RENDEMENT La demande placée de bureaux en Ile-de-France a atteint 1.655.000 m² sur les neuf premiers mois de 2019, en baisse de 11 % sur un an, indique Immostat. Le groupement des principaux conseils indique que l’offre immédiate est de 2.790.000 m², en baisse de 6 % par rapport au niveau de septembre 2018. Le montant des investissements du troisième trimestre est de 6,2 milliards d’euros et de 16,4 milliards depuis le début de l’année (+25 % par rapport au cumul 2018). Le taux de vacance est de 5,1 % en Ile-de-France et de 1,4 % dans Paris QCA, indique BNP Paribas Real Estate. La banque évalue à 23,8 milliards le montant investi en France dans le secteur au cours des neuf derniers mois. Le volume devrait « franchir le seuil historique des 34 milliards en 2019 ». La banque met l’accent sur la présence des acquéreurs internationaux qui réalisent 43 % des volumes, « tout particulièrement du retour des Coréens (19 %) ».« Le rendement de l’OAT (-0,30 %) contribue à la très bonne dynamique du marché de l’investissement immobilier », explique BNP Paribas Real Estate.
REBELOTE Avec 4 milliards d’euros estimés pour l’année 2019, Cushman & Wakefield France table sur un niveau d’investissement en immobilier résidentiel par les grands investisseurs équivalent à celui atteint l’an passé. L’étude réalisée par le conseil en immobilier soulève que le marché est porté par plusieurs facteurs : les cessions de portefeuille par des acteurs publiques (le fonds Vesta, soit 4.000 logements, cédé par la SNCF, pour 1,4 milliard d’euros...), une diversification stratégique des fonds (portefeuille, actif unitaire de grande taille, résidentiel classique ou avec services...) et un taux de rentabilité moyen de 7,1 %. Signe de la maturité de ce segment de marché, les investisseurs étrangers sont désormais sur les rangs : « Le belge Immobel rachète Nafilyan & Partners, l’américain Greystar reprend le gestionnaire de résidences étudiantes Acteva. Enfin, l’allemand Goldbeck achète GSE. »
Liontrust a enregistré des souscriptions nettes de 1,4 milliard de livres sur les six mois au 30 septembre, correspondant à son premier semestre. Sur les 18 derniers mois, la collecte s’est élevée à 3,1 milliards de livres. La collecte s’est concentrée sur l’activité retail au Royaume-Uni, avec 1,2 milliard de livres. Le multi-asset a drainé 61 millions de livres et les fonds offshore 176 millions. En revanche, l’activité institutionnelle a vu sortir 44 millions de livres. A fin septembre, les encours de Liontrust sont ressortis à 14,6 milliards de livres. En ajoutant ceux de Neptune Investment Management, dont l’acquisition a été bouclée le 1er octobre,les encours montent à 17,4 milliards de livres.
Degroof Petercam AM (DPAM) vient de lancer un nouveau fonds obligataire vert à gestion active, dénommé DPAM L Bonds Climate Trends Sustainable. Celui-ci se démarque de la concurrence avec un univers d’investissement étendu, qui comprend tant les obligations vertes (green bonds), que les obligations émises par les entreprises et les Etats s’attaquant activement aux risques climatiques. Pour ce faire, DPAM a développé son propre univers d’investissement, dénommé Emerald. Il se compose de trois piliers : les obligations vertes, les «soutiens climatiques» et les challengers climatiques. Le pilier des obligations vertes regroupe les émetteurs publics ou privés utilisant les produits de leurs émissions pour financer des projets qui ont un effet bénéfique pour l’environnement. Celui des «soutiens climatiques» comprend les entreprises dont l’activité porte en grande partie sur des produits ou services verts, par exemple, les entreprises de recyclage, les fabricants d’éoliennes ou de compteurs intelligents. Au sein du pilier «challengers climatiques» se trouvent des émetteurs publics ou privés qui réalisent des progrès significatifs dans la transition vers une économie à faible intensité carbone. « Le marché des green bonds est relativement étroit. Nous ne proposons donc pas de portefeuille uniquement composé de ces derniers. Nous offrons aussi une sélection d’obligations d’Etat et de sociétés cotées qui apportent des solutions aux changements climatiques, comme par exemple une société spécialisée dans la récupération de vapeur d’eau pour la génération d’électricité ou la récupération de déchets», a expliqué à Newsmanagers Ophélie Mortier, responsable de l’équipe de stratégistes ISR chez DPAM. A propos des critères de sélection pour intégrer l’univers propriétaire, Ophélie Mortier souligne également que DPAM a choisi« des critères plus stricts par rapport à la dépendance aux énergies fossiles. L’idée n’est pas de punir «les méchants » mais plutôt d’encourager les meilleurs pratiques». Soulignons que l'équipe de gestion applique, au sein de cet univers, une analyse fondamentale et ESG des titres.
