… d’euros : c’est la prévision du déficit commercial de la France (3 % du PIB) pour 2018 d’Euler Hermes. Pour 2017, le déficit commercial s’est creusé de 14 milliards à 62,6 milliards d’euros. La poursuite de la dégradation du solde des échanges repose sur deux facteurs : la croissance française entraînera une hausse des importations et le prix du pétrole sera plus élevé.
Baisse. Ce n’est pas grand-chose, de l’ordre de l’épaisseur du trait. En reculant de 0,1 point de pourcentage en décembre dernier, le taux de chômage de la zone OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) est passé en dessous de son niveau d’avant la crise financière (datée d’avril 2008). Le nombre total de demandeurs d’emploi reste cependant au-dessus de son niveau d’avant-crise, de quelque 2,2 millions d’individus à 34,8 millions. Le taux de chômage baisse dans la plupart des économies développées, au Canada (5,8 %), aux Etats-Unis (4,1 %) ou au Japon (2,8 %). En zone euro, il se situe à 8,7 %.
Frais. Ils ont été 8.038 OPCVM commercialisés en 2015 à être passés sous les fourches caudines de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Globalement et en comparaison, les fonds français sont moins coûteux que les fonds de droit étranger : les produits dits « mixtes » sont tarifés 1,58 % en France, contre 1,62 %, les fonds actions 1,80 % contre 1,68 %, les OPCVM obligataires 0,69 % contre 1,10 % pour son équivalent étranger, et 0,10 % du côté d’un fonds monétaire français contre 0,20 %. Parmi les quelque 8.000 fonds étudiés, 148 ont été « épinglés » pour prélever des frais significativement plus élevés que leurs concurrents. Parmi ces OPCVM, 70 % présentent un encours inférieur à 20 millions d’euros, « ce qui ne leur permet donc vraisemblablement pas de profiter d’économies d’échelle », nuance l’AMF. Enfin, l’Autorité pointe « le rôle des commissions de mouvement dans le niveau des frais ». Et soulève que « quasiment tous les fonds français affichant des frais nettement supérieurs à leurs concurrents prélevaient ces commissions ». A bon entendeur...
Petit Palais, grande fête. Présente sur les trois métiers que sont la gestion d’actifs, la gestion privée et le family office, Amplegest a dignement soufflé ses dix bougies au musée des beaux-arts de la ville de Paris. Nul convive ayant foulé le tapis rouge enneigé de l’avenue Winston Churchill n’était venu s’y « casser la voix ». Parmi eux, Patrick Bruel n’a pas même entonné ce qui aurait pourtant pu être l’hymne de la soirée : « on s’était dit rendez-vous dans dix ans, même jour, même heure, mêmes pommes ». Tous ont déambulé entre buffet et œuvres de Van Gogh, Jongkind ou Van Dongen (au sein de l’exposition « Les Hollandais à Paris, 1789-1914 »). Alain Souchon, qui, lui, aura éternellement dix ans, n’était sans doute pas disponible. Et si tu m’crois pas…
Les investisseurs ont renoué avec les dettes bancaires AT1, mais doivent désormais faire attention au risque croissant de non-exercice des remboursements anticipés.
Croisé. La pratique est encore rare dans le secteur de l’assurance. La foncière AGLM Immo, commune à l’ensemble des entités du groupe AG2R La Mondiale, vient d’acquérir auprès d’un organisme de protection sociale un immeuble de bureaux situé à Neuilly-sur-Seine. En parallèle, cet organisme lui a acheté le « Sixt’In » situé à Paris. Positionnée sur la création de valeur, la foncière captive d’AG2R tente par ces deux opérations croisées un nouveau mode de sourcing. Il s’agit ici de procéder à l’acquisition d’un actif obsolète qui provient du patrimoine d’un institutionnel peu enclin à porter d’importants travaux. Lequel propriétaire reçoit en contrepartie un actif « core » détenu par AG2R La Mondiale ayant déjà fait l’objet de lourds travaux de repositionnement.
Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse mercredi sur le marché new-yorkais Nymex. Le contrat mars sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 2,38%, à 60,60 dollars le baril. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent prenait 2,61% à 64,36 dollars. Les cours ont profité d’une part de la progression moins forte que prévu des stocks de brut aux Etats-Unis. L’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA) a en effet annoncé mercredi que les stocks avaient augmenté la semaine dernière de 1,84 million de barils, contre une hausse attendue de 2,8 millions. D’autre part, le ministre saoudien de l’Energie Khalid al Falih a déclaré que l’Opep préférerait voir le marché manquer légèrement d’approvisionnements plutôt que mettre fin trop rapidement à l’accord sur une réduction de l’offre, censé expirer fin 2018.
