Tout en affirmant vouloir attendre le lancement de la procédure de divorce, l'UE commence à poser le cadre de la future négociation avec le Royaume-Uni.
Le Portugal n’envisage pas de réclamer un nouveau plan d’aide financière et il oeuvre constamment au respect de ses objectifs et à la réduction de son déficit budgétaire, a déclaré mercredi le ministère portugais des Finances en réaction à des déclarations de Wolfgang Schäuble. «Au sujet des remarques prononcées par Wolfgang Schäuble, bien qu’il les ait lui-même immédiatement corrigées, le ministère des Finances tient à clarifier le fait qu’aucun nouveau programme d’aide n’est envisagé pour le Portugal», a réagi le ministère portugais.
Barack Obama a dit s’attendre, mercredi, à ce que l'économie mondiale soit stable à court terme après le vote en faveur du Brexit, mais il s’est dit préoccupé sur les conséquences à plus long terme du référendum britannique sur la croissance. Le président américain, ouvertement favorable au maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, a ajouté que les dirigeants du G20, qui se réuniront cette année en Chine, devront oeuvrer au renforcement de la croissance mondiale. Barack Obama a aussi déclaré que la «relation spéciale» entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni perdurerait en dépit du Brexit, mais que l’absence des Britanniques dans l’UE «compliquera(it) pour nous le règlement de certains autres défis qu’il nous faut régler».
L’Autorité des marchés financiers (AMF) vient de publier une instruction sur les conditions d’organisation devant être remplies par une société de gestion de portefeuille française qui gère des fonds d’investissement alternatifs (FIA) souhaitant octroyer des prêts (DOC-2016-02). Cette instruction décrit les exigences à respecter pour obtenir un agrément ou une extension d’agrément.
Dans le cadre du Questionnaire des Prix des Coupoles Distrib Invest 2016, Manuela Maccia, directrice produits et marchés, et Guillaume Brateau, directeur commercial, chez BNP Paribas Banque Privée, présentent leur stratégie de développement, de leur certification MIFID compliant à l'incubation de FinTech dédiées à la banque privée, en passant par leur nouvelle offre de fonds de fonds.
La Caisse des Dépôts lance avec des acteurs privés et publics, BNP Paribas, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit Coopératif, l’Ircantec et la Mutuelle Nationale Territoriale, un nouveau Fonds d’investissement de 100 M€ pour soutenir les entreprises de l’économie sociale et solidaire, un secteur en pleine mutation et à fort potentiel de croissance. La Caisse des Dépôts, sponsor de l’opération, participe à hauteur de 49 % au premier tour de table de 50 M€, accompagnée par le Groupe BNP Paribas à hauteur de 20 %.
Les deux lanceurs d’alerte français à l’origine des révélations sur les généreuses pratiques fiscales du Luxembourg ont été condamnés à de la prison avec sursis par un tribunal luxembourgeois dans le procès «LuxLeaks», mercredi. Antoine Deltour et Raphaël Halet, tous deux anciens comptables du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC), ont été condamnés respectivement à douze et neuf mois de prison avec sursis, ainsi qu'à des amendes. Le journaliste français Edouard Perrin a été acquitté de toutes les charges retenues contre lui.
François Hollande a souhaité mercredi que les places financières européennes se préparent pour assurer des opérations qui ne pourraient plus se faire au Royaume-Uni après sa sortie de l’Union européenne. Comme la veille au soir, le président français a cité les opérations de compensation en euro, qui peuvent actuellement se faire à Londres même si le Royaume-Uni n’est pas dans la zone euro, une situation qu’il a qualifiée d'«assez exorbitante».
Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, entamera ce jeudi des discussions sur la formation d’un nouveau gouvernement, quatre jours après des législatives qui ont une nouvelle fois placé le Parti populaire (PP, centre droit) en tête des suffrages tout en le privant de majorité absolue. Pour atteindre la majorité et obtenir la confiance du Parlement, l'équipe de Mariano Rajoy devra gagner l’appui des socialistes, arrivés deuxièmes, ou des libéraux-centristes de Ciudadanos, arrivés quatrièmes, et de plusieurs petits partis régionaux.
