La société de gestion allemande Flossbach von Storch, souvent présentée comme une boutique, est en train de changer de statut. Suite à une information de l’agence Bloomberg selon laquelle ses actifs sous gestion, déjà en hausse l’an dernier,ont continué d’attirer les investisseurs début 2019pour atteindrefin février 38 milliards d’euros, la presse spécialisée allemande ne tarit pas d'éloges sur cette société de gestion qui concurrence désormais les poids lourds du secteur. L’an dernier, Flossbach von Storch a enregistré une collecte nette de plus de 1,7 milliard d’euros pour terminer l’année autour de 36 milliards d’euros. Avec ce montant de collecte, Flossbach von Storch fait ainsi partie des cinq sociétés qui affichent les entrées nettes les plus élevées, entre autres Allianz Global Investors avec 8,5 milliards d’euros ou encore Union Investment avec 2,5 milliards d’euros. Si l’on se réfère aux statistiques de l’association allemande des professionnels de la gestion d’actifs, la BVI, la société de gestion, avec ses 23,4 milliards d’euros d’encours dans les fonds ouverts, fait clairement figure d’acteur de premier plan sur le marché allemand, devant Franklin Templeton (17,3 milliards d’euros) ou encore Amundi (26 milliards d’euros). Selon l’agence Bloomberg, c’est le fonds phare de la société de gestion, Multiple Opportunities R, qui a tiré la collecte l’an dernier avec des entrées nettes de 500 millions d’euros. La clé du succès de Flossbach serait à rechercher du côté de la diversification. C’est en tout cas ce que Bert Flossbach, l’un des fondateurs de la société aux côtés de Kurt von Storch, met en avant. «Qui souhaite conserver et accroître son patrimoine sur le long terme devrait le répartir dans différentes classes d’actifs, valeurs mobilières et devises», a-t-il souligné à l’agence américaine.
Amundi et cinq caisses régionales du Crédit Agricole (Centre-Est, Centre-France, Loire Haute-Loire, Savoie et Sud Rhône-Alpes) lancent un fonds de dette privée géré par Amundi, rapporte Les Echos. Ce fonds, d’une taille de 100 à 150 millions d’euros dont 60 apportées par les caisses régionales,vise les entreprises de taille intermédiaire (30 millions d’euros de CA)en croissance situées dans ces bassins.Les caisses régionales sourceront les entreprises. Le quotidien précise quedes institutionnels régionaux seront sollicités dans un deuxième temps. Une première opération a déjà été effectuée par le fonds avec le financement de la société d'événementiel basée à Lyon,GL Events.
DIVERSIFICATION Dans leur lettre annuelle, les dirigeants de KKR mettent en avant la flexibilité acquise par leur groupe, dans l’objectif de saisir les opportunités des marchés au mieux. En 2008, son modèle concentré sur le private equity ne lui avait pas permis d’acheter les actifs à prix bradés que la plupart des marchés offraient. Depuis, la firme a donc travaillé à sa diversification, dans le crédit, l’immobilier, l’énergie, les infrastructures, la croissance….
L’explosion du tourisme mondial offre à cet actif des niveaux de rendement élevé. Le marché se diversifie à mesure que les attentes en termes d’hébergement évoluent.
Quelque 825.000 personnes ont acquis la nationalité d’un Etat-membre de l’Union européenne en 2017. Le chiffre est en retrait par rapport à 2016 (995.000). En général, la langue est le premier canal des choix. Les latino-américains vont en Espagne, Algériens et Tunisiens optent en grande majorité pour la France, et les Nigérians ont une préférence pour le Royaume-Uni…Quelques surprises, comme les 64.000 Syriens devenus Suédois. En intra-UE, les changements de nationalité sont le fait essentiellement de Roumains, de Polonais et de… Britanniques.
Une révolution ! Le costume - cravate n’est plus obligatoire chez Goldman Sachs. Une note interne annonce que le code vestimentaire de la banque est désormais « flexible », sans autre précision. C’est la conséquence « du caractère changeant des lieux de travail, allant vers un environnement plus informel ». Goldman avait déjà autorisé en 2017 un certain relâchement des tenues des salariés des services technologiques. La banque s’en remet à l’appréciation personnelle de ses 36.000 salariés pour leur sens du convenable : « Nous savons tous ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas sur le lieu de travail. » Comprenons bermuda et claquettes proscrits.
