La Parole à... Pervenche Berès, députée européenne, coordinatrice de la commission des Affaires économiques et monétaires pour le groupe Socialistes et Démocrates
Rien n’arrête les hackers, ces pirates du numérique, qui peuvent parfois être aussi de simples corsaires. Surtout ceux qui veulent battre des records du monde. Equifax, une société de notation des particuliers américains, a été victime d’un piratage informatique géant entre mi-mai et juillet. Elle a découvert l’intrusion le 29 juillet dernier. Des informations personnelles concernant 143 millions d’Américains – numéros de Sécurité sociale, de permis de conduire – se sont évaporées dans la nature. Le piratage a emmené au passage plus de 200.000 numéros de cartes de crédit et 180.000 dossiers de clients impliqués dans des litiges. Evidemment, les suites judiciaires risquent d’être très longues. Une bonne trentaine de procédures en justice ont été lancées et ce ne sont pas les pirates qui auront à rendre des comptes.
Krzysztof Rybinski ne dit pas merci à Mario Draghi. En 2012, cet ancien vice-président de la banque centrale polonaise avait eu la riche idée de concevoir un fonds en zlotys pour parier sur l’éclatement de la zone euro et la mort de la monnaie unique. Baptisé Eurogeddon, ce placement s’est surtout révélé apocalyptique pour ses souscripteurs, avec une « performance » négative de -56 % depuis son lancement. Le fonds, qui ne gérait plus que l’équivalent de 150.000 euros, vient d’être liquidé.
Révolution. Dispersion n’est pas gage de performance. Dans une lettre envoyée au ministère des Finances norvégien, Norges Bank IM préconise une remise à plat de sa gestion de taux et crédit. Terminés l’exposition aux obligations corporate, les maturités supérieures à 10 ans ainsi que les papiers libellés dans des devises autres que le dollar, l’euro et la livre. Le fonds souverain (863 milliards d’euros sous gestion) indique vouloir réduire sa poche obligataire (aujourd’hui de 32,4 %) pour monter en puissance sur les actions, en les passant de 60% à 70 % du portefeuille cible. Si l’institutionnel croit aux vertus de la diversification pour les actions, il les juge « modérées sur les obligations ». Une des conséquences : le recentrage sur des monnaies fortes. Le benchmark obligataire n’en comptera que trois contre 23 aujourd’hui. Un traitement identique est réservé aux émissions d’entreprise (30 % de la poche obligataire à ce jour). Enfin, la limite à des maturités d’environ 10 ans offrirait une volatilité contenue. Le ministère doit donner sa réponse. Les asset managers de la planète ont les yeux rivés sur sa décision.
« Congratulations ! » En direct de Londres, l’EPRA (European Public Real Estate Association) a présenté les résultats de l’étude de Deloitte sur l’application des meilleures pratiques, en matière de reporting, des foncières cotées. En compétition, 142 acteurs dont 106 ont été primés d’une médaille d’or ou d’argent pour la qualité de leur communication. Parmi les critères portés par l’association, l’actif réévalué triple net, les taux de rendement initiaux, le taux de vacance, les ratios de coût… Certains acteurs restent à convaincre de l’intérêt d’améliorer leur reporting financier. Pour l’EPRA, la transparence de tout un secteur serait en jeu.