Les stocks américains de pétrole brut se sont contractés plus fortement que prévu la semaine dernière aux Etats-Unis, a annoncé mercredi l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut ont diminué de 4,1 millions de barils au cours de la semaine au 24 juin, soit un sixième repli hebdomadaire consécutif. Les analystes s’attendaient à une baisse de 2,4 millions de barils.
Le président russe Vladimir Poutine a signé mercredi le décret présidentiel prolongeant l’interdiction de l’importation de certains produits alimentaires européens, imposée en riposte aux sanctions occidentales liées au conflit en Ukraine. Cet embargo est désormais en vigueur jusqu'à la fin 2017. Instauré à l'été 2014, il avait déjà été prolongé d’un an en juin 2015.
Finanza & Futuro, le réseau de conseillers financiers du groupe Deutsche Bank, vient de recruter six conseillers privés (disposant chacun de portefeuilles clients de plus de 40 millions d’euros), rapporte Bluerating. Ces personnes rejoindront la Private Advisory Unit, la nouvelle division du réseau spécialisé dans la gestion de clients de profil privé. Les nouveaux entrants sont : Alberto Zanivan, Luca Saggini et Marco Fabbro dans le Nord de l’Italie, Paolo Moras à Brescia et Leonilde Bucciero à Padoue. Angela Granata arrive enfin à Rome.
Le Brexit a déjà ses effets sur la perception de la fusion de London Stock Exchange et de Deutsche Börse. La BaFin, l’autorité des marchés financiers en Allemagne, a déclaré mardi que Londres ne pourrait abriter le siège social de l’entité. «Il est difficile d’imaginer que la plus grande plate-formede la zone euro soit dirigée d’un endroit extérieur à l’UE», a insisté le président de la BaFin Felix Hufeld. Par ailleurs, le siège social fait également débat au sein des actionnaires. Une association de petits porteurs allemands a réagi au projet de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Dans un communiqué publié via son cabinet d’avocat Nieding + Barth, Klaus Nieding, vice-président de l’association DSW demande à l’opérateur boursier allemand d’annuler son projet de fusion de 30 milliards de dollars (27 milliards d’euros) avec son concurrent britannique ou de changer d’emplacement pour le siège social, initialement prévu à Londres.Selon Reuters, Deutsche Börse s’est abstenu de tout commentaire. Un porte-parole du LSE a indiqué que les actionnaires se prononceraient sur le sujet le 4 juillet et que les conditions en étaient inchangées. Ceux de Deutsche Börse auront jusqu’au 12 juillet pour donner leur avis.
La société de capital-investissement Ardian doit annoncer, ce mercredi, la levée de 1 milliard d’euros pour son fonds dédié aux petites entreprises européennes de moins de 225 millions d’euros, soit le double du fonds précédent bouclé il y a à peine deux ans, rapporte le quotidien Les Echos. Prévu initialement pour accueillir 650 millions d’euros de capitaux, la taille du fonds, baptisé « Expansion », a dû être revue par deux fois à la hausse. Outre ses investisseurs historiques, Ardian a séduit une cinquantaine de grandes fortunes, ainsi qu’une dizaine de dirigeants d’anciennes participations.
Les fonds communs de placement espagnols ont enregistré une collecte nette de 1,34 milliard d’euros au cours du mois de mai, selon des données définitives publiées par Inverco, l’association professionnelle espagnole de la gestion d’actifs. Grâce à cette performance, les souscriptions nettes s’élèvent à 1,57 milliard d’euros depuis le début d’année, effaçant ainsi totalement les décollectes nettes subies en janvier (644 millions d’euros de sorties nettes) et février (892 millions d’euros de rachats nets). A fin mai 2016, les actifs sous gestion du secteur s’établissent à 219,9 milliards d’euros, quasi stables par rapport à fin décembre 2015 (219,8 milliards d’euros).
