Le roi Felipe d’Espagne a désigné le chef de file du Parti socialiste, Pedro Sanchez, pour mener les discussions en vue de former un gouvernement, a annoncé hier soir le président de la chambre basse du Parlement. Patxi Lopez, qui s’exprimait après une brève entrevue avec le roi, a estimé que Pedro Sanchez aurait besoin d’au moins trois semaines, voire d’un mois, avant qu’un premier vote de confiance au Parlement puisse être organisé. Selon la Constitution espagnole, une fois ce premier vote organisé, un délai de deux mois court pour la formation d’un gouvernement. Passé ce délai sans gouvernement, une nouvelle élection nationale est organisée. Depuis le début des consultations à l’issue des élections du 20 décembre, aucun parti n’est apparu en mesure de constituer une majorité stable. Le chef du gouvernement sortant, Mariano Rajoy, a reconnu vendredi qu’il ne disposait pas des voix nécessaires pour demander la confiance au Parlement.
Les élections législatives en Irlande devraient avoir lieu le 26 février, rapportait hier Reuters de source proche du gouvernement. Le Premier ministre Enda Kenny a annoncé qu’il allait dissoudre mercredi le Dail, le Parlement irlandais, et qu’il fixerait ensuite la date du scrutin. La coalition au pouvoir, qui réunit le Fine Gael de centre droit et le Parti travailliste, mène depuis quatre ans une politique de rigueur qui a permis une amélioration de la situation économique. Le taux de chômage est tombé à son plus bas niveau depuis 2008, à 8,6%.
Le chômage en Allemagne a reculé à un rythme plus soutenu que prévu en janvier, montrent les données publiées hier par l’Office fédéral du Travail. Le nombre total de personnes sans emploi, corrigé des variations saisonnières, a diminué de 20.000 le mois dernier, pour s’établir à 2,732 millions, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une baisse de 7.000. Le taux de chômage est ainsi revenu à 6,2%, contre 6,3% en décembre, soit un nouveau plus bas record depuis la réunification en 1990.
Les principaux groupes du Parlement européen sonnent le tocsin face à l’éventualité de voir la Chine accéder, à la fin de l’année, au statut d’économie de marché au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette perspective, promise à Pékin à une échéance de quinze ans lors de son adhésion à l’organisation, en décembre 2001, rendrait plus difficile, voire impossible, l’imposition de mesures anti-dumping et menacerait, selon les eurodéputés, des pans entiers de l’industrie européenne.
Global Trading Systems (GTS) a recruté Giovanni Pilliteri, ancien trader chez Morgan Stanley, pour diriger son activité de change, rapportait hier Bloomberg en citant Ari Rubinstein, directeur général de la plate-forme de trading électronique. Ce dernier a précisé que Giovanni Pilliteri, qui a rejoint GTS lundi dernier, a l’intention de recruter quatre personnes à New York et à Londres dans le courant de l’année 2016.
Dans une note envoyée à plus de 500 grands groupes américains et consultée par Bloomberg, Laurence Fink, directeur général de BlackRock, presse leurs dirigeants de renoncer à donner des prévisions trimestrielles de résultat et de réorienter leur discours sur les objectifs à long terme de l’entreprise. Il estime par ailleurs qu’un poids trop important des investisseurs activistes n’est pas toujours favorable à la création de valeur.
Dans un discours prononcé hier à l’occasion des 25es Rencontres parlementaires de l’Épargne, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, juge que la première mesure à prendre pour réorienter l’épargne vers l’investissement productif en France est de répercuter progressivement la baisse des taux d’intérêt sur la rémunération de l’épargne sans risque. «C’est pourquoi j’ai proposé la baisse des taux des nouveaux PEL, fixés à 1,5 % [depuis lundi], et c’est pourquoi il faudra poursuivre résolument la baisse des rendements de l’assurance-vie investie en fonds euro, au-delà des baisses annoncées cette année», explique-t-il.