PROLONGATION Réuni le 7 mars, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a apporté des éclaircissements sur sa politique dans les mois à venir, aussi bien pour ses prévisions économiques que pour les opérations de refinancement des banques et la politique de taux d’intérêt. La forward guidance est modifiée et précise que les taux directeurs (taux de dépôt de - 0,40 %, taux refi de 0 % et taux de la facilité de prêt de 0,25 %) « resteront à leurs niveaux actuels au moins jusqu’à la fin de 2019 » ; la formule remplaçant la précédente « jusqu’à l’été ». Du côté des opérations de financement à long terme, les TLTRO-3 succéderont aux TLTRO-2 (Targeted longer-term refinancing operations). Ces opérations seront trimestrielles et seront menées entre septembre 2019 et mars 2021. Elles auront chacune une échéance de deux ans (4 ans pour les TLTRO-2) et elles seront indexées sur le taux de refinancement des opérations principales (MRO). « Comme le programme en cours, les TLTRO-3 comprendront des incitations visant à conserver des conditions de crédit favorable », précise la BCE. Elles permettront aussi aux banques de couvrir leurs besoins de liquidités et de respecter le ratio réglementaire de liquidité à un an, le NSFR (Net stable funding ratio). Les échéances importantes de remboursement des TLTRO-2 étant en juin 2020 (donc juin 2019 pour le NSFR), l’été 2019 (juin - septembre) sera une période de flottement. Autre précision : « Les contreparties pourront emprunter jusqu’à 30 % du stock de prêts éligibles au 28 février 2019 ». La BCE a revu fortement à la baisse (de 0,6 point sur la projection de décembre 2018) sa prévision de croissance du PIB en 2019 à 1,1 % et table sur 1,6 % en 2020 et 1,5 % en 2021. L’inflation headline est attendue à 1,2 % cette année (1,6 % en décembre 2018). Traduction des marchés : les swaps d’inflation 5 ans dans 5 ans sont tombés à 1,4342 % le 8 mars.
SAGA La Commission européenne vient d’approuver de nouvelles règles Solvabilité 2 visant à réduire les fonds propres imposés aux compagnies d’assurances pour couvrir leur exposition aux actions. Dans la version finalisée du texte, une nouvelle catégorie d’actions « de long terme » est créée, avec une durée de détention minimale de 5 ans, au lieu de 12 ans dans le texte d’origine. Le règlement délégué précise par ailleurs que « la solvabilité et la liquidité de l’assureur (...) sont telles qu’il n’est pas forcé de vendre ces actions dans une période d’au moins 10 ans », ce qui rend caduc le test de liquidité proposé par certains Etats membres et introduit une présomption de liquidité suffisante. Cette classe d’actions s’appliquera uniquement à des titres émis dans l’Espace économique européen (EEE).
C’est l’équivalent en euros de 66 milliards de couronnes norvégiennes que le fonds souverain norvégien, le Government Pension Fund Global (GPGF), a identifiés comme devant être cédés. Après un an de réflexion, voulant se délester de la baisse continue des prix du pétrole, le ministère des Finances a finalement décidé d’exclure les seules sociétés d’exploration et de production selon la classification de FTSE Russell. Les pétrolières diversifiées, telles Total, Shell, BP ou Exxon, pourront continuer à être investies. Les actifs concernés par la cession qui interviendrait ces prochaines années pèsent à fin 2018, pour 1,2 % des actions détenues par le GPGF.
Le 2 mars, les Etats-Unis ont renoué avec leur traditionnel petit jeu budgétaire : le plafond de la dette fédérale est redevenu actif. D’une hauteur de 20.030 milliards de dollars, la suspension du plafond voté il y a un an par le Congrès est arrivée à son terme. Le Trésor va devoir jongler avec les rentrées fiscales et des « mesures exceptionnelles » pour permettre à l’Etat d’honorer ses engagements jusqu’en septembre prochain. Aux parlementaires de relever le plafond ; les démocrates disposent là d’un atout pour leurs diverses négociations avec Donald Trump.