Les investisseurs retail au Royaume-Uni sortent massivement des fonds immobiliers britanniques, selon la plateforme d’investissement en ligne Rplan.co.uk citée par Investment Europe. Suite aux résultats du référendum de jeudi dernier sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, ou le «oui» l’a emporté, les investisseurs ont immédiatement réagi au Brexit. Les transactions ont bondi de 175 % au cours du week end. 76 % des retraits se sont concentré sur les fonds immobiliers britanniques. Les investisseurs ont transféré leurs actifs vers les actions monde (56 %), les actions japonaises (20 %), les actions britanniques (16 %) et les actions américaines (5 %).
Old Mutual a publié une note le 28 juin apportant des précisions sur son projet de scission de ses activités en quatre entités distinctes, à savoir Old Mutual Wealth, Ned Bank, Old Mutual Emerging Markets et Old Mutual Asset Management, rapporte le site spécialisé Money Marketing. Old Mutual précise notamment que la partie gestion de fortune, logée dans Old Mutual Wealth, pourrait être introduite à la Bourse de Londres tandis que pourrait être créée une holding sud-africaine pour regrouper l’activité dédiée aux marchés émergents.
Le gestionnaire de fortune GAM a conclu un accord de reprise de son homologue britannique Cantab Capital Partners (Cantab), basé à Cambridge, qui gérait au 31 mai dernier quelque 4 milliards de dollars d’actifs. La transaction prévoit un paiement initial en liquide de 217 millions de dollars assorti par la suite de versements annualisés en fonction des performances sur la période 2018-2020, précise un communiqué publié le 29 juin.Sur la base des performances dégagées l’an dernier, les versements annualisés pourraient totaliser 75 millions de dollars. L’opération sera financée sur les 458 millions de francs suisses de fonds propres que GAM détenait fin mai et n’aura pas d’incidence sur la rémunération des actionnaires. Afin d’assurer un niveau de liquidités suffisant toutefois, GAM a décidé de suspendre son programme de rachat d’actions en cours.GAM reprendra l’ensemble des activités de gestion d’investissement de son concurrent britannique, à l’exception de 40% des commissions de performance futures. La transaction, qui doit encore obtenir l’aval des autorités compétentes, pourrait être bouclée dans le courant du second semestre de 2016.
WH Ireland vient de renforcer son équipe de gestion de fortune avec une promotion et un recrutement, rapporte fundstrategy. De fait, la société a promu Roddy Buchanan au poste de responsable de la gestion de fortune et a recruté Rupert Yeoward au poste de responsable adjoint de la gestion de fortune. Roddy Buchanan occupait jusque-là le poste de responsable adjoint des clients privés. Il récupère les responsabilités assumées précédemment par le directeur général Richard Killingbeck, qui se concentrera désormais sur sa fonction au niveau groupe.Pour sa part, Rupert Yeoward travaillait précédemment en qualité de consultant indépendant en gestion de fortune, après avoir officié chez Deutsche Bank et Rathbone Investment Management pendant trois et cinq ans respectivement.
Alors que les marchés financiers ont connu vendredi et lundi des séances noires, les hedge funds ont enregistré des gains particulièrement conséquents pour les fonds utilisant des algorithmes. Sur la seule séance de vendredi, l’indice HFRX Global Hedge Fund du fournisseur de données HFR Research a décliné de 1,06%, tandis que l’indice Eurostoxx 600 a plongé de plus de 7%. « Beaucoup de hedge funds étaient positionnés défensivement à l’approche du Brexit, reflétant les anticipations d’un vote populaire indécis ainsi que les risques systémiques liés à une surprise, qui ont été amplifiés par les gains de la livre sterling et des marchés actions avant le vote », résume Kenneth Heinz, le président de HFR. Parmi les gagnants figurent les hedge funds utilisant des stratégies « systématiques » reposant sur une série de modèles quantitatifs.
Till Keulen a été nommé responsable de la région Allemagne de l’Ouest d’UBS, indique Das Investment. Le spécialiste de la banque privée remplace à ce poste Daniel Sauerzapf, qui a présenté sa démission. Till Keulen rejoint le groupe suisse en provenance de Deutsche Bank, où il a occupé un certain nombre de postes à responsabilités dans la gestion de fortune.
