J.P. Morgan Asset Management serait sur le point de céder son activité de gestion de fonds en Inde à la société de capital-investissement Apollo Global Management (Apollo), rapporte Asia Asset Management qui reprend une information parue dans PERE, une publication en ligne spécialisée dans les actifs alternatifs. Apollo prendrait ainsi le contrôle de JPMorgan India Property Fund et JPMorgan India Property Fund II, qui totalisent 360 millions de dollars et 155 millions de dollars d’encours respectivement. Ces fonds ciblent les investisseurs institutionnels et les particuliers très fortunés. « L’opération pourrait être officiellement bouclée cet été », selon des sources anonymes citées par PERE.
La plateforme d’investissement immobilier BrickVest a annoncé, ce 11 juillet, le lancement de Harvest Investments 6 (HV6), un nouveau fonds d’investissement alternatif basé sur une stratégie de rendement pour le marché immobilier de bureaux au Royaume-Uni. HV6 est le dernier-né de la gamme des fonds AIF mono-stratégie de BrickVest et il se focalise sur un modèle de revenus stables distribués aux investisseurs du fonds.Concrètement, ce véhicule permet aux membres de BrickVest d’accéder au « Royal Liver Building » de Liverpool avant sa mise sur le marché officielle. Considéré comme un symbole de la ville de Liverpool, le « Royal Liver Building » est, depuis 2004, l’un des trois bâtiments du Pier Head désignés comme « les trois grâces (« The Three Graces ») classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Le bâtiment est actuellement estimé à plus de 60 millions d’euros. « Le ‘Royal Liver Building a été sélectionné en tant qu’actif en réponse à la demande croissante des investisseurs pour des stratégies de rendement », indique BrickVest dans un communiqué.Cette nouvelle stratégie a été développé en partenariat avec Corestate Capital Groupe, le spécialiste allemand de l’asset management, coté à la Bourse de Francfort et affichant 22 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Il s’agit de la deuxième collaboration entre les deux sociétés, après la sortie d’investissement réussie du fonds HV1, qui avait réalisé en juin 2017 un retour sur investissement de 31% en moins de 18 mois.
Les actifs sous gestion du gestionnaire d’actifs suisse Partners Group se sont accrus au premier semestre de 8% pour s'établir à 67,1 milliards d’euros à fin juin 2018 contre 61,9 milliards d’euros au 31 décembre 2017, selon un communiqué publié ce matin. Les encours sont investis à environ 50% dans le private equity (34 milliards d’euros), 20% en dette privée (13 milliards d’euros), 17% en immobilier privé (12 milliards d’euros) et 13% en infrastructures (9 milliards d’euros). Entre janvier et juin, Partners Group a investi quelque 7,7 milliards de dollars pour le compte de ses clients dans toutes les catégories de placements sur les marchés privés, précise un communiqué. Parallèlement, les engagements de la clientèle ont atteint 6,2 milliards d’euros au premier semestre, en recul de 10% par rapport aux six premiers mois de 2017. Partners Group maintient toutefois sa prévision d’une demande de la clientèle comprise entre 11 et 14 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année.
Le groupe suisse Vontobel a annoncé, ce 11 juillet, le lancement d’une plateforme en ligne dédiée aux placements privés et aux prêts. Baptisée Cosmofunding, elle permet également la titrisation de solutions de financement sur mesure et vise à améliorer l’accès aux investisseurs institutionnels pour les collectivités publiques et les PME. Ce nouvel outil sera officiellement mis en ligne le 3 septembre 2018. Dans le cadre de ce lancement, Vontobel a décidé de collaborer avec l’agence de notation suisse fedafin AG. « Le marché du financement privé et public a considérablement évolué ces dernières années, observe Vontobel. Le secteur public opte de plus en plus pour des solutions de financement à court terme et à moindre coût de la part des investisseurs institutionnels qui recherchent, quant à eux, des opportunités en matière d’investissements alternatifs du fait de l’environnement de taux d’intérêt bas. Cette situation constitue le moteur de la croissance du segment des placements privés. »Grâce à cette nouvelle plateforme, les investisseurs institutionnels auront accès à des projets de financements attractifs d’organismes publics tels que les villes et les municipalités auparavant absents des marchés financiers, ajoute le groupe suisse. Par ailleurs, « le secteur public – mais aussi les entreprises de taille moyenne – peuvent toucher un cercle plus large d’investisseurs professionnels, leur permettant d’obtenir des financements adaptés à leurs besoins, en volume, durée et forme de financement ». Les prêts accordés via la plateforme Cosmofunding sont garantis par l’agence de notation fedafin qui, outre plus de 320 entreprises, couvre actuellement 2.200 communes et cantons suisse, « ce qui correspond à une couverture du marché de 95% », précise Adrian Oberlin, directeur général de fedafin, cité dans un communiqué.