Amundi a annoncé ce 9 octobrela nomination de Monica Defend en tant que responsable de la recherche économique et financière pour l’ensemble du Groupe Amundi. Elle succède à Philippe Ithurbide qui devient conseiller économique senior auprès de la direction générale. Monica Defend a commencé sa carrière dans l’industrie de l’investissement en 1997, après avoir été assistante universitaire au département d’économétrie avancée de l’Université Bocconi à Milan. Elle occupa divers postes au sein du département recherche de Pioneer Investments, dont celui de responsable de la recherche quantitative, et plus récemment de responsable de la recherche en allocation d’actifs. Elle devint directrice adjointe de la recherche et membre du comité global d’investissement d’Amundi en 2017. Cette dernière fonctionlui permet de contribuer à la définition de la stratégie d’investissement d’Amundi au niveau mondial. Monica Defend détient un Master en Economie de l’Université Bocconi, ainsi qu’un Master en Economie Financière de la London Business School et de l’Université Bocconi.
Swiss Life Asset Managers France a annoncé l’arrivée de Louis-Renaud Margerand au poste de spécialiste produit immobilier au sein de la direction des fonds grand public. Il sera notamment en charge du développement commercial de l’offre immobilière et assurera l’interface entre l'équipe de gestion et les équipes commerciales. Louis-Renaud Margerand bénéficie d’une forte expérience dans le secteur de la distribution. Il a exercé en qualité de directeur du développement d’AEW Ciloger pendant neuf ans, où il a été chargé de la commercialisation et de la promotion de solutions «pierre-papier» (SCPI, OPCI, SCI). Entre 2009 et 2010, il était directeur du développement chez Idinvest Partners, assurant la mise en place de la commercialisation et de la communication concernant les FCPI, FIP et Holding ISF. Il a auparavant occupé des fonctions commerciales, notamment au sein des sociétés Idinvest Partners, Cholet Dupont AM, HSBC AM, AXA IM.
Amundi ETF et Allianz Bank Financial Advisors, le réseau de conseillers financiers italiens du groupe Allianz, s’associent pour lancer en Italie «Amundi ETF Solutions», selon un communiqué diffusé mardi dans la Péninsule. Il s’agit d’une solution investie dans des ETF logée au sein de la plate-forme Unit Linked Challenge Private de Darta Saving Life Assurance dac, la compagnie irlandaise entièrement contrôlée par le groupe Allianz. La solution sera distribuée par les conseillers financiers d’Allianz Bank. Amundi ETF Solutions, qui est accessible à la clientèle de la banque depuis le 7 octobre, permet aux investisseurs d’accéder à la performance générée par l’équipe de gestion multi asset d’Amundi SGR, responsable des choix d’allocation d’actifs, mise en œuvre à partir d’un univers entièrement composé d’ETF actions et obligataires d’Amundi.
Janus Henderson Investors a recruté Norbert Fullerton en tant que responsable de la stratégie clients institutionnels pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique au sein de l’équipe institutionnelle EMEA. Basé à Londres, il sera rattaché à Nick Adams, responsable des institutionnels pour l’EMEA. Avant de rejoindre Janus Henderson Investors, Norbert Fullerton était conseiller senior au sein de MJ Hudson Allenbridge. Avant cela, il était «partner» chez Mercer. Il a également travaillé pour Russell Investments et Towers Watson.