Comme écrit dans L’Agefi il y a 10 jours, le Conseil de l’Union européenne (qui réunit les ambassadeurs auprès de l’UE) a approuvé aujourd’hui un report de règles en matière de distribution d’assurances. La directive (UE) 2016/97 vise à renforcer la protection des consommateurs à l'égard des produits d’assurance. Il était prévu qu’elle s’applique à partir du 23 février 2018. «Toutefois, sur la base d’une proposition de la Commission, il a été convenu de reporter les dates limites de transposition et d’application, respectivement, au 1er juillet 2018 et au 1er octobre 2018. Ce délai supplémentaire permettra au secteur de l’assurance de mieux se préparer à la directive et aux changements requis pour se conformer aux dispositions la mettant en œuvre», écrit le Conseil dans son communiqué.
Julius Baer a restructuré son équipe de sélection de fonds et l'a centralisée à Zurich, rapporte le site spécialisé Citywire Selector. Sous la responsabilité de Patrick Roefs, qui dirige l'équipe, plusieurs changements ont été réalisés depuis début 2017.
Degroof Petercam AM a nommé Benoît Ruelle au poste de responsable de la sélection de fonds externes, selon le site Investment Europe. Il était gérant-analyste de portefeuille senior chez Degroof Petercam AM depuis décembre 2011.
Comme écrit dans L’Agefi il y a 10 jours, le Conseil de l’Union européenne (qui réunit les ambassadeurs auprès de l’UE) a approuvé aujourd’hui un report de règles en matière de distribution d’assurances. La directive (UE) 2016/97 vise à renforcer la protection des consommateurs à l'égard des produits d’assurance. Il était prévu qu’elle s’applique à partir du 23 février 2018 et les États membres ont jusqu'à cette date pour en transposer les dispositions dans leurs législations et réglementations nationales. «Toutefois, sur la base d’une proposition de la Commission, il a été convenu de reporter les dates limites de transposition et d’application, respectivement, au 1er juillet 2018 et au 1er octobre 2018. Ce délai supplémentaire permettra au secteur de l’assurance de mieux se préparer à la directive et aux changements requis pour se conformer aux dispositions la mettant en œuvre. Les États membres disposeront de plus de temps pour transposer les dispositions de la directive», écrit le Conseil dans son communiqué.
AllianceBernstein, la filiale de gestion américaine d’Axa, a enregistré au quatrième trimestre une collecte nette de 4,2 milliards de dollars. Sur l’année, elle a accumulé 13,2 milliards de dollars de flux nets entrants, après une décollecte de 9,8 milliards en 2016. La société a surtout bénéficié d’un effet de base favorable en ne perdant pas comme en 2016 deux gros contrats institutionnels. Mais la collecte brute sur les institutionnels reste en baisse de 38% sur l’année à 13,4 milliards de dollars. En net, elle s'établit à 3,6 milliards de dollars. Dans ce contexte, les actifs sous gestion d’AllianceBernstein ressortent à 554,5 milliards de dollars à fin 2017, en hausse de 15,5% sur un an .Les activités retail ont enregistré des souscriptions nettes de 8,9 milliards de dollars sur l’année contre des sorties nettes de 4,8 milliards en 2016. Quant aux activités de Private Wealth, elles ont collecté 0,7 milliard de dollars contre 0,4 milliard de dollars l’année précédente. Ces deux activités pèsent respectivement 193 milliards de dollars d’actifs gérés et 92 milliards de dollars.Spécialiste de la gestion obligataire active, AllianceBernstein a en outre vu son modèle conforté avec une collecte nette sur ce segment de 14,7 milliards de dollars. «Non seulement nous avons attiré 19,1 milliards de dollars de collecte nette sur l’ensemble de notre gestion active et augmenté notre taux moyen de frais de gestion de 2,7%, mais nous avons aussi affiché une croissance à deux chiffres de nos revenus ajustés et notre résultat opérationnel», a commenté Seth Bernstein, le directeur général d’AllianceBernstein nommé en mai 2017.