Lundi 11 septembre 2017 en cours de matinée : l’indice MSCI Monde Actions atteint un plus haut historique juste après les premiers échanges sur les marchés européens. L’indice traque quelque 2.400 actions dans pas moins de 47 pays et représente un ensemble de 2.800 milliards de dollars. Les investisseurs ont été soulagés par deux choses, selon les agences. Premièrement, l’ouragan Irma a perdu de sa puissance et l’ampleur des dégâts qu’il a causés est bien moindre qu’attendu. Seconde explication, la Corée du Nord n’a pas fait de test de missile balistique le week-end passé et les marchés s’en réjouissent. On ne pourra plus dire que les analystes ne tiennent pas compte de critères extra-financiers pour établir leurs évaluations boursières…
Ondulations. La caractéristique du cycle de croissance économique actuel aux Etats-Unis est d’être long, et même très long au regard des standards historiques. La moyenne d’un cycle depuis un siècle est de 55 mois tandis que la vague d’expansion du moment, toujours en activité, affiche déjà 98 mois. En arrêtant la comparaison aux trois derniers cycles connus, c’est-à-dire depuis 1982, la moyenne ressort alors à 95 mois. Sur cette échelle, la situation du moment ne présente aucune « anomalie » par rapport aux trente dernières années. Elle correspond à une période de politiques monétaires plus actives, à la financiarisation des économies et à un rôle du crédit bien plus important qu’auparavant. Les mois à venir n’apporteront pas d’indications définitives sur la croissance américaine dont les statistiques seront perturbées et « floutées » par les ouragans, estime Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM. Il sera difficile d’avoir une idée précise de la situation. Frédéric Rollin souligne qu’un « cycle meurt en général d’une surchauffe », une condition que ne remplit pas l’économie américaine actuellement.
C’est la probabilité de voir la livre sterling s’affaiblir contre l’euro jusqu’à la parité au cours de l’année à venir, selon une enquête Reuters auprès d’une cinquantaine de stratégistes changes. 25 % de chances de voir un 1 pour 1, ce n’est pas encore un scénario central.
Deutsche AM et Franklin Templeton, comme la majorité des asset managers qui se sont déclarés à ce jour, ne transféreront pas ces coûts à leurs clients.
Le taux de chômage au Royaume-Uni est tombé à 4,3% au cours de la période allant de mai à juillet. Selon les chiffres publiés hier par l’Office national des statistiques (ONS), il s’agit du taux de chômage le plus bas depuis 1975. Cependant, les données publiées par l’ONS indiquent aussi que la croissance du salaire hebdomadaire moyen après inflation a stagné à 2,1% sur la même période, un niveau légèrement inférieur aux prévisions.
Dans le cadre de la participation d'Haas Gestion aux Coupoles Distrib Invest, Chaguir Mandjee, directeur de la gestion et Pauline Tuccela, responsable de la multigestion, expose la stratégie de la société en matière d'architecture ouverte. Les deux responsables de la sélection de fonds externes dévoilent notamment l'ambition de la société de se développer sur le segment des mandats de gestion. Ils dévoilent également les rouages de leur processus de sélection.
L’Allemagne, la France et l’Italie ont salué aujourd’hui la volonté de la Commission européenne de renforcer le contrôle des investissements étrangers dans les secteurs jugés stratégiques, y voyant « une étape majeure pour assurer une concurrence loyale et équitable en Europe ». Dans son discours annuel sur l'état de l’Union, le président de la CE, Jean-Claude Juncker, a proposé la mise en place d’un nouveau cadre pour l’examen de ces investissements, en faisant valoir que « l’Europe doit toujours défendre ses intérêts stratégiques ».
Une étude menée par le site danois AMWatch montre qu’alors que de nombreux fonds de pension scandinaves sont en train de devenir plus transparents sur leurs votes en assemblées générales, d’autres ne voient aucune raison de donner des informations sur le sujet. Le fond danois ATP est l’un de ceux qui sont prêts à dévoiler tous leurs votes. Sampension a aussi réorganisé ses procédures en matière de transparence et va publier tous ses votes à compter de la fin d’année. Au sein du norvégien KLP, les votes en AG sont accessibles au public depuis des années, même pour les entreprises internationales. Chez AP7 en Suède, le détail des votes n’est pas public. Toutefois, les personnes intéressées peuvent demander des informations sur des données globales. Le site publie un tableau récapitulant ces différentes pratiques.
