Nordea Asset Management (Nordea AM) a décidé de changer le nom de son fonds Nordea 1 – Flexible Fixed Income Plus qui devient, désormais, Nordea 1 – Balanced Income, rapporte Citywire Selector qui évoque une lettre datée de septembre adressée aux investisseurs. Lancée en 2012, la stratégie est gérée depuis décembre 2016 par Karsten Bierre, responsable de l’allocation d’actifs obligataires. Dans le cadre de ce changement de nom, la société a décidé de supprimer la possibilité d’investir sur des obligations à duration négative.
Collectif. OFI AM, Groupama AM, La Financière de l’Echiquier et Arkéa Investment Services viennent d’annoncer le lancement d’IznES, une plate-forme de tenue de registre élaborée en partenariat avec Setl. S’appuyant sur la technologie Blockchain, cette plate-forme permet le passage d’ordres de souscriptions-rachats de parts. De plus, elle ouvre la voix à l’élaboration commmune d’un KYC (know your customer) avec un partage partiel des données des gestionnaires. Avant l’été, Natixis AM révélait le succès de la souscription d’une part d’OPC via l’application mobile FundsDLT. Devancés, Axa IM et BNP Paribas Services Securities (BP2S) indiquent être en plein développement de la plate-forme digitale BNP Paribas Fund Link.
C’est l’écart entre les baux nouvellement signés à Berlin et ceux déjà contractés. Une « inflation » que relève Sofidy dans son point sur l’immobilier résidentiel en Allemagne. Selon le gestionnaire, 250.000 personnes se sont installées à Berlin entre 2011 et 2016, alors que les constructions nouvelles de logements n’ont pas dépassé 50.000.
Enigmatique. Pourquoi donc l’inflation reste-t-elle si faible alors que l’économie mondiale repart de l’avant, le chômage recule de manière significative dans la plupart des pays et que les politiques monétaires sont extrêmement accommodantes ? « On a l’impression d’être dans ’En attendant Godot’. C’est une question à mille milliards de dollars qui va définir la voie que va prendre l’économie mondiale dans les années à venir », a expliqué Claudio Borio, responsable du département monétaire et économique de la Banque des règlements internationaux (BRI), en présentant le rapport trimestriel de l’institution de septembre 2017. « De manière quelque peu inquiétante, personne ne connaît vraiment la réponse », a-t-il ajouté. Le document contient une étude « La dette mondiale manquante », une analyse des produits dérivés sur le marché des changes, swaps et forwards. Le montant de ces instruments détenus en hors bilan par des institutions non bancaires hors des Etats-Unis est de 10.700 milliards de dollars (en réalité, il serait de 13.000 ou 14.000 milliards de dollars). La BRI signale aussi que le MOVE (une mesure de la volatilité du marché des Treasuries) a atteint un nouveau plus bas historique.
… d’habitants. La planète compte 7 fois plus d’habitants qu’il y a 200 ans. On pourrait même aller jusqu’à 11 milliards à la fin du XXIe siècle, nous dit l’Ined, l’institut démographique. C’est un truisme : il y a des pays de jeunes et des pays de vieux. Le Burkina Faso déplore 9 décès pour 1.000 habitants et fait mieux que le Japon qui en compte 10. Mais l’espérance de vie est de 84 ans chez les Nippons et de 60 au Burkina. On ne peut pas être jeune et vieux à la fois, à moins de s’appeler Dorian Gray.
Cette fois c’en est trop. L’autorité britannique des statistiques a écrit le 17 septembre à Boris Johnson (photo) pour lui demander de cesser d’évoquer ses fameux 350 millions de livres, somme que le contribuable était censé économiser chaque semaine grâce au Brexit. L’actuel secrétaire d’Etat des Affaires étrangères, qui confond à dessein les montants bruts et nets et ne tient pas compte des financements européens que le Royaume-Uni devra assumer une fois sorti de l’Union, avait remis le couvert la veille à la une du Daily Telegraph. Les mensonges du fantasque Bojo n’étonnent plus personne. Sa tirade en faveur d’un « hard Brexit » a en revanche eu pour effet de raviver les tensions chez les tories, fragilisant un peu plus la position des négociateurs britanniques.
Charles Darwin a tiré sa révérence. C’est désormais le visage de la romancière Jane Austen, disparue il y a tout juste 200 ans, qui orne les nouveaux billets de 10 livres sterling. Mis en circulation mi-septembre, ceux-ci sont faits de la même matière polymère que le « fiver » à l’effigie de Winston Churchill lancé l’an dernier. Ils contiennent donc eux aussi des traces de graisse animale : malgré la controverse, la Banque d’Angleterre a renoncé à trouver un substitut végétal au suif, en l’occurrence l’huile de palme, pas beaucoup plus écologique.
