Les années se suivent et se ressemblent pour M&G Investments (M&G). Au cours de l’exercice 2016, la société de gestion britannique, filiale de Prudential, a en effet accusé une décollecte nette de 8,1 milliards de livres, après avoir déjà subi 7 milliards de livres de sorties nettes en 2015, a annoncé l’assureur britannique lors de la publication de ses résultats annuels. De fait, les souscriptions brutes se sont élevées à 22,8 milliards de livres en 2016 (contre 33,6 milliards de livres en 2015) tandis que les rachats ont atteint 30,9 milliards de livres en 2016 (contre 40,6 milliards de livres en 2015).Dans le détail, M&G a enregistré 6,25 milliards de livres de décollecte nette auprès de la clientèle « retail » et 1,84 milliard de sorties nettes auprès des investisseurs institutionnels. La société de gestion semble toutefois entrevoir de la lumière au bout du tunnel, ayant enregistré environ 900 millions de livres de collecte nette auprès des clients «retail» au cours du quatrième trimestre 2016.Malgré cette importante décollecte nette sur l’ensemble de l’année écoulée, ses actifs gérés pour compte de tiers ont progressé de 8% sur un an. Les encours atteignent ainsi 136,8 milliards de livres à fin 2016 contre 126,4 milliards de livres à fin 2015. Cette croissance a été rendue possible grâce à un effet de marché et de changes positif à hauteur de 18,4 milliards de livres sur l’année écoulée. Les actifs sous gestion pour le compte de la clientèle « retail » ressortent à 64,2 milliards de livres à fin 2016, contre 60,8 milliards de livres à fin 2015. En parallèle, les encours gérés pour le compte des institutionnels s’élèvent à 72,5 milliards de livres à fin 2016 contre 65,6 milliards de livres à fin 2015. En intégrant les actifs gérés pour le compte de sa maison-mère, M&G affiche un total de 264,9 milliards de livres d’encours à fin 2016 contre 246,1 milliards de livres à fin 2015.Dans un tel contexte, M&G a dégagé un bénéfice opérationnel avant impôt de 425 millions de livres en 2016, en recul de 4% par rapport à 2015, lié « à l’impact sur les revenus de la baisse des actifs sous gestion au cours de l’année », précise Prudential. De fait, ses revenus ont diminué de 2% en 2016 pour s’inscrire à 923 millions de livres.
Allianz Global Investors (AllianzGI) sollicite actuellement l’accord des investisseurs pour fusionner le fonds UK Unconstrained (11 millions de livres d’encours) au sein du fonds UK Opportunities (47 millions de livres d’encours), rapporte le site spécialisé Investment Week. Ces deux fonds actions britanniques sont gérés par Matthew Tillett, qui continuera d’assumer son rôle à l’issue de la fusion de deux produits. Le nouveau véhicule ainsi fusionné continuera d’investir dans tous les secteurs d’activité au Royaume-Uni ainsi qu’à l’international, précise le site d’information britannique.
Le groupe suisse UBS a nommé, avec effet immédiat, Alejandro Velez en qualité de responsable du pôle gestion de fortune en Amérique latine, selon une note interne dont l’agence Reuters a eu connaissance. Alejandro Velez devrait toutefois conserver ses fonctions actuelles de responsable du segment des très grandes fortunes (UHNW) pour la région Amérique latine. L’ancien cadre de la Deutsche Bank, qui a rejoint UBS en 2013, remplace Alexander Tienhoven, qui vient de quitter le groupe pour «raisons personnelles».
Le fournisseur de services réglementaires SwissComply, spécialisé dans le secteur de la gestion d’actifs, et la société Evolute, qui a développé une technologie propriétaire d’optimisation des portefeuilles, ont annoncé ce 14 mars leur fusion qui va donner naissance à la société Evolute Group AG. Le rapprochement de ces deux sociétés crée une plateforme de services digitaux à destination des gestionnaires de fortune et des sociétés de gestion."Cette fusion nous permet de réunir les approches les plus innovantes en matière de technologies, de conformité et de gestion des risques afin de mettre en place une solution modulaire. La combinaison du meilleur de ces deux mondes nous permet d’offrir aux clients ce dont ils ont justement besoin aujourd’hui : des technologies réglementaires et des technologies financières issues d’une seule source. Ce qui rend possible des économies de coûts dans un contexte de baisse des marges en accroissant l’efficacité, tout en veillant à ce que nos clients soient bien préparés aux futures évolutions réglementaires», déclare Kaspar Wohnlich, directeur général de la nouvelle entité.Basée à Zug, la nouvelle société aura un effectif de 45 collaborateurs.
