La Financial conduct authority (FCA), l’autorité britannique des marchés financiers, a annoncé vouloir édicter de nouvelles règles pour réformer le marché de l’épargne liquide britannique. Constatant que la concurrence ne fonctionne pas correctement pour les 40 millions de personnes ayant accès à ces produits, la FCA propose que toutes les entreprises fixent dorénavant un taux unique pour leurs véhicules d’épargne liquide. Elles pourront concevoir des offres d’appel, avec différents taux pour une durée de 12 mois, mais ensuite, elles devront basculer sur ce taux unique qui devra être clairement indiqué. Ces règles éviteront que les sociétés ne baissent graduellement les taux de ces comptes dans le temps, ce qui empêche les épargnants d’être en mesure de comparer les différentes offres sur le marché. Une consultation concernant cette proposition est ouverte jusqu’en avril 2020.
SCB-Julius Baer wealth management JV, la joint-venture réunissant Julius Baer et la Siam Commercial Bank, vient de changer de directeur général. Lalitphat Toranavikrai, l’actuelle directrice de la banque privée de la Siam Commercial Bank, va remplacer dès aujourd’hui Jiralawan Tangivet, partie en novembre dernier, a appris finews.asia.
Le gestionnaire d’actifs français Carmignac ferme son bureau de Miami quatre ans après son ouverture, révèle Citywire Americas. Selon le média, qui cite des sources au fait de la situation,la société de gestion est en train de relocaliser ses activités US offshore et latino-américaines à Madrid, d’où elles continueront d'être supervisées par Charlotte Samson. Citywire Americas indique les deux autres employés du bureau de Miami devraient quitter la firme. En décembre dernier, Carmignac a dû composer avec le départ de Peter Stockall, alors responsable des ventes pour le marché offshore US et l’Amérique latine. Il avait rejoint iM Global Partner. Dans un communiqué adressé à Citywire Americas, Carmignac explique réfléchir de façon permanenteà son organisation et son implantation géographique. La société de gestion indique également que les opérations sur les marchés US offshore et d’Amérique latine seront dorénavant gérées par son équipe de développement à l’international. Elle ajoute qu’elle fournira le même niveau de services à ses clients basés dans ces régions et entend y poursuivre son développement notamment à travers des partenariats.
Santander Private Banking a accueilliJuan Luis Luengo au sein de son équipe de sélection de fonds au postede responsable des fonds obligataires et mixtes, selon les informations de Funds People. Basé à Madrid, il est rattaché à José Maria Martínez-Sanjuán, qui dirige la sélection de fonds de Santander. Auparavant, il travaillait au développement des activités de Santander et de Banco Popular. Juan Luis Luengo avait également passé une décennie chez Citi en qualité de responsable de l’analyse et de la sélection de fonds.
BlackRock a annoncé qu’Andrea Viganò, président exécutif de BlackRock Italia, quittait la société. En mars dernier, le dirigeant avait abandonné ses fonctions de responsable pays, et été remplacé par Giovanni Sandri. La société de gestion américaine a remercié Andrea Viganò pour «son riche engagement toutes ces dernières années au service de l’entreprise pour accompagner la société dans a croissance en termes d’activité et de notoriété en Italie, la plaçant parmi les interlocuteurs les plus connus du secteur de la gestion d’actifs du pays».
Lombard Odier Investment Managers (LOIM) vient de recruter trois professionnels de la gestion thématique de Robeco qui travaillaient dans l’équipe Trends Investing Equity, a appris NewsManagers. Henk Grootveld, qui était le responsable de Trends Investing Equity, rejoint la société de gestion suisse pour diriger la nouvelle équipe ainsi créée. Il gérait l’un des principaux fonds de Robeco spécialisé dans les mégatendances. Avant son arrivée au sein de la société de gestion néerlandaise en 2001, il avait travaillé chez Aegon Asset Management et ING Barings. Henk Grootveld sera secondé par Christian Vondenbusch et Jeroen van Oerle, deux analystes financiers agréés, qui travaillaient jusqu’à présent également chez Robeco. Christian Vondenbusch est un gérant de portefeuille senior doté d’une grande expérience, notamment dans le domaine de l’investissement thématique, et est spécialisé dans la finance et la technologie. Il a rejoint Robeco en 1999. Jeroen van Oerle avait intégré Robeco en 2013. Depuis 2015, il était gérant de portefeuille pour le fonds Global FinTech Equities lancé la même année et analyste des évolutions financières au sein de l’équipe Trends Investing. Dans le cadre de ses fonctions chez LOIM, il travaillera en étroite collaboration avec ses deux autres collègues pour sélectionner les actions de sociétés cotées pouvant profiter de la numérisation croissante du secteur financier. Un bureau à Rotterdam sera ouvert Le trio prendra ses fonctions le 1er février 2020 et sera basée à Rotterdam, où LOIM prévoit d’ouvrir un bureau. Il sera sous la responsabilité de Didier Rabattu, global head of equities chez LOIM. Cette nouvelle équipe d’investissement mettra au point des stratégies axées sur les actions thématiques, complétant ainsi la gamme actuelle de LOIM qui comprend Golden Age – axé sur le vieillissement de la population et Global Prestige – qui tire parti de l’image des marques. Suite au partenariat récemment conclu avec Credit Suisse pour le lancement de son fonds Responsible Consumer fund, LOIM prévoit également de lancer très prochainement plusieurs fonds axés sur la durabilité.