Union Investment a annoncé le lancement en collaboration avec Investa Capital Management du fonds Urban Campus Nr. 1. Il s’agit d’un fonds AIF destiné aux investisseurs institutionnels et investi dans des bureaux de type «campus». Ces ensembles de bureaux se veulent innovants en intégrant notamment les nouvelles tendances de co-working et une organisation de l’espace plus moderne et agréable pour les salariés des entreprises. Le fonds s’intéressera particulièrement aux ensembles de bureaux qui louent leurs espaces aux PME et aux start-up, proches des centres universitaires et des agglomérations urbaines.
Le spécialiste du conseil en investissement immobilier AEW Europe nomme Geoffrey Pizzanelli en qualité de «Head of Logistics Asset Management» pour la France. A ce poste, l’intéressé sera en charge de la définition et de la mise en oeuvre de la stratégie de valorisation des actifs logistiques en gestion situés en France.Geoffrey Pizzanelli est basé à Paris et sera rattaché à Jean-Philippe Gaudin, Head of Asset Management France. Depuis son arrivée en 2011 au sein d’AEW Europe, Geoffrey Pizzanelli a acquis une solide expérience du secteur en qualité tout d’abord de Fund controller pour LOGISTIS puis d’Asset Manager logistique. Il est diplômé d’un MBA de la Saint John’s University de New York, d’un Master Accounting/Finance de l’ISEG Paris ainsi que du DSCG du CNAM.Toutes typologies confondues, AEW Europe gère 18,5 milliards d’euros d’actifs en Europe, dont 71% en France.
L’an dernier, les sociétés du CAC 40 (en réalité 39, voir note 1) ont enregistré un total de 5,8 milliards d’euros de dépréciations de goodwill, en hausse de 123% par rapport à 2014 - à périmètre comparable, selon l'étude 2016 réalisée par Duff & Phelps sur les dépréciations de goodwill des sociétés du CAC 40. «Bien qu’en forte hausse, ce montant n’a toutefois rien d’excessif», analyse Carine Tourneur, Managing Director au sein du bureau parisien de Duff & Phelps et spécialiste en évaluation financière. «En effet, il ne représente qu’environ 2 % du montant global des survaleurs enregistrées au bilan de ces sociétés fin 2014, soit 293 milliards d’euros. A noter que ce ratio est assez stable d’un millésime à l’autre».Autre caractéristique mise en avant par l’étude de Duff & Phelps, la concentration des dépréciations d’écarts d’acquisition sur d’un nombre restreint de groupes. En effet, au cours de l’exercice 2015, 17 des 39 sociétés passées au crible ont déprécié leur goodwill – soit une proportion de 44 %, en recul par rapport 2014 (50 %) et 77 % du total des dépréciations concernent seulement 3 sociétés. «L’étude met également en exergue une forte concentration sectorielle», poursuit Carine Tourneur. Ainsi, 91 % des dépréciations de goodwill en 2015 concernent 5 secteurs d’activité, au premier rang desquels figurent Energie / Electricité et Banque / Assurance, déjà présents dans le ‘trio de tête’ de l’année 2014.Selon Yann Magnan, Managing Director responsable du bureau parisien et de l’activité Evaluation pour l’Europe de Duff & Phelps, «ces dépréciations sont la conséquence directe de la baisse des prix des produits énergétiques et des matières premières, ainsi que des exigences en matière de fonds propres réglementaires pour le secteur bancaire».Note 1 : Le périmètre de l’étude repose sur les sociétés composant l’indice CAC 40 au 31 décembre de chaque année. Entre 2014 et 2015, la composition de l’indice a été modifiée, avec la sortie de EDF et Gemalto et l’entrée de Klépierre et PSA, Lafarge étant remplacée par l’entité résultant de la fusion avec Holcim (LafargeHolcim). Afin d’analyser les tendances sur des données comparables, les agrégats 2014 et 2015 ont été établis sur la base des sociétés composant l’indice CAC 40 au 31 décembre 2015, en excluant toutefois LafargeHolcim car les données 2014 avant fusion n’étaient pas comparables et, de plus, les incidences de cette fusion en termes de comptabilisation du goodwill au 31 décembre 2015 étaient provisoires. Par conséquent, le périmètre de l’étude porte donc sur 39 des 40 sociétés composant l’indice à cette date.