Les investisseurs ont retiré environ 580 millions de dollars du fonds Janus Henderson Global Unconstrained Bond, le fonds obligataire géré par Bill Gross, au cours du premier semestre de cette année, rapporte Bloomberg. Au cours du mois de juin, le fonds a même enregistré un quatrième mois consécutif de décollecte nette. Ces sorties nettes ont fait chuter les encours du fonds à 1,48 milliard de dollars, selon les estimations de Bloomberg. Depuis le début de l’année, le fonds a perdu 6,3%.
Le Conseil d’administration de Crédit Agricole CIB a annoncé que Jean-Yves Hocher, directeur général de Crédit Agricole CIB et directeur général adjoint de Crédit Agricole S.A, avait fait valoir ses droits à la retraite d’ici la fin de l’année. Son successeur a été nommé, il s’agit de Jacques Ripoll qui rejoindra Crédit Agricole S.A. le 3 septembre et prendra ses nouvelles responsabilités lors du départ de Jean-Yves Hocher d’ici la fin de l’année. Il aura en charge le pôle Grandes Clientèles, constitué de la banque de financement et d’investissement, de la gestion de fortune (Indosuez Wealth Group) et des services aux institutionnels et aux entreprises (Caceis).Jacques Ripoll qui, après une grande partie de sa carrière à la Société Générale, a dirigé ces dernières années la BFI de Santander, a pour mission de poursuivre dans la voie tracée par son prédécesseur, celle d’un développement prudent au service du financement de l’économie, explique un communiqué.Le Conseil d’administration a également validé la nomination de deux nouveaux directeurs généraux adjoints : Jean-François Balaÿ, actuellement responsable des risques et du contrôle permanent et Isabelle Girolami, actuellement responsable des marchés de capitaux.
Guggenheim Partners va acquérir Millstein & Co., une société de conseil dirigée par le banquier spécialiste des restructurations Jim Millstein, rapporte le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Jim Millstein va devenir co-président de l’activité titres de Guggenheim avec Alan Schwartz.
La Commission européenne a publié la liste des 35 membres du Groupe technique d’experts sur la Finance Durable. Sélectionnés parmi 185 candidats, ils travailleront à la mise en œuvre concrète de son plan d’action sur la finance durable de juillet 2018 à l’été 2019. Mirova, affilié de Natixis Investment Managers dédié à l’investissement responsable, figure parmi les 35 membres retenus, représenté par Manuel Coeslier, gérant de portefeuille actions et gérant du fonds Carbon Neutral, a annoncé hier le groupe Natixis.Le Groupe technique d’experts sur la finance durable a pour mission d’élaborer le référentiel d’activités économiques bénéfiques pour l’environnement ou taxonomie ; de créer un standard de qualité pour les obligations vertes (« green bonds ») européens ; de définir des indices bas-carbone pour évaluer la performance financière des stratégies d’investissement favorables au climat ; et, enfin de définir des indicateurs de transparence pour les informations relatives au climat. La fin des travaux est prévue le 30 juin 2019.Par ailleurs, preuve de son engagement dans la finance durable, le groupe Natixis a annoncé la création du « Green Weighting Factor », un mécanisme interne d’allocation du capital visant à favoriser les financements les plus vertueux pour l’environnement et le climat. Cet indicateur s’appliquera aux encours pondérés des opérations de financement. « Le Green Weighting Factor conduit à un ajustement favorable de ces risques pondérés pour les transactions ayant un impact positif sur le climat et l’environnement, et à l’inverse un ajustement défavorable pour ceux ayant un impact négatif, précise Natixis dans un communiqué. Ce mécanisme innovant renforce l’alignement des financements de Natixis sur les objectifs de l’Accord de Paris. »Quatre secteurs pilotes ont été identifiés pour tester le Green Weighting Factor, à savoir l’automobile, l’immobilier, l’électrique, le minier. Pour chaque secteur, Natixis a défini des critères permettant de classer chaque financement selon son impact environnemental et climatique. « Cette méthodologie sera ouverte et évolutive, elle intégrera notamment les critères de la classification européenne – ou taxonomie – au fur et à mesure des avancées du groupe d’experts désignés par la Commission européenne », indique Natixis. De fait, à en croire le groupe français, l’exercice de taxonomie sur quatre secteurs pilotes a abouti à un outil opérationnel aujourd’hui prêt à être testé sur 31% du portefeuille de financements concernés de Natixis.Le Green Weighting Factor sera mis en œuvre d’ici la fin de l’année 2018 et s’appliquera progressivement aux nouveaux financements d’actifs, de projets et Corporate octroyés par Natixis dans ses secteurs d’activités et dans le monde entier.