Le fournisseur européen d’ETF obligataires Tabula Investment Management a lancé à Londres le Tabula iTraxx IG Bond UCITS ETF, qui se veut être le premier ETF d’obligations d’entreprises basé sur un indice européen de CDS. Le nouveau produit offre une exposition passive au nouvel indice iBoxx iTraxx Europe Bond Index que Tabula a conçu en partenariat avec IHS Markit. Cet indice «associe la construction robuste d’un indice obligataire iBoxx avec l’exposition géographique et sectorielle de l’iTraxx Europe, l’instrument de référence du marché du crédit des sociétés européennes via les CDS», précise un communiqué. Contrairement à la majorité des indices obligataires européens, qui couvrent les obligations libellées en euro de tous les émetteurs, l’indice iBoxx iTraxx Europe Bond se concentre sur les obligations d’entreprises européennes. De plus, l’indice pondère équitablement chaque émetteur et dispose de limites sectorielles, ce qui évite la concentration dans un actif ou secteur donné et assure son caractère diversifié. Le Tabula iTraxx IG Bond UCITS ETF est disponible à la négociation sur le LSE et très prochainement sur le Xetra en Allemagne. Tabula compte prochainement lancer un produit lié à l’inflation.
Cedrus & Partners et Swiss Life Asset Managers France ont annoncé ce 8 janvier le second closing du fonds Immobilier Impact Investing,qui porte les engagements à près de 100 millions d’euros. Lancé en avril 2019, ce fonds a pour objectif de reloger des personnes en difficulté via les deux associations partenaires, le Samusocial de Paris et Habitat et Humanisme, tout en ayant un objectif de TRI de 3,5% pour les investisseurs. Soutenu par le gouvernement et plus récemment par l’initiative French Impact du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, le fonds est financé par des investisseurs institutionnels (caisses de retraite, assureurs, banques régionales, associations et fondations). La poche sociale cible, qui représente 20% de l’actif net cible du fonds, est investie sur des logements pour mise à disposition à loyer nul aux deux partenaires associatifs engagés dans le fonds. Ces acquisitions se feront à Paris et première couronne (pour le Samu Social de Paris) et dans les grandes métropoles françaises (pour Habitat et Humanisme). La poche de rendement est investie sur des actifs de bureaux et résidences gérées (résidences seniors et étudiantes), structures qui s’adressent ainsi à l’ensemble de la population : jeunes, actifs et retraités.
ClassPass, un réseau de fitness et bien-être, annonce la clôture d’une levée de fonds de 285 millions de dollars en série E. Mené par L.Catterton et Apax Digital, avec la participation supplémentaire de l’investisseur existant Temasek. Fondée en 2013, ClassPass est associée à plus de 30 000 clubs de sport, gymnases et centres de bien-être, et compte désormais plus de 650 employés sur cinq continents, tend à continuer de faire évoluer rapidement sa technologie propriétaire qui permet de réserver des cours dans le monde entier. “Après notre lancement réussi en France en mai 2019, ainsi que dans plusieurs autres pays européens cette année-là, nous sommes ravis que ClassPass continue d’attirer de plus en plus d’utilisateurs sur le marché français. Nous aidons aujourd’hui des milliers de membres à s’entraîner et à découvrir de nouvelles activités.” déclare Ariela Picciotto, directrice générale France et Europe du Sud de ClassPass. “Nous comptons aujourd’hui 450 clubs de sports partenaires à Paris. Avec cette nouvelle levée de fonds, nous allons étendre notre réseau de partenaires et notre vision du fitness et des entraînements de sports personnalisés à de nouvelles villes en France.” Dans le cadre de cette levée de fonds, Marc Magliacano, Managing Partner à L. Catterton, et Daniel O’Keefe, Managing Partner à Apax Digital, siègeront au conseil d’administration de ClassPass.