CNP Assurances va lancer en septembre 2016 pour ses clients patrimoniaux un nouveau support en unités de compte de private equity. Il s’inscrira dans le cadre fiscal de l’assurance vie et garantit la liquidité du capital, sans conditions ni pénalités. Le capital valorisé sera en effet versé au client, en cas de rachat, ou à ses bénéficiaires, en cas de décès. La gestion du support en unités de compte qui prend la forme d’un fonds commun de placement à risque est confiée à Ardian, spécialiste du capital-investissement.Ce nouveau support de private equity sera proposé dans le cadre de la gamme de contrats d’assurance vie et capitalisation en gestion libre de CNP Patrimoine (CNP One et les produits labellisés). Caractéristiques : Forme juridique : Fonds Commun de Placement à Risque Durée : 10 ansPériode de souscription : 3 ans, dans la limite de l’enveloppe disponibleSeuil d’accès par souscripteur ≥ 15 000 € (par versement ou arbitrage)Plafond par souscripteur et par contrat = 10 % de la prime versée (contrainte règlementaire propre aux FCPR)Stratégie d’investissement : fonds de private equity issus des marchés primaire (société en création) et secondaire (investissements déjà réalisés)
Six fonds d’investissement gérant au total 715 millions d’euros ont pour la première fois bénéficié du label transition énergétique et écologique pour le climat, créé fin 2015, a annoncé le 28 juin le ministère de l’Environnement. Délivré par les cabinets Novethic et EY France, ce label est destiné à identifier les fonds d’investissement tournés vers l'économie verte. Il a été décerné à trois fonds de la société de gestion Mirova, et à des fonds des sociétés de gestion Sycomore, Demeter Partners et Acofi Gestion.D’autres fonds sont prochainement attendus pour un montant total des fonds labellisés qui pourrait atteindre deux milliards d’euros d’investissements en cible au profit de la croissance verte, note le ministère dans un communiqué. La création de ce label avait été annoncée en septembre 2015 par la ministre Ségolène Royal et formalisée par décret en décembre.
La société de gestion Amherst Capital Management, une boutique de BNY Mellon spécialisée dans l’immobilier, a annoncé la création d’une équipe de recherche et d’analyse qui sera basée à New York. Dans cette perspective, la société a recruté trois analystes sell-side, qui travaillaient précédemment chez Barclays. Sandeep Bordia, dernièrement responsable de la recherche sur les produits titrisés chez Barclays Capital, dirigera la nouvelle équipe et s’intéressera tout particulièrement à la recherche thématique, à la génération de nouvelles idées, tout en accompagnant les stratégies d’investissement et de couverture.Sandeep Bordia aura sous sa direction deux anciens collègues de Barclays, Jasraj Vaidya et Aaron Haan, recrutés en qualité d’analystes. Ils devraient notamment réaliser des analyses quantitatives et qualitatives des marchés immobiliers tout en évaluant les idées d’investissement et en écrivant des livres blancs thématiques.Les actifs sous gestion de Amherst Capital s'élèvent à environ 7,3 milliards de dollars.