La société de gestion coréenne Mirae Asset Global Investments va acquérir l’intégralité du capital de Global X Management Company, un fournisseur new-yorkais d’ETF de 10 milliards de dollars d’actifs. Cela va permettre à la société asiatique de pénétrer le marché américain des ETF. Mirae est déjà présente dans les ETF au Canada avec Horizons, en Australie avec BetaShares et en Asie avec Tiger ETF, avec un encours cumulé de 30 milliards de dollars au 31 janvier 2018 sur 122 milliards de dollars d’actifs.Pour Global X, qui était détenu en partie par JP Morgan Chase & Co, rejoindre Mirae va lui permettre d’accéder aux ressources d’un grand groupe mondial, de renforcer sa gamme et d’élargir sa distribution. La gestion quotidienne de Global X restera inchangée et la marque sera conservée. Toutefois, Luis Berruga, président de Global X, deviendra CEO, succédant à Bruno Del Ama, une fois la transaction terminée. Cette opération est une nouvelle illustration de la concentration du secteur des ETF.
Blackstone prépare activement la succession de Stephen Schwarzman, son co-fondateur et directeur général. Hier, le gestionnaire d’actifs alternatifs américain a en effet annoncé la nomination de Jonathan « Jon » Gray au titre de président et de directeur des opérations (« chief operating officer ou COO), sous la responsabilité de Stephen Schwarzman. Il succède ainsi à Tony James, qui reste au sein du groupe en titre de vice-président exécutif (« executive vice chairman »). Jon Gray était jusque-là responsable mondial de l’immobilier au sein de Blackstone, qui affiche plus de 115 milliards de dollars d’encours à travers le monde. L’intéressé avait intégré Blackstone en 1992 à sa sortie de l’université.En parallèle, Blackstone a promu Ken Caplan et Kathleen McCarthy au poste de co-responsable mondial de l’immobilier, en remplacement de Jon Gray. Ce dernier demeure président du comité d’investissement immobilier, précise la firme américaine dans un communiqué. Ken Caplan, qui officie chez Blackstone depuis 21 ans, était précédemment « senior managing director » et directeur mondial des investissemnts pour le pôle immobilier. Pour sa part, Kathleen McCarthy était « senior managing director » et responsable mondial des opérations au sein de ce même pôle immobilier.
Un seuil symbolique mais significatif. En attendant de tutoyer la barre des 1.000 milliards d’euros à l’horizon 2020, Natixis a d’ores et déjà atteint, fin 2017, le seuil des 1.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion dans son activité Asset & Wealth Management (AWM), soit 831 milliards d’euros contre 813 milliards d’euros à fin septembre 2017. Au quatrième trimestre 2017, la collecte nette s’est élevée à 8 milliards d’euros, dont 10 milliards dans des produits de long terme. La collecte s’est inscrite à 2,6 milliards d’euros en Europe, portée notamment par H20 et DNCA, et à 5 milliards d’euros en Amérique du Nord, avec des entrées nettes de 1,4 milliard de dollars pour Harris Associates et de 3,4 milliards de dollars pour Loomis Sayles. Outre les 8 milliards de collecte, les encours ont progressé sous l’effet de l’intégration d’IML, qui a représenté un montant de 6 milliards d’euros, et d’un impact marché positif de 10 milliards d’euros qui compensé l’effet change négatif de 6 milliards d’euros. Les actifs sous gestion en Wealth Management s’inscrivaient à 31,6 milliards d’euros à fin décembre 2017. Sur l’ensemble de l’année, la collecte nette s’inscrit à 24 milliards d’euros, dont 27 milliards dans des produits de long terme. Les encours de 831 milliards d’euros sont répartis à hauteur de 406 milliards d’euros pour l’Europe et de 410 milliards d’euros pour l’Amérique du Nord. Le PNB de l’activité AWM a progressé de 15% sur l’année à plus de 3,1 milliards d’euros, les seuls revenus de l’Asset Management affichant une croissance de 15% également à 2,97 milliards d’euros. Le résultat avant impôt ressort à 938 millions d’euros, en hausse de 27% d’une année sur l’autre. Au quatrième trimestre, les revenus de l’activité AWM ont progressé de 22% sur un an (ou 28% à change constant) pour s'établir à 899 millions d’euros, soutenus notamment par la hausse des encours et l’amélioration des marges. Le PNB de l’Asset Management ressort à 857 millions d’euros au quatrième trimestre, en hausse de 23% sur un an. Ce résultat intègre des hausses de 37% des revenus en Europe à 334 millions d’euros et de 8% en Amérique du Nord à 408 millions d’euros. Le PNB du Wealth Management affiche pour sa part une hausse de 20% sur un an à 42 millions d’euros. En Asset Management, les marges, hors commissions de surperformance qui ont représenté, grâce à H2O et Dorval, 149 millions d’euros au quatrième trimestre, atteignent sur le trimestre 31,5 points de base, en hausse de 3,4 points de base sur un an. Les marges progressent de 2,8 pb en Europe à 16,7 pb et de 1,5 pb en Amérique du Nord à 39,5 pb. La progression des marges résulte, selon Natixis, du mix produit et de l’intégration d’IML en Australie. Le résultat brut d’exploitation de l’activité AWM progresse de 37% sur un an à 290 millions d’euros, le résultat avant impôt ressortant à 293 millions d’euros, en hausse de 45%. Tous métiers confondus, la filiale de BPCE a dégagé un résultat net de 1,669 milliard d’euros en 2017, en progression de 21% par rapport à l’année précédente, pour un PNB en progression de 9% sur l’année à 9,5 milliards d’euros.