Ciblage. L’inflation est le souci des banques centrales. Pour certaines, la grande majorité, les hausses de prix sont trop faibles pour respecter leur mandat. Pour d’autres, un tout petit nombre, l’inflation devient une menace qu’il faut tuer dans l’œuf. La Banque d’Angleterre (BoE) appartient à la seconde catégorie. Suite à la réunion de son comité de politique monétaire mi-septembre, elle a évoqué un relèvement de son taux de base « dans les prochains mois ». Il est actuellement de 0,25 %. La dernière hausse remonte à juillet 2007 au moment précis où la crise des crédits subprime faisait son apparition sur les marchés monétaires. Pour les commentateurs de l’époque, la BoE s’était montrée bien mal inspirée. Le gouverneur Mark Carney a indiqué qu’une majorité au sein du CPM se dégageait pour relever le taux de base. Explication, l’inflation a atteint 2,9 % en août et la BoE prévoit qu’elle dépasse 3 % en octobre. Cette poussée s’explique par la dépréciation du sterling au lendemain du vote en faveur du Brexit. Les analystes de plusieurs banques (Barclays, Goldman Sachs…) envisagent un relèvement de 25 points de base dès novembre prochain. Une seconde hausse est anticipée pour la fin 2018, en fonction de l’état de l’économie britannique qui devrait se dégrader dans les mois à venir. Même cible d’inflation de 2 %, mais un souci tout autre pour la Banque du Canada qui n’arrive pas à l’atteindre. Elle a relevé son taux directeur (le jour le jour) à deux reprises depuis juillet de 0,50 % à 1 %. A l’occasion d’un colloque le 14 septembre à Ottawa, des économistes ont suggéré à la banque centrale de se fixer une fourchette d’inflation de 1 % à 3 % ou de tenir compte du niveau élevé de l’endettement dans le pays.
Podium. Plus de la moitié des gérants actifs ont surperformé leur indice de référence au deuxième trimestre, selon l’étude de Lyxor AM consacrée à la performance des fonds actifs domiciliés en Europe (3.871 pour 1.300 milliards d’euros d’actifs). Ils étaient seulement 52 % au premier trimestre et 28 % à fin 2016. L’amélioration est attribuable aux gérants en actions, sur fond d’embellie économique et de politiques accommodantes des banques centrales. En Europe, la performance des gérants actifs est étroitement liée à la performance du facteur « low beta », ajoute Lyxor. Les small caps européennes, qui ont opéré un solide rebond, font partie des segments de marché moins liquides sur lesquels la gestion active s’avère plus efficace. Les gérants d’actions qui ont privilégié l’Europe ont aussi profité de la dépréciation du dollar face à l’euro.
... c’est le montant des actifs gérés par Yu’eBao, structure créée par une filiale du géant chinois Alibaba et devenue en quatre ans le plus grand fonds monétaire au monde. Il totalise le double des actifs du fonds se classant en deuxième position, géré par JPMorgan Asset Management.
L’Homo economicus serait-il une femme ? C’est en tout cas ce qui ressort des dernières statistiques sur les performances des hedge funds dans le monde. Le HFRX Women Index, qui agrège la performance des hedge funds dirigés par des femmes, affiche un rendement de 9,95 % sur les sept premiers mois de l’année, contre 4,81 % pour le HFRI Fund Weighted Composite index, une mesure plus large des hedge funds. Le constat est le même pour les cinq dernières années analysées. Malgré cela, les femmes restent sous-représentées dans l’industrie des hedge funds et de la gestion d’actifs en général. Moins d’un hedge fund sur 20 emploie une femme comme gérant.
C’est le département de l’Etat nord-coréen chargé de la contrebande d’or et de contrefaçon de monnaie étrangère. FireEye, spécialiste de la sécurité informatique, estime que le Bureau 39 opère désormais dans le vol de bitcoin et diverses monnaies virtuelles par le déploiement de logiciels malveillants du type Peachpit. Le vol de fonds et l’appât de devises fortes seraient l’objectif des services nord-coréens. Particulièrement visées, les banques sud-coréennes et les guichets automatiques. Paranoïa ou véritable menace ; en tout cas, la capacité de nuisance d’un pays s’étend désormais du missile balistique au bitcoin.