Le quotidien espagnol Cinco Díasrapporte que Mutuactivos, la branche de gestion d’actifs de Mutua Madrileña, vient de recevoir l’agrément du régulateur financier espagnol CNMV pour le lancement d’un fonds dont les actifs seront totalement affectés à des donations pour les organisations non-gouvernementales et d’autres institutions sociales. En clair, le fonds servira de réceptacle de donations. Les clients pourront faire une contribution au fonds et les fonds récoltés serviront au soutien de causes sociales. Les premiers projets visés sont des écoles maternelles en Guinée Bissau - un projet porté par l’Unicef - et des bourses pour la recherche sur le cancer infantil - projet porté par la fondation Unoentrecienmil. Ce fonds n’aura ni frais de gestion ni d’entrée, toutes les dépenses étant prises en charge par l’assureur. Mutuactivos a signé un accord avec cinq banques pour que le dépôt des actifs du fonds ne soit pas payant alors que les gestionnaires d’actifs doivent payer 0,2% de frais pour leurs dépôts en raison des taux négatifs. Mutua Madrileña contribuera à hauteur de trois millions d’euros pour initier le lancement du fonds. Trois types de participations devraient être établis selon Cinco Días, l’undédié aux écoles de l’Unicef, ledeuxième au projet de lutte contre la leucémie infantile et letroisième à l’allocation de ressources pour les projets humanitaires d’urgence.
Inocap Gestion lance Quadrige Patrimoine, un fonds mixte investi en actions de l’Union Européenne avec une dominante en produits de taux libellés en euros. Quadrige Patrimoine «offre une flexibilité visant à atténuer les fluctuations de marché tout en cherchant à valoriser l’investissement sur le long terme. De ce fait, le fonds permet d’offrir, sans garantie de capital, une alternative aux fonds obligataires et fonds Euros», indique un communiqué. Le fonds a été créé le 5 novembre 2018 et ses encours s’élèvent à plus de 25 millions d’euros.
Les sociétés de courtage en ligne ne sont pas les seules à être secouées par la décision de Charles Schwab la semaine dernière d’éliminer les commissions sur les transactions en actions, rapporte le Wall Street Journal. Les fournisseurs d’ETF ont également été touchés par la guerre des prix des courtiers en ligne, qui s’est intensifiée dans les jours qui ont suivi la décision de Schwab. D’autres concurrents ont également réduit leurs commissions. L’action BlackRock a perdu 7,3% par rapport à son cours de clôture du 30 septembre, soit la veille de l’annonce de Schwab, contre 2,8% pour le S&P 500. Sur la même période, Invesco a abandonné 9,2% tandis que WisdomFree Investments chutait de 9,5%. Cela serait lié aux accords que les fournisseurs d’ETF ont conclus ces dernières années avec Schwab, TD Ameritrade et d’autres courtiers en ligne, qui permettent à des centaines de leurs ETF d’être échangés sans commission sur la plateforme de ces courtiers. Cet avantage pour les investisseurs n’en est désormais plus un.
Selon Bloomberg, citant une source informée, le gestionnaire de fortune aurait interrompu les discussions avec de potentiels repreneurs, dont l'italien Generali.
Legg Mason vient de trouver un remplaçant à Lenny Lim, qui devrait quitter son poste de responsable Asie hors-Japon pour partir à la retraite en mars 2020. Il s’agit d’Andy Sowerby, l’actuel responsable Australie et Nouvelle-Zélande de la firme. L’intéressé va conserver ses fonctions actuelles, et demeure rattaché à Terry Johnson, directeur mondial de la distribution et membre du comité exécutif. A son poste chez Legg Mason depuis 2016, Andy Sowerby avait auparavant évolué chez Martin Currie, un affilié de Legg Mason, de 2005 à 2016 en tant que directeur exécutif chargé des ventes, du marketing, et du service client. Il a également travaillé chez Investec AM (2000-2005) et Scottish Widows Fund Management (1988-2000).
BlackRock a noué un partenariat avec la fondation Ellen MacArthur pour lancer un nouveau fonds thématique, rapporte Citywire. La nouvelle stratégie, appelée BlackRock Global Funds Circular Economy, aborde les problématiques du changement climatique, de la perte de biodiversité, des déchets et de la pollution au travers de l’économie circulaire. Le fonds allouera au moins 80 % de ses actifs totaux dans des actions monde. Evy Hambro dirigera l’équiep de gestion.