Natixis Investment Managers (Natixis IM) se renforce sur le marché américain. Le gestionnaire d’actifs a en effet annoncé, hier, l’acquisition d’une participation minoritaire dans la société de gestion américaine WCM Investment Management (WCM). Selon les termes de l’accord, Natixis IM va acquérir 24,9 % du capital de cette société américaine. La transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, devrait être finalisée d’ici la fin de l’année 2018.Affichant 29 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin mai 2018, WCM, détenue par ses collaborateurs-actionnaires, est spécialisée dans les fonds actions à faible rotation et à forte génération d’alpha, gérés selon une approche « growth » internationale. Les stratégies de WCM ciblent en particulier les sociétés disposant d’un avantage concurrentiel établi, soutenu par une forte culture d’entreprise. « L’intégration de WCM à la plateforme mondiale multi-affiliés de Natixis Investment Managers permettra aux investisseurs d’accéder aux expertises d’une société de gestion à fort conviction, adepte d’une gestion extrêmement active et dotée d’une culture et d’une stratégie d’investissement propres », souligne le groupe français dans un communiqué.A l’issue de l’opération, WCM conservera son indépendance et son autonomie de gestion, sa philosophie et sa culture, tout en bénéficiant d’un partenaire international solide, précise Natixis IM. De fait, Paul Black et Kurt Winrich demeureront tous les deux directeurs généraux (CEO) et « aucun changement ne sera apporté à la direction et aux équipes d’investissement », assure Natixis IM. Cette dernière précise, par ailleurs, que l’impact de la transaction sur le ratio de fonds propres CET1 de Natixis est estimé à -15 points de base (pb).Cette alliance capitalistique s’accompagne d’un accord de distribution exclusif à long terme. De fait, Natixis IM devient le distributeur externe exclusif de WMC. « Ce partenariat de long terme permettra à Natixis Investment Managers de mettre les stratégies d’investissement de WCM à disposition des investisseurs internationaux et à WCM de continuer à se développer et à créer des opportunités pour ses clients et ses collaborateurs », indique Natixis IM. « Notre prise de participation dans WCM témoigne de notre volonté d’intégrer à notre plateforme multi-affiliés des gérants adoptant une gestion très active et de forte conviction, afin d’offrir à nos clients un éventail d’opportunités d’investissement sans égal, a déclaré Jean Raby, directeur général de Natixis IM, cité dans un communiqué. Son track-record et sa stratégie d’investissement reconnus en font un excellent partenaire et constituent un apport stratégique à notre offre mondiale. »
A ceux qui trouvent que la Banque centrale européenne ne va pas assez vite quand elle annonce une hausse des taux directeurs dans plus d’un an dans le meilleur des cas, rappelons-leur qu’il y a dix ans (juillet 2008), elle avait stupéfait son monde en augmentant le taux de refinancement en pleine germination de crise déflationniste. Marché monétaire en miette, destruction de l’interbancaire, rien n’y fit. Tout ça pour un prix du baril que la spéculation avait porté à 150 dollars. Le 15 septembre, Lehman Brothers disparaissait dans un grand fracas. Pas grave, en 2011, la BCE remettait le couvert avec deux hausses de taux.