Rebond -Effet ciseau d’un mois sur l’autre. Bon dernier du classement établi en juillet par Six Financial Information, Amundi AM remonte en flèche à la première marche du podium des plus importants collecteurs du mois d’août. A cela une raison essentielle : les souscriptions massives sur sa gamme d’OPCVM monétaires français. Avec plus de 4 milliards de flux entrants sur ces fonds de droit français, la collecte mensuelle totale pour Amundi AM dépasse les 5 milliards, alimentée également par un milliard d’euros enregistrés par son expertise obligataire. A la deuxième place, autre mastodonte de la gestion française, BNP Paribas AM. Le gestionnaire rassemble 2,8 milliards d’euros portés par la collecte sur ses fonds de trésorerie et à la marge par 68 millions captés par sa gamme actions. Swiss Life AM clôt le classement de tête avec un milliard d’euros engrangés en août, avec deux points d’entrée : l’expertise sur les produits monétaires (830 millions) et sa gamme de fonds obligataires (163 millions).
Dominique de Préneuf devrait rejoindre le 2 octobre l’Association française de gestion financière (AFG) au poste nouvellement créé de directeur général, selon des sources bien informées. Il dirigeait jusqu'à cet été Franklin Templeton en France. L’Agefi avait révélé début septembre son départ du gestionnaire d’actifs américain. L’AFG ne fait aucun commentaire. Lors de sa nomination fin mai à la présidence de l’AFG, Eric Pinon avait indiqué vouloir créer un poste de directeur général pour mieux mobiliser les compétences de l’association.
La Commission européenne a proposé mercredi de reprendre certains pouvoirs de supervision dans le secteur financier, actuellement entre les mains des Etats membres, dans la perspective du Brexit. La proposition s’inscrit dans le cadre de son projet de supervision unique et de renforcement de l’influence des régulateurs européens sur les entreprises étrangères. Parmi les secteurs européens qui passeraient sous contrôle de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) figurent les indices de référence comme le taux interbancaire Euribor, les assurances et les fonds régulés. La Commission a toutefois renoncé à l’idée d’une fusion de l’Autorité bancaire européenne (ABE), actuellement à Londres, et de l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP) - faute de consensus. «In fine, cela pourrait déboucher sur un organe de surveillance des marchés européens des capitaux», a déclaré le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis lors d’une conférence de presse à Bruxelles. La proposition de la Commission doit être avalisée par les Etats membres et le Parlement européen.
Dans le cadre de sa réforme du logement en France, le gouvernement a notamment annoncé le remodelage de deux aides, le PTZ (prêt à taux zéro), octroyé aux ménages accédant à la propriété, et l’avantage fiscal «Pinel», accordé aux particuliers qui achètent un logement pour le louer. Elles seront «prolongées pendant quatre ans», mais distribuées de manière plus ciblée. Elles seront concédées de façon à «construire plus vite en zone tendue et à soutenir la revitalisation dans les zones détendues», a indiqué Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires. Ainsi le dispositif Pinel sera «recentré sur les zones A, Abis et B1 sur 4 ans», tandis que le PTZ «ciblera les zones A, Abis et B1» sur la même période, avec une «souplesse de transition sur la zone B2 durant l’année 2018», a-t-il précisé. Par ailleurs, pour accélérer la libération du foncier, de forts abattements fiscaux seront consentis sur les plus-values immobilières pendant trois ans. «Cet abattement sera de 100% pour la vente de terrains permettant de construire du logement social, de 85% pour du logement intermédiaire, et de 70% pour du logement libre», a précisé Julien Denormandie.
La start-up française spécialiste des indices quantitatifs a levé 2 millions de dollars auprès de Serena Capital et Bpifrance pour renforcer ses équipes.
Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse mercredi sur le marché du Nymex: le niveau plus élevé que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis a été éclipsé par la perspective d’un accroissement des efforts de l’Opep pour désengorger le marché, à l’occasion de la réunion vendredi à Vienne entre le cartel et des pays non-membres. Les gains ont néanmoins été légèrement limités en fin de la séance par le raffermissement du dollar, qui renchérit le coût du pétrole dans les autres devises - le billet vert ayant progressé après les annonces de la Réserve fédérale hier. Le contrat octobre sur le brut léger américain (WTI) a gagné 93 cents, soit 1,88%, à 50,41 dollars le baril. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent prenait 1,15 dollar (+2,09%) à 56,29 dollars.
Les grands groupes internet paient moins de la moitié du montant des impôts acquittés par les entreprises traditionnelles, écrit la Commission européenne dans un projet de document évoquant les mesures visant à taxer plus fortement les géants de type Google, Apple, Facebook et Amazon, appelés familièrement Gafa. Dans ce document lu par Reuters et qui devrait être adopté aujourd’hui, Bruxelles propose, en attendant un accord mondial, une taxation sur le chiffre d’affaires (prônée par la France), un prélèvement libératoire appliqué aux revenus tirés des activités numériques, ainsi qu’une taxe sur le chiffre d’affaires publicitaire ou les autres services fournis par les Gafa. A long terme, Bruxelles suggère que l’Union européenne devrait revoir la notion de «résidence permanente» relative aux entreprises.