On se rappelle de Travis Kalanick, filmé en 2017 à l’arrière d’un véhicule en train d’insulter un chauffeur de sa propre entreprise, Uber. Une vidéo tournée peu avant Noël par un taxi new-yorkais met cette fois en vedette Mike Platt, le co-fondateur du fonds BlueCrest, dans un registre bien plus urbain. Le financier, qui a transformé son hedge fund en fonds d’investissement pour son compte propre et celui de ses associés, s’y pavane aux côtés de sa « girlfriend » hilare au retour d’une soirée apparemment bien arrosée. « Je suis la personne la mieux rémunérée au monde dans le secteur de la finance. Au monde », se rengorge le milliardaire. Qui a oublié que l’élégance ne s’achète pas.
STRATÉGIE Les fonds cotés indiciels, « planche de salut » de HSBC ? A l’heure où la banque anglo-saxonne réduit les coûts (réduction de 2 % de ses effectifs soit 4.000 postes dans le monde), Nicolas Moreau, patron de la section gestion d’actifs depuis septembre, va relancer l’offre d’ETF (exchange traded funds) de la banque ce premier semestre. Huit fonds cotés à dimension ESG (environnement, social et gouvernance) seront prochainement commercialisés, suivis de la création d’une plate-forme d’expertises indicielles sur les marchés obligataires, tandis qu’une gamme d’ETF sur les métaux précieux sera proposée un peu plus tard dans l’année.
Citigroup a annoncé un partenariat avec la plate-forme en ligne YieldStreet pour mettre à disposition de ses 300.000 clients particuliers américains des produits de dette privée. Selon l’agence Bloomberg, les actifs concernés pourraient totaliser 2 milliards de dollars, à disposition du public au cours des 24 prochains mois. Face à la complexité de ces produits, la plate-forme affirme qu’elle fournira des informations détaillées sur tous les investissements. Les risques de survalorisation et de liquidité de cette classe d’actifs pourraient donc bientôt ne plus être réservés aux seuls professionnels.
La banque privée suisse Julius Baer vient de nommer deux responsables régionaux pour développer ses activités sur le marché suisse. Le 1erjanvier dernier, Emmanuel Debons a pris ses fonctions au poste nouvellement créé de «Head of French-speaking Switzerland» (responsable de la suisse romande). Dans le cadre du remaniementrégional déjà annoncé, il devient responsable de l’activité private banking de la banque en Suisse romande et de ses succursales respectives de Genève, Lausanne, Sion, Crans Montana et Verbier. La Suisse romande est une région d’importance majeure dans l’activité de la Banque Julius Baer. Elle emploie en effet plus de 500collaborateurs dans cette partie de la Suisse, marché national inclus. Emmanuel Debons travaille au sein de la Banque Julius Baer depuis 2014, qu’il avait rejoint en qualité de Head Vaud & Valais et de Responsable de la succursale de Lausanne. Avant cela, il a passé plus de 25ans dans la division Private Banking d’UBS, en Suisse, à Hongkong, à Londres et à Singapour, et plus récemment en tant que responsable clients UHNW pour la Suisse romande. Dans ses nouvelles fonctions, Emmanuel Debons a également repris la fonction de responsable de la clientèle suisse à Genève. Egalement depuis le 1er janvier,Ettore Bonsignore a pris ses fonctions au poste nouvellement créé de «Market Head Italy & Ticino» (responsable marché Italie et Tessin). Dans ses nouvelles fonctions, Ettore Bonsignore, qui supervise déjà le marché italien,sera responsable, à partir de Lugano, du développement des activités de la banque dans le Tessin où Julius Baer compte environ 200 collaborateurs. Ettore Bonsignore a rejoint Julius Baer en octobre 2019 en tant que responsable du marché italien. Il a travaillé précédemment pour PKB Privatbank Lugano, où il était responsable de la division de banque privée et membre du comité exécutif depuis 2016. Auparavant, il a exercé des fonctions de responsable régional à Lugano et en Italie chez Credit Suisse.
Rokos Capital Management a vu son bénéfice augmenter de 51 % à 34,5 millions de livres sur l’exercice à fin mars 2019, rapporte Financial News. Le hedge fund lancé par Chris Rokos, l’ancienne star de Brevan Howard, a vu ses revenus progresser de 32 % à 88,6 millions de livres. Rokos a également augmenté ses effectifs, qui sont passés de 16 à 19 personnes. Rokos Capital Management gère 8 milliards de dollars.