Dans le cadre de sa politique d'élargissement de son univers d’investissement, et en conformité avec son dispositif ISR, l'Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (ERAFP) lance un appel d’offres restreint afin d’attribuer des mandats de gestion d’investissements en Private Equity et Infrastructures. Afin de sélectionner les sociétés de gestion auxquelles seront attribués ces mandats, l’ERAFP lance un appel d’offres composé de deux lots. Pour le lot 1, Private Equity, l’ERAFP souhaite accompagner des projets de croissance, de développement, et de transmission de PME-ETI européennes non cotées. L’objectif du mandat sera la constitution par le titulaire d’un portefeuille diversifié de participations financières en fonds propres et quasi fonds propres dans des sociétés européennes innovantes, performantes et robustes. Le portefeuille vise à délivrer au travers de différents cycles macroéconomique et sur une durée de 10 ans, un rendement récurrent et des plus-values tout en minimisant d’une part le risque de réputation et d’autre part les risques financiers spécifiques de la classe d’actif. Pour le lot 2, Infrastructures, l’ERAFP souhaite investir en Fonds Propres, Quasi-Fonds Propres et Dettes de sociétés de projets dont l’objet pourra être notamment le financement, le refinancement, la construction, l’exploitation, la gestion opérationnelle, la maintenance, la restructuration, la remise à neuf d’infrastructures essentielles à la collectivité. Ces infrastructures sont ou seront réalisées sur le territoire de pays de la zone OCDE. Chacun de ces mandats devra respecter l’approche ISR de l’ERAFP pour la classe d’actifs. Les mandats seront d’une durée initiale de 10 ans avec la possibilité pour l’ERAFP de reconduire le Marché pour deux périodes successives de deux ans chacune. Date limite de remise des candidatures : le 9 mars 2016 à 12h (heure de Paris). Pour de plus amples informations sur cet appel d’offres, vous êtes invités à télécharger le dossier de consultation sur www.achatpublic.com.
Dans le cadre du Questionnaire des Prix des Coupoles Distrib Invest 2016, Jean-Olivier Ousset, dirigeant fondateur du Centre du Patrimoine, partage sa vision de l'évolution du métier de CGP, entre automatisation, réglementations, et diversification des canaux de distribution.
Le gestionnaire d’actifs américain BNY Mellon a décidé de rebaptiser son fonds Insight Strategic Bond en Insight Global Select Bond, rapporte Investment Week. Ce véhicule (13,4 millions de livres d’encours) est un compartiment de la gamme BNY Mellon Investment Funds. Dans le même temps, la société a décidé de réduire les frais de gestion annuels de la part de classe « wholesale » à 0,5% contre 0,625% précédemment. Lancé en 2013, ce fonds est géré Adam Mossakowski qui peut s’appuyer sur les 98 spécialistes obligataires d’Insight, filiale de BNY Mellon.
UBS Wealth Management a recruté Vinay Pande, un ancien associé de Brevan Howard, pour conseiller ses clients family office ultra fortunés sur l’impact de l’abandon par la Federal Reserve de sa politique post-crise de taux très faibles, rapporte le Financial Times. Il occupera le poste nouvellement créé de responsable des stratégies de trading au sein du chief investment office. Il sera accompagné d’une équipe qui travaillait avec lui au sein de la société de hedge funds.
Pär Nürnberg a été nommé directeur général de Xact Kapitalförvaltning, la filiale d’ETF de la banque suédoise Handelsbanken. Il est actuellement directeur général adjoint et directeur général par intérim de la société. Il prend ses fonctions le 1er février.Pär Nürnberg remplace Carl Cederschiöld qui a été nommé directeur général de Handelsbanken Fonder fin 2015.
Advenis Investment Managers (AIM), la société de gestion du groupe Advenis, vient de recruter Lucas Strojny en qualité de responsable de la gestion sous mandat.Lucas Strojny sera responsable de la gestion des mandats d’arbitrage et des mandats de gestion confiés par la clientèle d’Advenis. Il définira les grilles d’allocation d’actifs et animera les comités de sélection de fonds d’AIM. Il sera également en charge de la promotion et de l’animation commerciale de l’offre de gestion auprès des clients du groupe. La nouvelle recrue rejoint Advenis Investment Managers après 6 ans au sein de RMA AM, la filiale de gestion d’actifs du groupe privé marocain FinanceCom, où il était en charge du développement de l’activité de multigestion alternative ainsi que de la gestion de fonds pour les différentes entités de la holding.Lucas Strojny a débuté sa carrière en 2006 en tant qu’analyste quantitatif chez Avenir Finance Investment Managers (aujourd’hui Advenis Investment Managers) puis gérant de portefeuilles spécialisé en allocation d’actifs et gestion quantitative.