La banque privée VP Bank, basée au Liechtenstein, serait en train de préparer activement l’acquisition des activités de banque privée en Asie du Crédit Industriel et Commercial (CIC), ont indiqué des sources proches de l’opération au site spécialisé Asian Private Banker.
AEW annonce qu’elle a désormais levé 415 millions d’euros de capitaux pour le compte du fonds City Retail, auprès de plusieurs investisseurs institutionnels internationaux, dépassant ainsi le montant initialement prévu qui était de 400 millions d’euros. Ces nouveaux engagements dotent le fonds d’une capacité d’investissement de plus de 800 millions d’euros. Compte tenu du grand nombre de demandes d’engagement pour le fonds, AEW est en cours de discussion avec un certain nombre d’investisseurs et envisage d’augmenter la souscription à 800 millions d’euros au cours des prochaines années. Après un premier closing de 125 millions d’euros en novembre 2015, le fonds a déjà investi 200 millions d’euros à travers l’Europe avec l’acquisition d’actifs de commerce en cœur de ville en Europe et notamment un actif situé Via del Corso à Rome et un autre à Østergade à Copenhague. La stratégie du fonds dont le LTV maximum est de 50%, vise à construire un portefeuille prime générant des revenus stables grâce à des actifs idéalement placés au cœur des principales villes européennes.
Les caisses de retraite complémentaire restent vent debout contre les projets de réforme de leur gestion financière, rapporte le quotidien L’Agefi. Un premier projet de décret, présenté en juin 2016 par le ministère des Affaires sociales, avait déjà provoqué une levée de boucliers. Alors que le Trésor, plus au fait des subtilités des marchés financiers, était supposé reprendre le dossier en main, les caisses de retraite ont eu la surprise de recevoir de la part du ministère des Affaires sociales une deuxième version du texte qui ne diffère guère de la première. « Ce projet de décret continue d’assimiler les caisses de retraite à des régimes d’assurance vie» et « plusieurs de ses dispositions vont priver les régimes de retraite des outils nécessaires à la maîtrise et à la couverture des risques », a ainsi déploré dans un communiqué la CNAVPL (Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales), qui fédère dix caisses de professions libérales. Quelques curseurs dans la politique d’investissement ont été changés, avec par exemple une hausse de la poche autorisée en placement immobilier. Mais comme la précédente version, celle-ci limite à 25% du portefeuille l’investissement dans des titres de capital détenus en direct ou au travers de fonds (OPCVM, organisme de placements collectif en valeurs mobilières). Une contrainte qui pénaliserait les caisses aujourd’hui très investies en actions. Celles qui souhaitent porter au-delà leur allocation devraient recourir à des fonds mutualisés, associant au moins deux d’entre elles et un investisseur tiers. Autre point jugé inapproprié, l’obligation d’adossement de l’actif au passif. «Ce n’est pas totalement adapté à une caisse de retraite, estime un expert du secteur. Cela va en forcer certaines à acheter des obligations et à dégrader le rendement de leur portefeuille, qu’elles ont plutôt bien géré».
Banca Intermobiliare di Investimenti e Gestioni renforce son équipe de banquiers privés exerçant à Milan avec l’arrivée de deux professionnels du conseil financier venant de Barclays Bank. Il s’agit de Mario Ciruzzi Manin, qui sera responsable de la filiale milanaise, et de Cinzia Angela Tramontana.
Le 18 avril, Symphonia sgr proposera deux fonds éligibles au nouveau plan d’épargne individuels (PIR), rapporte Bluerating. Ces «piani individuali di risparmio» permettent aux investisseurs d’obtenir des avantages fiscaux sous réserve qu’ils investissent pendant au moins cinq ans un montant annuel inférieur à 30.000 euros et ne dépassant pas au total 150.000 euros. Les investissements doivent se concentrer sur les petites et moyennes entreprises italiennes. Le fonds Symphonia Azionario Small Cap Italia, qui a un historique de performance de 10 ans, entre parfaitement dans le cadre des PIR mais la société de gestion doit lui créer une classe de part dédiée qui est en cours d’autorisation. Il s’agit d’un fonds de petites capitalisations italiennes. De plus, Symphonia va transformer son Symphonia Tematico en fonds éligible au PIR, Symphonia Patrimonio Italia Risparmio. Ce fonds sera flexible, avec une part actions de 30 %.