Dans son projet de transfert de ses activités de recherche-actions et d’intermédiation à Oddo BHF, Natixis prévoit que les équipes concernées (soit 88 salariés) pourraient ensuite faire l’objet de ruptures conventionnelles collectives, selon les informations du quotidien Les Echos qui évoque un document interne. Pour mémoire, le projet des deux groupe vise à rassembler, d’une part, leurs activités de recherche-actions chez le broker franco-allemand et, d’autre part, de réunir leurs activités d’augmentation de capital et d’introductions en Bourse chez Natixis. Il prévoit le transfert de 88 salariés de Natixis chez Oddo tandis que la filiale de BPCE devra accueillir deux personnes. Toutefois, ce sujet a suscité une levée de boucliers chez les représentants des salariés de Natixis, qui craignent une externalisation de suppressions d’emplois dans des conditions moins favorables pour les salariés.
L’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) a annoncé ce 13 février la création d’une Commission « Investissements Retraite », présidée par Henri Chaffiotte, directeur général de la CARMF et trésorier de l’Af2i. La Commission fédère déjà une vingtaine d’entités publiques ou privées, membres de l’Af2i, qui gèrent des actifs de retraites en France, tant en régimes obligatoires complémentaires ou supplémentaires de salariés et de professions indépendantes, qu’en épargne retraite.L’association professionnelle entend ainsi se mobiliser davantage sur le thème de la retraite, convaincue que les enjeux structurels et sociétaux qui affectent les engagements pourraient impacter les institutions de retraite dans leurs capacités de gestion, d’investissements et de financement des entreprises, et in fine leur capacité à délivrer des prestations pour leurs ayants-droits. « Au-delà de dresser un panorama du monde complexe de la retraite française, notre objectif est d’apporter une contribution positive au projet de réforme des retraites que va proposer le gouvernement dans les semestres qui viennent. », a déclaré Jean-François Boulier, président de l’Af2i, cité dans un communiqué.« Dans les prochaines semaines, la Commission se focalisera par priorité sur les Pilier 1 et Pilier 2 du système de retraite français, dont la restructuration envisagée sera déterminante pour une évolution future des dispositifs d’épargne retraite supplémentaire. », a précisé Henri Chaffiotte. La Commission souhaite aboutir à des propositions concrètes pour ouvrir le chemin vers un régime universel, qui concernerait tant le secteur public que le secteur privé. Elle étudiera les équilibres des engagements, les enjeux de plafonds, en comparaison avec ce qui a été construit chez nos partenaires européens, et les conséquences induites sur la gestion des actifs financiers. Des contacts avec des fonds de pension européens et leurs associations permettront d’identifier d’autres bonnes pratiques en matière d’investissement et de gestion des institutions de retraite.Par ailleurs, le projet de loi « Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises (PACTE) » prévoit des dispositions d’uniformisation de certaines formules d’épargne-retraite. La Commission « Investissements Retraite » souhaite apporter son expertise forte dans ce domaine pour que la future Loi Le Maire se traduise par des solutions rénovées, à la fois diversifiées, flexibles et robustes pour les ménages, dans une perspective d’accompagnement de leurs vies personnelles, familiales et professionnelles.L’Af2i a pour objectif final que les entités qui gèrent des engagements de retraite de toutes natures puissent mettre en œuvre des choix d’investissements en adéquation avec leur mission de long terme. Les institutions ont le souci, dans l’intérêt de leurs cotisants ou adhérents, d’être des acteurs toujours plus impliqués dans le financement de l’économie réelle, et d’intégrer des considérations d’impact et de développement durable, garantie implicite pour les générations futures de la pérennité des dispositifs de retraites français.