Les investisseurs institutionnels se portent au chevet de l’économie sociale et solidaire (ESS). Ce mardi 28 juin, la Caisse des Dépôts a en effet officiellement lancé le fonds NovESS, un nouveau véhicule d’investissement dont la vocation est de soutenir les entreprises du secteur de l’économie sociale et solidaire. Un fonds appelé de ses vœux par le Président de la République François Hollande. « Le fonds NovESS est un outil de place visant à apporter des capitaux aux entreprises du secteur de l’économie sociale et solidaire, a indiqué Pierre-René Lemas, directeur général du Groupe Caisse des Dépôts, à l’occasion d’une présentation du fonds. L’idée est de couvrir les besoins en fonds propres et quasi fonds propres de ces entreprises de l’économie sociale et solidaire. »La Caisse des Dépôts peut compter sur le soutien et la participation de plusieurs investisseurs prives ou publics. De fait, BNP Paribas, BNP Paribas Cardif, CNP Assurances, Crédit Coopératif, l’Ircantec et, enfin, la Mutuelle Nationale Territoriale (MNT) sont parties prenantes à ce nouveau fonds d’investissement. A l’occasion de son premier tour de table, le fonds NovESS a réussi une première levée de fonds de 50 millions d’euros en juin 2016. La Caisse des Dépôts a participé à ce tour de table à hauteur de 49% (soit environ 25 millions d’euros. BNP Paribas et BNP Paribas Cardif ont pris, ensemble, 20% du fonds, soit 10 millions d’euros. Les autres investisseurs ne sont pas en reste. CNP Assurances et l’Ircantec ont ainsi investi chacun 5 millions d’euros tandis que Crédit Coopératif et la MNT ont, chacun, apporté 2,5 millions d’euros. Le fonds NovESS n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. A terme, ce véhicule d’investissement vise un montant total de 100 millions d’euros.Le fonds NovESS s’est fixé un double objectif : accompagner les entreprises souhaitant changer d’échelle et financer l’innovation sociale. Pour y parvenir, le fonds interviendra à 90% en fonds propres et quasi-fonds propres, le solde (soit 10%) étant investi sous forme de dette. Dans le détail, le fonds NovESS ciblera des associations ou des entreprises sociales solides, ayant au moins six ans d’existence, engagées dans des projets de changement d’échelle avec des investissements compris entre 1 et 5 millions d’euros. Ce véhicule interviendra également pour « faire émerger des projets à forte valeur ajoutée, des futures pépites ou des projets en phase d’accélération (avec moins de 3 ans d’existence) », avec des investissements compris entre 100.000 et 500.000 euros. Le fonds sera toutefois sélectif, s’adressant principalement aux secteurs du social, du médico-social et de la transition énergétique.Autre particularité, « le fonds pourra co-investir aux côtés des plateformes de financement participatif », a annoncé Pierre-René Lemas. « Cette option présente l’avantage d’enrichir le ‘deal flow’ », a ajouté le directeur général du Groupe Caisse des Dépôts. Le lancement de ce fonds s’accompagne également de la création de MESIS, un outil de mesure et de suivi de l’impact social.La gestion de ce nouveau fonds a été confiée à Mandarine Gestion, en partenariat avec Le Comptoir de l’Innovation. Une décision prise à la suite d’un appel d’offres, ont indiqué les promoteurs du fonds NovESS, sans donner plus de détails sur les autres candidats. « Nous voulons apporter notre savoir-faire en matière de sélection de projets et d’équipes, a déclaré Marc Renaud, président de Mandarine Gestion. Nous allons essayer d’apporter cette capacité d’analyse. Marc Renaud a, par ailleurs, indiqué que le fonds NovESS vise un rendement compris entre 2 % et 3%. Pour l’heure, le fonds est toujours en attente de son agrément de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). Les promoteurs du projet ont toutefois précisé être en phase finale d’obtention de ce précieux sésame.
Christian de Kerangal, actuel directeur général adjoint de l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF), en deviendra le directeur général le 1er juillet prochain. Il remplacera Guy Marty, qui a fondé l’IEIF en 1986 et l’a dirigé et développé au cours des 30 dernières années. Nommé Président d’honneur, il continuera néanmoins à collaborer ponctuellement avec l’IEIF. Il est par ailleurs vice-président pour l’immobilier du Pôle de compétitivité Finance Innovation. Le nouveau promu a exprimé le souhait d’élargir l’IEIF à de nouvelles classes d’actifs, en renforçant son ouverture à l’international, et en abordant de nouvelles thématiques pour accompagner ses membres dans leurs réflexions stratégiques. Christian de Kerangal, 48 ans, a été successivement directeur des Etudes de Bourdais, puis de CBRE de 1995 à 2004, directeur général d’IPD Europe du Sud de 2005 à 2010, puis directeur général délégué de Crédit Foncier Immobilier et président de Crédit Foncier Expertise de 2011 à 2014 avant de rejoindre l’IEIF. Il est par ailleurs administrateur de l’Observatoire Régional de l’Immobilier d’Entreprise en Ile-de-France (ORIE, qu’il a présidé en 2014), de l’association FIDJI (qu’il a présidé de 2011 à 2016) et de l’Institut Français de l’Expertise Immobilière (IFEI).