La société de gestion italienne Anima Sgr se réorganise et crée trois vice-directions générales: une pour les investissements et les produits, une pour la finance et les opérations et, enfin, une pour la distribution et le marketing.La vice-direction générale pour les investissements et les produits a été confiée à Filippo Di Naro, qui rejoint la société en provenance de Duemme Sgr où il était administrateur délégué et directeur des investissements. Alessandro Melzi d’Eril est nommé vice-directeur général finance et opérations et Pierluigi Giverso, vice-directeur général distribution et marketing. « La nouvelle organisation répond au besoin de disposer d’une structure encore plus efficiente, flexible et capable de répondre aux mieux aux nouvelles opportunités de croissance », commente la société dans un communiqué de presse. « Trois ans après son introduction à la Bourse de Milan et suite à la croissance significative de ses encours sous gestion, lesquels ont augmenté de plus de 50 % sur trois ans, passant de 47 à 73 milliards d’euros, le groupe s’apprête aujourd’hui à affronter un nouveau cycle particulièrement stimulant », indique Anima.
Deutsche Asset Management a lancé sur Borsa Italiana trois nouveaux ETF : deux actions qui adoptent une stratégie «Minimum Volatility», et un qui offre accès aux titres d’Etat américains avec une couverture du risque de change euro/dollar. Les deux ETF Minimum Volatility sont exposés au marché actions américaines et à celui de la zone euro et appartiennent à la famille des produits Strategic Beta. Les deux produits sont déjà cotés à Londres et à Francfort. Le troisième ETF coté est le db x-trackers II iBoxx $ Treasuries UCITS ETF (DR).
Kames Capital, la société de gestion de la compagnie d’assurance néerlandaise Aegon, débarque en Italie avec une gamme de 14 fonds (quatre fonds obligataires, deux fonds multiclasse d’actifs, cinq fonds actions et trois à rendement absolu). Ces fonds, domiciliés à Dublin, ont été enregistrés en Italie pour la distribution aux particuliers. « Le marché italien fait partie des plus importants en Europe et représente une occasion exceptionnelle de croissance et de développement pour Kames Capital (…) », a commenté Steve Kenny, directeur wholesale de la société de gestion. Kames Capital gère 57,7 milliards d’euros.
La société de gestion italienne Zenit veut lancer un fonds éligible au plan d’épargne individuel italien (PIR) qui sera investi sur l’AIM, le marché actions dédié aux micro-entreprises italiennes, rapporte Milano Finanza. Le fonds sera composé jusqu’à 50 % d’entreprises cotées sur l’AIM. Il sera lancé au second semestre 2017.
HSBC Global Asset Management vient de promouvoir Matteo Ercole en tant que responsable commercial institutionnel en Italie et de recruter Tommaso Cucchetti en qualité de chargé de relations avec la clientèle, rapporte Bluerating. Le premier, qui était depuis plus de deux ans chargé de relations avec la clientèle, aura désormais la responsabilité de développer et renforcer la présence de HSBC en se concentrant sur le segment institutionnel italien. Matteo Ercole sera rattaché à Roberto Citarella, directeur général de la succursale italienne de HSBC Global Asset Management. Tommaso Cucchetti rejoint quant à lui la division wholesale où il aura comme mission de gérer les clients existants et de développer de nouvelles opportunités sur le segment des sélectionneurs de fonds. Il sera rattaché à Roberto Citarella.
BIL Danmark, société de gestion danoise détenue par Banque Internationale à Luxembourg, avait indiqué en 2014 vouloir atteindre un encours de 10 milliards de couronnes danoises d’ici à 2017, soit 1,3 milliard d’euros. « Notre ambition est de doubler notre activité d’ici à 2020 », indique Stig Foss, directeur général de BIL Danmark, au site danois FW AM. BIL Danmark cible les clients ayant au moins 5 millions de couronnes danoises à investir.