Eastspring Investments, la filiale de gestion asiatique de Prudential, a recruté Francis Woo en tant que directeur financier. L’intéressé occupait précédemment le poste de directeur financier de TPG Capital Asia. Avant cela, il a travaillé dans la banque d’investissement au sein de Credit Suisse Group, UBS Investment Bank et Credit Suisse First Boston. Au sein d’Eastspring, Francis Woo sera rattaché à Wai-Kwong Seck, directeur général d’Eastpring, et sera aussi member du comité de direction de la société. Par ailleurs, Eastspring a embauché Joyce Chan en tant que responsable des intermédiaires, sous la direction de Glen Lee, responsable des ventes intermédiaires à Singapour. La nouvelle recrue sera aussi nommée general manager du bureau de Hong Kong, afin de succéder à Boon Peng Ooi, actuel directeur général d’Eastspring à Hong Kong, ce qui permettra à ce dernier de se concentrer sur son poste de directeur général d’Eastspring Singapour et responsable de la stratégie d’investissement. A ce poste, Joyce Chan sera placée sous la responsabilité de Xavier Meyer, responsable de la distribution. Joyce Chan arrive en provenance de PineBridge Investments Asia où elle a passé 10 ans, dernièrement en tant que senior vice president of business development.
Credit Suisse Italy est l’une des rares sociétés de gestion étrangères en Italie à disposer d’une équipe de gestion présente sur place, observe Funds People Italia. L’équipe de professionnels est sous la responsabilité d’Emanuele Bellingeri, responsable Asset Management pour l’Italie. Les encours ressortent à 12 milliards d’euros. L’équipe de gestion de Credit Suisse Italy se divise en deux. Anna Guglielmetti est à la tête de la gestion institutionnelle de Credit Suisse Asset Management depuis juillet 1995. Cette équipe gère des mandats pour environ 6,7 milliards d’euros. Stefano Guglielmetto, qui travaille chez Credit Suisse Italy depuis novembre 2016, est responsable de la gestion privée, qui représente 5 milliards d’euros.
Amiral Gestion, qui gère 3,9 milliards d’euros d’encours sous gestion, recrute Sébastien Ribeiro en tant que gérant spécialisé sur les petites capitalisations françaises. L’intéressé travaillait jusqu’à présent pour Keren Finance où il été à l’initiative de la création de Keren Essentiels, fonds de plus de 200 millions d’euros sous gestion dédié aux PME/ETI françaises, qu’il a géré de 2012 à 2018. Auparavant, il a travaillé six ans à la Financière Arbevel. Sébastien Ribeiro rejoint l’équipe de Julien Lepage, directeur des investissements, aux côtés de Bastien Goumare et Paul Manigault, gérants spécialisés sur le segment des small cap françaises.
Nicolas de Saint Laon, Partner Sustainable Cities chez Gimv depuis 2017, cumulera cette fonction avec celle de directeur général de Gimv France, selon un communiqué publié ce 8 janvier. Le bureau parisien de Gimv gère actuellement 12 participations réparties entre 4 divisions: Health & Care, Smart Industries, Connected Consumer et Sustainable Cities. «Le portefeuille de Gimv continue à croître et les actifs sous gestion, actuellement 2 milliards d’euros, permettront le développement soutenu de notre stratégie ‘Building Leading Companies’», souligne le communiqué. Nicolas de Saint Laon, 44 ans, compte près de 20 ans d’expérience dans l’univers du Private Equity. Avant de rejoindre Gimv, ilétait Managing Director et Deputy Head de l’activité de Leveraged Finance au sein du département Corporate & Investment Banking de la Société Générale, où il a financé et suivi de nombreuses transactions pour le compte de fonds d’investissement français et européens. Précédemment, il a travaillé chez Arthur Andersen en ‘Transaction services’, puis chez Astorg Partners.
La société de gestion Chahine Capital a obtenu le label ESG de Luxembourg Finance Labelling Agency (LuxFLAG) pour ses fonds Digital Funds Stars Europe, Digital Funds Stars Europe Ex-UK, Digital Funds Stars Europe Smaller Companies et Digital Funds Stars US Equities. Chahine Capital a par ailleurs rejoint ces dernières semaines le réseau des investisseurs signataires des Principes Pour l’Investissement Responsables des Nations Unies (UNPRI).