Scor Investment Partners, la société de gestion du réassureur Scor, vient de s’allier à la société d’investissement LBO France au travers d’un fonds de 300 millions d’euros dédié au financement des plus petites entreprises, rapporte le quotidien Les Echos. Scor, qui gère déjà plus de 3 milliards d’euros dans la dette privée, souscrira au nouveau fonds à hauteur de 50 à 100 millions d’euros. Cette alliance permet également à LBO France d’élargir sa palette d’investissements. « Investir en dette auprès des petites entreprises nous permet d’approfondir notre proximité avec le tissu économique, en intervenant en amont ou à la place d’une opération en capital qui ne se révèle pas toujours possible, explique Robert Daussun, président exécutif de LBO France. Nous voulons aussi offrir toute la palette d’investissements aux entreprises françaises. » Les deux partenaires se donnent un objectif de 4,5% de performance nette annuelle.
Le fonds souverain de la Norvège a appelé ce 13 février les entreprises dans lesquelles il est investi à lutter contre la corruption et à intégrer toutes les mesures appropriées dans leur stratégie. «Nous demandons à ce que toutes les entreprises dans lesquelles nous sommes investis aient en place des mesures anticorruption efficaces», a indiqué le patron du fonds, Yngve Slyngstad, cité dans un communiqué.Dans un document publié ce 13 février, le fonds préconise notamment que les conseils d’administration de chaque entreprise s’assurent de l’existence de politiques anticorruption et que celles-ci soient clairement communiquées aux employés. Les entreprises sont également invitées à mettre en place des formations adaptées ainsi qu’un mécanisme pour les lanceurs d’alerte garantissant au besoin «un cheminement distinct et confidentiel dans les cas où passer par un supérieur direct n’est pas approprié ou si le lanceur d’alerte souhaite rester anonyme».Le fonds norvégien a également publié le 13 février son quatrième rapport sur l’investissement responsable. Le fonds s’est désengagé de 11 entreprises en 2017, dont dix trop impliquées dans le charbon. Ce qui porte à 133 le nombre de sociétés inscrites sur sa liste noire à la fin de l’année, parmi lesquelles Boeing, Airbus, Wal-Mart, Rio Tinto ou encore Philip Morris.
La banque privée Vontobel a enregistré en 2017 une collecte nette de 5,9 milliards de francs alors que l’année précédente s'était soldée par des sorties nettes de plus de 10 milliards de francs. Avec la bonne tenue des marchés, les actifs sous gestion ont ainsi progressé de plus de 30 milliards de francs pour s'établir à 186,6 milliards de francs à fin décembre 2017 contre 155,3 milliards de francs un an plus tôt. En prenant en compte les actifs sous conservation, qui sont passés de 40,1 milliards de francs à 59,9 milliards de francs fin 2017, les encours totaux ressortent à 246,5 milliards de francs fin décembre contre 195,4 milliards de francs un an plus tôt.La division Asset Management s’est bien comportée avec des entrées nettes de 3,6 milliards de francs et des actifs sous gestion qui ont progressé de 20% sur l’année à 110,3 milliards de francs. Le bénéfice avant impôts de Vontobel ressort à 162,8 millions de francs contre 163,5 millions un an plus tôt. Du côté de la gestion de fortune, les encours sont passés de 47,2 milliards de francs à un peu plus de 60 milliards de francs, avec une collecte nette de 2,2 milliards de francs. Le résultat avant impôts a fait un bond de 34% à 83,5 millions de francs, grâce au maintien d’une marge de 66 points de base.Le bénéfice net de Vontobel s’est contracté de 20,1% sur un an à 209 millions de francs suisses. Outre des effets non récurrents favorables, la banque a pâti de coûts liés aux acquisitions et d’un impact négatif de la réforme fiscale américaine. Apuré des effets extraordinaires susmentionnés, le résultat net s’inscrit à 217,9 millions, ce qui représente une hausse de 12%. Le conseil d’administration va proposer un relèvement du dividende de dix centimes à 2,10 francs par action. Les actionnaires devront valider ce choix lors de l’assemblée générale du 18 avril.