Horst Schmidt, président du directoire de la banque privée Bethmann Bank, a décidé de tirer sa révérence, rapporte le quotidien financier Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le responsable devrait quitter l’entreprise dans le courant de l'été. L’identité du successeur de Horst Schmidt à la tête de Bethmann Bank sera prochainement annoncée, a indiqué la maison mère, ABN Amro Bank. Horst Schmidt, âgé de 51 ans, a décidé de donner une nouvelle orientation à sa carrière, indique-t-on. Il est vrai aussi que le groupe néerlandais a depuis quelque temps invité ses cadres à changer de fonction au sein du groupe. Horst Schmidt n’a manifestement pas souhaité participer à ce mouvement. Les actifs sous gestion de Bethmann Bank s'élèvent actuellement à environ 38 milliards d’euros.
Lombard International Assurance, spécialiste des solutions de structuration patrimoniale, a annoncé, ce 14 mars, la nomination de David Liebmann au poste de responsable du marché français (« Head of French Market »). L’intéressé est rattaché à Luca Bertacchi, directeur commercial régional en charge de l’Europe centrale et du sud. Basé au Luxembourg, David Liebmann est responsable de la stratégie commerciale pour la France. A ce titre, il est chargé de « développer les opportunités sur le marché et de renforcer l’activité avec les partenaires de distribution, nouveaux et existants », indique Lombard International Assurance dans un communiqué. Cette nomination fait suite à l’ouverture du bureau de représentation à Paris en 2016.David Liebmann arrive chez Lombard International Assurance après sept années chez Carmignac en qualité de directeur commercial adjoint pour la France et Monaco, où il était notamment en charge de la distribution des fonds de Carmignac par le biais des banques privées, de gestionnaires de fortunes discrétionnaires et de bureaux de gestion de patrimoine. Avant cela, il a travaillé chez Rothschild & Cie à Paris et Banque Privée 1818.
La MIF, mutuelle d’assurance vie sans intermédiaire, a décidé d’enrichir son contrat phare «Compte Epargne Libre Avenir» avec une gamme d’unités de compte. Le contrat de référence de la MIF devient «Compte Epargne Libre Avenir Multisupport». Le nouveau contrat d’assurance vie offre la possibilité d’investir à travers une sélection de 11 supports en unités de compte. Ceux-ci sont composés de fonds patrimoniaux ou flexibles, de fonds d’actions européennes et internationales, ainsi que de fonds obligataires et monétaires, provenant tous de sociétés de gestion françaises de référence comme Carmignac, La Financière de l’Echiquier, CPR AM...La MIF a par ailleurs annoncé une refonte de son site internet et propose désormais la souscription et signature en ligne de ses contrats.
Confrontés à un regain de volatilité, à une recrudescence des risques et à la faiblesse persistante des rendements, les investisseurs institutionnels renforcent leur exposition aux actifs plus risqués pour améliorer les performances de leurs investissements. Dans le même temps, ils redoublent d’efforts pour optimiser la gestion du risque dans le but de trouver un meilleur équilibre entre leurs objectifs de croissance et leurs besoins de liquidité à long terme, selon la dernière enquête annuelle de Natixis Global Asset Management (1).Mais leurs préoccupation majeure demeure la faiblesse des rendements. D’où l’abandon des stratégies classiques pour atteindre leurs objectifs de performance. Ils estiment que les techniques les plus efficaces pour optimiser la gestion du risque sont la gestion sectorielle (88%), la budgétisation des risques (83%), le recours aux investissements alternatifs (80%) ou encore le «smart beta» (75%). La couverture du risque de change, qui arrive en deuxième place des stratégies d’optimisation de la gestion du risque au niveau mondial (78%), n’atteint que la cinquième place chez les institutionnels français (67%). L’enquête relève que la proportion d’institutionnels mondiaux ayant recours aux stratégies alternatives est passée de 53% en 2015 à 76% actuellement. Parallèlement, 56% des institutionnels déclarent investir davantage dans les actifs peu liquides qu’il y a trois ans.Dans ce contexte, les deux tiers d’entre eux pensent que le private equity offre un couple rendement/risque supérieur à celui des classes d’actifs traditionnelles et 55% d’entre eux estiment qu’il permet une meilleure diversification que les actions classiques. Et près des trois quarts (73%) d’entre eux pensent que la dette privée offre un couple rendement/risque supérieur à celui des obligations classiques. Environ un tiers (34%) des institutionnels mondiaux se disent prêts à renforce leur