Les statistiques démographiques ne corroborent pas forcément leur usage politique. En 2017, l’UE a enregistré plus de décès que de naissances, mais sa population s’est accrue de plus de 2 %. Une variation naturelle négative et une variation démographique positive de 1,1 million d’habitants « due à l’apport du solde migratoire », constate Eurostat. En « naturel », l’Allemagne a perdu 150.000 âmes ; en « démographique », elle en a gagné 330.000. En Italie, les signes sont tous de sens négatif : 191.000 décès de plus que de naissances pour une population en baisse de 105.000.
Que les prix du logement diminuent en Suède (- 0,4 % au T1 2018 en glissement annuel) et en Norvège (- 1,1 %), quoi de plus normal. Ces deux pays sont confrontés à une bulle immobilière et les banques centrales ont dû mettre le holà. Mais que l’autre pays européen entré en déflation immobilière soit l’Italie peut paraître surprenant. Il faut y voir la conséquence du mauvais état du secteur bancaire transalpin en train de réduire ses créances douteuses et de freiner les prêts à certains secteurs de l’économie.
De passage à Paris, Sean Hagerty, directeur général Europe de Vanguard, rappelle les particularités du deuxième plus grand gestionnaire d’actifs au monde, peu connues en France.
L’Erafp, le régime de retraite des fonctionnaires, affiche une performance insolente : 6,6 % sur les cinq dernières années (taux de rendement interne annualisé en valeur boursière). Les poches d’actions ont affiché une bonne performance, à hauteur de 13,1 %, supérieure à celle de 2016 (6,2 %), peut-on lire dans le rapport annuel. Ce rendement global conforte la conviction du fonds de pension qu’il existe une corrélation positive entre l’investissement socialement responsable (ISR) et la performance financière pour un investisseur de long terme. L’Erafp, applique le filtre ISR à 100 % de ses actifs.
C’est le taux des mesures d’accompagnement qui vient en retrait des loyers faciaux de l’immobilier de bureaux en Ile-de-France au premier trimestre 2018. Selon ImmoStat, le montant des investissements pour les six premiers mois a atteint 9,1 milliards d’euros (+ 69 % sur un an) dont plus de 6 milliards au deuxième trimestre. Le taux de vacance est de 5,6 % (2,2 % dans Paris QCA). BNP Paribas Real Estate indique que le taux prime QCA ressort à 3 %. Le total des investissements sur la France est de 12,5 milliards d’euros.
Modération. Les investisseurs souverains ont vu leurs performances croître de 9,4 % en 2017 grâce à la progression des marchés boursiers, indique la sixième étude d’Invesco réalisée auprès de 126 investisseurs souverains (dont 62 banques centrales) pesant 17.000 milliards de dollars. L’allocation moyenne aux actions est passée de 29 % en 2017 à 33 % en 2018. Près de la moitié des fonds souverains surpondèrent, « modestement voire significativement » désormais cette classe d’actifs. Sans euphorie : 35 % d’entre eux envisagent de réduire la pondération des actions à moyen terme en procédant à des allègements modérés, souligne l’étude d’Invesco. Géopolitique, possibilité de guerre commerciale, niveau élevé des valorisations en termes absolu et relatifs, ils craignent une correction des marchés. La gestion passive occupe une place de plus en plus importante dans les portefeuilles. Et les investisseurs cherchent à réduire les frais sur encours qui évoluent « en règle générale dans une fourchette de 25 à 45 points de base ».
La plate-forme multiboutique fondée par Philippe Couvrecelle veut accompagner le déploiement commercial de l'américain Sirios sur son marché domestique.
iM Global Partner, la société d'investissement cofondée par Philippe Couvrecelle (photo) et jusqu'ici connue sous le nom d'iM Square, a pris une participation de 15,5 % dans Sirios Capital Management, après avoir investi dans Polen Capital et Dolan McEniry Capital Management.
Le gestionnaire d’actifs français a en effet annoncé, hier, l’acquisition d’une participation minoritaire dans la société de gestion américaine WCM Investment Management (WCM). Selon les termes de l’accord, Natixis IM va acquérir 24,9 % du capital de cette société américaine. La transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, devrait être finalisée d’ici la fin de l’année 2018.