L’assureur canadien Manulife a annoncé, ce 12 septembre, sa décision de regrouper ses activités de gestion de fortune et de gestion d’actifs au sein d’une seule et même division, baptisée « Global Wealth and Asset Management ». L’objectif est d’assurer « une meilleure cohérence entre toutes les unités de gestion de patrimoine et d’actifs à l’échelle mondiale », indique le groupe dans un communiqué. Dans le cadre de cette réorganisation, Paul Lorentz a été nommé responsable du pôle Global Wealth and Asset Management. L’intéressé travaille chez Manulife depuis 1993 et il a occupé plusieurs postes à responsabilité dans l’assurance et la gestion. Sa nomination sera effective à compter du 1er octobre 2017 et il sera rattaché à Warren Thomson, directeur des investissements de Manulife. Paul Lorentz intégrera également le comité exécutif du groupe. Paul Lorentz remplace ainsi Kai Sotorp, ancien responsable mondial de la gestion d’actifs de Manulife, qui a décidé de prendre sa retraite. Au cours des trois prochains mois, il travaillera toutefois avec Paul Lorentz « afin d’assurer une transition en douceur », précise Manulife.
Decalia Asset Management est en train de s’associer avec un family office pour lancer un fonds d’arbitrage de fusions et acquisitions à l’automne, rapporte Citywire. La société de gestion a aussi lancé Lotus Decalia, un fonds qui se concentre sur le marché de l’immobilier irlandais. Il devrait atteindre son plafond d’ici à la fin de l’année. Un troisième fonds sur les sociétés « mid market » de croissance doit aussi être lancé d’ici à la fin de l’année.
Santander Private Banking Gestion, la société de gestion de la banque privée de Santander, a nommé Alvaro Galiñanes au poste de directeur des investissements, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé était jusque-là responsable des portefeuilles de fonds discrétionnaires, poste qu’il occupait depuis son arrivée au sein de la société en 2008. Alvaro Galiñanes remplace ainsi Jesus Ruiz de la Peñas, qui occupait le poste de directeur des investissements depuis 2013. Ce dernier a décidé de quitter le groupe Santander pour poursuivre d’autres opportunités de carrière.
La boutique britannique de gestion d’actifs Polar Capital s’apprête à lancer un fonds dédié au secteur de la robotique et de l’intelligence artificielle, révèle FTAdviser. Baptisé Automation and Artificial Intelligence Fund, ce nouveau véhicule sera géré conjointement par Nick Evans, Ben Rogoff et Xuesong Zhao, déjà en charge du fonds Technology Trust. Ce nouveau fonds investira dans des entreprises qui bénéficient des progrès de la robotique et pas seulement dans les sociétés spécialisées dans ce domaine. Il investira dans quatre grandes thématiques : l’automatisation industrielle, l’intelligence artificielle, la robotique et les matériaux avancés.
La société américaine de private equity Hellman & Friedman a été approchée en vue de soutenir un rachat d’Old Mutual Investment Management par son management à Old Mutual Wealth, rapporte Investment Week, qui cite Sky News. D’autres sociétés négocient avec OMGI et son directeur général, Richard Buxton. L’opération serait valorisée à 550 millions de livres.
Axa Investment Managers (Axa IM) a annoncé, ce 12 septembre, la nomination effective au 1er juillet de Manisha Patel au poste de responsable des relations avec les consultants à l’échelle mondiale. Dans le cadre de ses fonctions, elle est chargée d’identifier, d’établir et de renforcer les relations de la société de gestion avec les consultants internationaux et de développer des solutions innovantes capables de répondre aux besoins des clients. L’intéressée est rattachée à John Stainsby, responsable du « Client Group » au Royaume-Uni.Manisha Patel a rejoint Axa IM en 2004 afin de renforcer l’équipe commerciale au Moyen-Orient, partageant ainsi son temps entre Londres et le Qatar. En 2010, elle rejoint l’équipe en charge des relations avec les consultants avant de devenir responsable des relations avec les consultants au Royaume-Uni, poste qu’elle a occupé pendant 3 ans et qu’elle conserve malgré sa nomination. Avant d’intégrer Axa IM, elle avait travaillé pendant trois ans au sein du fonds souverain de Singapour, GIC, en tant qu’analyste actions.Manisha Patel remplace Lisa O’Connor qui a rejoint au mois d’août Lazard Asset Management au poste de responsable des relations avec les consultants pour le Royaume-Uni, selon le profil LinkedIn de l’intéressée. Elle travaillait chez Axa IM depuis 2011 d’abord comme responsable européenne des relations avec les consultants puis comme responsable mondial. Avant d’intégrer Axa IM, Lisa O’Connor avait travaillé chez Russell Investments pendant près de 4 ans en qualité de directrice associée (« Associate Director ») en charge des relations avec les consultants.