exposition aux actifs réels, dont l’immobilier, le financement d’infrastructures et l’aéronautique, au cours des douze prochains mois.Près de la moitié des institutionnels français (46%, contre 56% au niveau mondial) déclarent qu’ils renforcement leur exposition aux stratégies d’investissement alternatives en 2017. Les gérants français sont d’ailleurs 71% à penser que les stratégies alternatives ont aussi leur place dans les portefeuilles sous contrainte de passif.Les institutionnels sont-ils pour autant certains d’atteindre leurs objectifs ? Ils ne semblent pas si sûrs d’eux puisque un sur deux s’attend à devoir revoir à la baisse ses prévisions de rendement au cours des douze prochains mois. Les sondés sont une majorité à afficher leur confiance en leur capacité à honorer leurs engagements de long terme, mais ils sont 62% à penser que la plupart de leurs confrères n’y parviendront pas. 67% des institutionnels français estiment par ailleurs qu’il faut remplacer les techniques classiques de construction et de diversification du portefeuille par de nouvelles techniques.Les institutionnels continuent-ils de faire confiance à la gestion active ou se tournent-ils vers la gestion passive ? Près de 80% des institutionnels français, et 75% au niveau mondial, estiment que les conditions actuelles de marché sont plus favorables aux gérants actifs, soit 6% de plus qu’en 2015. Le pourcentage d’institutionnels mondiaux envisageant de renforcer leur exposition aux stratégies passives a diminué. Alors qu’en 2015, ils étaient 9% à envisager de renforcer leur exposition aux stratégies passives au cours des trois prochaines années, ils ne sont désormais que 1% à horizon 2019. Amenés à comparer les avantages respectifs de la gestion active et de la gestion passive, 86% des répondants mondiaux déclarent que la première permet de générer plus facilement de l’alpha. Ils sont 64% à penser que ce type de gestion offre un couple rendement/risque supérieur, 76% à penser qu’elle permet un meilleur accès aux opportunités sur les marchés émergents et 75% à estimer qu’elle facilite l’investissement ESG.Les critères ESG prennent d’ailleurs une importance de plus en plus grande. Les institutionnels estiment qu’ils permettent d’identifier les entreprises et les tendances d’investissement susceptibles de soutenir la croissance de leur portefeuille à long terme. Et 67% des institutionnels français, contre 59% au niveau mondial, déclarent que la prise en compte des critères ESG permet de générer de l’alpha. Ils sont aussi nombreux à indiquer que cela permet d’atténuer les risques globaux, comme les poursuites judiciaires, les dégâts environnementaux et les troubles sociaux. Last but not least, 62% des institutionnels mondiaux pensent que la prise en compte des critères ESG sera une pratique courante pour tous les gérants dans les cinq prochaines années.(1) Enquête annuelle réalisée auprès d’institutionnels du monde entier, à savoir 500 gérants de caisses de retraite publiques et privées, de fondations, de fonds de dotation, de fonds d’assurance et de fonds souverains en Amérique du Nord, en Amérique latine, au Royaume-Uni, en Europe continentale, en Asie et au Moyen-Orient. Collectivement, ces investisseurs gèrent un encours total de 15.500 milliards de dollars.
Les investisseurs perdent des millions de dollars chaque année en investissant dans des fonds qui répliquent fidèlement leur indice mais facturent des frais élevés pour faire de la gestion active, selon une étude universitaire publiée dans le Financial Analysts Journal et citée dans le Financial Times fund management. Ces fonds sous-performent leur indice sur 25 ans, dégageant une performance inférieure de près de 1,4 point à leur indice en moyenne chaque année. Martijn Cremers, auteur de l’étude et professeur de finance à l’Université de Notre Dame aux Etats-Unis, indique que l’étude a démontré que les investisseurs devraient se méfier des fonds onéreux avec une faible « part active ».
Cambridge Associates a licencié une cinquantaine de collaborateurs sur les 1.300 qu’il emploie la semaine dernière, rapporte le Wall Street Journal. La société américaine fournit des conseils aux fonds de dotation, fondations et individus fortunés, agissant comme un point d’entrée entre ces investisseurs et les sociétés de gestion. Mais le modèle de consultant est soumis à une dure concurrence qui a fait chuter les commissions et à la montée en puissance de la gestion passive. Pour faire face à cela, Cambridge cherche à faire directement de la gestion d’actifs. Actuellement, la société investit environ 20 milliards de dollars dans des fonds externes pour le compte de clients.