RALENTISSEMENT L’expansion économique mondiale continue de perdre du rythme. Dans ses prévisions économiques d’hiver, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) révise à la baisse sa prévision pour 2019 à 3,3 % en moyenne (3,5 % dans le chiffrage de novembre) et 2020 à 3,4 %. Les incertitudes politiques et les tensions commerciales pèsent sur la confiance, le commerce, l’investissement et les perspectives d’emploi. Les économistes de l’OCDE insistent sur le ralentissement marqué des échanges commerciaux mondiaux. Une des révisions les plus sévères concerne la zone euro avec un taux de croissance prévu de 1 % cette année (recul de 0,8 point par rapport à novembre) et 1,2 % en 2020. La croissance du PIB en Allemagne serait de 0,7 % cette année (- 0,9 point) et l’Italie afficherait une récession de - 0,2 %. Tous les pays du G20 voient leurs prévisions 2019 revues à la baisse, sauf un : la récession en Argentine est ramenée à 1,5 %. Un léger ralentissement toucherait les Etats-Unis : 2,6 % cette année et 2,2 % l’an prochain. Pas de récession ou de fin de cycle en vue outre-Atlantique pour l’OCDE.
Ostrum AM se flatte d’agir pour que restauration rapide rime avec restauration responsable. Grâce à un appel aux grands noms mondiaux du secteur à « améliorer la durabilité de leurs filières d’approvisionnement en viande et produits laitiers ». Le gestionnaire d’actifs fait partie d’une initiative qui, sous l’égide des associations Ceres et Fairr, regroupe quelque 80 investisseurs représentant 6.500 milliards de dollars d’actifs. Le collectif a adressé un courrier à McDonald’s ou Domino’s Pizza notamment, priés d’établir et de rendre publique une stratégie claire de réduction des risques, particulièrement climatiques. Car les salariés d’Ostrum AM aussi ont le droit de déguster un burger avec la conscience tranquille, conscience environnementale si ce n’est diététique.
Mitchell Harris, directeur général de BNY Mellon Investment Management, souligne les bienfaits du dispositif multiboutiques, qu'il vient de réorganiser.
Le président Donald Trump a affirmé mardi qu’il n'était «pas pressé du tout» de conclure un accord commercial avec la Chine. «S’il n’est pas bon, nous ne conclurons pas d’accord», a-t-il indiqué lors d’une déclaration à la Maison Blanche, estimant toutefois qu’il y avait «de très bonnes chances» que les deux pays parviennent à un accord. La veille, son négociateur en chef Robert Lighthizer avait affirmé devant une commission du Sénat que les pourparlers commerciaux en étaient à leurs dernières semaines. «Nous ne pouvons prédire le succès à ce stade, mais nous travaillons intensément», avait-il ajouté.
La Première ministre va proposer ce soir au Parlement de repousser au 30 juin la date du Brexit, à condition que l'accord négocié par Londres et Bruxelles soit adopté.
L’Union européenne (UE) aura bientôt un nouveau cadre organisant les règles pour les chambres de compensations (CCP) dans le marché unique. La présidence de l’UE et le parlement européen sont parvenus hier à un accord provisoire concernant la supervision des 16 CCP de l’Union et des 32 CCP de pays tiers reconnues par la réglementation européenne Emir sur les infrastructures de marché, a annoncé le Conseil de l’Union. Cet accord prend particulièrement en compte les conséquences d’un Brexit sur le système financier européen. En particulier, le texte établit un Comité de supervision des CCP au sein de l’Esma (l’Autorité européenne des marchés financiers), comptant trois membres indépendants, dont son président, ainsi que les représentants d’Etats membres où siège une chambre de compensation. Le texte renforce également le mécanisme d’homologation et de supervision des CCP, en introduisant un système à deux vitesses pour faire la différence entre les chambres d’importance systémiques et les autres. L’accord provisoire devra être confirmé par les ambassadeurs de l’UE.