Le parquet zurichois a reçu de nouvelles plaintes dans l’affaire d’espionnage d’Iqbal Khan, transfuge de Credit Suisse et actuellement chez UBS, selon le quotidien suisse Tagesanzeiger. Après qu’Iqbal Khan a porté plainte contre les détectives de l’agence Investigo, ces derniers ont porté plainte contre les époux Khan mais également la police, selon le quotidien. Le ministère public a confirmé avoir réceptionné ces plaintes. Le banquier et sa femme sont accusés par les détectives de tentative de coercition, de fausse accusation, de séquestration et de tromperie envers l’administration de la justice. Iqbal Khan avait déposé plainte contre eux pour des motifs similaires. Les agents d’Investigo accusent aussi la police cantonale zurichoise d’abus d’autorité, de saisie de biens et de falsification de documents en fonction. Les policiers auraient saisi un smartphone, les clés et la carte bancaire d’un détective, sans mandat de perquisition.
Citigroup a annoncé un partenariat avec la plateforme en ligne YieldStreet pour mettre à disposition de ses 300.000 clients particuliers américains des produits de dette privée. Selon l’agence Bloomberg, les actifs concernés pourraient totaliser 2 milliards de dollars, à disposition du public au cours de 24 prochains mois. Face à la complexité de ces produits, la plateforme affirme qu’elle fournira des informations détaillées sur tous les investissements. Les risques de survalorisation et de liquidité de cette classe d’actifs pourraient donc bientôt ne plus être réservés aux seuls professionnels.
Un premier investissement dans le rachat de participations secondaires. Altur Investissement a annoncé ce 8 janvier le rachat de six participations auprès de Sigma Gestion, pour un montant resté confidentiel, à travers un véhicule ad hoc créé à cette occasion et baptisé Trophy. Sigma Gestion était investi dans ces six sociétés à travers treize de ses fonds arrivant à échéance. Altur Investissement accompagnera l’équipe de Sigma Gestion, et notamment Emmanuel Simonneau, président du directoire, et Guillaume Hemmerlé, directeur des participations, qui conserve la gestion du portefeuille Trophy. L’ensemble des six sociétés reprises (Avencall, Sebbin, Surtec, Vectrawave, Vissal et Webdyn) représente un chiffre d’affaires cumulé de près de 60 millions d’euros en 2019, pour 7,2 millions d’euros d’EBITDA. L’acquisition a été partiellement financée en dette, contractée auprès de la Banque Neuflize OBC par le véhicule Trophy, qui permettra à Altur Investissement de bénéficier d’un effet de levier sur son investissement. Afin de continuer à créer de la valeur et à capter les opportunités de marché, et notamment en vue d’une opération dans le secteur de l’hôtellerie attendue en ce début d’année 2020, la société réfléchit actuellement à des financements adaptés. Elle prévoit en parallèle de finaliser plusieurs cessions parmi les lignes importantes de son portefeuille courant 2020 qui viendront renforcer sa trésorerie. Altur Investissement continue de cibler les PME familiales et patrimoniales en croissance dans des secteurs ciblés tels que la santé, l’hôtellerie, les services générationnels, la transition énergétique et la distribution spécialisée, mais se réserve le droit de participer à des opérations opportunistes à fort potentiel de valeur ajoutée, tel l’investissement dans le portefeuille Trophy, explique un communiqué.
Credit Suisse vient de recruter un trio de quants de chez Deutsche Bank pour sa filiale hongkongaise, a appris finews.asia. Ils forment désormais l'équipe Asia Pacific quantitive and systematic strategy (QSS), spécialisée sur les actions. Dirigée par Will Stephens, jusqu’ici directeur des actions asiatiques et des stratégies delta one chez Deutsche Bank, l'équipe comprend également Elita Lai, et Dave Yin, qui étaient respectivement stratégiste quant actions et analyste quantitatif auprès de Will Stephens chez DB.
Neil Woodford et son associé se sont partagé 13,8 millions de livres de dividendes lors du dernier exercice complet de la société à fin mars 2019, alors que les investisseurs avaient déserté les fonds en raison de sous-performance chronique, rapporte le Financial Times. Neil Woodford, qui est en train de liquider sa société, a reçu les deux tiers du dividende, ce qui porte le total empoché par Neil Woodford et Craig Newman à 112 millions de livres depuis 2014. Au moins 300.000 investisseurs sont toujours coincés dans le fonds Equty Income de Woodford, qui a été gelé en juin.