Oddo Meriten AM a annoncé la reprise de la gestion de la Sicav Compass de Meriten, qui devient Oddo Compass. L’encours de la Sicav est de 2 milliards d’euros précise un communiqué. «La fusion de la Sicav luxembourgeoise d’Oddo AM avec la Sicav BNY Mellon Compass va nous permettre de porter nos encours locaux de 500 millions à 3 milliards d’euros», annonçait l'été dernier Nicolas Chaput, directeur général global d’Oddo Meriten.
La firme américaine de capital-investissement Carlyle a annoncé, ce 1er février, avoir levé 2,4 milliards de dollars pour son deuxième fonds dédié aux investissements dans les petites et moyennes entreprises américaines. Baptisé Carlyle Equity Opportunity Fund II (CEOF II), ce véhicule cible des investissements compris entre 20 millions et 200 millions de dollars par transaction. Le précédent fonds, Carlyle Equity Opportunity Fund I, lancé en 2012, avait levé 1,1 milliard de dollars, rappelle la société dans un communiqué. Depuis près de 30 ans, Carlyle a investi 7,3 milliards de dollars à travers 91 transactions dans l’univers des PME. Son équipe dédiée compte aujourd’hui 22 collaborateurs.
JP Morgan vient de lancer JP Morgan Ethos Investments, une plateforme dédiée à l’investissement durable offrant une très large palette d’outils à destination des investisseurs institutionnels et des distributeurs souhaitant créer des produits sur mesure intégrant des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Grâce aux nombreux partenariats développés par JP Morgan avec des fournisseurs d’indices spécialisés et des gestionnaires d’actifs, les investisseurs peuvent s’exposer à des actifs sélectionnés pour leur performance ESG. Ils pourront choisir entre indices passifs, fonds gérés activement et portefeuilles sur mesure, dans plusieurs classes d’actifs, actions, crédit et obligataire. JP Morgan proposera également des obligations vertes et des obligations sociales émises par des entreprises et des entités supranationales très bien notées.
Le gestionnaire de fortune Partners Group reprend auprès du capital investisseur asiatique Navis Capital Partners la majorité de l’australien Guardian Early Learning Group, selon un communiqué publié le 2 février. La société de gestion reprend cette participation dans ce fournisseur de services pour la garde d’enfants pour le compte de ses clients. Avec cette transaction, la valeur d’entreprise de Guardian se monte à 440 millions de dollars australiens. La transaction devrait être bouclée dans le courant du premier trimestre.
Malgré un environnement de marché difficile, UBS a fortement amélioré sa performance l’an passé. Le numéro un bancaire helvétique a dégagé en 2015 un bénéfice net de 6,2 milliards de francs, en progression de 79% par rapport à l’année précédente. Sur le seul quatrième trimestre 2015, le bénéfice net s’est inscrit à 949 millions de francs, contre 858 millions sur la période correspondante de 2014, selon les chiffres publiés ce matin par le groupe suisse. Le résultat comporte toutefois un crédit d’impôts de 715 millions. Au cours du dernier trimestre de l’année, UBS a constitué des provisions en vue de régler des «litiges, des questions réglementaires ou similaires» à hauteur de 365 millions de francs. UBS a aussi passé une charge de 257 millions liée à un rachat de dette.Les actifs investis du groupe UBS en gestion de fortune se sont accrus de 28 milliards de francs suisses au quatrième trimestre 2015 pour s'établir à 947 milliards de francs à fin décembre 2015. Cette évolution est due à un impact de marché positif pour un montant de 21 milliards de francs ainsi qu'à un effet devises positif de 14 milliards de francs. En revanche, le trimestre s’est soldé par une décollecte nette de 3 milliards de francs suisses alors que l’arrêt des activités sur le marché australien a représenté une sortie nette de 2 milliards de francs. Au premier trimestre 2016, le retrait du marché australien devrait se traduite par des sorties nettes de l’ordre de 12 milliards de francs, précise le groupe dans un communiqué. Le bénéfice avant impôts du pôle gestion de fortune s’inscrit à 344 millions de francs suisses au titre du quatrième trimestre, en recul de près de 300 millions de francs par rapport au trimestre