions de dirhams. La décollecte a affecté l’ensemble des classes d’actifs, à l’exception de l’obligataire court terme. Le secteur de l’asset management marocain compte 18 sociétés de gestion, dont onze sont adossées à des acteurs institutionnels. 62% du total des encours sont gérés par les trois principales sociétés de gestion, et 98% par les dix premières. Les défis auxquels la gestion d’actifs marocaine doit faire face sont nombreux : concurrence des dépôts bancaires dans un environnement de taux bas, une forte aversion au risque des investisseurs particuliers et le manque d’épargne de long terme institutionnalisée ont pesé sur la croissance récente des encours. Pour Fitch Ratings, la faible liquidité des marchés actions et crédit constitue un autre défi pour la gestion d’actifs. «Le nombre restreint d’émetteurs et de titres liquides réduit la profondeur du marché et le champ d’action des gérants. Le 26 novembre 2013, le Maroc sortira d’ailleurs de l’indice MSCI Emerging Markets pour rejoindre le MSCI Frontier Markets en raison, principalement, de cette faible liquidité», explique l’analyse de Fitch Ratings. Malgré un environnement difficile, Fitch Ratings souligne que des opportunités existent. Ainsi, depuis 2008, le régulateur autorise les fonds à investir à l’étranger, sous certaines conditions et à hauteur de 10% maximum de leur actif net. «Cependant, cette possibilité est encore peu utilisée», note l'étude de Fitch.