Libérée de son activité de surveillance en raison del’entrée en vigueur des nouvelles lois sur les marchés financiers LSFin et LEFin, l’Association suisse des gérants de fortune (ASG) renforce son développement de pure association professionnelle et lobbyiste, fournissant aux PME un support opérationnel, rapporte L’Agefi suisse. Les quatrepiliers sont les suivants: renforcement de la représentation de ses membres et de chambre patronale, auprès des autorités, des institutions et des partenaires bancaires de dépôt; support juridique qui jouera un rôle central de conseil indépendant et neutre; plateforme de formation pilotée par un comité scientifique issu du monde académique et professionnel de pointe et activité de service, incluant notamment la sélection de PMS (Property Management System), CRM(Customer Relationship Management) et de la compliance. L’ASG compte près de 1000 membres, majoritairement des entreprises de taille moyenne à petite, qui composent le tissu économique suisse à 99% des entreprises et deux tiers des emplois. Avec plus de 2500 gérants de fortune indépendants (External Asset Manager, EAM) et des capitaux sous gestion d’un montant de 400 milliards de francs, cette branche est l’un des principaux piliers du secteur financier en Suisse, selon Credit Suisse.
«Une année de transition. Pas excellente mais pas mauvaise non plus.» C’est ainsi que Philippe Parguey, directeur général de Nortia a qualifié les premiers résultats dévoilés par le groupe sur son activité en 2019. Avec 500 millions d’euros bruts en assurance-vie, les chiffres se rapprochent de ceux de 2018 (600 millions d’euros). En termes nets, aucun chiffre officiel précis n’a été donné par les dirigeants présents, notamment en raison du changement de dépositaires sur la partie compte-titres, qui a amené à un recalcul complet des encours sur cette activité. Au total, les encours de Nortia étaient d’environ 12 milliards d’euros à fin 2019, répartis à 75 % en assurance-vie et 25 % en compte-titres. L’écart avec début 2019, où les encours atteignaient 12,5 milliards, s’explique notamment par les rationalisations effectuées suite au changement de dépositaires sur l’activité compte-titres. La plateforme compte actuellement 1.000 CGP partenaires actifs (ayant fait au moins une transaction sur l’année) et 215 collaborateurs. «Sur l’activité assurance-vie, la part des fonds en euros représente 50 % de la collecte, alors qu’elle se situe historiquement entre 40 et 45 %», a détaillé Philippe Parguey. Le dirigeant a notamment expliqué ce phénomène par la position attentiste des épargnants suite au très fort rebond des marchés au premier trimestre 2019. Les produits structurés ont le vent en poupe Autre fait notable, l’explosion de la demande en produits structurés. Que ce soit en volume de transactions ou en nombre de produits référencés, l’activité a tout simplement doublé en 2019. «Le phénomène comprend à la fois les arbitrages entre les supports et la collecte», souligne le directeur général, précisant que l’immobilier a également eu la faveur des épargnants et de leurs conseillers. Pour mémoire, la plateforme a lancé «Nortia Immo» en septembre dernier, une offre de 17 SCPI gérées par neuf sociétés de gestion et disponible en direct. Sur les deux derniers mois de l’année 2019, elle a collecté quelques 20 millions d’euros, rendant crédible l’objectif affiché par Nortia de 100 millions par an. Interrogés sur la question de leur futur plan épargne retraite individuel (Perin), les dirigeants ont indiqué qu’ils étudiaient encore le marché. «Nous discutons avec cinq assureurs et avons regardé quatre produits sans en trouver un qui nous convient parfaitement», a déclaré Stéphanie Gagnier, directrice commerciale de Nortia. Le Perin made in Nortia devrait donc plutôt voir le jour au second semestre 2020 avec deux priorités: un univers d’investissement large et une digitalisation performante. Toujours côté produits, Stéphanie Gagnier a présenté une nouvelle offre de prévoyance. Baptisée «Nortia prévoyance» elle sera disponible à compter du 1er février et se basera sur un partenariat avec Generali et La Mondiale Partenaire. Le groupe anticipe une croissance importante de cette activité auprès des CGP dans les années à venir. «Notre objectif est de continuer à promouvoir le métier de CGP qui reste encore trop méconnu et a un potentiel de développement très important», a conclu Philippe Parguey. Le dirigeant a d’ailleurs révélé que, suite à la réglementation DDA, les demandes de transfert vers un nouveau conseiller étaient très majoritairement des cas allant d’une banque privée vers un CGP. Une information à méditer pour les conseillers.