précédent. Le résultat imposable ajusté recule de 193 millions de francs à 505 millions de francs, reflétant pour l’essentiel une hausse des charges d’exploitation de 148 millions de francs liées notamment à des provisions pour litiges. Les actifs investis du pôle Wealth Management Americas ont augmenté de 41 milliards de dollars à 1.033 milliards de dollars, reflétant un impact marché positif pour un montant de 24 milliards de dollars ainsi que des entrées nettes pour un montant de 17 milliards de dollars. Le bénéfice avant impôts s’inscrit à seulement 13 millions de dollars au quatrième trimestre contre 268 millions de dollars précédemment, en raison principalement de 180 millions de dollars de charges liées à des provisions pour litiges. Le bénéfice imposable ajusté ressort à 63 millions de dollars contre 287 millions de dollars. Du côté du pôle Asset Management, les actifs investis sont passés de 635 milliards de francs à fin septembre 2015 à 650 milliards de francs à fin décembre grâce à une performance de marché positive de 15 milliards de francs et à un effet devises positif de 12 milliards de francs, en partie effacés par des sorties nettes de 11 milliards de francs. Un peu plus de 60% des actifs investis sont gérés dans des stratégies actives, précise le communiqué, 30% ou 195 milliards de francs étant gérés dans des stratégies indicielles et 58 milliards ou 9% dans des fonds monétaires. Le bénéfice avant impôts de la division s’inscrit à 171 millions de francs au quatrième trimestre contre 114 millions de francs au troisième trimestre, en raison principalement d’un gain de 56 millions de francs lié à la vente des activités AFS (Alternative Fund Services). Le bénéfice imposable ajusté ressort à 153 millions de francs contre 137 millions de francs.
Invesco PowerShares a introduit le 1er février à la Bourse de Milan le “premier ETF intelligent sur des titres à hauts dividendes et faible volatilité de l’indice Euro Stoxx”, rapporte Bluerating. Le nouveau fonds se dénomme PowerShares EURO STOXX High Dividend Low Volatility UCITS ETF.
Le gestionnaire d’actifs américain Pimco, filiale du groupe Allianz, a annoncé, ce 1er février, la nomination de Craig Dawson au poste de responsable de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique (EMEA). L’intéressé remplace ainsi Bill Benz qui va prendre sa retraite après 30 années passées au sein de la société de gestion. Craig Dawson, qui a rejoint Pimco en 1999, officiait jusque-là en qualité de « managing director » et de « Head of Strategic Business Management ». Au cours de sa carrière chez Pimco, il a notamment été responsable de l’activité en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en Italie, ainsi que « Product Management » pour l’Europe. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, il supervisera l’activité de Pimco pour l’ensemble de la région EMEA, qui comprend notamment les bureaux de Londres, Munich, Milan, Zurich et Amsterdam. Pour sa part, Bill Benz quittera la société à la fin du mois de juin 2016. L’activité de Pimco dans la zone EMEA compte 460 collaborateurs répartis dans 5 bureaux, dont 200 professionnels de l’investissement qui gèrent 520 milliards de dollars (477 milliards d’euros) d’actifs à fin 2015.
A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le groupe bancaire espagnol Renta 4 Banco a annoncé que l’encours de ses fonds communs de placement (« mutual funds ») a progressé de 11,8% sur un an. De fait, ses actifs sous gestion atteignent 3,45 milliards d’euros fin 2015 contre 3,08 milliards d’euros fin 2014. Dans le même temps, l’encours de ses sicav a augmenté de 27,3% pour s’établir à 803 millions d’euros au 31 décembre 2015 contre 631 millions d’euros au 31 décembre 2014. Enfin, les actifs sous gestion de ses fonds de pension ont connu une croissance de 15,2% en 2015 pour ressortir à 2,47 milliards d’euros contre 2,14 milliards d’euros un an plus tôt. Ainsi, l’ensemble de ses actifs sous gestion s’élèvent à 6,7 milliards d’euros fin 2015 contre 5,8 milliards d’euros fin 2014, soit une progression de 14,7% sur un an.A l’issue de l’exercice 2015, le groupe bancaire Renta 4 Banco a dégagé un bénéfice net de 14 millions d’euros, en hausse de 2,3% par rapport à 2014.