Sofidy a annoncé ce 8 octobre l’acquisition de quatre lots en copropriété au sein de l’immeuble Le Saint-Clair à Caluire-et-Cuire en périphérie de Lyon, pour le compte des épargnants de sa SCPI EFIMMO 1 spécialisée dans l’immobilier de bureaux. Les quatre étages de l’immeuble Saint Clair acquis par Sofidy développent une surface de près de 2.585 m² de bureaux auxquels s’ajoutent 75 places de parking. Cet actif a été construit en 2005 par GFC Construction et s’étend sur 10 étages occupés par un hôtel et des espaces de bureaux. Directement relié par une passerelle piétonne à la Cité Internationale et au parc de la Tête d’Or, l’immeuble est situé à quelques pas du centre de Lyon. Les surfaces acquises sont entièrement louées par Némo Credit Management, filiale de Cabot Financial France, spécialiste du recouvrement de factures et du rachat de créances et TRANSDEV, multinationale française parmi les leaders mondiaux des transports publics. Les départements Capital Markets régions et l’agence de Cushman & Wakefield à Lyon ont conseillé Sofidy dans cette acquisition.
La société de gestion de fonds d’investissement en immobilier Mata Capital a annoncé ce 8 octobre l’acquisition d’un ensemble immobilier à usage de bureaux à Aubervilliers. Elle a acquis en «off-market» un immeuble de bureaux de près de 9.000 m² situé en bordure du canal Saint-Denis, et à 450 mètres de la future station de métro Aimé Césaire sur la ligne 12. L’immeuble, aujourd’hui loué à plus de 90% à plusieurs locataires, dont la société KDI, s’inscrit dans un secteur géographique du Nord de Paris en pleine mutation, qui concentrera à court terme des investissements publics massifs, notamment dans le cadre du Campus Condorcet, des Jeux Olympiques 2024 et du plan d’aménagement du Grand Paris. Dans le cadre de cette opération, Mata Capital a été conseillé par l’office notarial Allez & Associés, le cabinet Hogan Lovells et la société 7 Concept. Le financement de l’opération a été assuré par la Caisse d’Epargne Île-de-France, elle-même représentée par l’Etude Michelet et Associés.
BlackRock et Amundi font partie des sociétés qui ne dévoilent pas publiquement où elles en sont en matière de respect des objectifs de l’Accord de Paris sur le climat, rapporte Financial News, citant des données d’Arabesque S-Ray. Il s’agit d’un résultat embarrassant pour les deux géants de la gestion d’actifs qui font eux-mêmes pression sur les sociétés pour qu’elles affrontent les risques liés au changement climatique, observe le journal. D’autres sociétés de gestion sont dans le même cas de figure: Janus Henderson et Franklin Templeton. Arabesque note les entreprises cotées sur leur capacité à atteindre les objectifs de Paris. Les sociétés qui ne dévoilent pas leurs données sur les émissions, ou le font partiellement, se voient attribuer une note de 3C.
Le fournisseurs d’indices MSCI a annoncé ce 7 octobre le lancement de cinq nouveaux indices thématiques ayant pour objectif de répliquer les performances de «megatrends». Ils pourraient rapidement remplir le vide actuel en matière de benchmarking auquel sont confrontés les fonds thématiques. Les mega-tendances retenues sont le smart cities, l'économie digitale, la mobilité du future, les technologies disruptives, et les millenials. L’indice MSCI ACWI IMI Smart Cities Index couvrira les sociétés exposées au smart connectivity, smart infra, smart buildings and homes, smart safety and security, smart mobility, smart waste and water management Le MSCI ACWI IMI Digital Economy Index répliquera la performance des sociétés tirant des revenus importants de l'économie digitale, dont les paiements digitaux, la robotique, la cybersécurité, le e-commerce, l'économie du partage, les médias sociaux, et l’infrastructure en cloud. Le MSCI ACWI IMI Future Mobility Index prendra en compte les sociétés exposées aux technologies de stockage d'énergie électro-chimique, aux minières produisant le métal nécessaires aux batteries, aux véhicules autonomes et aux technologies liées, aux véhicules électriques et technologies liées, aux nouvelles méthodes de transports, et à la mobilité partagée. Le MSCI ACWI IMI Disruptive Technologies Index comprendra les sociétés liées au terme de technologie disruptive. Elles sont classées dans les catégories suivantes : impression 3-D, l’internet des choses, le cloud computing, les fintechs, le paiement digital, les innovations de santé, la robotique, la cybersécurité, l'énergie propre et le smart grids. Enfin, le The MSCI ACWI IMI Millennials Index incluera les sociétés exposées au panier de consommation des millenials. Cela couvre notamment les marques populaires au sein de cette génération, le santé et le fitness, les voyages et les loisirs, les médias sociaux et les divertissements, les biens domestiques, les services financiers, la restaurations, et la mode.