Le groupe britannique de gestion d’actifs et de fortune River and Mercantile a annoncé, le 11 septembre, la nomination de Jonathan Dawson en qualité de président du conseil d’administration (« chairman ») de la société. L’intéressé rejoindra le conseil d’administration à compter du 1er octobre 2017. Il intégrera également le comité des rémunérations et des nominations du gestionnaire d’actifs. Il remplacera ainsi Paul Bradshaw, décédé brutalement en janvier 2017.Peter Warry, qui officiait jusque-là en tant que président par intérim, démissionnera de ce poste et reprendra sa fonction d’administrateur indépendant au sein du conseil d’administration. L’intéressé prendra toutefois sa retraite à la fin du mois d’octobre 2017.Jonathan Dawson a commencé sa carrière au Ministère de la Défense au Royaume-Uni avant de rejoindre la banque d’investissement Lazard où il a travaillé pendant 20 ans. Il a quitté Lazard en 2005 pour cofonder Penfida Limited, une société de conseil financier à destination des administrateurs des fonds de pension.
Fideuram Intesa Sanpaolo Private Banking a créé un pôle de contrôles opérationnels confié à Massimo Pisanti, rapporte Bluerating. En outre, le pôle développement réseau est renommé « services bancaires et développement réseau » et s’adjoint les activités de gestion des services bancaires, de crédits et du réseau des 100 agences bancaires Fideuram. La responsabilité de ce service reste aux mains de Stefano Gallizioli. Enfin, le pôle services territoriaux réseau devient « private wealth management et recrutement ». Il soutiendra le management du réseau dans le recrutement de conseillers financiers. Paola Papanicolaou en garde la responsabilité. Antonello Di Mascio devient responsable du centre gestion privée.
Jupiter Asset Management vient de recruter Erick Manzi au sein de son équipe italienne en tant que directeur commercial. L’intéressé vient du groupe Old Mutual, où il était dernièrement « key account manager » pour Old Mutual Wealth. Il a aussi travaillé précédemment pour BNP Paribas.Chez Jupiter AM, Erick Manzi contribuera à développer la clientèle de la société en Italie. Il s’occupera de la distribution retail de la gamme de fonds de Jupiter, et couvrira également les réseaux de banque privée. Il sera rattaché directement à Andrea Boggio, responsable Italie de Jupiter AM.
AZ Fund Management, la succursale luxembourgeoise d’Azimut, a renommé deux fonds de fonds de la Sicav AZ Multi-Asset, rapporte Investment Europe. Les deux fonds sont gérés par CGM-Compagnie de Gestion Privée Monégasque. Le CGM Valor Bond Strategies Fund a été renommé CGM Alternative Multi Strategy Bond Fund. Le fonds pourra ainsi investir jusqu’à 60 % de ses actifs dans des stratégies alternatives. Le CGM Valor Flexible Strategies Fund a été renommé CGM Alternative Multi Strategy Fund. Il pourra être exposé à hauteur de 75 % maximum dans des stratégies alternatives. Les deux fonds affichent chacun une trentaine de millions d’euros et les changements sont effectifs au 11 septembre.