Le groupe bancaire Liechtensteinische Landesbank (LLB) a bouclé 2016 sur un bénéfice net de 103,9 millions de francs suisses, en hausse de 20,4% d’une année sur l’autre, malgré un contexte jugé difficile. Le produit d’exploitation affiche une hausse de 18,7% à 313,2 millions de francs et le coefficient d’exploitation s’est amélioré de 6,7 points de pourcentage à 62,8%. Les actifs de la clientèle ont progressé l’an dernier de près de 2% pour s'établir à 46,4 milliards de francs à fin décembre. L’exercice s’est terminé sur des sorties nettes limitées à 65 millions de francs après avoir dépassé les 200 millions de francs l’année précédente. Pour l’exercice en cours, la direction de LLB annonce un «feu d’artifice numérique», ainsi que l’intensification de ses activités de distribution et l’embauche de nouveaux conseillers à la clientèle. Elle s’attend à ce que les conditions de marché demeurent difficiles mais anticipe un «résultat solide également en 2017", sans plus de précisions.
Le fonds américain de private equity Blackstone va établir son quartier général européen au Luxembourg, annonce Luxembourg for Finance, l’agence de développement de la finance au Grand-Duché. Blackstone entend ainsi assurer son accès au marché européen. Pour l’heure, le fonds utilise un passeport pour proposer ses services financiers depuis Londres. Dans la perspective du Brexit, l’assureur AIG ainsi que les gérants M&G et Prudential AM ont déjà annoncé leur intention de s’établir au Luxembourg. Interrogé par L’Agefi, Blackstone n’a pas fait de commentaires.
Crédit Agricole SA cédera par ailleurs à des investisseurs institutionnels les droits de souscription non exercés lors de l’augmentation de capital de sa filiale de gestion.
Le Fonds monétaire international (FMI) exhorte les membres du G20 à promouvoir le libre-échange et à faire barrage au protectionnisme, tout en s’employant à réduire les déséquilibres externes et à mettre un terme aux politiques qui faussent le commerce international. Face aux tentations protectionnistes qui se font jour en particulier aux Etats-Unis, le FMI juge nécessaire une coopération internationale qui préserve le commerce comme moteur de la croissance. Dans une «note de surveillance» détaillant ses opinions sur les perspectives et les risques de l'économie mondiale et publiée avant une réunion des ministres des Finances du G20 les 17 et 18 mars à Baden-Baden, en Allemagne, le Fonds estime que les pays jouissant d’excédents courants et commerciaux doivent travailler avec ceux qui sont au contraire déficitaires pour réduire ces déséquilibres.
Standard Ethics annonce ce matin qu’elle notera désormais l’Ecosse séparément du Royaume-Uni, «sans égard pour les évolutions politiques concernant le référendum sur l’indépendance», indique l’agence de notation ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance). Standard Ethics a attribué à l’Ecosse la note EEE- et a confirmé celle du Royaume-Uni (EEE-). L’agence estime que puisque l’Ecosse dispose d’un système juridique distinct et d’un parlement ayant autorité sur de nombreux aspects de la politique intérieure et que Nicola Sturgeon, la Première ministre écossaise, a l’intention de lancer un deuxième référendum d’indépendance pour bâtir une économie plus durable et créer une société plus juste, elle «ne voit pas pourquoi elle continuerait à accorder une note unique à l’Ecosse et au Royaume-Uni».
Une proposition de loi bipartisane déposée hier au Sénat américain entend renforcer le contrôle des autorités américaines sur les acquisitions réalisées par des sociétés étrangères dans le secteur de l’agroalimentaire. Le texte prévoit d’adjoindre les secrétaires à l’Agriculture et à la Santé au CFIUS, le comité américain sur les investissements étrangers, chargé d’examiner les fusions-acquisitions et les projets d’implantation. Il ferait également de la sécurité alimentaire un critère supplémentaire à la procédure du CFIUS.
Lombard International Assurance, a annoncé la nomination de l'ancien directeur commercial adjoint de Carmignac au poste de responsable du marché français. Basé au Luxembourg, il est désormais responsable de la stratégie commerciale pour la France.
Afin de compléter ses visites mystère «prospects » effectuées depuis 2010, l’AMF a évalué en septembre 2016 la qualité des entretiens menés auprès de 39 clients de 11 banques. L’objectif était de mieux connaître les pratiques des banques auprès de « vrais » clients en termes de connaissance client, de propositions commerciales et d’information donnée sur les produits.